🔴 [Billet Lidl] La bien-pensance et la belle vertu voudraient que l’on se moque des scènes survenues chez Lidl et que l’on condamne ceux qui y ont participé.
La réalité est pourtant tout autre. Ce que nous avons vu ce matin dans plusieurs magasins Lidl n’est ni plus ni moins qu’une « humiliation de classe » : l’organisation consciente d’une opération commerciale créant les conditions de la cohue, afin de générer des images spectaculaires qui ridiculisent, une fois de plus, les classes populaires.
Car oui, ce ne sont pas les catégories les plus aisées, les cadres supérieurs ou les dirigeants qui font la queue dès 5 heures du matin devant un Lidl pour acheter un climatiseur à 170 €. Ceux qui disposent de revenus confortables sont déjà équipés ou peuvent faire installer une climatisation de qualité par un professionnel, sans attendre des heures devant un magasin, simplement en sortant leur carte bancaire.
La responsabilité est donc celle de l’enseigne. Pendant des jours, Lidl a orchestré une campagne publicitaire massive autour de cette offre, avant de ne mettre en vente qu’un nombre dérisoire de climatiseurs face à une demande prévisible de plusieurs centaines de personnes. Beaucoup n’ont pas fermé l’œil de la nuit dans l’espoir d’en obtenir un.
Et pourquoi ? Parce que beaucoup ont souffert de la chaleur. Parce qu’ils redoutent de passer l’été dans des appartements transformés en fours. Parce qu’ils vivent avec de faibles revenus, qu’ils ont des enfants en bas âge, des personnes âgées ou malades à leur charge, et qu’ils voyaient dans cette promotion une rare occasion d’améliorer un peu leur quotidien.
Dans ces conditions, comment pouvait-on raisonnablement s’attendre à autre chose qu’à des scènes de tension, de bousculade, voire de bagarre ?
Lidl avait pourtant de nombreuses solutions. Mettre en place un système de réservation en ligne. Permettre un paiement anticipé avec retrait ultérieur. Distribuer des tickets. Ou tout simplement vendre ces climatiseurs sans une campagne publicitaire démesurée, sachant qu’ils auraient été écoulés quoi qu’il arrive.
Mais rien de tout cela n’a été fait. Au contraire, l’enseigne a choisi de maximiser l’effet d’annonce, sachant parfaitement que la rareté créerait des files d’attente, de la frustration et, potentiellement, des images virales. Après tout, comme on dit, même un « bad buzz » reste du buzz.
Voilà pourquoi je refuse d’accabler celles et ceux qui étaient debout avant l’aube, parfois après une nuit blanche, dans l’espoir d’obtenir un peu de fraîcheur à un prix enfin accessible. Les vrais responsables ne sont pas ces prolétaires poussés à se disputer un carton sous les caméras. Les vrais responsables sont ceux qui ont organisé cette pénurie en pleine canicule pour en faire une opération de communication.
J’avais prévenu la Métropole de Lille : Le temps de l’invisibilisation politique de Roubaix est terminé.
Nous ne tolèrerons plus la mise à l’écart de notre ville dans la Métropole. Les nôtres en ont trop souffert. Le manque de respect a un prix. Ici, ce sera plus de 10 millions d’euros que la ville de Roubaix était censée poser, et 500 000€ par an, pour un projet qui ne lui aurait guère profité.
Vous pouvez nous inclure, ou nous confronter. Mais vous ne pourrez plus nous esquiver. Alors, la métropole est-elle prête au conflit avec Roubaix ?
@Malefette1@BFMTV On peut dire exactement la même chose du côté de la gauche. Exemple : " on prépare une réunion publique dans librairie un groupe antifa peut venir pour nous protéger ? " à la différence c'est qu'ils ne servent pas "d'appât " dans l'unique but de casser du fasciste.
Le mieux c’est d’écouter les spécialistes du sujet pour éviter de travestir encore une fois l’histoire.
L’antifascisme n’est pas violent par nature.
Il le devient quand les institutions laissent le fascisme le devenir de plus en plus sans broncher et le banalisent par intérêt
🔴 Un billet à l’attention des syndicalistes (et pas uniquement) soucieux de la nécessité de rester solidement accrochés à ce que le syndicalisme ne se cantonne pas aux seules luttes économiques face à la montée du RN.
La situation est problématique, depuis la rentrée, les retours que j’ai du terrain, de syndicalistes de différents secteurs, m’inquiètent beaucoup.
Je constate à travers mes échanges l’impact, pas à pas, de l’avancée de l’extrême droite dans la classe ouvrière et je veux par cela alerter sur le danger de l’immobilisme ou de la capitulation politique.
Bcp de camarades m’expliquent que certaines « cartes ont volé » avec les législatives. Entendez que des militants ont rendu leur adhésion. Je ne connais pas encore les raisons : est-ce que ce sont des adhérents qui ont quitté sur la position d’appel au NFP, par « apolitisme » ou bien des adhérents électeurs du RN ? Je n’ai pas de précision sur la tendance majoritaire.
Néanmoins, ces pertes d’adhérents exercent une pression sur les dirigeants syndicaux locaux, notamment avec une importance sur les périmètres où le RN a fait de gros scores.
Cette pression se matérialise par un refus plus net d’aborder les sujets politiques ou de se mêler de la situation dans le pays. Beaucoup considèrent qu’il faut s’occuper de ce qui se passe dans l’entreprise, que les législatives ont divisé, que les confédérations « nous ont mis dans la merde », etc.
Certains expliquent qu’ils vont perdre aux prochaines élections professionnelles des gars (d’extrême droite) qui votaient pour eux.
Cette situation est inquiétante car elle confirme le potentiel dégât que peut produire l’avancée du RN au sein de la classe ouvrière. Pour l’heure, ces retours se cantonnent aux milieux syndicaux qui les poussent au « centrisme ».
Les raisons de cela, pour moi, sont d’abord à chercher dans l’absence d’une véritable ligne d’indépendance de classe et d’indépendance de la gauche institutionnelle, notamment des pires ennemis des ouvriers comme le PS ou Hollande. Le front républicain derrière le macronisme agit comme un retour de bâton, dans des territoires où cette politique a fait des dégâts.
Les confédérations ont globalement décidé seules ou après quelques consultations minimales d’embarquer toute leur base dans le NFP. Sans jamais tirer le moindre bilan, ni mener de véritables discussions dans les lieux de travail en amont et en aval sur la nécessité de lutter contre la montée de l’extrême droite.
Le problème de tout cela est aussi dû au fait que les bureaucraties syndicales ont opéré un tournant brusque après des décennies de détournement de la charte d’Amiens pour exercer une pression à l’apolitisme.
Aujourd’hui, l’absence de débat réel dans les syndicats, d’une ligne antiraciste et antifasciste claire, est aussi à l’origine de cette position dans les milieux syndicaux. L’absence de prise de position claire et d’organisation d’un syndicalisme pas uniquement économique, mais qui se préoccupe aussi de l’ensemble des oppressions (non seulement par communiqué), en embarquant réellement les ouvriers, aurait permis de corriger cela. Je pense, par exemple, à l’absence des syndicats dans la défense contre les violences policières, en faveur de la Palestine ou encore contre l’islamophobie (non seulement par communiqué).
Le syndicalisme et son obsession électorale participent également à tout cela. Lorsque vous voyez la construction non pas par le fait de former des militants d’avant-garde, capables de transformer la subjectivité, de batailler politiquement et de construire des grèves, etc., mais uniquement par le pourcentage électoral, le nombre d’élus obtenus, le temps de délégation et l’argent, cela joue également un rôle dans cette situation.
Ce sont là les dégâts du syndicalisme de type stalinien (et ses résidus) qui a structuré en grande partie le syndicalisme que nous connaissons auj, globalement corporatiste, ouvrieriste et social-chauvin.
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"Dans tous les génocides, les personnes qui commettent les massacres se considèrent comme des victimes des personnes qu'ils tuent.
Et ils s'imaginent aussi que s'ils ne les tuent pas elles se retourneront contre eux, et leur feront subir ce qu'ils subissent."
Omer Bartov
Témoignage très fort d'Iheb C, qui a été tabassé par la police à Venissieux alors qu'il travaillait dans le bureau de tabac de son père. Racisme et violence, le quotidien d'une police coloniale...
Une vidéo de @ripostesociale
✊ « Oui, il va falloir beaucoup de kilomètres de manif, beaucoup de grèves, beaucoup de convergence ! »
📢 Retour sur notre interview avec @SelmaLabib chez Hugo au Perchoir.
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Malgré la violence déchaînée contre les Palestinien-nes, Israël ne parvient pas à atteindre ses objectifs politiques, et ne s’oriente ni vers une victoire ni vers une stabilisation de la situation 👇
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