Aucun mot.
Aucune réaction.
Aucune action.
Macron, Lecornu, Nunez, Darmanin : silence.
Le visage de Louis fait le tour du monde. Des millions de personnes réclament justice.
Et pendant ce temps, ceux qui dirigent le pays choisissent de se taire.
Louis avait porté plainte pour violences le 12 juin.
Ces barbares psychopathes ont mis une semaine pour le massacrer.
L’Etat ne protège plus personne.
Police, justice, c’est un leurre.
Louis était un gamin de 17 ans à l’ASE.
Notre pays est un champ de ruines.
C’est à la mode d’attaquer les fonctionnaires -et pour ma part je le regrette. Non seulement ils font ce qu’ils peuvent et ne sont pas responsables des politiques de gribouille qu’ils doivent appliquer, mais ils subissent eux-mêmes de plein fouet la violence de ces politiques (et le management déplorable y afférent). Beaucoup ne voient plus le sens de ce qu’ils font et a fortiori son utilité. A titre personnel, chaque fois que j’ai eu à échanger, j’ai rencontré des personnes à l’écoute, donnant le meilleur d’elles-mêmes. Nous sommes dans le même bateau. Nous devons nous soutenir les uns les autres par ce gros temps. C’est ma conviction profonde.
Je ne sais pas trop ce que signifie « climatosceptique » et par hygiène mentale je ne reprends jamais le champ lexical que veut nous imposer le système. Mais en matière de climat (comme dans les autres matières), je pars du réel, du tangible et du vérifié/vérifiable : artificialisation des sols, constructions trop denses, absence d’espaces verts, abattage des arbres, abandon de l’aménagement du territoire. Les modélisations se sont toutes avérées fausses depuis trente ans.
Came across a theory that AI is starting to make more mistakes cause the internet is increasingly polluted with AI slop. The idea of AI cannibalising itself into obscurity is one of my favourite things ever. I just hope it’s true and I hope it becomes impossible to fix.
Quelques mots sur la canicule
Dans les villes françaises, la température s’élève de manière sensible à cause d’un phénomène bien concret : l’îlot de chaleur urbain. Moins d’arbres, et souvent des essences mal choisies, privent les rues de leur ombre bienfaisante et de l’évapotranspiration qui rafraîchit naturellement l’air ; pendant ce temps, le béton, l’asphalte et les sols artificialisés absorbent massivement la chaleur du jour pour la restituer la nuit, faisant grimper les températures de plusieurs degrés, parfois jusqu’à huit ou dix degrés de plus qu’en campagne.
Ce n’est pas une simple impression : les études de Météo-France et de l’INRAE le confirment, particulièrement lors des canicules où les centres urbains deviennent de véritables fournaises. Incroyable que ce sujet reste si peu évoqué alors qu’il touche directement le quotidien des habitants, leur santé et leur confort.
Pourtant, la solution est à portée de main : planter les bonnes espèces d’arbres, désimperméabiliser les sols, multiplier les espaces verts et repenser l’urbanisme pour redonner à la nature sa place de climatiseur naturel. Dans un pays qui artificialise encore des milliers d’hectares chaque année, il est urgent de comprendre que nos choix d’aménagement amplifient localement la chaleur, et que nous pouvons agir ici et maintenant pour rendre nos villes plus vivables.
Hélas dans notre pays plein de postures, on passe très vite du scepticisme luddite qui préfère interdire qu’innover à l’enthousiasme naïf qui pense que mettre de l’IA partout règlera tous nos problèmes. De la technophobie peureuse à la technophilie gâteuse. Hier une poigné d’écrivains parmi lesquels Annie Erneaux signait une tribune appellant à boycotter l’IA. Le même jour le candidat renaissance Gabriel Attal proposait de la faire entrer à l’école:
« … les savoir fondamentaux maintenant c’est lire, écrire compter , prompter »…
Le même Gabriel Attal qui veut apprendre aux gamins à se servir de l’IA veut interdire les réseaux sociaux aux moins de quinze ans et recommandait encore récemment la mise en place d’un couvre-feu numérique.
Apprendre à prompter à des gamins qui ne savent pas lire ni écrire, c’est comme installer un GPS dernier cri dans une voiture sans roues.
Actuellement en train de corriger le baccalauréat de philosophie, la catastrophe est sous nos yeux.
Nous le savons.
Nous en sommes arrivés à noter des moignons, des traces, des lambeaux de sens formulés dans une syntaxe bien souvent inintelligible.
Ce problème gigantesque n'intéresse politiquement personne.
La réforme Blanquer que nous avons combattue (contre des lecteurs du @Le_Figaro d'ailleurs qui voulaient notre radiation, dois-je le rappeler) n'a fait qu'accélérer ce processus de délitement inéluctable.
Le délire IA des imbéciles technoludiques sera la mise en bière.
Nous allons devenir la dernière génération de professeurs. Dans ce modèle, il restera des animateurs dépressifs payés à la mission.
Pas de quoi s'en vanter non plus.
Un destin plutôt misérable.
Pour tous.
#Baccalaureat2026 #Blanquer #Geffray
Remember, it's illegal to use your phone while driving. Instead, use the giant iPad built into the car and flip through 50 settings to use navigation or turn ac on.
Bon. Vu que t'as pas l'air très affûté, je vais t'expliquer comme à un gamin de 8 ans ce qui se passe quand on commence à envoyer les gens devant un tribunal pour des mots.
Étape 1 : aujourd'hui c'est Thaïs. Une fille dont tu détestes les idées. Tu applaudis. « Bien fait, elle l'a cherché. » Facile.
Étape 2 : sauf que tu viens d'accepter un truc énorme sans même le voir. T'as accepté que l'État décide quels mots sont autorisés et quels mots t'envoient au tribunal. Pas des actes. Pas des coups. Des mots.
Étape 3 : et cette ligne entre « mot acceptable » et « mot puni », elle est tracée par qui ? Par ceux qui tiennent le pouvoir. À l'instant T. Pas par toi. Jamais par toi.
Étape 4 : et le pouvoir, ça change de mains. Toujours. Le jour où ce sont des gens que TOI tu détestes qui tiennent le manche, l'outil que t'as applaudi quand il visait Thaïs, il se retourne. Vers toi. Vers ceux que tu défends. Vers tes idées à toi. T'auras plus aucun argument, parce que t'auras validé le principe toi-même.
Étape 5 : et même avant la prison, il se passe un truc plus vicieux. Les gens commencent à fermer leur gueule. Pas parce qu'on les force — parce qu'ils ont vu ce qui arrive à ceux qui parlent. Ils pèsent chaque phrase. Ils s'autocensurent. Et ça, c'est la pire censure qui existe : pas celle de l'État, celle que tu finis par t'imposer tout seul, par peur.
Étape 6 : résultat, une société où tout le monde réfléchit à deux fois avant d'ouvrir la bouche. Où une opinion, une blague, une connerie peut te coûter un casier. Ça porte un nom. C'est pas la démocratie. Le totalitarisme ça commence jamais par les chars dans la rue — ça commence par le silence.
Donc non : défendre son droit à parler, c'est pas défendre ses idées. C'est défendre le seul truc qui te protège TOI le jour où le vent tourne.
Mais bon, faut quelques neurones pour suivre jusqu'au bout. Prends ton temps.
Les censeurs sont tellement cons qu’ils veulent imposer en France ce qu’ils dénoncent ailleurs. Et ça ne choque pas ces abrutis de journalistes. Dans un pays totalitaire, un journaliste dit exactement ce que dit le pouvoir, tout le temps. Dans un pays démocratique, non, on a le droit de ne pas être d’accord, sans que ce soit systématique. C’est la base. Et personne ne s’en rend vraiment compte dans le petit monde médiatico-politique. Alors, sommes-nous encore dans un pays démocratique ?