PS : Si des personnes en situation irrégulière tombent sur ce fil, sachez que vous pouvez cependant vous faire vacciner librement contre le Covid - c’est toujours bon à prendre. Il vous suffit de présenter un justificatif d'identité, pas besoin de numéro de Sécu.
@PatNice31 Même logique pour l'AME (et la CMU je suppose). Il ne saurait y avoir de deux poids-deux mesures pour un système de santé véritablement égalitaire.
C’est drôle parce qu’une femme qui n’aime pas les hommes très tatoués va simplement pas les fréquenter.
Mais les hommes, eux, veulent que TOUTES les femmes existent pour leur plaire.
L’existence même de femmes qui ne leur plaisent pas est vécue comme une attaque personnelle.
@PatNice31 "La dématérialisation n'a pas simplifié la vie des usagers : elle a créé un filtre social pour faire faire des économies sur le dos des plus fragiles" 🎯
L’ENFER DES FORMULAIRES : Quand la bureaucratie achève ceux que la rue épuise
Sur le papier, la France garantit l’accès aux droits fondamentaux pour toutes et tous
Dans la réalité du bitume, ces droits sont verrouillés à double tour derrière un labyrinthe administratif absurde, cynique et impitoyable
On accuse souvent les personnes sans-abri de décrocher ou de ne pas faire d’efforts
La vérité est tout autre : notre système administratif ne soutient pas les plus précaires, il les épuise jusqu'à l'abandon
Ce n’est pas un dysfonctionnement technique ou une simple lourdeur bureaucratique, c'est une mécanique d’exclusion pure et simple
1. Exiger l’impossible : Le cynisme des pièces justificatives
Comment peut-on décemment demander un justificatif de domicile de moins de trois mois à quelqu’un qui dort sur un carton ?
Pour la personne à la rue, chaque démarche est un piège contredit par sa réalité quotidienne
La vulnérabilité des papiers
Comment conserver intacts des actes de naissance, des bulletins de paye ou des avis d’imposition quand on vit sous la pluie, dans la boue, face au risque permanent du vol, de la perte ou des expulsions sommaires où les affaires personnelles finissent à la benne ?
L’absurde serpent qui se mord la queue Pas de papiers, pas de domiciliation
Pas de domiciliation, pas d’adresse postale
Pas d'adresse, pas de RSA, pas de couverture santé, pas de logement social
On exige d'eux qu'ils soient déjà réintégrés pour avoir le droit d'être aidés
La dictature de l'agenda
Fixer un rendez-vous à 8h30 à l'autre bout de la ville à une personne qui a passé sa nuit à chercher un endroit sécurisé pour ne pas se faire agresser, c'est condamner la démarche à l'échec La priorité absolue de la rue, c'est la survie immédiate (à manger, de l'eau, un toit pour la nuit), pas le calendrier de l'administration
2. La dématérialisation ou la violence du tout-numérique
Sous couvert de modernisation et de rationalisation des coûts , l'État s'est désengagé du terrain
La numérisation massive des services publics (CAF, France Travail, préfectures) constitue une violence institutionnelle inouïe envers les plus démunis
Le message envoyé est clair : si vous n'avez pas d'écran, vous n'existez pas
Où une personne à la rue est-elle censée trouver un ordinateur, une connexion Wi-Fi stable, une imprimante, un scanner et une prise secteur pour recharger son téléphone ? Les guichets physiques ferment, les téléphones sonnent dans le vide sur des lignes surtaxées, et les agents d'accueil ont été remplacés par des formulaires en ligne indigestes
La dématérialisation n'a pas simplifié la vie des usagers : elle a créé un filtre social pour faire faire des économies sur le dos des plus fragiles
3. Le report du travail social sur des associations à bout de souffle
Puisque l'État ferme ses portes, ce sont les associations, les travailleurs sociaux et les bénévoles qui récupèrent les morceaux
Ils ne font plus leur travail d'accompagnement humain ou de réinsertion : ils sont transformés en écrivains publics au service d'une machine administrative aveugle
Ces structures, sous-financées et débordées, passent un temps phénoménal à réclamer des dérogations, à photocopier des pièces perdues et à se battre contre des bogues informatiques, pendant que des êtres humains crevent à nos portes
La bureaucratie asphyxie la solidarité
NOUS EXIGEONS LA FIN DU PARCOURS DU COMBATTANT
La dignité humaine ne doit plus dépendre du remplissage conforme d'un formulaire CERFA. L'accès aux droits minimaux (se nourrir, se soigner, avoir une identité) ne doit subir aucune conditionnalité administrative.
Nous revendiquons haut et fort :
Un choc de simplification d’urgence : L’instauration d’un principe de présomption de bonne foi et la délivrance immédiate des droits d'urgence sur simple déclaration.
Le retour obligatoire des guichets humains : La réouverture d'accueils physiques sans rendez-vous dans chaque commune et chaque administration 1/2
J ai pris le temps d'y réfléchir à cet article
Oui on doit dénoncer ces discriminations
Le racisme entre #SDF existe
Quand la misère épouse le venin : l'illusion mortifère de la "préférence nationale "
On a longtemps voulu croire à un mythe rassurant : celui de la souffrance qui rendrait plus humain, de la galère qui obligerait à la fraternité
C’était oublier une triste vérité de la psychologie humaine : la détresse n'a jamais été un vaccin contre la bêtise ni contre le racisme
Au fond du gouffre, quand tout s'effondre, certains ne cherchent pas une main tendue pour se relever
Ils cherchent un coupable sur qui piétiner pour se sentir encore un peu debout
Et c'est là que le piège politique du Rassemblement National et la rhétorique de Marine Le Pen s'insinuent avec la brutalité d'un poison silencieux.
La concurrence des misères : quand le désespoir sert de carburant
Pour ceux qui n'ont plus rien, le slogan du RN (ripoliné en préférence nationale ) agit comme un puissant stupéfiant moral
Il offre sur un plateau d'argent ce dont la misère vous prive : un sentiment de supériorité factice
La mécanique est toujours la même et se décline en exemples criants d'absurdité :
" Ils nous prennent nos places " : Dans les files d'attente des distributions alimentaires ou devant les centres d'hébergement d'urgence, la paranoïa s'installe
On s'indigne de la présence de familles venues d'ailleurs
Le discours mariniste y est répété au mot près : "On aide les étrangers avant les Français "
Comme si la famine ou le froid avaient une carte d'identité....
Le réflexe du " On est chez nous "
Sur les trottoirs comme dans les quartiers populaires fragiles, la frustration de l'échec personnel est transférée sur le voisin basané ou le réfugié qui vient d'arriver
On revendique la nationalité comme une médaille d'or de la misère, exigeant une priorité morale sur les miettes du système social
C'est la haine du plus faible qui est l'ironie la plus féroce
Des personnes elles-mêmes marginalisées par la société en viennent à mépriser plus marginalisés qu'elles, reprenant le vocabulaire du RN sur les "profiteurs ", les " assistés venus du Sud "ou la fameuse "submersion migratoire C'est une tragique hypocrisie
Cette récupération du discours d'extrême droite par les victimes mêmes de l'exclusion relève du pur naufrage intellectuel
Le piège est béant : imaginer qu'en désignant l'immigré comme l'ennemi juré, on deviendra le protégé du système
C'est oublier que le mépris social ne fait pas de différence entre les pauvres
Pour les technocrates et les idéologues qui distillent cette haine depuis leurs salons feutrés, la pauvreté reste une tache, peu importe la couleur du passeport
Cracher sur l'étranger quand on a les pieds dans la boue ne redonne ni toit, ni dignité
Cela ne fait que transformer des victimes de l'indifférence générale en complices dociles de la division.
Le constat est sans appel
Le racisme nourri par les slogans du RN n'est pas une réponse à la détresse : c'est sa forme la plus indigne
Tant que la colère se trompera de cible, tant que les plus démunis s'entretueront pour savoir qui a le droit légitime de ramasser les restes, les véritables artisans de la misère pourront dormir tranquilles
Patrice Nice journaliste et SDF fondateur de l' Écho Du Bitume média dédié au sans abrisme
Je vais être direct ...
Il y a des choses dont personne ne parle durant ces canicules et ces feux .....
Pourquoi personne dans les médias mainstrean ne parle des 50 morts #SDF depuis mi juin ..et encore ils n'ont pas ajouté ceux des deux précédentes de cette année
Et tout le monde par des évacuations mais pas celle des #SansAbris
Je ne suis pas complotiste loin de là mais pourquoi ces médias n'en parlent pas ?
On pue ? On sent le pâté ?
On ne vous intéresse que lorsque l'on fait le forcing pour en parler dans vos #MédiasMainstream?
Ça me va ..rendez vous au prochain round
@PatNice31 Comme vous ne me suivez pas, il faut consulter les demandes de contact dans les messages (moins visibles que les messages de contacts mutuels)
Dans les salons de coiffure il y a toujours des cheveux par terre.
Dans les garages il y a toujours de l'huile par terre.
Les banques c'est quoi votre problème..?!
Un déni de réalité au pied de vos ministères
Le plus cynique dans cette affaire, c'est la géographie de l'indifférence Point de besoin de traverser le périphérique pour trouver la misère Elle est là
Sous vos fenêtres
Au pied de vos ministères dorés, sur le parvis de vos mairies de marbre, à quelques mètres des berlines noires qui vous attendent le moteur tournant
L'invisibilité organisée
Chaque matin, les regards s'évitent Pour les décideurs, la pauvreté est devenue un bruit de fond, un élément du mobilier urbain que l'on finit par ne plus voir à force de le côtoyer.
On vote des budgets, on empile les rapports d'experts et on peaufine des éléments de langage dans des bureaux feutrés, tandis qu'à quelques centimètres de béton de là, des hommes et des femmes tentent simplement de survivre à l'hiver, à la faim, et à l'oubli
Ce paradoxe spatial est le symbole d'une rupture profonde : celle d'une élite qui gère la détresse humaine avec la distance froide de la statistique, sans jamais lever les yeux vers le trottoir d'en face
Au-delà des promesses : l'urgence humanitaire
Les promesses de " zéro SDF " se succèdent au fil des campagnes électorales, résonnant aujourd'hui comme de cruels slogans marketing Sur le terrain, la réalité dément quotidiennement les discours officiels
Les structures d'hébergement d'urgence saturent, les associations s'épuisent, et la précarité gagne du terrain, touchant désormais des profils de plus en plus divers : jeunes, familles, travailleurs pauvres
"La pauvreté n'est pas un problème de gestion, c'est un choix politique."
Rompre le cynisme
Baisser la vitre de ces berlines, franchir le seuil de ces ministères ne devrait pas simplement servir à rejoindre un plateau de télévision ou un dîner officiel
Cela devrait être le premier pas vers une prise de conscience brute
La misère au cœur de la cité n'est pas une fatalité géographique ; elle est le miroir de nos priorités collectives
Tant que la réponse aux sans-abris se limitera à des dispositifs temporaires ou à des opérations de nettoyage urbain, la géographie de l'indifférence restera la plus grande faille de notre pacte social 2/2
Patrice Nice journaliste et SDF fondateur de l' Écho Du Bitume média dédié au sans-abrisme
Vraiment la vie privée c’est un droit qu’on refuse qu'aux plus pauvres en fait.
Les chômeurs doivent justifier leur situation tous les mois, sinon radiation.
Les gens au RSA doivent raconter leur vie familiale dans les moindres détails (sinon on t’accuse de frauder) tous les 3 mois.
Les personnes handicapées doivent remplir un dossier à la MDPH super intrusif juste pour avoir l’AAH, et qui en plus doit être renouvelé tous les 3-4-5 ans, même si t’as un handicap à vie.
Mais les députés et sénateurs, eux, peuvent refuser de justifier 6 000 € d’argent public par mois au nom de leur " vie privée" sans qu’on leur enlève quoi que ce soit.
@eyrill@LoganMa85556475@brownbunnygf Bravo et force à vous ! Ces imbéciles se croient supérieurs parce que nous servons de bouc émissaire à leurs frustrations.