Cette photo mérite absolument tous les prix. Elle a même sa place au Louvre.
Elle relate précisément l’inertie de l’individu face à l’effondrement.
Regardez la composition. Un chef-d’œuvre involontaire.
Au premier plan, le sable doré, les tongs abandonnées, la glacière. Le décor ordinaire du bonheur estival. Deux personnages assis, de dos, comme dans un tableau de Caspar David Friedrich. Sauf que Friedrich peignait des hommes contemplant le sublime. Ici, ils contemplent la catastrophe. Et ils ne bougent pas.
Au centre, le parasol. Publicitaire, criard, dérisoire. Un pastis face à l’apocalypse. C’est presque trop parfait : la France qui prend l’apéro pendant que le monde brûle. Aucun scénariste n’aurait osé.
Et puis le ciel. Les deux tiers de l’image. Cette muraille de fumée qui avale la lumière, ce dégradé d’ocre et de noir digne d’un Turner. La nature qui reprend la palette des maîtres pour peindre notre propre fin.
La femme photographie l’incendie avec son téléphone. Mise en abyme totale : nous documentons notre disparition au lieu de l’empêcher.
Cette image dit tout. Le déni, le confort, l’habitude. Nous sommes tous sur cette plage. Nous voyons tous le nuage. Et nous restons assis, parce que l’eau est bonne et qu’on a posé nos congés.
Les historiens de l’art parleront un jour de cette photo comme on parle du Radeau de la Méduse.
Sauf que cette fois, le naufrage, c’est nous qui le regardons depuis la plage.
💔🌍
Emily Wilson after watching the Odyssey:
‘The film presents an Odysseus who feels very bad about things that he's done in war, and is struggling to process them in a very modern, psychiatrised way – and needs drugs to do so! He seems to feel bad about being a warrior, and we never actually see him get to do much warrioring ... Nolan makes the protagonist a likeable, all-American hero; Homer's Odysseus wants glory, and he wants to get spoils from the sack of a city! I kept looking in vain for a sense that this was a film about glory. This is a film that has an interest in shame, but I don't think it has any interest in glory.’
To settle a troublesome discourse, I have provided here the most faithful and poetic possible translation of the beginning of the Odyssey.
We male sex. We
complex. We
fake horse. We
off course. We
sail long. We
hear song. We
pig crew. We
home soon.
J’ai souvent croisé Felicity Lott (1947-2026) dans ma vie de journaliste, de « spécialiste » de Poulenc (j’ai écrit pas mal de textes de présentation pour ses disques) ou dans la vie tout court. Je voulais raconter ici quelques souvenirs qui me sont revenus spontanément.
Trente ans après sa construction, la BNF s'est tellement dégradée qu'elle pourrait fermer d'ici 2029 si des travaux d'envergure ne sont pas entrepris. Après plusieurs reports, une rénovation à plus de 500 millions d'euros est désormais incontournable.
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🇫🇷
Savez-vous qu'il reste encore de superbes endroits à visiter gratuitement à Paris ?
En voici 26, totalement gratuits (avec réservation quelquefois).
Merci à Timeless Castle (@TVienminh) pour ces bons plans.👇
In Memory of Hadrian 📖
Marguerite Yourcenar evokes her fascination with the Roman emperor Hadrian. Accompanied by images of the wall he built in northern England and of statues from the British Museum, she speaks of a humanist, cultured, and peace-making emperor, with “behind him all that Greek culture to which he was devoted.”
France Gall - "Viens je t'emmène" (1978)
Single un peu esseulé dans la disco de France.
La perfection Berger/Gall des 70's.
Ligne de basse monumentale de Jannick Top (que l'on salue)
Un bijou.
Ce soir sur la platine.