"Le meilleur pour les turbulences de l'esprit, c'est apprendre. C'est la seule chose qui n'échoue jamais. Vous pouvez vieillir et trembler, vous pouvez veiller la nuit en écoutant le désordre de vos veines, vous pouvez manquer votre seul amour et vous pouvez perdre votre argent à cause d'un monstre ; vous pouvez voir le monde qui vous entoure dévasté par des fous dangereux, ou savoir que votre honneur est piétiné dans les égouts des esprits les plus vils, il n'y a qu'une seule chose à faire dans de telles conditions : apprendre."
Marguerite Yourcenar, Sources II (Gallimard)
"Les gens qui lisent sont moins cons que les autres, c’est une affaire entendue. Cela ne signifie pas que les lecteurs de littérature ne comptent pas d’imbéciles et qu’il n’y a pas de brillantes personnalités chez les non-lecteurs. Mais, en gros, ça s’entend, ça se voit, ça se renifle, les personnes qui lisent sont plus ouvertes, plus captivantes, mieux armées dans la vie que les personnes qui dédaignent les livres.
C’est logique, après tout. Le lecteur développe son intelligence au contact des raisonnements, au frottement des idées, au heurt des chimères ou des apories. Il devient l’intime de héros de fiction dont il a suivi les aventures avec curiosité, souvent avec passion. Il range dans sa mémoire des morceaux d’histoire de France ou d’ailleurs, des vies de personnages illustres, des récits de découvertes, d’exploits, de faits divers, d’existences obscures ou infortunées, de peuples en majesté ou en servitude, de civilisations défuntes. Bref, il collectionne des éclats de ce qui constitue la culture générale dont le livre, même s’il a aujourd’hui des concurrents, reste le principal pourvoyeur.
Beaucoup trop d’hommes politiques, de chefs d’entreprise, de hauts fonctionnaires, de manageurs, de responsables de tout poil ne lisent que des livres utiles à l’exercice de leur profession. La littérature ? Perte de temps. Les romans ? C’est bon pour les femmes. Pauvres types ! (Pas sûr qu’au même niveau de responsabilités les femmes lisent plus et mieux.) Eux qui vivent dans un monde clos de privilégiés et en connaissent les protocoles, ignorent tout de l’évolution des comportements dans les différentes strates de la population dont ils ont directement ou indirectement la charge. Romans et récits leur apprendraient bien des choses. Sur le clair-obscur des mentalités. Sur les raisons des volte-face et des fidélités. Sur les fiertés minuscules et les détresses inavouables. Sur le grand bazar du commerce des corps et des âmes. Et donc, par comparaison, par confrontation, sur eux-mêmes.
Lire des romans, c’est prendre des nouvelles des autres.
Barack Obama : « Grâce à la littérature, j’ai pu imaginer ce qui se passait dans la vie des gens. »
Milan Kundera : « La bêtise des hommes vient de ce qu’ils ont réponse à tout. La sagesse du roman, c’est d’avoir question à tout. »
Lire de la poésie, c’est soulever des chapeaux, des couvercles, des tapis, le ciel.
Lire n’est pas se retirer du monde, c’est entrer dans le monde par d’autres portes.
Lire, c’est prendre Voltaire comme professeur, Proust comme oncle de la ville et Vialatte comme tonton des champs, Duras comme cousine, Stendhal, Dumas, Camus et Semprun comme amis, La Fontaine et Vincenot comme gardes-chasse, Louise Labé comme amante, Colette comme cuisinière, Montaigne, Jean Giono et Julien Gracq comme voisins.
Lire, c’est agrandir sa famille, engager du personnel, se faire des amis, multiplier ses relations, se constituer un fabuleux carnet d’adresses.
Lire, c’est faire entrer un peu de lumière dans le dédale piégeux de nos existences.
Mais si l’on comprend mieux le monde en lisant, la lecture peut aussi le complexifier, le rendre plus énigmatique. Il y a des livres qui décoiffent, qui dérangent, dont on sort troublé et même chamboulé. Ce sont peut-être les meilleurs puisqu’ils nous atteignent au plus profond et qu’ils modifient nos façons de voir et de ressentir. Ils nous poussent à des examens de conscience.
Ils nous encouragent à prendre des résolutions, à tenter des expériences. Ce sont des perturbateurs existentiels.
Lire, c’est courir le risque de se remettre en cause.
Enfin, la lecture est l’une des dernières activités humaines – avec, entre autres, la conversation et l’amour – où il n’y a nulle nécessité de retenir des codes, d’appuyer sur des touches, de consulter des écrans.
Entre les mains les livres ne pèsent pas du même poids au trébuchet du talent.
Lire, c’est avoir de l’esprit jusqu’au bout des doigts."
Bernard Pivot
A man just figured out how to pull drinking water straight out of thin air — in the middle of the desert.
No wells. No pipes. No river for miles.
Just sunlight and the sky.
His name is Omar Yaghi, a chemist at UC Berkeley, and in 2025 he won the Nobel Prize in Chemistry.
His machine can harvest up to 1,000 liters of clean water a day — even in air where the humidity drops below 20%.
That's enough drinking water for roughly 500 people, every single day.
The secret is a material he helped pioneer: metal-organic frameworks. Picture microscopic sponges, packed with millions of tiny pores.
At night, as the air cools, the material quietly drinks in water vapor. By day, the sun heats it up, and the trapped moisture is released, condensed, and collected as pure drinking water.
No external power. No filtration plant. The whole thing runs on sunlight.
It's already been tested in one of the harshest places on the planet — Death Valley.
The full-scale version is about the size of a shipping container, built to drop into communities where water is scarce or where disaster has wiped out the supply.
He spent his career turning an idea almost nobody understood into water people can actually drink.
And now the sky itself might become a tap.
Source: The Guardian
Quand les oiseaux chantent dans votre jardin, votre cerveau reçoit un signal qu'il interprète depuis des centaines de milliers d'années comme une seule information : il n'y a pas de danger. Pas une impression. Un mécanisme.
Dans toute l'histoire évolutive des mammifères, le silence soudain des oiseaux précédait la présence d'un prédateur. Leur chant continu signalait l'inverse : l'environnement est sûr, les ressources sont disponibles, le système nerveux peut sortir de sa vigilance. Ce câblage n'a pas disparu. Des chercheurs de l'Institut Max Planck pour le développement humain à Berlin ont soumis 295 participants à six minutes de chant d'oiseaux ou de bruit de circulation, dans une expérience randomisée publiée dans Scientific Reports en 2022. Le chant des oiseaux a réduit de manière significative l'anxiété et les pensées anxieuses — des effets mesurables sur l'état mental après six minutes d'écoute.
Une étude plus récente a suivi 233 personnes lors d'une promenade de trente minutes dans un parc, en mesurant la pression artérielle, la fréquence cardiaque et le cortisol salivaire avant et après. Le cortisol a chuté en moyenne de 33 %. Les participants qui avaient activement prêté attention au chant des oiseaux autour d'eux ont obtenu des résultats encore plus marqués. Pas besoin d'identifier les espèces. Pas besoin de connaître leur nom. Juste écouter.
Ce qui rend ce signal plus fragile qu'il n'y paraît : la LPO, le Muséum national d'Histoire naturelle et l'Office français de la biodiversité ont publié le bilan de trente ans de comptages. Entre 1989 et 2019, la France a perdu près de 30 % de ses oiseaux communs. Dans les milieux agricoles, un tiers des effectifs a disparu. Merles, mésanges, pinsons, rouge-gorges — les espèces des jardins ordinaires déclinent à mesure que les haies disparaissent, que les insectes se raréfient, que les façades se rénovent sans laisser de cavités.
Le chant du matin n'est pas un fond sonore. C'est un rapport sur l'état du vivant autour de vous.
Ce que votre jardin attire, votre cerveau l'entend.
Illuminated manuscript page by Florence Aseult.
The Passion of Christ, hand-painted on goat parchment using traditional medieval techniques.
Lapis blue, crimson, 23-carat gold, and vivid floral pigments.
Laura Bassi was the first woman to earn a doctorate in science and the first woman to become a professor of physics at a European university. She was an Italian physicist and philosopher who lived in the 18th century. She was a pioneer in the field of science and education, especially for women.
She was one of the first scientists to introduce and teach Newtonian physics in Italy. She published 28 articles on physics and hydraulics, and experimented with electricity, magnetism, and optics.
She founded her own school of experimental physics in 1755, where she taught some of the most prominent scientists of her time, such as Spallanzani and Volta.
She was appointed to an elite group of 25 intellectuals, called the Benedettini, by Pope Benedict XIV. They were responsible for promoting theoretical physics and other sciences in Italy.
She was also a mother of eight children and a wife of another academic, Giuseppe Veratti. She balanced her family life and her scientific career with remarkable skill and dedication.
Laura Bassi was a remarkable woman who made significant contributions to the advancement of science and the empowerment of women. She is considered one of the first women scientists in history and a role model for generations to come.
📷 Lithograph by A. di Lorenzo via JSTOR
La France a inventé les télécommunications. Cinquante ans avant le reste du monde. Sans électricité.
En 1791, Claude Chappe, ancien abbé passionné de physique, transmet un message à 14 kilomètres. En quelques minutes. Avec des bras en bois posés sur un mât.
Le principe : un mât surmonté de bras articulés, installé en hauteur. Chaque position correspond à un signe. Un guetteur lit le signal à la longue-vue et le reproduit sur la tour suivante. De tour en tour, le message file.
La Convention est en guerre. Elle finance une ligne. Paris-Lille. 230 kilomètres. Quinze stations. Un message parcourt la distance en neuf minutes.
Le 30 août 1794, la victoire française à Condé parvient à Paris en quelques instants. Pour la première fois, une information voyage plus vite qu'un cheval au galop.
En 1844, la France compte 534 tours sur 5 000 kilomètres de lignes. Un réseau national complet, opérationnel depuis un demi-siècle.
Cette même année, un Américain nommé Morse envoie son premier message électrique. Le monde applaudit l'invention du télégraphe.
La France transmettait déjà des dépêches codées depuis cinquante ans. Avec un vocabulaire secret de 9 999 mots.
En la antigua Grecia, las mujeres tenían prohibido estudiar medicina, hasta que alguien rompió la ley.
Un día Hagnódica se cortó el pelo y entró en la facultad de medicina de Alejandría vestida de hombre. Mientras caminaba por las calles de Atenas tras completar sus estudios de medicina, oyó los gritos de una mujer de parto. Sin embargo, la mujer no quería que Hagnódica la tocara, a pesar del intenso dolor, porque creía que Hagnódica era un hombre.
Hagnódica demostró su identidad femenina desnudándose y ayudando a la mujer a dar a luz. La historia pronto se extendió entre las mujeres, y todas las enfermas comenzaron a acudir a Hagnódica.
Los médicos varones, envidiosos, acusaron a Hagnódica, a quien creían hombre, de seducir a sus pacientes
En su juicio, Hagnódica compareció ante el tribunal y demostró su identidad femenina, pero esta vez fue condenada a muerte por estudiar y ejercer la medicina siendo mujer. Las mujeres se rebelaron contra la sentencia, especialmente las esposas de los jueces que la habían condenado a muerte.
Algunos decían que si Hagnódica moría, morirían con ella. Incapaces de soportar la presión de sus esposas y otras mujeres, los jueces anularon la condena de Hagnódica , y a partir de entonces, las mujeres pudieron ejercer la medicina, siempre y cuando solo atendieran a mujeres.
Así, Hagnódica dejó su huella en la historia como la primera médica, ginecóloga y especialista en medicina griega.
Esta placa que representa a Hagnódica trabajando fue excavada en Ostia, Italia.
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He travels extensively and brings a variety of content to the timeline.
#Cannes : "Si on aime tant la France, il faut défendre non seulement le cinéma français, mais aussi ses artistes et le CNC”
En direct depuis le festival de Cannes, Antonin Baudry, réalisateur de “La bataille de Gaulle” (dont la première partie est présentée à Cannes ce soir, en salles le 3 juin) et Simon Abkarian, qui y incarne le Général de Gaulle, se prononcent sur la "résistance" de certains acteurs à Vincent Bolloré et l'importance de Canal+ pour le cinéma français.
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One of the most shockingly underrated masterpieces of the Renaissance is Anthonis Mor’s portrait of Sir Thomas Gresham (c. 1560), now in the Rijksmuseum in Amsterdam.
When people see it today, especially in high-resolution pics, they often mistake it for a 19th-century photograph or even a hyper-realistic AI generation.
The skin texture, the eyes, the subtle sheen on the black fabric, make it feel almost disturbingly modern.
Yet this painting, created over 460 years ago, barely registers in the mainstream conversation about great art.
It deserves far more recognition.
“Les Barockeuses” : une série documentaire en animation qui retrace les destins méconnus de huit compositrices baroques, dès le 8.06 sur le site d'@ARTEfr, YouTube et les chaînes sociales. #Musique
Le CP ➡ https://t.co/HrIGFgeg3p