La semaine dernière, mon épouse alors que je passais mon ordre d'achat sur @SpaceX - me faisait remarquer que "j'étais le seul économiste en France à défendre @elonmusk".
Il y a des raisons objectives à cela :
1. J'ai une solide formation et cukture scientifiques
2. Depuis ma plus tendre enfance, je suis fasciné par les visionnaires et découvreurs
3. J'ai exercé des postes d'analyste et de management dans plusieurs boîtes avant de revenir à l'académisme. Je connais l'entreprise de l'intérieur. Et le poids de la responsabilité de l'erreur.
4. J'investis. Beaucoup. Je prends des risques.
5. J'aide à monter des affaires.
6. Et je sais que tous les grands découvreurs et inventeurs de l'histoire n'étaient pas des gens parfaitement "clean", ou lisses. Je passe outre les défauts des individus, ou les désaccords que je peux avoir avec eux. Ce qui compte, c'est le legs. Et le legs à l'humanité d'Elon Musk sera considérable tant il aura accéléré l'agenda des découvertes scientifiques et techniques.
Pour toutes ces raisons, je jette un regard différent sur Elon Musk, que je ne résume pas à ses orientations politiques ou morales.
Les chiens aboient, mais la caravane passe.
Tandis que certains confrères se ruaient sur tous les plateaux TV et radio pour dire ce que les journalistes avaient envie d'entendre "l'IPO de @SpaceX, c'est du vent, ça va crasher", perso je passais mon ordre d'achat. Je n'ai pas laissé une idéologie obscurcir mon jugement, et j'ai pris mes +30%.
L'Europe, terre d'excellence scientifique, qui a vu naître parmi les plus grandes inventions techniques ou médicales de lHiistoire, celles-là même qui ont été à la base de sa prospérité, est en train de renier son héritage, et de se saborder.
Pourquoi ?! Parce qu'elle laisse bien trop de place - dans les fonctions clés de la décision (politique), du conseil (économique ou militaire), ou de la diffusion (éducation, médias), à des personnes qui n'ont ni culture scientifique, ni culture du risque. Des esprits, certes brillants (parfois), mais biberonnés à des lectures (sociologiques, philosophiques, French Theory, égalitarisme...) qui les enferment dans des schémas au mieux adverses au risque, au pire adverses au progrès et à la croissance.
Il y a encore des bâtisseurs en Europe. Mais, ils doivent se battre contre tout un système qui étouffe la prise d'initiative, crie avant d'avoir mal, et tient le succès pour suspect. Normal qu'ils soient de plus en plus nombreux à (songer à) partir vers des contrées plus hospitalières pour exercer leurs talents et donner libre court à leurs visions. Des contrées où on ne souhaite pas secrètement l'échec de tous les SpaceX du monde parce qu'on ne partagerait pas l'idéologie de son fondateur...
CC @olascar@stertrais@platombe@CarlosDiaz@siliconcarnesf@epelboin@damiendouani
@brivael + le podcast de Brian Halligan Long Strange Trip, avec Jack Dorsey notamment il y a une semaine,
+ ceux de David Senra, sous ce nom, et le second: Founders,
+ Dwarkesh Patel
Ce que c’est creux. Le libéralisme est fondamentalement une tentative d’organiser politiquement le pluralisme (culturel, religieux, etc.) de fait d’une société, et dans ce cadre de garantir des droits fondamentaux aux individus. C’est tout le sens de la formule la plus importante de Montesquieu: « C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser : il va jusqu'à ce qu'il trouve des limites. Qui le dirait ? La vertu même a besoin de limites. Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ».
Il me semble qu’un programme libéral actuel est avant tout de réfléchir à comment respecter le pluralisme dans un contexte où l’on assiste à un bouillonnement des idéologies politiques essentialisantes (des identitaires aux islamistes) et à un prolifération des pouvoirs potentiellement oppresseurs (et en premier lieu la big tech radicalisée américaine).
Et il y a évidemment une dimension internationale majeure dans ce projet.
Réduire le libéralisme à la réduction du budget de l’Etat et à la lutte contre la délinquance c’est vraiment le bout le plus minuscule de la lorgnette. Et simplement un programme banalement de droite qui pourrait être gaulliste, souverainiste, ou neo-fasciste… Et c’est pour ça que que Lisnard veut une primaire ouverte jusqu’aux néo-pétainistes de Reconquête: il n’a aucune adhésion substantielle ou forte à une société libérale. Il a en revanche une adhésion classique à des idées de droite, qu’il appelle « libéralisme » car il pense que ce sera son facteur marketing le différentiant de ses concurrents.
Mais un programme budgétaire sur la dépense publique, aussi nécessaire qu’il soit (et il l’est), n’est pas un programme politique à la hauteur des enjeux du moment.
Malheureusement, je pense qu’un programme politique autentiquement libéral n’existe pas en France à ce jour.
En même temps, il ne fallait pas attendre grand chose de libéral de la part de quelqu’un qui voulait payer des frais d’avocat aux imaginaires « victimes du wokisme »…
Ce que c’est creux. Le libéralisme est fondamentalement une tentative d’organiser politiquement le pluralisme (culturel, religieux, etc.) de fait d’une société, et dans ce cadre de garantir des droits fondamentaux aux individus. C’est tout le sens de la formule la plus importante de Montesquieu: « C'est une expérience éternelle que tout homme qui a du pouvoir est porté à en abuser : il va jusqu'à ce qu'il trouve des limites. Qui le dirait ? La vertu même a besoin de limites. Pour qu'on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir ».
Il me semble qu’un programme libéral actuel est avant tout de réfléchir à comment respecter le pluralisme dans un contexte où l’on assiste à un bouillonnement des idéologies politiques essentialisantes (des identitaires aux islamistes) et à un prolifération des pouvoirs potentiellement oppresseurs (et en premier lieu la big tech radicalisée américaine).
Et il y a évidemment une dimension internationale majeure dans ce projet.
Réduire le libéralisme à la réduction du budget de l’Etat et à la lutte contre la délinquance c’est vraiment le bout le plus minuscule de la lorgnette. Et simplement un programme banalement de droite qui pourrait être gaulliste, souverainiste, ou neo-fasciste… Et c’est pour ça que que Lisnard veut une primaire ouverte jusqu’aux néo-pétainistes de Reconquête: il n’a aucune adhésion substantielle ou forte à une société libérale. Il a en revanche une adhésion classique à des idées de droite, qu’il appelle « libéralisme » car il pense que ce sera son facteur marketing le différentiant de ses concurrents.
Mais un programme budgétaire sur la dépense publique, aussi nécessaire qu’il soit (et il l’est), n’est pas un programme politique à la hauteur des enjeux du moment.
Malheureusement, je pense qu’un programme politique autentiquement libéral n’existe pas en France à ce jour.
En même temps, il ne fallait pas attendre grand chose de libéral de la part de quelqu’un qui voulait payer des frais d’avocat aux imaginaires « victimes du wokisme »…