Je rajoute une explication issue d'une "théorie" co-élaborée avec feu Olivier Geradon de Vera en 2007 :
Les Français 🇫🇷 ne mesurent pas la réalité de leur pouvoir d'achat mais la satisfaction de leur vouloir d'achat (qui progresse bien plus rapidement). D'où l'émergence d'un sentiment de frustration.
Le nouveau Front républicain, c’est faire barrage aux députés extrémistes (pro-Hamas, pro-Poutine, racistes, antisémites…)
👉 Le collectif « Bloquons-les » a fait ce travail de vigie.
👁️ Allez voir leur site.
❌ Faisons bloc. Bloquons-les !
https://t.co/VmCFLWAzar
Intéressant début de mea culpa, par Ariane Mnouchkine, au nom du monde de la culture, sur l'aveuglement, voire la diabolisation du vote RN de ce dernier :
"Macron est bien trop petit pour porter, à lui seul, la totalité du désastre. Je nous pense, en partie, responsables, nous, gens de gauche, nous, gens de culture. On a lâché le peuple, on n’a pas voulu écouter les peurs, les angoisses. Quand les gens disaient ce qu’ils voyaient, on leur disait qu’ils se trompaient, qu’ils ne voyaient pas ce qu’ils voyaient. Ce n’était qu’un sentiment trompeur, leur disait-on. Puis, comme ils insistaient, on leur a dit qu’ils étaient des imbéciles, puis, comme ils insistaient de plus belle, on les a traités de salauds. On a insulté un gros tiers de la France par manque d’imagination. L’imagination, c’est ce qui permet de se mettre à la place de l’Autre. Sans imagination, pas de compassion.
Il n’y avait autrefois aucun professeur qui votait FN. Comment se fait-il qu’il y en ait aujourd’hui ? Et tant d’autres fonctionnaires, si dévoués pourtant à la chose publique, qui votent RN, chaque fois davantage ? Aujourd’hui, je ne suis pas certaine qu’une prise de parole collective des artistes soit utile ou productive. Une partie de nos concitoyens en ont marre de nous : marre de notre impuissance, de nos peurs, de notre narcissisme, de notre sectarisme, de nos dénis. J’en suis là. Une réflexion très sombre, incertaine et mouvante."
>> https://t.co/OaTrGfEU8I
L'EXTRÊME DROITE À 40%, UNE LOGIQUE MÉDIATIQUE - Jamais, dans l'histoire de notre pays, les scores de l'extrême droite n'auront été aussi élevés. Jamais le Rassemblement National, parti créé en 1972 par Jean-Marie Le Pen et Pierre Bousquet (ancien Waffen-SS au sein de la Division Charlemagne), n'aura à ce point dominé le jeu politique français. Jamais, non plus, les médias Français n'auront autant contribué à la montée du national-populisme jusqu'à le conduire aux portes du pouvoir...
DES MÉDIAS CLIVÉS ET POLARISÉS
Depuis une quinzaine d'années, la tendance est à la polarisation. 2 clans médiatiques s'affrontent et tentent d'imposer leur propre idéologie à l'ensemble des Français. Le premier clan se compose de médias de gauche tels que Mediapart, Libération, Le Monde, Télérama ou encore Blast auxquels il convient d'ajouter la majeure partie des médias publics (France Info, France Inter, France Culture, France 2, France 3 et France 5). Leurs valeurs communes se basent sur une forte défiance vis à vis de l'État, une relative aversion pour l'autorité, un anticapitalisme chevillé au corps, une vision écologique de type militante et un wokisme assez prononcé (dénonciation des injustices et discriminations subies par les minorités).
Sur cette même période, la radicalisation de la ligne éditoriale du Monde (vers les gauches radicales) coïncide avec la prise de pouvoir de la version numérique dont est issu l'actuel directeur de l'ancien journal de référence. Dans le même temps, la nomination à France Télévisions d'une présidente woke et de son bras droit porte-drapeau de l'écologie radicale ont largement fait évoluer le centre de gravité du groupe audiovisuel public, le rendant perméable aux mouvances radicales, militantes voire factieuses.
De l'autre côté du prisme, le milliardaire Bolloré a progressivement transformé plusieurs médias historiques en tête de pont de son idéologie ultra-conservatrice. Après avoir racheté des marques telles que I-Télé devenue Cnews, Europe 1 ou encore le JDD, il a impulsé une dynamique où la parole d'extrême droite s'exprime à visage découvert et sans le moindre complexe. En dépit d'audiences limitées (2,8% pour Cnews, 4,5% pour Europe 1), les puissants comptes nationalistes s'emparent de ces discours radicaux et maximisent leur visibilité sur les réseaux sociaux.
Notons enfin l'inclinaison, de plus en plus radicale, de titres conservateurs tels que Le Figaro. Sa version en ligne (premier site d'information en France avec 156 millions de visiteurs uniques selon l'APCM avril 2024) et ses comptes sur les réseaux sociaux tendent, de plus en plus clairement, vers l'extrême droite. Leurs prises de parti contre l'exécutif ne s'embarrassent plus, désormais, de la moindre précaution éditoriale et il est parfois difficile de discerner la ligne de Cnews et celle du https://t.co/SYNiV29CVt. Dans ces médias, les valeurs fondatrices sont la lutte contre l'immigration (présentée comme une menace existentielle), l'exigence d'un pouvoir fort (voire autoritaire ?) ainsi que l'exacerbation du sentiment national et de ses origines catholiques.
DES MÉDIAS LARGEMENT POPULISTES
Les 2 clans médiatiques reproduisent, à peu de choses près, ce que l'on observe régulièrement à l'Assemblée nationale, soit une union des extrêmes pour tenter de faire tomber des gouvernants perçus comme bien trop modérés pour répondre à leurs exigences radicales. En même temps, rien de bien surprenant à ce phénomène quand on observe l'influence considérable de l'idéologie NUPES-LFI au sein des médias de gauche (et des médias publics) et celle du RN dans l'écosystème médiatique de droite.
Ce populisme aux accents factieux se ressent, tout particulièrement, lorsque notre pays traverse des crises. Chacun se souvient des gilets jaunes et du grossier parti-pris des médias -de gauche comme de droite - pour les révoltés des ronds-points. On se rappelle tous, également, de la manière dont 95% des rédactions françaises se sont opposées à la dernière réforme contre les retraites pourtant cruciale pour assurer la pérennité de notre système égalitaire. Enfin, la récente crise agricole a été l'occasion de constater à quel point des journalistes qui ne connaissent à peu près rien à l'agriculture ont pu subitement se muer en défenseurs du monde rural en colère contre "les incapables qui nous gouvernent".
Cette détestation de l'État ne se mesure pas seulement au moment des crises, elle peut aussi s'observer - au fil du temps - dans les quotidiens d'information, les journaux, les JT. Faisant le choix d'un biais de négativité devenu la norme, l'immense majorité des rédactions françaises renvoie l'image d'un pays en extrême souffrance où rien ne fonctionne correctement et où la culture victimaire atteint des niveaux ultimes. Outre les micro-trottoirs de plainte et de récrimination et les témoignages qui accablent "les pouvoirs publics", la place prise par les discours revendicatifs est tout simplement stupéfiante.
Des ONG politiquement orientées (Greenpeace, Oxfam, Amnesty International, MSF...) aux syndicats radicaux (CGT, Sud, FO...) en passant par une myriade d'associations contestataires, l'omniprésence du mécontentement au sein des médias français n'a pas d'équivalent en Europe. De France Info à Cnews en passant par Le Monde et les JT de France 2, les Français sont inondés de constats apocalyptiques, d'incantations bruyantes, de récriminations véhémentes. Il faut ajouter à cela des éditorialistes qui, pour la plupart, nourrissent la colère sans le moindre scrupule, agissant en instigateurs des tensions plutôt qu'en modérateurs capables de raison.
DES MÉDIAS ANTI-EUROPÉENS
Partout où les médias sont polarisés, les populistes prospèrent en profitant d'un auto-centrage des débats autour de problématiques intérieures, simplistes, manichéennes. On le constate notamment aux États-Unis où les puissants médias conservateurs focalisent les opinions sur des thématiques telles que l'immigration, la lutte contre le wokisme ou encore le sentiment nationaliste tandis que les médias démocrates excellent en matière de cancel culture, d'auto-flagellation post-coloniale ou encore d'intersectionnalité.
On retrouve les mêmes mécaniques éditoriales au sein des médias français avec une prédominance du sentiment anti-européen. Plus nos médias se polarisent, moins ils sont en mesure de proposer des discours modérés, pondérés, nuancés. Ils imposent des prismes nationaux et dépréciatifs en occultant les dimensions continentales. Ainsi, de nombreux JT éradiquent purement et simplement l'actualité européenne (on pense notamment aux 13 heures de TF1 et France 2 mais aussi à de nombreuses éditions de 20 heures de ces mêmes chaines).
Lorsqu'on ajoute à ce sombre tableau le déficit chronique de pédagogie de la part des médias hexagonaux (au contraire de leurs homologues anglo-saxons), on obtient des résultats édifiants : les Français sont les moins bien informés sur l'actualité de l'Union européenne, ils ignorent le fonctionnement de ses institutions et ne connaissent pas les apports l'Europe dans de nombreux domaines (cf. Eurobaromètre d'avril 2024). Logiquement, ils sont aussi les plus pessimistes et les plus anxieux quant à l'avenir du projet européen. Bref, tous les ingrédients pour voter massivement pour des partis nationalistes, populistes et anti-européens.
@briceculturier@BGriveaux@C_Barbier@JulianBugier
Voilà une occasion de comparer objectivement les programmes de Valérie Hayer et de Jordan Bardella, loin du bruit des débats mal arbitrés et de tous les artifices de tribune ou de propagande. ⤵️
LA NOUVELLE STRATÉGIE DE MÉDIAS CITOYENS - Au cours des 2 derniers mois, nous avons discuté avec différents acteurs médiatiques, politiques et institutionnels. Nous avons également écouté les conseils et recommandations de notre communauté. Enfin, nous nous sommes interrogés sur ce qui fonctionne dans notre démarche et ce que nous souhaitons faire évoluer. Voici les grandes lignes stratégiques qui ressortent de ce processus réflexif...
DISCUTER AVEC LES MÉDIAS
Depuis quelques temps, nous avons initié des contacts avec différentes directions et rédactions de médias français (presse écrite, radio, télévision). L’idée est de recueillir les impressions, de prendre en compte les critiques (constructives) et d’échanger sur les questions de déontologie, de qualité du journalisme. Nous allons continuer ces discussions avec toutes celles et ceux qui partagent nos valeurs - citoyennes, républicaines, pro-européennes - et souhaitent améliorer leurs pratiques.
VALORISER LES QUALITÉS, LES PROGRÈS
Depuis un an, nous nous sommes beaucoup focalisés sur les dérives et manquements déontologiques. Bien sûr, nous poursuivrons cette vigilance citoyenne car elle nous semble complémentaire du travail de l’Arcom, en palliant certaines de ses insuffisances. En même temps, nous nous devons de valoriser - de façon bien plus régulière - les programmes, émissions et JT de qualité. Nous consacrerons donc, désormais, une partie de nos posts, à ces analyses positives.
DÉFENDRE L’INTÉRÊT DES CITOYENS
La seule boussole qui doit animer notre action est celle de l’intérêt du citoyen vis-à-vis de ses médias d’information : Est-il bien informé ? Est-il considéré ? Est-il suffisamment pris en compte ? Ainsi, nous nous focaliserons sur la position de l’auditeur, du lecteur et du téléspectateur dans ce qui lui est donné à entendre, à lire et à voir. En outre, nous poursuivrons nos efforts afin d'intégrer les citoyens aux choix éditoriaux et programmatiques des principaux médias français.
GARDER NOTRE INDÉPENDANCE
Nous ne disposons d’aucun budget et souhaitons garder ce mode de fonctionnement entièrement bénévole. Bien sûr, ce choix limite notre capacité d’action mais il nous assure une entière liberté éditoriale ainsi qu'une complète indépendance vis à vis des journalistes, des lobbyings et des grandes entreprises. Ce côté artisanal fait la force de notre démarche et contraste avec l’omniprésence des logiques financières au sein des médias ; nous souhaitons le préserver aussi longtemps que possible.
Remise des prix du Challenge des Rayons Boucheries au #SIA2024.
Une belle vitrine pour mettre en lumière les bouchers des supermarchés & hypermarchés, acteurs indispensables de nos filières 🇫🇷, dont le travail remarquable assure aux consommateurs une viande de qualité et durable.
💡🐮 L'@InstitutElevage a actualisé son étude «Où va le bœuf». La #GMS reste le débouché principal pour la viande de gros bovins avec 38% des volumes disponibles avant export en 2022 (- 4 pts // 2017). Part de viande #importée : <7% sur la viande piécée, <5% sur la viande hachée
Sidérant récit, par @SeznecErwan, de la porcherie qu’est devenue Notre-Dame-des-Landes - où les zadistes déversent leurs déjections et immondices directement en zone humide, souillent l’environnement (quand ils ne se tapent pas dessus). L’enfer. https://t.co/cZG4iru9nf
Un peu fatiguée d'entendre, aujourd'hui, les commentaires paresseux sur #Ecophyto, alors que les indicateurs qui le composent sont les seuls, en Europe, à ne tenir AUCUN COMPTE de la toxicité des produits, ni pour l'environnement, ni pour la santé... Seule la quantité est considérée.
C'est débile.
Tout le monde sait que c'est débile.
Même EELV.
Il existe un indicateur européen, toujours imparfait, mais mieux ficelé, que tout le monde est d'accord pour utiliser...
Mais ce n'est pas bon pour la propagande binaire : il montre une réduction de l'usage des pesticides en France de 35/38% ces dix dernières années.
Ces postures, jouant avec la santé des gens alors qu'elle n'est en rien menacée, sont épuisantes...
(PS pour mes estimés confrères : même si c'est compliqué, il n'est pas interdit de se pencher sur ces indicateurs que sont IFT et Nodu, histoire de vraiment informer. 😈)
Bref : je vous prépare un papier.
Bande de veinards, j'ai déjà pu jeter un œil (grande conso) sur le nouvel organigramme de @CarrefourFrance après la réorganisation annoncée cet après-midi. C'est 🎁
Le #steak tartare, cette éternelle star de la gastronomie française. On dit les Français fâchés avec la #viande, mais ils ne l'ont jamais mangée autant crue à travers ce plat iconique de la brasserie française
https://t.co/y9bJXfKavW
Pouvoir choisir des produits 🇫🇷 est un #luxe dont il ne faut pas se priver : traçabilité, qualité et circuit-court, nous sommes fiers de nos filières
Cet été privilégiez les produits français pour vos salades et barbecues !
#mangerfrançais
👇👀[alt] description
PORTRAIT CHINOIS - En voilà un qui a su trouver le bon filon en mélangeant idéologie, activisme et sens du business. Grâce à sa proximité avec le directeur des programmes de France Télévisions (lui-même proche des gauches écolo-radicales), ses petites affaires se trouvent florissantes avec - chaque année - de nouvelles émissions à animer et à produire. L’un des talents du journaliste militant a consisté à identifier un créneau porteur puis à le faire fructifier au maximum...
Et pourtant, il partait de loin l’ami de la nature et de la planète. Selon 2 sources qui l’ont côtoyé lorsqu’il débutait sur le service public (au sein de la rédaction de France 2), « Il ne s'intéressait aucunement à l’écologie et à l’environnement, bien au contraire ! Son mode de vie et ses convictions étaient aux antipodes de ces considérations ! ». Cette prise de conscience tardive a permis à notre stratège du marketing de saisir les opportunités d’un marché en pleine expansion.
En quelques années, le journaliste ambitieux s’est mué en véritable robin des bois du climat ; il lutte désormais, caméra allumée, contre les dérives du capitalisme, les insuffisances de l’État ou encore les entreprises aux pratiques peu scrupuleuses. Ce qui ne l’a pas empêché, dans le même temps, de gérer son business avec une voracité toute libérale et de multiplier les contrats juteux, élargissant tous azimuts ses sources de revenus, de profits. Entre sa promotion du palace parisien Le Meurice (où il fête les 35 ans de sa compagne) et ses amitiés avec plusieurs grandes fortunes françaises, il dénote de l’écologie minimaliste, paysanne.
Parmi ses multiples projets à vocation commerciale, l’entrepreneur lance, en novembre 2022, le site payant Vatika. Ce média d’investigation militante se présente comme entièrement « indépendant » tandis qu’il est co-financé par plusieurs fonds d’investissements dont les préoccupations sont assez éloignées des causes écologiques (dont Mediawan et une filiale de François Pinault). À peine lancé et déjà condamné par la justice française pour non-respect de la présomption d’innocence dans l’affaire Shaïna, le site est considéré comme « quasi-propagandiste » par nombre d’observateurs.
Autre illustration de cette éthique singulière, l’obtention de l’émission phare des J.O de Paris 2024 par sa société de production. Les équipes des sports de France Télévisions travaillaient depuis des mois pour préparer la quotidienne qui devait être produite en interne lorsqu’une décision brutale, de dernière minute, a attribué l’émission à la société du businessman militant. Ce dernier a donc récupéré le gros contrat et spolié le travail des équipes de France télé avec le même cynisme qu’il aime à dénoncer dans ses documentaires partisans.
Cette absence de scrupules se retrouve dans la lutte qu’il mène - face caméra - contre les émetteurs de CO2 tandis qu’il est un utilisateur invétéré du transport aérien (notamment pour rejoindre le pays basque) : « Il a toujours beaucoup aimé voyager en avion et il ne s’en est jamais privé ! » précise l’une de nos sources à France Télévisions qui conclue : « Il était prêt à tout pour être à l’écran, pour devenir une star quitte à prendre quelques libertés avec le code déontologique ».