🇫🇷 Une deeptech française vient de débarquer au Nasdaq.
+60 % pour sa première séance.
Pasqal développe des ordinateurs quantiques à atomes neutres.
La société, introduite via fusion avec un SPAC, a été valorisée autour de 2 milliards de dollars avant nouveaux financements et dispose désormais d’environ 360 M$ de cash.
Mais les chiffres industriels sont presque plus intéressants :
7 ordinateurs quantiques déjà déployés.
3 autres en production.
Plus de 25 applications commerciales ou de recherche.
Parmi ses clients : Saudi Aramco, Crédit Agricole CIB et LG Electronics. Elle travaille également avec IBM et Nvidia.
Pasqal a été fondée en France autour des travaux d’Alain Aspect, prix Nobel de physique 2022.
Et c’est là que l’histoire devient très européenne.
La France a fourni la recherche, les ingénieurs et une partie du capital public via Bpifrance.
Pour financer le changement d’échelle, Pasqal va chercher le Nasdaq.
On adore financer la recherche en Europe. Puis on laisse Wall Street financer l’industrialisation et capter la liquidité, la valorisation et l’attention mondiale.
À ce rythme, l’Europe continuera de produire des champions… pour les marchés de capitaux américains.
En mars 2025, l’OTAN a confié à Palantir une partie stratégique de son commandement militaire.
La France prépare déjà l’alternative.
Elle s’appelle Arcadia.
Développée au Mont-Valérien, cette plateforme doit permettre aux armées françaises de fusionner leurs données et d’utiliser l’IA pour comprendre une situation, décider et agir plus rapidement.
L’enjeu est immense.
Le ministère des Armées utilise encore entre 1 500 et 2 000 systèmes d’information différents. Arcadia doit progressivement décloisonner ces données et permettre, à terme, le commandement complet d’opérations.
Mais derrière la technologie se joue une bataille beaucoup plus large.
Les infrastructures numériques de l’OTAN reposent de plus en plus sur des groupes américains : Palantir, Microsoft, Anduril…
Arcadia doit permettre à la France de conserver une capacité souveraine et, surtout, de proposer demain une alternative européenne.
Le premier vrai test arrive vite : la solution française doit notamment affronter Palantir lors d’un exercice de l’OTAN en octobre. Elle est aussi finaliste pour le futur système de contrôle aérien de l’Alliance.
On parle beaucoup de souveraineté sur les semi-conducteurs, le cloud ou les modèles d’IA.
Mais il existe une dépendance encore plus stratégique :
celle qui consiste à dépendre d’un autre pays pour les logiciels avec lesquels on commande ses propres armées.
C’est précisément celle que la France essaie maintenant d’éviter.
@Divs_King Vistra, Uber, Apollo et on va regarder pour renfort Schneider après la baisse du jour (bcp trop sévèrement touchée après l’annonce de l’acquisition)…
Il y a près de 130 ans, un élève de Pasteur lançait un laboratoire à Lyon.
Quatre générations plus tard, sa famille contrôle toujours l’un des champions mondiaux du diagnostic.
Ce champion, c’est bioMérieux.
En 2014, le groupe fait un pari à 355 M€ : racheter BioFire, une société américaine spécialisée dans le diagnostic moléculaire.
Sa technologie change la manière de détecter certaines infections.
Là où plusieurs analyses pouvaient être nécessaires pour rechercher les pathogènes un par un, un seul test peut désormais en identifier des dizaines simultanément.
Pour certaines infections du sang : 43 cibles recherchées en environ une heure, des bactéries aux levures, jusqu’à certains gènes de résistance aux antibiotiques.
Douze ans plus tard, BIOFIRE représente 37 % des ventes de bioMérieux.
Sur les 4,07 Md€ de chiffre d’affaires du groupe, cela pèse environ 1,5 Md€.
Et aujourd’hui, la boucle revient en France.
bioMérieux investit plus de 250 M€ en Isère pour produire ces tests en Europe, avec environ 400 emplois à terme.
J’aime beaucoup ce que raconte cette histoire.
Une famille industrielle française transmet une entreprise sur quatre générations, va chercher une technologie aux États-Unis, la développe à l’échelle mondiale, puis transforme ce succès en nouvelle capacité industrielle en France.
Le plus impressionnant n’est pas qu’une entreprise survive quatre générations.
C’est qu’après quatre générations, elle continue de prendre des risques.
Soitec vient de relever sa prévision de croissance du T2 de +30 % à… +50 %.
La raison n’est pas le smartphone.
C’est la photonique.
La société de Bernin voit accélérer la demande pour ses substrats Photonics-SOI, utilisés dans les interconnexions optiques à très haut débit des data centers.
C’est un changement intéressant pour Soitec.
Pendant longtemps, son histoire boursière a surtout dépendu du mobile. Aujourd’hui, une partie de la croissance vient d’un marché où le problème devient très concret : faire circuler toujours plus de données avec moins d’énergie.
La France ne fabriquera probablement pas les GPU qui dominent l’IA.
Mais elle possède déjà certaines des briques physiques indispensables pour les faire fonctionner à grande échelle.
LEADER 🇪🇺
Euronext est l’un des plus beaux business européens dont on parle peu.
Créé en 2000 par la fusion des Bourses de Paris, Amsterdam et Bruxelles, le groupe a ensuite agrégé Lisbonne, Dublin, Oslo puis Milan.
Mais Euronext n’a pas seulement consolidé des places boursières.
Il a progressivement capté toute la chaîne de valeur : listing, trading, data, clearing, settlement, custody…
Aujourd’hui, près de 1 900 entreprises sont cotées sur ses marchés et 59 % de ses revenus ne dépendent plus directement des volumes de trading.
Et le modèle performe : au T2, la marge d’EBITDA ajustée a atteint 66,1 % !
Son moat tient à la liquidité, aux coûts de changement élevés et aux fortes barrières à l’entrée.
Euronext n’est plus simplement une Bourse.
C’est devenu l’infrastructure financière de l’Europe.
Le débat sur le « made in Europe » se trompe souvent de métrique.
Assembler une voiture en Europe ne suffit pas. Ce qui compte, c’est où restent la marge, la propriété intellectuelle, la batterie, le software et le pricing power.
On peut relocaliser des usines tout en continuant d’importer l’essentiel de la valeur.
@BitcoinMagazine@mikebelshe@BitGo Bitcoin doesn’t need Wall Street to believe in it anymore.
Wall Street needs Bitcoin products because its clients are asking for them.
That reversal matters more than the price.
The breakthrough isn’t “a cancer vaccine” in the old sense.
It’s that sequencing + mRNA have made vaccines programmable and personal.
For a century, cancer was too heterogeneous for one universal target. Now the target can be built around the patient’s own tumor.
That’s the real shift!!
@cb_doge@Starlink This is what makes Starlink strategically different from almost every other tech product.
It doesn’t need a country to build the last mile first.
In places where infrastructure can take decades to arrive, a satellite dish can compress that gap to weeks.
@business The interesting part isn’t that futures are drifting before Warsh.
It’s that markets are celebrating another leg of the AI rally while the Fed is reminding them that rates may still have to go higher.
Tech multiples want lower rates. Inflation hasn’t signed off on that yet.
I agree that Europe has inflicted part of the energy shock on itself.
But that’s also why France matters in this debate. It built a massive nuclear fleet precisely to avoid depending too heavily on imported fossil fuels.
The strategic mistake wasn’t simply walking away from cheap Russian gas. It was allowing cheap Russian gas to become an industrial dependency in the first place.
France understood that lesson decades ago.
@ReutersBiz Shein spent years trying to prove it was global enough to list in New York or London.
Regulators ultimately proved something else: a company can globalize its customers much faster than it can globalize its political risk
$3.5T in annual revenue is roughly the size of France’s entire economy today. Even by Musk standards, that number is staggering.
Getting anywhere close would require SpaceX to become far more than a space company. Starlink would have to evolve into global telecom infrastructure on a scale we’ve never seen before.
@StockSavvyShay@BulletBear13 Every company on the right sells to hundreds of millions of customers.
Nvidia sells to a handful.
One of those numbers is fragile.