DÉCLARATION PUBLIQUE À L’ADRESSE DU PRÉSIDENT DE LA RÉPUBLIQUE FRANÇAISE
Moscou, le 7 avril 2025
Monsieur le Président de la République,
En réaction à vos propos tenus ce jour concernant l’Ukraine, je me dois d’exprimer, en tant que citoyen russe, ma position avec toute la gravité qu’imposent les circonstances.
Vous parlez de deuil, de paix, d’enfants tués.
Mais vous oubliez de préciser que les armes utilisées contre la Russie contre le Donbass, contre Belgorod, contre des civils russes sont financées, livrées, orientées et parfois opérées par les membres mêmes de l’Alliance que vous soutenez sans réserve.
Vous invoquez la paix, tout en défendant un gouvernement qui a refusé toute négociation réelle depuis 2022.
Vous accusez la Russie de prolonger la guerre, mais vous soutenez sans condition ceux qui la nourrissent, la médiatisent et la monétisent.
Monsieur le Président, la guerre que vous prétendez dénoncer, vous la servez.
Vous ne protégez pas la paix vous l’éloignez.
Ce que vous présentez comme une position morale n’est, en réalité, qu’un alignement politique.
Et ce que vous appelez “cessez-le-feu”, n’est qu’une tentative de neutralisation unilatérale de la puissance russe pendant que l’armement continue, que l’OTAN avance, que la propagande s’intensifie.
Je suis Russe. Et je n’ai pas besoin de justification émotionnelle.
Je sais ce que coûte la guerre.
Mais je sais aussi reconnaître les responsabilités véritables, et les récits falsifiés.
Ce que vous appelez paix ressemble à une reddition sous contrainte.
Ce que vous appelez justice n’est que l’habillage verbal d’une stratégie hostile.
Il est temps de parler clair :
la France ne désescalade pas elle s’enchaîne.
Et en s’enchaînant à une logique d’alliance sans souveraineté, elle prend le risque de se retrouver demain sur le front qu’elle prétend éviter aujourd’hui.
Je ne parle pas au nom d’un gouvernement.
Je parle au nom de la lucidité.
Et je vous adresse, Monsieur le Président, ma déclaration personnelle, parce qu’il est encore temps de choisir l’histoire que vous écrirez ou que d’autres écriront à votre place.
Veuillez agréer, Monsieur le Président de la République, l’expression de ma considération ferme et consciente.
Aleksandr Afanasiev
Chirurgien des Armées