Chers compatriotes sénégalais.
Nous sommes 18 millions et nous sommes meurtris de voir notre droit de vote arraché à la face du monde et ce sans aucun fondement.
En moins de 5 minutes d'antenne, le président en exercice, élu démocratiquement au poste, vient nous dire, sans aucune raison et sur fond de suppositions, qu'on ne pourra pas élire légalement un autre sénégalais le 25 février.
Les faits sont inédits dans l'histoire de la République du Sénégal, mais ils sont surtout graves et constituent un coup bas et précédent dangereux pour notre démocratie.
En l'état, il n'y a aucune crise des institutions au Sénégal. l'Assemblée nationale fonctionne, les députés se réunissent, débattent et votent. Les cours et tribunaux fonctionnent, les magistrats et les juges délibèrent.
La seule institution qui est foncièrement en panique, c'est l'exécutif. En effet, tout ce scénario s'explique par le seul fait que la présidence de la République ne veut pas quitter nos locaux sans garanties, comme si le pouvoir était un héritage entre fidèles collaborateurs.
Certains font tout pour détourner notre attention vers les autres institutions. Mais, sachez que seuls les hommes de la présidence de la République sont dans une situation floue pour leur avenir, parce que n'ayant ni consensus entre eux ni espoir envers leurs candidats investis ; mais, le peuple lui, sait très bien où il veut aller : aux élections.
Il n'y a aucune crise au Sénégal, ni institutionnelle ni sociale. Tout est stable selon la volonté du peuple pour pouvoir enfin voter. L'exécutif a longtemps guetté une tension sociale pour justifier une annulation du scrutin, mais le peuple est resté plus intelligent et plus vigilant dans sa marche vers sa libération, parce que connaissant maintenant ses vrais ennemis.
Aujourd'hui, à quelques heures du début de la campagne électorale, et malgré toutes les forfaitures contre la volonté populaire, ils ont compris ce que peuple avait décidé de les sanctionner lamentable aux urnes pour en finir définitivement avec eux, alors ils ont décidé de sortir de leur caverne pour annuler l'élection.
Voilà la situation. Que Dieu guide et assiste le peuple sénégalais.