@Rick6524@sc_cath Vous voyez le problème simple "équilibrer le système de retraite" mais la véritable question est là soutenabilité du système.
Les allègements de cotisations sont un non sens mais ils viennent partiellement compenser une taxation trop forte du travail.
@capitaine_cerfa Ce qui est fou dans les réponses que vous recevez, c'est la paresse intellectuelle et le manque criant de raisonnement de certains qui préfèrent l'insulte facile. J'ai l'impression qu'aujourd'hui avoir une réflexion un temps soit peu complexe est presque impossible.
@KrisROY126403@capitaine_cerfa Non, 50% de taxation du travail, c'est la norme en France malheureusement.
Vous focalisez probablement sur l'IRPP et oubliez les cotisations sociales, la CSG/CRDS et autres contributions prélevés sur votre salaire.
Je suis à plus de 50% et je suis loin d'être riche.
Vous voulez un des vrais scandales de notre démocratie ? Le voilà.
Les élus :
- votent eux mêmes leurs propres rémunérations et défraiements
- ils cotisent à une caisse de retraite par capitalisation tout en bridant votre capacité à le faire
- ils peuvent cacher (il n’y a pas d’autres mots) leurs dépenses sur VOS impôts sans justifications.
- et j’en passe
Tout ceci comme si leur mandat leur autorisait d’une part une vie de nabab (j’ai un train de vie inférieur au leur pour des efforts bien plus conséquent…) et d’autre part comme si aucun compte ne devait leur être demandé (je vous rappelle que des élus LFI ou RN - entre autres - qui ont utilisé leurs frais de mandat ont acheté avec de la drogue ou un abonnement pour un site de rencontres… (pointe de la partie immergée de l’iceberg)
Rien de tout cela ne vous est possible. Cela peut même vous être reproché et sanctionné. Eux ? Rien du tout. Rien ne se passe…
Les retraités français
👉sont relativement plus aisés qu'ailleurs
👉ont vu leur revenu augmenter + vite que le reste de la population (depuis 2011)
👉concentrent la majorité du patrimoine
👉épargnent tellement qu'ils brident la croissance
Merci l'OCDE pour ce rappel factuel⬇️
@ThibMercier@MxSba La baisse de salaires réels de ces dernières années s'explique la faiblesse de l'activité productive en France, peu de gains de productivité. Il est nécessaire de prioriser l'activité notamment industrielle, de travailler à l'attractivité de la France.
@ThibMercier@MxSba Oui une décision politique qui déséquilibre d'ailleurs le marché de l'emploi et des rémunérations.
La FP ne crée pas de valeur, elle a son rôle certes mais c'est le privé qui crée de la valeur en France & permet la rémunération de la FP. Ne pas mettre la charrue avant les boeufs
@ThibMercier@MxSba "Augmenter les salaires" ne se décrète pas par magie, ce sont des gains de productivité et de l'activité qui précèdent une croissance des salaires.
On ne peut pas dire que ça soit le cas de la France aujourd'hui, en partie à cause des prélèvements sur le travail ...
@clar_kant@Klemm38@Valeurs Les conditions du "contrat" ont bien évolué défavorablement pour les travailleurs et les entreprises ces 30 dernières années et là c'était ok pour les boomers. Marre de l'hypocrisie, les retraites sont l'éléphant dans la pièce que les politiques refusent de voir.
🚨 FAKE NEWS
Comparer uniquement le taux des cotisations salariales entre 1993 et 2026 pour affirmer que le salaire net n’est pas étouffé par les prélèvements est une manipulation économique majeure.
C’est une vision ultra-réductrice qui passe complètement à côté de la réalité globale du coût du travail.
Voici pourquoi ce raisonnement est profondément fallacieux :
1. L’arbre qui cache la forêt des prélèvements
Se focaliser sur la quasi-stabilité de la part salariale (20,5 % → 20,8 %) est un trompe-l’œil grossier qui omet des changements structurels majeurs :
• L’explosion de la CSG et de la CRDS
Depuis les années 90, la Contribution Sociale Généralisée a été massivement augmentée et élargie. Elle ampute directement le revenu net des travailleurs sans apparaître dans les cotisations salariales traditionnelles.
• L’oubli du « super-brut »
Le salaire net ne naît pas du néant. Il dépend de ce que l’employeur paie au total. Ignorer l’évolution des cotisations patronales et de la fiscalité sur les entreprises est une hérésie comptable.
2. Le coût du travail a bien bondi (et bloque les salaires)
Le coût global de la main-d’œuvre a fortement progressé. Le phénomène de « smicardisation » n’est pas un hasard : il est la conséquence directe de la mécanique des charges.
• Les trappes à bas salaires
L’État a multiplié les exonérations massives de cotisations patronales (allègements Fillon, CICE…) mais uniquement ciblées autour du SMIC. Résultat : plus un salarié gagne, plus l’employeur perd d’aides.
• Le coût exorbitant des augmentations
Dès qu’on dépasse le SMIC, les allègements disparaissent. Pour donner +100 € nets à un salarié, l’employeur doit parfois débourser 200 € ou 300 € de coût total. Les hausses de salaire deviennent prohibitifs.
Ce ne sont pas les cotisations salariales faciales qui ont « englouti » le net.
C’est la hausse globale du coût du travail + la fiscalité périphérique qui ont rendu les augmentations de salaire presque impossibles.
Ce système enferme artificiellement des millions de travailleurs au niveau du SMIC.
Présenter une stabilité de 0,3 point comme une preuve que « le système ne pèse pas sur les salaires » est intellectuellement malhonnête.
Le Conseil d’Orientation des Retraites (COR) vient de sortir son rapport annuel intitulé...
« La chute de la natalité va plomber les comptes dès 2045 »
Mais la VRAIE question reste cachée : QUI PAIE AUJOURD'HUI les 422 milliards et où pioche-t-on pour boucler ?
Déroulez. 🧵👇
De 1996 à 2024, on peut estimer que la dépense pour les retraites a augmenté :
- 1,4 fois plus vite que le PIB
- 1,5 fois plus vite que les salaires nets
7/
@Plumedaliocha@Sonic_urticant "Il gère TRÈS bien" pardon ?? Ok, l'appel systématique à la démission n'est pas la solution mais non il ne gère pas TRÈS bien la crise, il balaie d'un revers de la main, une explication tout à fait juste (le manque de moyens) et je n'absous pas les propres fautes des magistrats
"Il y a la question du financement. Je suis assez favorable au fait de proposer une dose de capitalisation." 😳🤔
Je suis d’accord sur le principe, mais une question persiste : comment financer un système de capitalisation alors que les salaires sont déjà grevés par de nombreux prélèvements ?
La capitalisation ne deviendrait opérationnelle que dans 20 à 30 ans, le temps que les premiers actifs aient cotisé suffisamment. Pendant cette période, ils devraient contribuer simultanément au régime par répartition et au nouveau système de capitalisation. Cela revient à leur faire payer deux fois.
Toujours aucune proposition concrète avancée pour expliquer comment amorcer ce double système sans déséquilibrer les finances publiques ou alourdir davantage la charge des cotisants.
@CarrierBruno@Karm5624@GabLattanzio Au contraire, la réduction des pensions de retraites ou tout au moins leur gel est LA priorité, faire des efforts ailleurs bien sûr mais en MÊME temps que les retraites. Sinon toute économie sur les dépenses de l'Etat sera gaspillée dans les revalorisations des pensions.
@PMAD69610023@MietDavid Je trouve au contraire que les métropoles sont moins prédominantes en France que dans les pays que vous citez, les différences de population entre la capitale (Rome, Berlin) et les autres métropoles sont plus faibles qu'en France, avec souvent un partage des pouvoirs éco / pol.
On comprend parfaitement @cortisquared. C'est vous qui ne comprenez pas que tout le monde ne partage pas votre mollesse centriste, votre résignation et votre fatalisme.
Bien entendu que c'est compliqué politiquement de demander des efforts aux retraités puisque dans notre démocratie vieillissante, ils constituent un bloc électoral massif. On l'a encore vu récemment avec Marine Le Pen ou Jérôme Guedj.
Ce que vous ne comprenez pas, c'est que nous divergeons sur la conclusion politique qu’il faut tirer de ce constat.
Vous semblez considérer que puisque c’est difficile politiquement, il faut essentiellement renoncer et se contenter de mesures plus acceptables électoralement, c’est-à-dire principalement faire travailler les actifs plus longtemps.
C'est parfaitement légitime mais je suis tout aussi légitime à ne pas le partager, surtout que dans mon cas, je ne demande pas des efforts aux retraités pour éviter les efforts aux actifs. Je passe mon temps à dire que tout le monde devra faire des efforts, les actifs doivent travailler plus longtemps mais les retraités doivent accepter une baisse de leurs pensions et de leurs transferts sociaux au sens large. La vraie question à mes yeux est la répartition des efforts sur lequel j'aimerais qu'il y ait une discussion entre adultes.
D'abord, je le demande pour des raisons d’équité intergénérationnelle mais c'est la raison moins importante.
Ces générations ont globalement bénéficié d’un contexte économique, patrimonial et démographique beaucoup plus favorable que les générations qui arrivent aujourd’hui. Je ne vais pas réexpliquer pourquoi.
Ensuite, je le demande surtout pour des raisons économiques car les déséquilibres sont déjà là. Comme les retraités sont très nombreux, les transferts sociaux sont massifs et ce qui pèse trop lourdement sur les actifs et l'appareil productif. C'est bien pour cela que je considère qu’un simple recul de l’âge de départ à la retraite est insuffisant.
Si nous étions 20 ans plus tôt, avec des déséquilibres encore contenus, on pourrait peut-être corriger progressivement uniquement par ce levier, mais aujourd’hui, les déséquilibres sont trop importants.
Enfin, moi je ne sacralise pas la démocratie et les équilibres électoraux du moment lorsqu’ils empêchent de traiter un problème systémique. Je ne suis pas contraint par un surmoi centriste précautionneux.
À un moment, je considère que la soutenabilité économique finit toujours par s’imposer aux tabous politiques, qu’on le veuille ou non donc si ce n'est pas possible en démocratie, et bien le pouvoir politique n'a qu'à passer en force d'une manière ou d'une autre.
Au fond, il y a simplement deux lignes politiques possibles.
Il y a la ligne Corti :
- faire des réformes politiquement acceptables
- concentrer l’ajustement sur les actifs
- espérer que cela suffise
- et gérer le problème par petites corrections successives.
Il y a la ligne Christophe Daunique :
- faire des réformes beaucoup plus difficiles politiquement
- demander des efforts aux actifs ET aux retraités
- changer le modèle fiscalo-social qui est complètement bancal pour rétablir l'appareil productif, condition indispensable pour que la France redevienne un pays de production et se relève vraiment et durablement.
J’assume d'ailleurs de défendre cette ligne publiquement sous mon vrai nom, ici, sur LinkedIn et dans le réel, parce que je suis convaincu que c’est ce qu’il faut faire et j'invite tous ceux qui le partagent cette ambition à le faire à leur niveau en espérant que ça fera bouger les choses.
Maintenant, à chacun de choisir son camp.
Si vous voulez de la résignation, allez chez Corti.
Si vous assumez la confrontation avec le réel et que vous voulez réfléchir à des solutions à la hauteur des problèmes, venez chez moi.
Les retraités
(i) absorbent directement plus de 25% des dépenses publiques,
(ii) perçoivent plus de 15% supplémentaires de dépenses publiques via le remboursement des dépenses de santé,
(iii) sont responsables d’une dette publique dont les seuls intérêts coutent à peu près ce que l’impôt sur le revenu rapporte,
(iv) possèdent le gros de l’immobilier donc empêchent les actifs de se loger facilement et
(v) ont collectivement voté pour toutes les politiques mises en place depuis 1981…
mais ne seraient pas responsables des difficultés économiques et budgétaires du pays.
@BFDroulin@Robe_0000FF@barriere_dr@davidlisnard Je suis plutôt d'accord avec @Robe_0000FF, David Lisnard n'est pas clair sur le sujet des retraites. Il souhaite passer à la capi, très bien j'y suis favorable également maintenant comment finance t'il la transition sans augmenter les cotisations et dans diminuer les pensions ?