#Gishubi : Trois élèves périssent dans un éboulement sur un site de fabrication de briques
#FocodeMagazine | 16 juillet 2026
Un éboulement a coûté la vie à trois élèves, mardi 14 juillet 2026, sur la colline Mugozi, en zone Gahe, commune Gishubi, dans la province de Gitega. Les victimes participaient à des travaux de fabrication de briques auxquels elles avaient été contraintes par les responsables communaux. Les familles, accablées, réclament que les responsabilités soient établies.
Il n’aura fallu que quelques instants. Une masse de terre s’est détachée de la colline, s’est abattue sur le site et a enseveli les élèves qui y fabriquaient des briques. Trois d’entre eux ont perdu la vie sur-le-champ.
Le drame s’est produit sur la colline Mugozi, en zone Gahe, dans la commune de Gishubi. Les victimes ne s’étaient pas rendues de leur plein gré sur ce chantier. Elles avaient été contraintes de participer à ces travaux par les responsables de la commune.
Depuis, les familles sont plongées dans une profonde affliction. Au poids du deuil s’ajoute une interrogation qui ne cesse de les hanter : qui répondra de la mort de leurs enfants ?
Une question grave. Une question qui exige des réponses.
Les ministres François Havyarimana, chargé de l’Éducation, et Léonidas Ndaruzaniye, chargé de l’Intérieur, sont appelés à suivre cette affaire avec toute l’attention et toute la rigueur qu’impose la gravité des faits.
Les personnes ayant une part de responsabilité dans ce drame doivent être appelées à en répondre. La commune de Gishubi, quant à elle, devrait accorder une indemnité de réparation aux familles frappées par la perte de leurs enfants.
Au Burundi, les responsables publics échappent trop souvent à toute reddition de comptes lorsque leurs actes provoquent des drames dans le pays. Les vies sont perdues. Les familles restent seules face à leur douleur. Les responsabilités, elles, demeurent sans suite.
Cette pratique doit cesser.
L’impunité ne saurait tenir lieu de réponse.
#FocodeMagazine | La Rédaction
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Gishubi : inkuru ibabaje !
Abana b'abanyeshure bari mu bikorwa vyo gufyatura amatafari ku mutumba Mugozi, zone Gahe, komine Gishubi mu ntara ya Gitega, baguweko n'umusozi hirya y'ejo (14.7.2026), 3 batatu muri bo baca bitaba Imana ubwo nyene.
Ico gikorwa barimwo bari bagitwawemwo ku nguvu n'abarongoye komine Gishubi. Ubu abavyeyi bari mu gahinda kenshi, bakibaza uwuzobazwa urupfu rw'abo bana babo.
Turahojeje imiryango yabuze abana. Turasaba abashikiranganji François Havyarimana ajejwe indero na Léonidas Ndaruzaniye ajejwe intwaro yo hagati mu gihugu ko bokurikirana kino kibazo. Abafise uruhara mu vyabaye bakwiye kubibazwa, commune Gishubi nayo igatanga indishi y'akababaro ku miryango. Mu Burundi tumenyereye ko abategetsi ataco babazwa iyo bakoze ikintu gikwega akaga mu gihugu, birakwiye guhagarara.
Gros rebondissement dans l’affaire #MEDIABOX : la Banque mondiale fait dérailler la manœuvre
#FocodeMagazine | 15 juillet 2026
Dans une nouvelle série de publications diffusées le 15 juillet 2026 sur ses plateformes numériques, King Umurundi Freedom asbl affirme que la Banque mondiale a refusé de valider la seconde procédure d’attribution du marché du logiciel SIGEFP au ministère burundais des Finances. Pour l’organisation, ce refus stoppe net une dynamique installée depuis des mois pour faire basculer le marché en faveur de MEDIABOX.
Le dossier MEDIABOX vient de prendre un tournant brutal. Et cette fois, le choc ne viendrait plus seulement des révélations de la société civile, ni des soupçons relayés dans l’espace public. Il viendrait du bailleur lui-même.
Dans ses publications du 15 juillet 2026, King Umurundi Freedom asbl affirme que la Banque mondiale a refusé de valider la seconde procédure d’attribution du marché du logiciel SIGEFP au ministère burundais des Finances. Pour l’organisation, ce refus vaut bien plus qu’un simple incident de parcours. Il marque la rupture d’une mécanique qui, depuis des mois, avançait dans une seule direction : arracher le marché à son premier vainqueur pour le faire revenir, au second tour, vers MEDIABOX.
Le mot de “rebondissement” paraît presque faible. Car, si les faits exposés par King Umurundi Freedom asbl sont suivis dans leur logique, ce qui s’est joué ici dépasse de loin une querelle technique autour d’une procédure. C’est un bras de fer autour d’un marché stratégique, financé par des fonds internationaux, qui aurait fini par buter sur la seule porte qu’il n’était plus possible de forcer.
🔴Une première défaite jamais acceptée
Dans le récit déroulé par King Umurundi Freedom asbl, tout part d’une donnée simple : au départ, MEDIABOX n’avait pas gagné.
La première procédure avait donné l’avantage à la société tunisienne SIGA. En principe, le marché aurait dû suivre son cours. Mais, selon l’organisation, ce résultat n’a jamais été accepté par ceux qui voulaient voir MEDIABOX au centre du projet. Très vite, affirme-t-elle, une contre-offensive s’est mise en place pour remettre l’ouvrage sur la table.
Deux noms reviennent alors avec insistance dans les publications : Donatien Ndayishimiye, patron de MEDIABOX, et Bienvenu Irakoze, coordinateur du PAFEN au Burundi. L’un comme l’autre auraient, selon King Umurundi Freedom asbl, œuvré pour faire relancer la procédure. L’objectif n’aurait pas été de corriger un vice marginal. Il aurait été de rouvrir le marché pour en changer l’issue.
Dès cet instant, la seconde procédure naît sous soupçon. Elle ne se présente plus comme une simple reprise administrative. Elle apparaît, dans la lecture de l’organisation, comme une seconde chance patiemment fabriquée.
🔴Le calendrier se déplace, le décor s’élargit
Un premier signe apparaît avec le calendrier. La date initialement fixée au 5 mai 2026 est reportée au 19 mai 2026. Ce glissement, en apparence technique, prend une autre couleur dans le récit de King Umurundi Freedom asbl. Il marque, selon elle, l’effet des premières alertes rendues publiques et la nécessité de redonner à la procédure un visage moins précipité.
Le délai supplémentaire permet l’arrivée de nouveaux soumissionnaires. Au total, dix entreprises finissent par prendre part au second tour. Des sociétés venues de plusieurs pays se positionnent : France, Canada, Côte d’Ivoire, Kenya, Émirats arabes unis, Tunisie, Burkina Faso, Burundi. En apparence, la concurrence s’élargit, la procédure respire, le marché gagne en densité.
Mais au cœur de ce nouveau décor, King Umurundi Freedom asbl observe une continuité plutôt qu’un changement. MEDIABOX s’adosse à SNDI de Côte d’Ivoire, mais le visage du dossier reste le même : Donatien Ndayishimiye demeure, selon l’organisation, le point d’impulsion central.
Le décor bouge. L’objectif, lui, ne change pas.
🔴Le ballet des commissions
Après l’ouverture des offres, le 19 mai 2026, la procédure entre dans une zone plus trouble encore. C’est ici que le dossier devient, dans le récit de King Umurundi Freedom asbl, plus difficile à réduire à une suite normale d’étapes administratives.
L’organisation affirme que les commissions chargées du traitement du marché auraient été modifiées à plusieurs reprises. Trois fois, précise-t-elle. Trois remaniements successifs. Trois recompositions dans un laps de temps réduit.
Pris isolément, un changement de commission peut toujours trouver une justification administrative. Mais à partir du moment où ces ajustements se multiplient, alors que le marché reste disputé, ils prennent un autre sens. Ils donnent l’image d’une procédure que l’on retouche en marchant, comme si le bon résultat tardait à venir.
Dans le même temps, selon les sources citées par King Umurundi Freedom asbl, la société SIGA continuerait à apparaître comme l’une des offres les plus solides. Malgré les changements, malgré les remaniements, malgré la pression, le concurrent tunisien resterait difficile à déloger.
C’est précisément là que la tension monte d’un cran.
🔴Le 26 mai, le point de rupture
Le 26 mai 2026, affirme King Umurundi Freedom asbl, la procédure bascule dans une autre logique.
Ce jour-là, la commission aurait exigé de SIGA qu’elle produise, dans un délai de 72 heures, les originaux de documents liés à une dizaine de marchés antérieurs. Pour l’organisation, cette exigence ne relève ni d’un détail ni d’un simple contrôle. Elle est le cœur du piège. D’abord parce qu’elle ne figurait pas dans le DAO. Ensuite parce que les copies de ces mêmes documents étaient déjà, selon l’organisation, incluses dans le dossier de soumission. Enfin parce qu’un délai aussi bref revenait, dans les faits, à installer un obstacle presque impossible à franchir dans les règles imposées.
SIGA, poursuit King Umurundi Freedom asbl, aurait contesté cette demande. L’entreprise aurait expliqué que les copies étaient déjà fournies, que ses références pouvaient être vérifiées, et qu’aucune disposition du marché n’imposait une telle injonction. Mais rien n’aurait arrêté la machine.
À partir de ce moment, la suite ressemble moins à une évaluation qu’à une exécution méthodique.
🔴Des notes qui tombent comme un verdict
Les notes attribuées à l’issue de cette séquence sont, dans le récit de l’organisation, d’une brutalité qui parle d’elle-même.
MEDIABOX dépasserait les 80 %. SIGA tomberait sous les 20 %.
Un tel écart ne ressemble plus à une simple différence d’appréciation. Il ressemble à une chute organisée. Pour King Umurundi Freedom asbl, la notation aurait servi de levier pour donner une apparence technique à une éviction déjà préparée. On n’aurait plus ici un classement naturel des offres, mais la mise en forme chiffrée d’un résultat recherché.
Le rapport est alors rédigé à la hâte. Il conclut que l’analyse technique s’est correctement déroulée et que MEDIABOX arrive désormais en tête. À ce stade, la route semble enfin dégagée. Il ne reste plus qu’à obtenir l’aval du bailleur.
🔴L’empressement ministériel
C’est ici qu’intervient, dans les révélations de King Umurundi Freedom asbl, le rôle du ministre des Finances, Dr Alain Ndikumana. L’organisation affirme qu’au sein même du PAFEN, des contestations sérieuses auraient commencé à remonter. Plusieurs acteurs auraient dénoncé la demande imposée à SIGA, la façon dont la notation a été conduite et la fragilité du rapport produit.
Mais au lieu de ralentir, le choix aurait été d’accélérer.
Toujours selon King Umurundi Freedom asbl, Dr Alain Ndikumana aurait demandé à Bienvenu Irakoze de finaliser rapidement le rapport et de l’acheminer sans délai à la Banque mondiale. Cette insistance est lourde de sens. Elle suggère qu’il ne s’agissait plus seulement de défendre un dossier, mais de le faire passer vite, avant que les résistances internes ne prennent plus de poids.
Le rapport est transmis.
Et c’est là que le dossier se fracasse.
Le non de la Banque mondiale
Selon King Umurundi Freedom asbl, la Banque mondiale examine le dossier et refuse de valider la procédure le 10 juillet 2026. Ce refus, dans le récit de l’organisation, n’a rien d’un simple retour technique ou d’une demande de précision supplémentaire. Il vaut désaveu. Il signifie que la procédure poussée jusqu’à son seuil de validation internationale n’a pas passé l’épreuve du regard extérieur.
À partir de là, tout change.
Ce qui avançait par glissements successifs se fige d’un coup. Ce qui était présenté comme une procédure régulière se retrouve stoppé net. Ce qui devait consacrer MEDIABOX comme nouveau vainqueur devient, au contraire, un revers visible.
La Banque mondiale, dans cette lecture, ne se contente pas de bloquer un dossier. Elle brise une mécanique devenue trop visible.
🔴Une affaire qui remonte la chaîne
Ce refus n’atteint pas seulement une entreprise. Il remonte toute la chaîne des responsabilités décrite par King Umurundi Freedom asbl.
Il frappe MEDIABOX, qui voyait enfin le marché se rapprocher.
Il touche Bienvenu Irakoze, présenté comme l’un des rouages-clés de la relance.
Il éclabousse surtout Dr Alain Ndikumana, dont le rôle, dans les publications de l’organisation, apparaît de plus en plus insistant à mesure que la procédure se dévoile.
Au fond, une seule question tient désormais le dossier tout entier : pourquoi fallait-il à ce point faire gagner MEDIABOX ?
Pourquoi tant de reports ?
Pourquoi tant de commissions changées ?
Pourquoi cette demande inhabituelle adressée à SIGA ?
Pourquoi cette précipitation à envoyer un rapport déjà contesté ?
Le refus de la Banque mondiale ne clôt pas l’affaire. Il lui donne, au contraire, une densité nouvelle. Car il ne s’agit plus seulement d’un marché contesté. Il s’agit d’un marché stoppé. Plus seulement d’un soupçon. D’un revers.
Et parfois, dans les affaires les plus sensibles, ce n’est pas la victoire qui révèle le mieux la mécanique. C’est l’instant où elle échoue.
Dans le dossier MEDIABOX, cet instant semble désormais arrivé.
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#Burundi: Rebondissement de l’affaire MEDIABOX au ministère des Finances : le logiciel PTBA au cœur d’un nouveau scandale
#FocodeMagazine | 22 juin 2026
Dans deux nouvelles publications diffusées les 21 et 22 juin 2026 sur ses plateformes numériques, King Umurundi Freedom asbl affirme que le logiciel PTBA, développé par MEDIABOX pour le ministère burundais des Finances, ne remplit pas la fonction pour laquelle il a été acquis. L’organisation parle d’un outil instable, de blocages répétés et d’un personnel contraint de revenir au système antérieur pour continuer à travailler. Si ces révélations sont confirmées, l’affaire ne porterait plus seulement sur l’attribution controversée du marché, mais sur l’échec même d’un logiciel déjà payé par l’État.
Le dossier MEDIABOX vient de franchir un nouveau seuil. Jusqu’ici, les révélations successives de King Umurundi Freedom asbl mettaient surtout en cause l’amont du marché attribué à MEDIABOX: soupçons de favoritisme, conflits d’intérêts allégués, proximité présumée entre certains responsables et l’entreprise, relance controversée de procédures. En clair, la question centrale était de savoir comment MEDIABOX avait pu se retrouver au cœur d’un projet aussi sensible.
Avec les publications des 21 et 22 juin 2026, le regard se déplace. Il ne se fixe plus seulement sur les conditions d’attribution du marché, mais sur son résultat concret. Cette fois, l’organisation affirme que le problème n’est plus seulement dans la procédure. Il serait désormais dans l’outil lui-même.
Autrement dit, la question n’est plus simplement de savoir comment MEDIABOX a obtenu ce marché. Elle devient plus directe, plus lourde, plus embarrassante : qu’a réellement livré l’entreprise au ministère des Finances ?
🔴Un logiciel qui bloque au lieu de soutenir
Selon King Umurundi Freedom asbl, le logiciel PTBA, développé par MEDIABOX, serait aujourd’hui à l’origine de perturbations sérieuses dans le fonctionnement quotidien du ministère.
L’organisation explique, dans sa publication du 21 juin, que le personnel concerné fait état d’une situation devenue critique : en pratique, un seul logiciel continuerait à fonctionner normalement, à savoir SIGEFI. Or, rappelle King Umurundi Freedom asbl, les deux outils devaient fonctionner ensemble. SIGEFI et PTBA étaient censés s’articuler dans un même flux de travail. Le second devait prolonger le premier, non le perturber.
Mais, poursuit l’organisation, le PTBA se bloquerait régulièrement. À chaque interruption, le personnel serait contraint de se rabattre sur SIGEFI seul pour tenter de poursuivre les opérations en cours. Le résultat, selon King Umurundi Freedom asbl, est clair : l’outil présenté comme un appui à la réforme deviendrait lui-même une source de ralentissement.
🔴Une faiblesse de conception ?
L’organisation avance une explication sans détour. Si le PTBA pose autant de problèmes, affirme-t-elle, c’est parce qu’il “s’arrête souvent”. Et si ces interruptions sont fréquentes, poursuit King Umurundi Freedom asbl, ce serait parce que le logiciel aurait été mal conçu.
Plus sévère encore, l’organisation attribue ces défaillances à ce qu’elle appelle la “capacité technique limitée” de MEDIABOX. L’accusation est lourde de conséquences. Elle ne vise pas une panne ponctuelle, ni un simple incident d’exploitation. Elle met en cause la qualité même de l’outil fourni à l’administration et, au-delà, la compétence du prestataire retenu pour un marché aussi sensible.
Toujours selon King Umurundi Freedom asbl, les techniciens du ministère solliciteraient régulièrement MEDIABOX lorsque le logiciel cesse de fonctionner. Mais l’entreprise, ajoute-t-elle, n’apporterait pas de solution durable. Le personnel serait alors renvoyé au système antérieur, comme si le nouveau logiciel n’était pas encore capable d’assumer la place qu’il était censé occuper.
🔴Le poids des milliards
Ces nouvelles accusations prennent une toute autre portée lorsqu’on les met en regard des montants déjà engagés.
King Umurundi Freedom asbl rappelle que le marché du PTBA aurait coûté à l’État burundais deux milliards de francs burundais. Ce chiffre suffit, à lui seul, à faire du dossier une affaire majeure. Mais il devient encore plus troublant lorsqu’il est associé aux révélations précédentes de l’organisation.
Dans sa publication du 22 juin, King Umurundi Freedom asbl revient en effet sur la séquence de 2023, qu’elle présente comme le moment où tout aurait basculé. Après l’arrestation d’Amedée BWIMBA, rappelle l’organisation, le marché du PTBA aurait finalement été attribué à MEDIABOX pour deux milliards de francs burundais, alors qu’ASYST aurait pu intégrer la même fonctionnalité pour environ un milliard.
C’est là l’une des lignes de fracture du dossier. Pourquoi avoir choisi la solution la plus coûteuse ? Et comment expliquer que cette solution, déjà controversée au moment de son attribution, soit aujourd’hui accusée de ne pas fonctionner correctement sur le terrain ?
🔴Avenant, formation, paiements supplémentaires
King Umurundi Freedom asbl rappelle également qu’un avenant de 200 millions de francs burundais aurait ensuite été accordé à MEDIABOX pour finaliser le logiciel. À cela se serait ajouté un autre paiement, d’environ 24 123 000 francs burundais, officiellement lié à une formation ou à un “transfert de compétences”.
Pour l’organisation, ces décaissements additionnels soulèvent une question simple : si la société disposait déjà d’un espace au sein du ministère pour accompagner les techniciens, et si la formation faisait déjà partie de la logique du marché, pourquoi a-t-il encore fallu payer davantage ?
Ces montants, à la lumière des nouvelles révélations, prennent un relief particulier. Car si le logiciel continue aujourd’hui à se bloquer au point de perturber le travail du personnel, alors la discussion ne porte plus seulement sur l’opportunité du marché, mais sur la qualité même de ce qui a été financé.
🔴D’un marché contesté à un logiciel contesté
C’est sans doute là que réside le véritable tournant de cette nouvelle séquence.
Jusqu’ici, l’affaire MEDIABOX pouvait encore être lue comme une controverse sur les conditions d’attribution d’un marché : favoritisme présumé, influence, proximité, procédures. Désormais, le soupçon glisse vers autre chose. Il ne porte plus seulement sur la manière dont le marché a été obtenu. Il porte sur la valeur réelle de ce qui a été livré.
Et ce déplacement change tout. Un marché public controversé peut toujours être justifié au nom d’un arbitrage administratif, d’un choix politique ou d’une lecture particulière de la procédure. Mais un marché public controversé, coûteux, puis techniquement défaillant, devient une affaire d’intérêt public beaucoup plus difficile à contenir.
Ce n’est plus seulement une question de procédure.
C’est une question de résultat.
Et, au bout du compte, une question de responsabilité.
🔴Le temps des réponses
À ce stade, les révélations de King Umurundi Freedom asbl, publiées sur ses plateformes numériques les 21 et 22 juin 2026, appellent des explications claires.
Si les faits avancés sont inexacts, ils doivent être démentis avec précision. S’ils sont exacts, ils exigent des comptes.
Le ministère des Finances, les responsables du dossier et MEDIABOX ne pourront pas durablement opposer le silence à une telle accumulation d’allégations. Car la question posée est désormais à la fois simple et redoutable :
l’État burundais a-t-il payé au prix fort un logiciel qui, au lieu d’aider l’administration, contribue aujourd’hui à la bloquer ?
Si tel est le cas, alors le scandale n’est plus seulement dans l’attribution du marché.
Il est déjà entré dans le fonctionnement même de l’État.
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🔴 #Ndondeza : Où se trouve Joël Niyonkuru ?
#FocodeMagazine | 15 juillet 2026
Porté disparu depuis le 26 janvier 2026, Joël Niyonkuru aurait été emmené à Mwumba, dans la province de Ngozi, par des agents présumés du Service national de renseignement. Sa famille, restée sans nouvelles malgré plusieurs démarches auprès des autorités et de la CNIDH, réclame que toute la lumière soit faite sur son sort. Cette affaire pourrait également être liée à l’interpellation de dix autres personnes originaires de Gitega.
Joël Niyonkuru, originaire de Mwumba, dans la province de Ngozi, est porté disparu depuis le 26 janvier 2026, date à laquelle il aurait été appréhendé par des agents présentés comme appartenant au Service national de renseignement.
Selon les informations recueillies auprès de ses proches, Yakaremye Bosco, responsable du parti CNDD-FDD dans la commune de Ngozi, aurait joué un rôle important dans les circonstances ayant précédé cette disparition présumée.
Cette affaire pourrait également être liée à l’arrestation ou à la disparition de dix autres personnes dont l’identité et la situation actuelle demeurent inconnues.
🔴 Qui est Joël Niyonkuru ?
Joël Niyonkuru est né en 1980 sur la colline de Buhanda, dans la localité communément appelée « Ku Camaguru », située dans l’ancienne commune de Mwumba, au sein de l’ancienne province de Ngozi.
Il exerçait principalement des activités agricoles. Il pratiquait également un commerce transfrontalier informel entre le Burundi et le Rwanda.
Joël Niyonkuru était marié et père de cinq enfants.
Sur le plan politique, il était membre du parti CNDD-FDD, sans toutefois y exercer de fonction particulière ni assumer de responsabilités dirigeantes. Selon les témoignages de ses voisins, il était connu comme une personne paisible et n’entretenait aucun différend particulier avec son entourage.
🔴 Les circonstances de son interpellation présumée
Dans la soirée du 26 janvier 2026, Joël Niyonkuru aurait reçu un appel téléphonique de Yakaremye Bosco, responsable du CNDD-FDD dans la commune de Ngozi.
Au cours de cet échange, Yakaremye Bosco l’aurait interrogé au sujet de plusieurs personnes interpellées à Ngozi alors qu’elles s’apprêtaient à emprunter des motos-taxis. Ces personnes auraient déclaré qu’elles se rendaient au domicile de Joël Niyonkuru.
Joël Niyonkuru aurait confirmé qu’il connaissait ces personnes et qu’elles étaient effectivement attendues chez lui.
Les personnes concernées, qui seraient au nombre de dix, venaient de Gitega. D’après la famille de Joël Niyonkuru, l’un de ses proches réside en Ouganda, où il exerce des activités commerciales et professionnelles. Ce proche aurait cherché à recruter des travailleurs et aurait sollicité, à cette fin, un commerçant de Gitega qui porterait le nom de Gasongo.
Le proche de Joël aurait ensuite demandé que les personnes recrutées passent la nuit chez Joël Niyonkuru, à Mwumba, avant de poursuivre leur déplacement en passant par le Rwanda.
Après avoir fourni ces explications, Joël Niyonkuru aurait été rassuré par Yakaremye Bosco, qui lui aurait indiqué qu’aucune difficulté particulière ne se posait.
Selon ses proches, ces assurances auraient pu avoir pour effet de le mettre en confiance et de l’empêcher de se soustraire à une éventuelle arrestation.
Peu après cet échange téléphonique, un véhicule présenté comme appartenant au Service national de renseignement serait arrivé au domicile de Joël Niyonkuru. Celui-ci aurait alors été emmené par les occupants du véhicule.
Depuis cette date, sa famille affirme n’avoir reçu aucune information officielle concernant son lieu de détention, son état de santé, les motifs de son arrestation éventuelle ou les procédures engagées à son encontre.
En l’absence de reconnaissance officielle de sa détention et d’informations sur son sort, les faits rapportés pourraient soulever des préoccupations relatives à une éventuelle disparition forcée.
🔴 Les démarches entreprises pour retrouver Joël Niyonkuru
La famille de Joël Niyonkuru affirme avoir entrepris plusieurs démarches afin de retrouver sa trace.
Ses proches se seraient notamment adressés aux services de renseignement à Ngozi. Ceux-ci auraient déclaré ne disposer d’aucune information concernant Joël Niyonkuru.
La famille se serait ensuite rendue au siège du Service national de renseignement à Bujumbura, sans obtenir d’informations permettant de déterminer le lieu où il se trouve.
Elle aurait également saisi la Commission nationale indépendante des droits de l’homme, la CNIDH.
Dans le cadre de ses investigations, la CNIDH se serait rendue sur la colline d’origine de Joël Niyonkuru et aurait interrogé plusieurs voisins. Ceux-ci auraient déclaré ne lui connaître aucun comportement répréhensible ni aucun conflit particulier.
La CNIDH aurait informé la famille qu’elle lui communiquerait les résultats de ses investigations. Toutefois, selon les proches de Joël Niyonkuru, aucune information complémentaire ne leur aurait été transmise à ce jour.
🔴 Le mystère entourant les dix personnes originaires de Gitega
La famille de Joël Niyonkuru affirme ne disposer d’aucune information vérifiable concernant le sort des dix personnes originaires de Gitega qui devaient passer la nuit à son domicile avant de poursuivre leur déplacement.
Elle ignore si ces personnes sont toujours détenues, si elles ont été libérées ou si elles ont été transférées vers un autre lieu.
Selon les premières informations rapportées à la famille, ces personnes auraient été détenues par les services de renseignement et soupçonnées de vouloir rejoindre des groupes armés.
Ces allégations n’ont toutefois pas pu être confirmées de manière indépendante.
🔴 Appel à témoins et à informations
Toute personne disposant d’informations fiables concernant les dix personnes originaires de Gitega, interpellées à Ngozi au mois de janvier 2026, est invitée à contacter Ndondeza.
Toute personne détenant des informations sur les circonstances de l’interpellation, le lieu de détention ou le sort réservé à Joël Niyonkuru est également invitée à se manifester. Les témoignages et informations peuvent être transmis à #Ndondeza par WhatsApp au numéro suivant : +32 465 65 19 05
Les autorités compétentes doivent fournir à la famille de Joël Niyonkuru des informations précises sur son sort, révéler son éventuel lieu de détention et, le cas échéant, garantir le respect de ses droits fondamentaux ainsi que de toutes les garanties prévues par la loi.
#FocodeMagazine | La Rédaction
🔴 #Ndondeza Ari hehe Joël Niyonkuru ?
Hari umugabo w’i Mwumba mu ntara ya Ngozi atazwi irengero kuva afashwe n’abakozi b’iperereza ku wa 26.01.2026. Uwundi avugwa ko yagize uruhara rudasanzwe mw’inyuruzwa ry’uyu muntu ni Yakaremye Bosco atwara umugambwe CNDD-FDD muri komine ya Ngozi. Birashoboka kandi ko inyuruzwa rya Joël Niyonkuru rishobora kuba ryrakoze ku bandi bantu 10 tutaramenya imyidondoro.
🔴 Joël Niyonkuru ni nde ?
Joël Niyonkuru yavutse mu 1980 ku mutumba wa Buhanda (aho bita ku Camaguru) muri commune yakera ya Mwumba mu ntara ya Ngozi yahahora. Mu kazi kiwe ka misi yose yari umurimyi akanakora urudandaza hagati y’Uburundi n’Urwanda naho rutari rwemewe. Yari yubatse akagira n’abana batanu.
Mu bijanye na politike, Joël Niyonkuruniulunywanyi wa CNDD-FDD. Nta mabanga yari afise mu mugambwe. Abanyi biwe bamuvuga nk’umuntu w’umunyamahoro ata matati yagira n’abantu.
🔴 Ifatwa rya Joël Niyonkuru
Ku mugoroba wo ku wa 26.01.2026, Joël Niyonkuru yahamagawe kw’itelefone na Yakaremye Bosco atwara umugambwe CNDD-FDD muri komine Ngozi.yamuhamagaye amubaza abantu bari bafatiwe i Ngozi bagiye gufata amapikipiki abunguruza, bakaba bavuga ko bari bagiye kwa Joël Niyonkuru. Joël yaravyemeye ko arivyo arabemanga.
Abo bantu bafashwe boba bagera kuri 10, bari baje bava i Gitega. Abiwe bavuga ko Joël afise mwenewabo aba mu Buganda, akahakorera urudandaza n’ibindi bikorwa. Uwo mweenewabo yari akeneye abakozi maze abasaba urudandaza w’i Gitega yoba yitwa Gasongo. Uyu mwenewabo wa Joël ni nawe yoba yabwiye Gasongo ko abakozi yaronse borara kwa Joël i Mwumba, hanyuma akabafasha kujabuka mu Rwanda.
Joël Niyonkuru amaze gutanga izo ńsiguro, Yakaremye Bosco yaramuhumurije, amubwira ko ata ngorane. Kwari ukumuhuma amaso ngo ntahave ahunga. Inyuma gato haciye hashika imodoka ivygwa ko ari iyobm mw’iperereza igenda imijanye. Kuva ubwo nta gakuru ka Joël Niyonkuru.
🔴 Ivyakozwe vyo kurondeza Joël Niyonkuru
Abaryango ba Joël Niyonkuru barituye iperereza i Ngozi, bishurwa ko ayo makuri ataco bayaziko. Barituye icicaro gikuru c’iperereza i Bujumbura, barabuze uwabo. Barituye umurwi CNIDH ujejwe agateka ka zina muntu. Cnidh yarakoze amatohoza yayo kugeza ku mutumba Joël avako, ababanyi barawubwira ko ataco banega Joël. Umurwi CNIDH waremeye ko uzotanga inyishu ku muryango, ariko kugeza ubu nturasubira kuvugisha umuryango wa Joël Niyonkuru.
🔴 Igipfungu kuri abo bantu 10 b’i Gitega
Mu muryango wa Joël Niyonkuru ntibazi ko ba bantu 10 bari baje kwa Joël kugira abafashe kujabuka mu Rwanda, ntibazi ko bo boba barasubiriye kuboneka. Amakuru baronka mu ntango nuko bano bose bari bapfungiwe mw’iperereza, kandi ko bafashwe bakekwa ko bagiye mu mihari y’abagwanyi.
Hamwe hoba hari uwuzi aba bantu b’i Gitega bafatiwe i Ngozi muri nzero 2026 yotwandikira muri Ndondeza. N’uwomenya ivyashikiye Joël Niyonkuru yitwandikira kuri whatsapp ya Ndondeza :
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Akabazo k’umunyagihugu : kubera iki kizimyamwoto y’i Gitega itatabaye i Ngozi ?
Umunyagihugu w’i Gitega yatwandikiye ati :
"Ibi bintu biba mu Burundi biramaramaje. Nk’ubu nokubwira ko kizimyamwoto y’i Gitega urya musi isoko y’i Ngozi isha, hari jeudi le 9, twayiciyeko iriko iravoma amazi ku Ruvyironza hagati ya 17h30 na 18h. Twariko turamanuka Buja muri agence yitwa Adonaï.
None ko yari yuzuye amazi yabujijwe kuja gutabara n’iki ?"
Aka ni akabazo benshi bibaza. Hagati ya Gitega na Ngozi hagendwa umwanya udashika amasaha abiri. Vyagenze gute ngo isoko ya Ngozi ishe amasaha n’amasaha kizimyamwoto ziyegereye zitaje gutabara ?
Umukuru w’igihugu, umukuru wa Leta n’umushikiranganji ajejwe umutekano n’intwaro yo hagati mu gihugu iki n’ikibazo ubundi bategerezwa kwishura. None bazokibazwa na nde mu gihe n’uwutwara Inama Nshingamateka yamaze gutangaza ko gusha kw’isoko ari igihano ku badandaza bataguze kizimyamwoto ?
Afrique du Sud : Le président Évariste Ndayishimiye doit rompre le silence
#FocodeMagazine | 14 juillet 2026
Des Africains traqués par d’autres Africains sur une terre que l’Afrique entière a contribué à libérer : le paradoxe est cruel. Il devrait être politiquement insupportable.
En Afrique du Sud, la poussée xénophobe ne relève plus de la rumeur. Des manifestations hostiles aux migrants se multiplient. Des groupes s’arrogent le droit de contrôler les papiers, de fouiller des logements et de chasser ceux qu’ils désignent comme étrangers. Des milliers de ressortissants africains ont déjà quitté le pays sous la pression de la peur.
Face à cette dérive, le président sud-africain Cyril Ramaphosa a condamné la désignation des migrants comme boucs émissaires et rappelé que nul ne pouvait se substituer à l’État. C’est nécessaire. Ce n’est manifestement pas suffisant.
Une autre voix doit s’élever : celle d’Évariste Ndayishimiye.
Le président du Burundi est, depuis février 2026, président en exercice de l’Union africaine. Cette fonction n’est pas une médaille diplomatique. Elle n’est pas un supplément de prestige destiné aux cérémonies officielles. Elle confère une responsabilité : parler lorsque les valeurs fondatrices de l’organisation sont menacées, agir lorsque des citoyens africains sont livrés à la peur.
Or la parole politique attendue tarde à se faire entendre.
La Commission africaine des droits de l’homme et des peuples a pourtant lancé l’alerte. Elle s’est dite préoccupée par les agressions, le harcèlement et les opérations menées par des groupes visant des personnes supposées être des migrants sans papiers. Dès lors, le président en exercice de l’Union africaine ne peut invoquer ni l’ignorance ni l’absence d’éléments suffisamment graves.
Son silence devient une question politique.
L’histoire, ici, rend cette retenue plus difficile encore à comprendre. L’Afrique du Sud démocratique n’est pas née dans la solitude. Durant l’apartheid, des pays africains ont soutenu les mouvements de libération, accueilli leurs militants et porté leur cause dans les institutions internationales. L’Organisation de l’unité africaine avait inscrit la lutte contre l’apartheid au cœur même de sa mission.
Rappeler cette solidarité ne revient pas à réclamer une reconnaissance perpétuelle. La mémoire n’est pas une facture. Mais elle oblige.
Un pays que le continent a aidé à libérer ne peut laisser prospérer l’idée que l’Africain venu d’ailleurs serait, par nature, une menace. Le migrant n’a pas créé le chômage sud-africain. Il n’a pas produit les inégalités, la corruption, la crise des services publics ou l’insécurité. Lui faire porter le poids de ces échecs est une diversion. Le pourchasser est une indignité.
La lutte contre l’immigration irrégulière relève de l’État et du droit. Elle ne saurait être abandonnée à des groupes de rue, à des fouilles arbitraires ou à des expulsions improvisées.
Évariste Ndayishimiye doit donc intervenir clairement. Il doit appeler les autorités sud-africaines à garantir la sécurité de tous les ressortissants africains, demander que les actes de violence et d’intimidation soient poursuivis, coordonner les réponses consulaires et rappeler qu’aucune politique migratoire ne peut s’affranchir de la dignité humaine.
Cette exigence vaut également pour le Burundi.
Des ressortissants burundais affirment avoir sollicité l’ambassadeur Alexis Bukuru et n’avoir reçu, comme réponse, que la proposition d’un laissez-passer de retour au pays, moyennant 200 rands pour les personnes dépourvues de documents réguliers. Ces témoignages doivent être vérifiés contradictoirement. Mais ils sont suffisamment graves pour appeler une explication publique.
Une ambassade n’est pas seulement un guichet de rapatriement. Elle doit écouter, orienter, recenser les personnes menacées, saisir les autorités locales et rendre compte des démarches entreprises. Renvoyer les victimes vers leur pays sans répondre à leur demande de protection ne constituerait pas une politique consulaire. Ce serait un abandon.
Le Burundi s’est honoré de voir son président accéder à la tête de l’Union africaine. Il lui appartient désormais de donner un sens à cet honneur.
L’histoire ne retiendra ni les cortèges, ni les photographies de sommet, ni les formules convenues. Elle posera une question simple : lorsque des Africains étaient pourchassés, qu’a fait le président de l’Union africaine ?
À cette question, Évariste Ndayishimiye ne peut répondre par le silence.
Car, face à la xénophobie, se taire n’est pas rester neutre.
C’est laisser la peur parler plus fort que l’Afrique.
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Ariko aya mabi ariko arakorerwa abanyafrika na benewabo muri Afrika y’epfo, vy’ukuri Prezida wa Union Africaine ntaco afise yoyavugako ?
Afrika yose yarafashije abanya-Afrika y’epfo kugwanya Apartheid. Uburundi, canecane ku ntwaro ya Prezida Bagaza, buri mu bihugu vyashigikiye urugamba rw’umuhari ANC. Ubumwe bw’Afrika bucitwa OUA bwarakoze vyinshi mu rugamba rwo kugwanya akarenganyo n’agahotoro muri Afrika y’epfo.
None aka gacerere k’umukuru wa Union Africaine kava kuki mu mabi mashasha ariko akorerwa abanyafrika muri ico gihugu ?
Hari abarundi bo ejo bitoye baja gutabaza Ambassadeur Alexis Bukuru aserukira Uburundi muri Afrika y’epfo, yabishuye ati :
"Ico nshoboye nuko abatagira ivyangombwa nobaha Go home bagasubira mu Burundi. Uwufise ama Rand 200 aze tumuhe Go Home atahe !"
Abari bagiye gutabaza batashe bimyiza ibamfu.
Gutorwa kuba Prezida wa Union Africaine vyarahimbajwe ko ari iteka rikomeye ku Burundi. Yamara abanyafrika bazosigarana ko uwo mukuru wa Union Africaine yabasigiye irihe jambo ? Yatabaye iki mu gihe bari bagowe ?
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