Hello !
Jai récemment entrepris d’ouvrir un blog qui vise à déconstruire certaines idées et mener une réflexion critique sur de nombreux concepts courants. De l’économie à la sociologie, de la philosophie à la politique, je parlerai un peu de tout, un peu de mon tout. 1/2
Je comprends la radicalité.
Je la comprends parce qu’elle est parfois la seule réponse rationnelle à une violence qui ne dit pas son nom.
Je comprends la véhémence, les cris, les insultes, la rage froide ou brûlante de ceux qui n’en peuvent plus d’entendre, encore aujourd’hui, en 2025, des gens venir défendre leur bourreau au nom de la démocratie.
Il y a quelque chose d’écœurant dans cette manière de venir justifier le soutien au régime de Biya ou à ses avatars en invoquant le respect des choix politiques.
Comme si soutenir un régime qui affame, qui torture, qui mutile des vies depuis 43 ans, était une simple préférence.
Comme si on avait le droit, dans une dictature, de banaliser l’adhésion à l’oppression, sous prétexte de pluralité démocratique.
C’est là où Biya a été brillant.
Son œuvre, ce n’est pas seulement la longévité. Ce n’est pas seulement l’argent volé, les cerveaux exilés, les villes noyées ou encore les urnes truquées. Ce serait presque trop simple de le réduire à ça.
Son œuvre, c’est l’installation d’une défaite silencieuse dans les cœurs. C’est la domestication des esprits brillants, la fabrication méthodique de l’impuissance collective, le dressage d’une génération à la soumission masquée en réalisme.
C’est cette voix intérieure qui dit à chaque jeune : « Ne critique pas trop fort. Ne te mêle pas de ça. »
C’est cette habitude de baisser la tête même quand on a raison.
Cette capacité à voir l’injustice, et à ne rien faire non pas forcément par lâcheté, mais parce qu’on a appris que rien ne changera.
Son œuvre, c’est l’acceptation douce du pire. C’est le fait qu’en 2025, des gens brillants, informés, instruits, croient encore que voter pour leurs bourreaux est un choix politique respectable.
Son œuvre, c’est cette inversion des responsabilités.
Son chef-d’œuvre, c’est d’avoir réussi à faire passer une dictature pour une démocratie molle, où chacun pourrait prétendre à sa liberté d’opinion, même si cette opinion consiste à voter pour son propre bourreau.
Il a construit une illusion politique parfaitement huilée, où : les bourreaux se déguisent en modérés, les victimes en viennent à réclamer la politesse, et la radicalité devient une faute morale plus grave que le crime d’État.
Et là où le piège est parfait, c’est qu’il a converti une partie du peuple.
Des victimes de la faim, de la répression, de l’humiliation qui se lèvent aujourd’hui pour exiger qu’on respecte les choix de ceux qui les piétinent.
C’est de la sorcellerie politique.
Ce n’est pas une erreur. C’est l’ingénierie du consentement : créer un environnement dans lequel les gens acceptent leur propre soumission comme un acte de liberté.
La tyrannie la plus solide est celle qui donne à chacun l’illusion du choix.
Alors oui, je comprends ceux qui ne veulent plus débattre.
Ceux qui ne veulent plus expliquer calmement.
Ceux qui hurlent.
Ceux qui frappent symboliquement. Ceux qui se radicalisent.
Soutenir un régime qui a méthodiquement détruit les fondations mêmes de la dignité humaine, ce n’est pas un choix politique.
C’est une trahison quotidienne du peuple.
C’est une compromission active avec la brutalité.
Et il est normal non, il est même sain que cela suscite de la colère.
Parce que cette colère, c’est la mémoire de la douleur.
C’est la preuve que tout n’est pas encore mort en nous.
C’est ce qu’il reste de la dignité dans un pays où on a tout fait pour nous la voler.
Et parfois, la colère est la seule manière de ne pas se taire.
Ceux qui veulent vraiment comprendre doivent arrêter de faire semblant que nous vivons dans un régime d’opinions.
Nous vivons dans un régime de répression.
Et dans ces régimes-là, soutenir le pouvoir n’est jamais un choix neutre.
C’est un acte politique lourd, grave, souvent complice.
Alors oui, je le redis : je comprends la radicalité.
Je ne la romantise pas.
Je ne la généralise pas.
Mais je la comprends.
Beaucoup de personnes blanches se refusent à se qualifier comme telles, c’est pourtant un réel frein à comprendre le racisme structurel qui est à abattre.
Comme dit @sacatove, l’ignorance blanche est aussi une arme.
https://t.co/X2GmcxODfq
C'est fou. Très peu de gens envisagent le fait qu'il faudrait, par parallélisme, exiger la même fausse "respectabilité" aux hommes.
Oups !!! C'est vrai. Selon votre éducation pourrie, seules les femmes devraient être "irréprochables", selon VOS standards de dominants de merde.
Cher @Villepin, faites comme Bourdieu et traitez @BHL avec mépris. Il vous insulte alors qu'il est médiocre car il rêve de débattre avec vous comme il a rêvé de le faire avec Bourdieu mais ce dernier lui a toujours refusé cet honneur.
🗣️ "La calomnie et le mensonge nient le débat démocratique. C’est pour cela que je ne peux accepter de telles paroles de la part de Bernard-Henri Lévy"
▶️ Dominique De @Villepin invité de @DariusRochebin
Réponse de #CashInvestigation à Jean-Michel Blanquer
La rédaction de Cash Investigation souhaite rétablir certains faits, à la suite d’une interview donnée par Jean-Michel Blanquer, le 18 septembre 2024, à Thibaut Gauthier dans “Le Figaro la nuit”, à propos de notre enquête, “ McKinsey, une firme au cœur du pouvoir ”.
Pour rappel, @EliseLucet a interviewé Jean-Michel Blanquer sur une mission que le ministère de l’Education nationale a commandée à McKinsey, pour un montant de 496 800 €, alors qu’il était à la tête de ce ministère, en 2020.
Notre réponse ci-dessous :
Je rigole très fort en lisant les universitaires qui expliquent que les consultants sont des abrutis, avec des diplômes de merde et que eux sont nettement plus forts.
Si beaucoup de femmes en couple hétéro n'ont pas (souvent) envie de relations sexuelles avec leur conjoint, c'est bien parce que c'est vécu et perçu comme ce que c'est : une autre tâche domestique. Du travail. Pas parce que le mec est "mauvais au lit".
🇫🇷 "Beaucoup de gens qui pensent qu’il y a trop d’immigration pensent en réalité qu’il y a trop d’Arabes dans ce pays. Mais l'écrasante majorité des Maghrébins ne sont pas des immigrés. Ils sont nés ici", lâche le politologue Thomas Guénolé.