During his hearing before the French National Assembly, @arthurmensch highlighted a major strategic risk: the large-scale transfer of value out of Europe as AI increasingly substitutes part of human labor.
The issue remains widely underestimated.
Europe’s social model is fundamentally built on labor income: wages, payroll taxes, income taxes and household consumption.
AI changes that equation.
Under a mid-range 2030–2035 scenario:
• €300–700B of annual payroll could be replaced through automation and AI services;
• €120–250B could be spent every year on AI models, software and cloud infrastructure;
• €140–350B in annual public revenues could come under pressure through lower payroll contributions, income taxes and consumption-related taxation.
And a significant share of this new economic rent would likely be captured by non-European players.
The core issue is therefore not only employment.
It is the gradual shift of Europe’s tax base: less highly taxed human labor, more lightly taxed software and compute capital.
In other words, Europe could progressively move from an economy financed by wages to one increasingly dependent on subscriptions paid to foreign digital infrastructure providers.
Building European AI champions is therefore not just industrial policy.
It is also a question of fiscal sovereignty and the long-term sustainability of European welfare states.
These estimates are not forecasts. They are macroeconomic scenario ranges based on several assumptions:
• 15–40 million European jobs considered significantly exposed to generative AI;
• average fully loaded labor costs of roughly €55k–90k per employee;
• partial automation rates ranging from 10% to 35% depending on sectors;
• current European tax structures, where labor remains far more heavily taxed than software and capital.
The objective is not to predict an exact number, but to illustrate the scale of the structural transfer potentially underway.
Le scandale politique de ces derniers jours. Le jeune PDG français de Mistral AI, Arthur Mensch, s’est déplacé pr une audition devant la commission d’enquête sur les vulnérabilités numériques
Quasiment aucun député présent.
Une salle vide, une intervention pourtant magistrale
10 août 1941. Leclerc est nommé général.
Il a 38 ans. Et n'était que capitaine en 1940.
Il refuse.
"Je ne dois être promu qu’après un succès", écrit celui qui a pourtant déjà conquis Koufra.
Réponse de De Gaulle : "Vous avez le devoir d’accepter. Vous êtes un chef né".
6 août 1926. Sept heures du matin sur la plage du cap Gris-Nez, dans le Pas-de-Calais.
On enduit une Américaine de 20 ans d'huile d'olive, puis de trois couches de graisse. Elle va passer la journée entière dans une eau à seize degrés, et c'est tout ce qu'elle aura pour tenir le froid à distance.
Devant elle, l'Angleterre, à plus de trente kilomètres à la nage. La mer est si mauvaise ce matin-là que les ferries restent à quai.
Cinq hommes seulement ont réussi cette traversée avant elle. On lui répète qu'une femme n'a pas le corps pour ça, et les parieurs la donnent perdante à six contre un.
Plus de quatorze heures plus tard, poussée par les courants très au-delà de la ligne droite, elle touche le sable de Kingsdown dans la nuit anglaise.
Gertrude Ederle ne se contente pas d'être la première femme à traverser la Manche. Elle bat le record de tous les hommes qui l'ont précédée, de près de deux heures.
Son record féminin tiendra vingt-cinq ans.
C'était il y a cent ans, jour pour jour.
Aujourd’hui, quand on regarde les images du Concorde, on reste incrédule. On se demande comment il y a 60 ans, la France, avec l’Angleterre, a pu concevoir à la règle a calcul, un tel avion de ligne supersonique, le certifier et l’exploiter durant 27 ans.
La réponse est simple : la France savait prendre des risques. Elle a fait le pari que les hommes se déplaceraient toujours plus vite, plus loin. Un pari qui a en partie échoué : coûts de développement multipliés par 10, échec commercial. Mais si le Concorde n’a jamais été rentable, il demeure un succès technologique indéniable dont les retombées irriguent encore l’aviation aujourd’hui. Premier avion civil à commandes de vol électriques. Entrées d’air pilotées électroniquement pour ralentir le flux de Mach 2 à Mach 0,5. Transfert de carburant en vol pour déplacer le centre de gravité. Sans le Concorde, il n’y aurait pas d’Airbus tel qu’on les connaît aujourd’hui. L’avion qui perdait de l’argent à chaque vol a rendu possible ceux qui en font gagner aujourd’hui à Airbus et aux compagnies aériennes partout dans le monde.
Un pari, par définition, peut échouer. C’est le propre du progrès. Depuis 2005 le principe de précaution est tristement inscrit dans la Constitution, symptomatique d’une France peureuse et rabougrie. On ne parie plus. On se protège. On a interdit la culture des OGM tout en continuant à en importer. On a interdit le gaz de schiste sans même explorer. On a inventé le DPE, qui devait protéger les locataires mais a retiré des centaines de milliers de logements du marché.
Une nation ne progresse qu’en prenant des risques, et en laissant ses citoyens en prendre.
En 1969, on faisait voler Concorde. En 2026, on interdit, on bloque, on diagnostique.
TotalEnergies prendra en charge les carburants terrestres et aériens nécessaires aux services de sapeurs-pompiers partout en France métropolitaine du 1er juillet au 31 août. #France#Incendies#Solidarité#Totalenergies
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We are going to live through hell now on the oil markets. If the pipeline is lost, we lose 7 mbpd of supply. Add the 2.5 mbpd with Novorossiïsk that does not export oil anymore, and we reach almost 10 mbpd of supply disruption.
Le McKinsey Global Institute vient de publier le prix du même mégawattheure nucléaire par pays.
Ça fait un peu mal : 63 dollars en Chine, 65 en Corée, 190 en France. Le triple.
Les trois quarts de l’écart tiennent à nos coûts de construction. Et ces coûts explosent chez nous principalement par incompétence collective.
Nous produisons du sur-mesure à l’unité, nous lançons les travaux avant que le design soit finalisé, nous changeons tout le temps de plans, et nous nous appliquons des normes plus strictes que n’importe qui sur terre pour faire plaisir aux lobbies.
Même le devis des 6 prochains EPR2 est passé de 50 à 70 milliards avant même d’avoir coulé le premier béton.
C’est d’autant plus rageant que dans les années 70-80, nous avons construit notre flotte dans les règles de l’art : des designs simples, à la chaîne. 4 réacteurs par an. Boum.
C’est ce que font la Corée et la Chine aujourd’hui.
Rien de sorcier, rien qui ne soit réplicable.
Pire, c’est nous qui avons inventé la méthode !
Et l’enjeu de l’énergie n’a jamais été aussi urgent. Dans le même rapport, McKinsey note que 55 % du prix d’un data center repose sur le prix de l’électron.
La révolution IA qui définit la nouvelle hiérarchie des nations passe par notre capacité à remettre à plat notre stratégie nucléaire.
Concrètement il s’agit de :
•Figer un design simplifié de l’EPR2, aligné sur les normes coréennes, et ne plus jamais y toucher.
•Annoncer la construction des EPR 7 à 14 pour que la filière se mette en ordre de marche.
•Pressuriser Bruxelles pour que le financement puisse se faire à taux réduit.
Il n’y a pas de futur industriel et donc de futur prospère pour la France si nous ne faisons pas ça au plus vite. Nous aurions déjà dû le faire il y a 10 ans.
THE POWER OF SHALE 🇺🇸🇺🇸
Europe's gas price premium over the US widened to $17/mmbtu (!) as the Hormuz closure tightens global LNG supply
US gas prices, meanwhile, are steady. The shale boom unlocked such vast supply that the overseas crunch isn't affecting the market at home
Le 19 juillet 1900, Paris inaugure son métro. Pas de ruban, pas de discours, pas de président. Il fait 38 degrés et les Parisiens descendent surtout pour avoir frais.
À 13 heures, la ligne ouvre entre la Porte Maillot et la Porte de Vincennes. La Compagnie du chemin de fer métropolitain ne veut aucune cérémonie : elle craint l'afflux et préfère une montée en charge progressive.
Le président Émile Loubet n'est pas là. Il assiste à une revue navale à Cherbourg. Seul le préfet de police Louis Lépine fait acte de présence.
Sur les dix-huit stations prévues, huit seulement sont prêtes. Les dix autres ouvriront entre le 6 août et le 1er septembre.
Derrière, il y a deux ans de chantier depuis octobre 1898, et une ville éventrée d'ouest en est : les Champs-Élysées, la rue de Rivoli, la Bastille. Les Parisiens qui avaient vécu Haussmann revoient le même cauchemar.
L'ingénieur qui a tenu tout cela s'appelle Fulgence Bienvenüe. Il est breton, il a perdu un bras dans un accident de chantier, et il a fallu attendre 1896 pour qu'il impose enfin le projet.
Cent vingt-six ans plus tard, la ligne 1 reste la plus fréquentée du réseau.
Promouvoir la climatisation avec des pompes à chaleur air-air réversibles, en remplacement de chaudières au gaz ou au fioul, c'est gagner sur deux tableaux explique @Arthur_Lassus :
1⃣ Chasser des énergies fossiles importées pour le chauffage en hiver, et réduire la facture de chauffage
2⃣ Gagner en confort d'été, au moment où la production d'électricité bas-carbone est abondante
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Rappel : le gouvernement gèle les salaires de ses fonctionnaires actifs sur le terrain.
Mais garantit l'indexation des pensions de ses fonctionnaires retraités inutiles au service (depuis parfois des décennies).
On va donc encore augmenter ceux qui ne font plus rien et financer cela par le gel du revenu de ceux qui travaillent.
On marche sur la tête. Bienvenue dans le pays où le mort à venir voit son revenu s'améliorer davantage que celui qui verra l'avenir.
🇫🇷🥵 FLASH | Gros coup de gueule de François Gemenne, membre du GIEC, sur le débat autour de la climatisation en France :
« Le débat sur la climatisation est absurde. (...) Les voitures rejettent plus de chaleur que les climatiseurs. On n'interdit pourtant pas les voitures pendant les canicules. Oui, il y a quelques impacts sur l'environnement, mais il y a d'énormes bénéfices pour la santé publique. »
En 1983, François Mitterrand cherche un monument pour fermer le plus bel axe de Paris. Celui qui file du Louvre à l'Arc de Triomphe, tout droit vers l'ouest.
424 projets arrivent du monde entier. Le jury en retient un seul, sans connaître le nom de son auteur.
C'est un Danois presque inconnu, Johan Otto von Spreckelsen. Il n'a quasiment rien construit, sinon quelques églises au Danemark.
Son idée: un cube de verre et de marbre, évidé en son centre. Pas un arc de triomphe militaire de plus, mais une fenêtre ouverte sur le monde.
Le résultat dépasse l'imagination. 110 mètres de haut, autant de large. Dans le vide central, la cathédrale Notre-Dame tiendrait tout entière, flèche comprise.
Mais Spreckelsen ne verra jamais son œuvre debout. Épuisé par le chantier et les batailles administratives, il se retire en 1986. Il meurt l'année suivante, à 58 ans.
La Grande Arche est inaugurée sans lui, le 14 juillet 1989. Pile pour les 200 ans de la Révolution.
Aujourd'hui, des millions de Franciliens passent à ses pieds chaque semaine.