Il est renvoyé de l'école pour indiscipline. Puis de l'armée, où il s'était engagé en mentant sur son âge.
À Bordeaux, il est né d'un père qu'il ne connaîtra jamais. À la maison, un beau-père qui boit et qui cogne.
Il livre du vin à vélo, vend du dentifrice de porte en porte, et dessine partout où il peut. Un crayon est la seule chose qui lui appartienne.
Le journal de sa ville lui achète ses premiers dessins, et il monte à Paris avec presque rien.
Ses dessins n'ont presque pas de mots. Une cour de récréation, un homme minuscule sous un immeuble immense, et toute une histoire tient dedans.
Un ami lui confie les aventures d'un écolier farceur qu'il vient d'écrire, un certain René Goscinny, qui inventera Astérix quelques années plus tard.
L'écolier, c'est Le Petit Nicolas. Ses parties de billes deviennent, pour des générations de Français, l'image même de l'enfance.
Puis l'Amérique appelle. The New Yorker, référence mondiale du dessin de presse, lui confie ses couvertures. Plus de cent en quarante ans.
Il s'appelait Jean-Jacques Sempé, né un 17 août 1932.
Ses enfances heureuses sont dans toutes les écoles de France. Il n'en a jamais eu une.
Méga-enquête de l'excellente Yogina et du non-moins excellent @AlexSamTG sur "l'Observatoire de la Petite Sirène" : transphobie, délires psychanalytiques partout, extrême droite bien tapée, études bancales...
Attention : je l'ai dit à Alex, je ne partage pas plusieurs de ses tweets de type "Machin partage Truc, qui a des sorties racistes", car c'est très différent de "Machin partage cette sortie raciste de Truc". Je l'ai expliqué ici :
https://t.co/YP0ohzt7yG
Dans un de ces threads par exemple, j'ai bondi en voyant certains noms de chercheurs pourtant remarquablement intègres et utiles sur d'autres sujet, et ayant débunké des conneries sur des essais cliniques illégaux ou sur le cancer. Mais en effet ils feraient bien de revoir leur jugement sur ce sujet-là...
Car ce machin est gratiné et l'enquête est si documentée et approfondie qu'elle mériterait une ou plusieurs médiatisations.🔽
C'est beau de croire autant en son parti.
Mais non, ici, LFI trahit la science qu'elle instrumentalise en brandissant certaines études, qui peuvent faire peur au grand public qui n'a pas suffisamment de culture scientifique et médical, selon une rhétorique qui est un classique de la manipulation de l’opinion quand on connait bien les subtilités et la complexité de ces sujets de santé.
C'est une méthode largement pratiquée par les antivax, j’y reviendrai.
Pour illustrer mon propos, examinons ce cas d'école que j'ai vu passer ce matin par Cyrielle Chatelain, qui au parlement a mis en avant une étude en déclarant :
« Une étude réalisée sur des enfants atteints de cancer prouve que 100% de ces enfants ont des néonicotinoïdes dans le corps, et de l'acétamipride dans le cerveau ».
J’ai lu et vu cette déclaration ici même sur X.
Ça fait peur, ça fait son petit effet. Spontanément, j’ai envie de dire qu'on y a forcément aussi trouvé des traces d'arsenic, ce qui aurait été tout aussi vrai, mais passons, tout le monde ne comprendra pas immédiatement le sens de cette comparaison.
Penchons-nous plutôt sur le contenu de l'étude et ce qu'elle nous dit vraiment, étude dont que l’on peut retrouver ici même :
https://t.co/SeSECPBPLd
Elle a été réalisée sur 14 enfants atteint de leucémie ou de lymphomes (des cancers très particuliers). C'est un faible échantillon mais ça peut être intéressant.
On a cherché spécifiquement la présence de néonicotinoïdes (appelons-les NN pour la suite) ou de leurs résidus (des métabolites : des molécules qui résultent de la dégradation des molécules initiales, certaines étant caractéristiques de la molécule d’origine, sans en avoir les mêmes effets) dans leurs urines, leur sang et leur liquide céphalo-rachidien (appelons-le LCR pour la suite), prélevé lors de ponctions lombaires prévues dans le cadre de leur traitement (pas de souffrances supplémentaires infligées à ces enfants). Cela a été fait sur 3 mois, d’octobre à décembre en 2020 (très courte période, ce n’est pas très significatif, on fera avec). Le tout se passe en Suisse, pays qui n’interdit pas l’acétamipride.
Première fake news : On n'a rien trouvé dans leur cerveau (ça fait plus peur quand on parle de cerveau ?) que ce soit l'acétamipride ou autre chose, car on n'a rien pu y trouver vu qu’on n’a rien cherché dans le cerveau. Mensonge délibéré ou erreur, sa déclaration reste fausse. Et est un indice sur la fiabilité de son propos et de sa compétence pour parler de ce sujet.
Regardons les résultats.
Le seul résultat à 100% de l'étude porte sur la présence d'au moins un NN dans le plasma (le sang en gros) ou le LCR. Je consulte le tableau détaillé des résultat, nommé table 1 dans le rapport d’étude, et concernant l’acétamipride, c’est 0% chez les 14 enfants en question, que ce soit dans leur sang, sans leur urine ou dans leur LCR.
Deuxième fake news : Non seulement y’a rien dans le cerveau, mais y’a surtout aucune trace d’acétamipride nulle part, contrairement à ce que cette députée LFI affirme. Je doute que madame Chatelain n’ait jamais lu cette étude, qu’elle n’hésite pourtant pas à mettre en avant comme une preuve, comme si elle était compétente sur le sujet.
Donc on trouve des traces de NN chez ces enfants suisses, oui, mais ce sont substances interdites en France, hors sujet pour le débat en cours : du sulfoxaflor chez 7 enfants, du thiaméthoxame chez 6 enfants, et de l’imidaclopride chez 2 d’entre eux.
Ce qu’on trouve également chez 13 d’entre eux (et donc pas 100%, pinaillons quand même), qui n’est pas un NN, c’est du Desm-ACT (N-desméthyl-acétamipride dans le tableau) qui n’est pas de l’acétamipride mais sa principale métabolite.
Et ce n’est pas du pinaillage : une molécule et sa métabolite n’ont pas les même propriétés (sinon on pourrait utiliser indifféremment la métabolite ou la molécule de base pour protéger ses cultures). Cela ne veut pas dire que la métabolite est sans effet, mais qu’il faut étudier les effets de chacune en tant que tel.
En outre, sa présence ne nous dit pas si ces enfants ont été exposé à l’acétamipride lui-même, qui s’est ensuite dégradé dans leur organisme pour donner cette métabolite (et d’autres molécules moins spécifiques) ou s’ils ont été directement exposés à cette métabolite, ce qui est le plus probable en l’absence de présence de l’acétamipride lui-même.
Donc non, on ne trouve pas sur 100% de ces enfants de l'acétamipride, mais une de ses métabolites sur 93%, et ce n'est pas dans le cerveau.
Sa phrase manipule très largement la réalité mesurée par cette étude. Peut-être qu'elle répète ce qu'on lui a dit, qu’elle n'est pas forcément dans le mensonge, mais dans toute la chaîne de conseil et d'information qui l'a amené à prononcer cette phrase chose, y'a eu de l’incompétence ou de la manipulation.
Maintenant, réfléchissons et analysons ces informations brutes.
Ces enfants sont déjà malades. La présence actuelle de ces molécule ne nous dit rien sur leur présence au moment où ils ont développé leur maladie.
Cette étude nous donne une présence actuelle, une concentration actuelle (la notion de dose est essentielle !) mais on ne sait pas depuis quand, à quel rythme le corps l'élimine etc.
Et ils continuent de manger, de boire, de respirer... donc de continuer à être exposé de plusieurs façon. Et ils reçoivent des traitements bien particulier, souvent éprouvant. Leur capacité à éliminer les diverses traces de toute sorte de molécules n'est plus la même du fait de leur maladie et de leurs traitements.
Si ça se trouve, c'est même à l'hôpital qu'ils ont pu être exposé. A-t-on traité des lits contre les punaises de lit ? (On utilise souvent de l'acétamipride pour cela).
Et si on comparait avec des enfants du même âge, des mêmes régions, même établissement scolaires (pour avoir des gens qui ont eu un environnement similaire) mais qui n'ont pas de cancer ? Ce serait un début pour savoir si réellement ces contaminations sont plus spécifiques aux malades.
Ah ben on ne peut pas, y'a pas de groupe témoin pour cette étude. Scientifiquement, ça vaut peau de balle, on ne peut même pas affirmer qu’il y a ne serait-ce qu’une corrélation entre leur maladie et la présence de ces molécules.
Et encore, je n'ai perdu de temps à montrer à quel point les doses trouvées sont insignifiantes. Je suis resté sur ce qui est le plus facilement compréhensible par le grand public, même si on a l'esprit biaisé par le fait qu'on est déjà persuadé que c'est forcément un poison.
Finalement, comment peut-on faire le lien entre la présence actuelle et réelle de ces molécules et leur cancer ?
On ne peut pas, sauf si on est un peu paranoïaque, et qu'on croit fermement déjà connaître la réponse. Mais ce n'est pas comme ça qu'on fait de la science.
Il n'y a à ce stade aucune démonstration entre ce résultat, qui peut étonner, surprendre, effrayer, et un quelconque effet réel sur la santé. Cette étude ne permet même pas d’établir une vague corrélation.
Ça a fait sensation dans l'assemblée, dans les médias auprès de ceux qui ont déjà des préjugés, ça fait scientifique, ça fait sérieux, mais en fait, ça ne prouve rien, et c’est même bidon.
Cyrielle Chatelain ne ment pas, l'étude est réelle, peut-être qu'elle est persuadée que c'est une preuve de quelque chose, mais ça reste une manipulation de l'opinion à partir de faits qui donnent l'illusion de donner raison à sa position, alors que non, et cela démontre qu’elle n’est vraiment pas compétente pour en parler.
Les antivax, j’y reviens, nous font exactement les mêmes raisonnements, les mêmes accusations sur les cancers, voire des maladies imaginaires, ils mettent en avant le même genre d'études médiocres qui trouvent des traces d'aluminium, de squalène, et maintenant d'ARN mutant, qui proviendraient des vaccins, et ils pensent avoir prouvé leurs croyances avec ça, que les vaccins nous empoisonnent etc.
Alors que les études épidémiologiques, les seules qui mesurent des effets sur la santé, montrent que les vaccins ne provoquent pas les délires qu'ils racontent.
Donc non, définitivement non, je ne vois là rien qui fasse de LFI un parti qui serait particulièrement plus doué que les autres avec la science, balancer des études qui font peur, mais qui ne prouvent rien, ce n’est pas se fonder sur la science, mais manipuler les émotions.
Alors comment on fait pour savoir le vrai du faux dans tout cela ?
Il faut comprendre qu'une étude scientifique, comme celle qu'on a un peu décortiquée ici, ne répond le plus souvent qu'à infime partie d'un problème complexe. Et encore, quand elle apporte vraiment une information exploitable, ce qui n’est pas le cas avec cette étude.
Par exemple, dans le contexte d'utilisation de semences enrobées d'acétamipride pour la betterave sucrière, quelle quantité de ce produit retrouve-t-on dans le sucre destiné à la consommation ?
Ça c’est une question intéressante, qui répond partiellement à nos préoccupations, et à laquelle une étude scientifique bien menée, rigoureuse, peut apporter des réponses.
Mais cela ne nous dirait pas encore si ça à un quelconque effet sur la santé, il faut d'autre études pour cela. Et d'autres qui vont déterminer les résidus dans le sol, car il faut voir les effets sur l’environnement.
Si besoin, d'autres études vont mesurer l'éventuel contamination des cours d'eau, selon la distance, pour quelle durée, avec quels impacts sur la faune et la flore aquatique. Cela représente au bas mot quelques dizaines, voire plus de cent études pour explorer cet aspect du dossier.
D'autres porterons sur les effets sur telle ou telle espèce non ciblée qui sont susceptible d’être à proximité, abeilles, fourmi, ver de terre, oiseaux etc.
On en arrive à des centaines d'études, plusieurs milliers, qui chacune vont se focaliser sur un détail, une question, certaines nécessiterons des réplications, ou ne seront pas de bonnes qualités (comme celle cité plus haut sans groupe témoin) etc.
C'est là que des agences comme l'ANSES ou l'EFSA apportent leur plus-value (et d'autres agences et académie à travers le monde). Ils ont un conseil scientifique, pluridisciplinaire, des scientifiques qualifiés, qui sont capables de faire l'état de l'art de la science sur des questions complexes, à partir de la toute la littérature scientifique disponible, toutes ces études publiées, et aussi des avis d'autres agences.
Ils font le tour des questions que l'on se pose, et essayent d'y répondre sur la base de l'ensemble des connaissances existantes, en n'ayant pas peur de dire si certaines questions restent indécises, en précisant le degré de confiance, si les preuves sont solides ou faibles.
Et ils ne se contentent pas de pointer des danger, ils évaluent les risques, c'est à dire qu'ils ne se contentent pas nous dire que telle substance peut tuer (pour faire court), mais quel est l'effet en situation réelle, en fonction de l'usage, des doses, des durées d'exposition etc.
C'est fondamental de ne pas mélanger danger (ce que pointe trop de parlementaires aujourd'hui sur l'acétamipride ou encore le glyphosate, autre cas polémique) et risques.
Une voiture qui roule dans une ville, c'est un danger qui risque de provoquer des effets néfastes : de renverser des enfants, des adultes, des animaux ou encore de causer des dégâts de toutes sortes (casser une bouche incendie, défoncer une vitrine de magasin etc.)
Une voiture aux normes, contrôle technique à jour, qui roule dans une ville bien aménagée, où la circulation est bien pensée, avec un signalisation en état, avec au volant un conducteur formé, qui a encore son permis, qui respecte le code de la route, avec aussi des mesures de contrôle des contrevenant, et une éduction de tous les usagers de la route, y compris des piétons qui doivent respecter les feux, cela devient un risque maîtrisé dont on peut alors juger si le risque résiduel (le risque zéro n'existe pas) est acceptable par rapport aux bénéfices que cela apporte à la société.
Et au bout de toute cette expertise, de tout ce long travail, de ces échanges entre les membres, l'ANSES vas émettre alors un avis, sous forme d'un rapport complet, avec l'évaluation de la balance bénéfices / risques, et des recommandations en tenant compte des alternatives, des recommandations d'usage à respecter etc.
C’est cet avis-là, éclairé, avec cette hauteur de vue, qui devrait guider la décision politique ici.
Dans le même état d'esprit que l'ANSM (Agence nationale de sécurité du médicament et des produits de santé) évalue, et réévalue, chaque médicament pour autoriser ou non sa mise sur le marché.
Et personne n'imagine que ce soit à l'assemblée national qu'on discute de l'autorisation ou de l'interdiction de tel ou tel traitement contre le cancer, de tel ou tel antibiotique.
Pourtant, ce sont toujours fondamentalement des poisons, des substances dangereuses. Le politique laisse bien cette expertise aux professionnelles du domaine, et personne ne trouve cela anti-démocratique.
Pourquoi n'en serait-il pas de même pour les phytosanitaires, qui sont en quelque sorte les médicaments de nos champs et de nos élevages ? Il s’agit bien ici de soigner nos betteraves et nos noisettes face à des maladies et des parasites, ce qu'on appelle plus communément des ravageurs.
Bref, c'est précisément ce que cette loi fait : redonner la main aux scientifiques de nos agences, en confiant dorénavant cette responsabilité à l'ANSES, aux vrais experts, et pas directement à nos politiques qui n'en ont pas la compétence.
Le rôle du politique devrait être d'avoir la sagesse de donner le pouvoir de décider aux experts, de s'assurer qu'ils ont les moyens de réaliser leur mission, de les protéger contre les pressions d'où qu'elles viennent.
Rappelons enfin que si on ne produit pas en France, en autorisant le minimum vital permettant à nos agriculteurs de sécuriser leurs récoltes, on importera pour finir les mêmes produits de l'étranger. Enfin pas tout à fait les mêmes, car eux ils en autorisent bien plus, ce qui pourrait s’avérer encore pire pour notre santé.
Renseigne-toi sur la filière « noisettes », où le marché mondial est dominé par la Turquie, qui autorise une dizaine de substances de plus que nous. Et nous mangeons de leur noisette dans toute sorte de produits.
Et pour revenir une dernière fois à la fameuse étude que j'ai décortiquée plus haut, ces traces qu'on trouve dans le LCR et le sang des enfants malades, de NN ou de la métabolite de l’acétamipride, ça peut venir aussi bien du matelas sur lequel ils dorment à l’hôpital que du plateau repas dont certains produits viennent de l’autre bout du monde.
@Mike_shilll@huguesrondeau@SurmulotsNews "La femme des gens" ??? Ça va bien la tête ?? Les femmes sont autonomes en France, elles ont une carte d'identité et elles ont droit de faire exactement ce que les hommes font !! Les femmes n'appartiennent certainement pas aux hommes, elles les fabriquent !!
@Etrange43905368@AudeJavel79 Non, elle dit juste qu'à force de se focaliser sur une certaine religion et sur l'immigration on en "oublie" les premiers salauds, ceux qui violent femmes et enfants peu importe, depuis la nuit des temps. EN FRANCE.
COUCOU #CNEWS#Morandini
Donc si je comprends bien les terroristes du Hamas qui ont décapité des enfants, torturé les jeunes du festival Nova, violé et mutilé des femmes avant de les exécuter deviennent eux aussi citoyens d’honneur de la ville de Paris ? À vomir.
@SSavoisienne@KayiTurk_@YvarsPatrick Le but de KayiTurk est de chier H24 sur la France, de nous traiter de pédophiles et de piliers de bars, c'est vous dire à quel niveau lui-même se situe ! Le reste il n'en a strictement rien à faire, sauf si ça parle de juifs ou de la Palestine
@KayiTurk_ La Turquie a massacré combien d'Arméniens déjà ? Entre 800 000 et 1,2 Millions !!
Et toi t'es tellement con que tu restes dans le pays que tu détestes le plus au monde, la France !
🌿L’enfance perdue dans de paisibles maisons
où l’histoire laisse un parfum d’ombres
humides d’été et de silence embrasé,
l’enfance, aujourd’hui lointaine, au destin
désormais connu…
Pier Paolo Pasolini / Je suis vivant.