Ce qui aurait pu être relativement indolore en 1995 (mais tout le monde a manifesté contre) sera nécessairement récessionniste si c'est fait sur le prochain quinquennat.
Tout le monde manifestera contre aussi.
Si ça attend le quinquennat suivant (en admettant que ça tienne jusque là), ce sera encore incomparablement plus violent.
C'est tout. Plus on attend, plus ça fait mal.
Lu dans Les Échos, le gouvernement envisage le gel des allocations familiales et la baisse pour certaines familles par le changement de seuils. Bizarrement cela suscite bcp moins d’indignation que le gel des retraites. Je rappelle qu’on COTISE aussi pour la branche famille.
La natalité, cinquième roue du carrosse.
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L’effondrement cognitif des enfants, reflet des lâchetés collectives
Je reposte cette réflexion, l'algorithme de X l'ayant puni pour une raison incompréhensible.
J’ai terminé hier un ouvrage assez fouillé qui propose une méthode et des solutions pour redresser notre instruction publique, et qui en chiffre le coût. J’ai évidemment attendu la publication de la dernière étude PISA avant d’en finaliser le texte, et j’en ai intégré les éléments les plus significatifs. Le texte du livre part aujourd’hui vers des éditeurs qui prendront certainement leur temps. S’ils sont trop lents, je finirai par le rendre public en open source, je ne cherche pas des revenus.
Pendant quelques jours, tout le monde va parler de cette affaire. Elle fait les gros titres des journaux de ce matin, les politiciens en tous genres y vont de leurs commentaires en expliquant que vous allez voir ce que vous allez voir, « qu’avec nous / moi ce sera différent », tel ce député socialiste qui explique que tout cela, c’est la faute de la droite, en oubliant au passage à quel point Jospin et Vallaud-Belkacem ont contribué à démolir notre instruction publique.
Et puis, dans quelques jours, on passera à autre chose. Et c’est cela qui dit tout du problème.
Je ne suis pas un enseignant de profession, même si j’ai animé pendant plusieurs années un séminaire de master à Dauphine quand j’étais nettement plus jeune. Mais j’ai enseigné récemment pendant trois ans dans le système public, et cela m’a éclairé. En parallèle, je continuais de superviser les affaires de mon groupe, dont j’ai néanmoins confié la marche au jour le jour à des managers qui me rendent compte aux actionnaires dont je suis, ce qui m’a libéré du temps. Ce champ de vision dual aura été un atout.
Je dirige des organisations privées depuis une grosse trentaine d’années, dont mon groupe depuis près de vingt ans. J’ai vu de près comment une organisation peut dérailler, et ce qu’il faut faire pour la remettre en route. Nous pouvons redresser notre « Éducation nationale », mais il faut pour cela accepter de changer de modèle et de se battre un peu. C’est ce que j’explique dans mon livre, et comment le faire.
Au-delà de ce qu’il faudrait faire concrètement pour améliorer les choses dans ce domaine , car c’est possible, il me semble qu’il nous faut avoir le courage de regarder la question sous un angle plus large. Un des éléments les plus frappants qui ressort de la dernière étude PISA, et qui a été relevé par certains observateurs, est le désengagement croissant des parents vis-à-vis des études de leurs enfants. Je ne peux pas ne pas rapprocher cette information de la chute brutale de la natalité à laquelle nous assistons et de la déliquescence de notre économie. Je crois que ces phénomènes, aussi différents soient-ils en apparence, renvoient à un même problème collectif.
Certes, la France n’est pas à l’écart d’un mouvement qui touche une grande partie des pays de l’OCDE, et on peut probablement incriminer l’irruption du smartphone dans la jeunesse pour expliquer une partie de l’effondrement de l’attention et des performances scolaires. Mais le smartphone des gamins n’explique pas pourquoi des parents suivent moins la scolarité de leurs enfants. Il n’explique pas non plus pourquoi une société hésite de plus en plus à faire des enfants, supporte de moins en moins d’avoir des devoirs, accepte de moins en moins le risque et semble attendre toujours davantage de la collectivité qu’elle la protège contre tout.
Voyons-y plutôt, au moins pour partie, l’effet d’une société qui a pris l’habitude d’être maternée par un État-nounou et qui finit par considérer la prise en charge comme l’état normal des choses. Santé, chômage, vieillesse, logement, énergie, éducation, accidents de la vie : les Français s’imaginent que la puissance publique doit les protéger de tout. En une prolifération de lois, de normes et de règlements explique à chacun ce qu’il doit faire, comment il doit le faire et parfois jusqu’à la manière dont il doit penser le problème. À force d’organiser la "protection" des individus dans les moindres détails, les politiciens ont fini par leur retirer une partie du sentiment qu’ils sont responsables de ce qui leur arrive, mais surtout de ce qu’ils doivent aux autres, à commencer par leurs propres enfants.
C’est là, me semble-t-il, que se trouve le cœur du sujet. Une société ne peut pas durablement fonctionner si chacun réclame ses droits à la collectivité mais considère ses propres devoirs comme facultatifs. Élever un enfant est une responsabilité. L’instruire ne relève pas seulement du professeur ou du ministre de l’Éducation nationale. L’éduquer encore plus. Travailler, transmettre, épargner, entreprendre, prendre soin des plus faibles, aider ses enfants à grandir, accepter parfois de différer une satisfaction ou de prendre un risque font partie de ce qui permet à une société de tenir debout. L’État peut aider, compenser, protéger lorsque c’est nécessaire. Il ne peut pas se substituer indéfiniment aux individus sans produire, à terme, de l’impuissance.
Notre crise scolaire devient alors beaucoup plus compréhensible. Nous avons longtemps fait comme si l’école devait tout réparer : les carences éducatives, les fractures familiales, les inégalités sociales, les difficultés psychologiques, les handicaps, les problèmes de comportement, parfois même l’absence de travail personnel. Nous avons chargé l’école de missions toujours plus nombreuses, tout en hésitant de plus en plus à exiger des élèves qu’ils travaillent, des parents qu’ils assument leur rôle, des enseignants qu’ils rendent des comptes et de l’institution qu’elle reconnaisse ses échecs. C’est une immense machine de dilution des responsabilités. À la fin, tout le monde est responsable, donc plus personne ne l’est.
La natalité me paraît relever d’une logique voisine. Faire des enfants implique d’accepter une part considérable d’incertitude, de contrainte, de dépense, d’engagement et de renoncement. Avec quatre enfants et un beau-fils, je sais de quoi je parle. Je ne prétends évidemment pas réduire la chute de la natalité à une seule cause, ce serait absurde. Mais il faut au moins se demander ce que signifie une société qui devient à la fois plus riche que ne l’étaient les générations précédentes, plus protégée, plus médicalisée, plus assistée par la puissance publique, et qui pourtant éprouve une difficulté croissante à se projeter dans l’avenir au point de ne plus renouveler ses générations. Il y a là quelque chose qui dépasse très largement les allocations familiales ou le prix des crèches, même si ces accompagnements sont importants. C’est peut-être une crise de confiance, c’est surtout une crise du consentement à la responsabilité.
L’affaire des retraites me paraît être le symbole extrême de cette dérive vers l’irresponsabilité collective. Nous refusons de regarder une réalité pourtant arithmétique : les plus âgés, dont je suis, prélèvent une part devenue considérable de la richesse nationale, alors que le nombre relatif d’actifs diminue. Nous avons transformé en acquis intangible ce qui avait été conçu dans un contexte démographique totalement différent. Et plutôt que d’accepter de répartir équitablement l’effort entre les générations, chacun s’efforce de préserver son bout de gras.
Plus largement, l’idée même que l’on puisse cesser presque entièrement de contribuer à la vie économique et sociale pendant vingt ou trente années simplement parce qu’un âge administratif a été atteint mérite d’être interrogée. Bien entendu, tout le monde n’a ni la même santé, ni le même métier, ni les mêmes capacités. Il ne s’agit pas d’envoyer un maçon de 75 ans sur un échafaudage. Mais une société vieillissante ne peut pas considérer que des millions de personnes expérimentées deviennent soudainement étrangères à l’effort collectif dès qu’elles franchissent une frontière d’âge. Là encore, nous avons organisé un système qui transforme progressivement une responsabilité partagée en créance sur les générations suivantes.
Je vois donc dans l’effondrement scolaire, la crise démographique, notre incapacité à maîtriser la dépense publique et notre difficulté à réformer les retraites des manifestations différentes d’un même phénomène : les Français veulent conserver les bénéfices d’une société libre sans accepter les responsabilités qu’implique la liberté. Nous voulons la sécurité sans le risque, les droits sans les devoirs, la solidarité sans la contribution, l’école sans l’effort, la prospérité sans le travail, et même l’avenir sans les enfants.
Une transformation de notre instruction publique est nécessaire, mais aucune réforme de « l’Éducation nationale » ne suffira totalement si nous ne touchons pas à l’essentiel : notre attitude face à la société. On peut rétablir des programmes exigeants, mieux former et mieux payer les professeurs, remettre de l’ordre dans les classes, différencier les parcours, consacrer davantage d’argent à la petite enfance et au soutien des élèves en difficulté. Il faut le faire.
Mais une école ne peut être durablement meilleure que la société qui l’entoure. Si les adultes renoncent à transmettre, à exiger, à prendre des risques et à assumer les conséquences de leurs choix, il serait étrange d’attendre de leurs enfants qu’ils deviennent spontanément plus travailleurs, plus persévérants et plus responsables qu’eux.
La France doit retrouver l’air du large. Cela signifie rendre aux individus davantage de liberté, mais aussi davantage de responsabilité. Cela signifie accepter que tout ne soit pas garanti, que tout échec ne puisse être imputé à l’État, que certaines décisions aient des conséquences et que chaque génération ait des obligations envers celle qui la suit.
À défaut, nous continuerons à administrer notre déclin, avec de très bons dispositifs, de très belles normes et d’excellentes raisons de ne rien changer. Et, tous les trois ans, à la publication du prochain PISA, nous feindrons une nouvelle fois de découvrir que nos enfants savent un peu moins lire, compter et raisonner que les précédents. Parce que nous sommes comme eux.
¿Y si el mayor peligro para nuestra sociedad no fuera la maldad, sino la estupidez?
La alarmante teoría de Dietrich Bonhoeffer que explica el mundo de hoy.
La Teoría de la Estupidez de Bonhoeffer:
El peligro silencioso
Durante los años más oscuros de la Alemania nazi, el teólogo y pastor Dietrich Bonhoeffer reflexionó desde su celda sobre cómo una sociedad culta y moderna había caído en la barbarie colectiva.
Su conclusión fue revolucionaria y alarmante:
la estupidez es un enemigo del bien mucho más peligroso que la maldad misma.
👉 ¿Por qué es más peligrosa que la maldad?
Contra la maldad se puede luchar:
se puede denunciar, combatir e incluso legislar en su contra.
El malvado, en el fondo, suele tener conciencia de que está rompiendo las reglas.
Con la estupidez, en cambio, estamos completamente indefensos.
La persona dominada por ella es impermeable a los argumentos lógicos y a los hechos objetivos.
Si se le presentan pruebas que contradicen sus dogmas, simplemente las ignora o las tacha de irrelevantes.
Al sentirse completamente segura de sí misma, se vuelve agresiva y sumamente peligrosa al ser confrontada.
No es un defecto intelectual, sino moral
Bonhoeffer aclaró que esto no tiene nada que ver con el coeficiente intelectual o el nivel educativo. Existen mentes brillantes que operan bajo una profunda estupidez y personas sencillas que desbordan sabiduría moral.
La estupidez ocurre cuando un individuo renuncia voluntariamente a su capacidad de juicio propio.
👉 El contagio social y el rol del poder
Para el pensador, la estupidez es un fenómeno sociológico.
Observó que el ascenso de una fuerte estructura de poder (política o religiosa) infecta de estupidez a gran parte de la población.
Al integrarse a un grupo o adoptar ciegamente una ideología, el individuo sacrifica su independencia interior.
En este estado, la persona ya no piensa por sí misma:
se convierte en un repetidor de eslóganes, consignas y narrativas prefabricadas.
Al delegar su conciencia al colectivo, se transforma en una herramienta dócil capaz de cometer o justificar las mayores atrocidades sin experimentar remordimiento alguno.
👉 La conclusión de Bonhoeffer
La estupidez no se cura con más instrucción o datos, sino con un acto de liberación interna y coraje moral.
Hasta que el individuo no recupere la valentía de examinar sus ideas de forma autónoma y de tolerar la incomodidad de contradecir a su propio grupo, seguirá atrapado en este peligroso letargo.
Contrairement à ce que pense la gauche, le problème de l’école ce ne sont pas les inégalités, mais la médiocrité généralisée. Car la décadence linguistique touche toutes les classes sociales, et les élèves censés être les plus lettrés. Professeur de lettres en classes préparatoires, Madeleine de Jessey raconte qu’elle est « souvent obligée de traduire [ses] propres paroles » lorsqu’elle donne des consignes. « Je sais pas c’est quoi ce mot », lui répond ainsi une élève.
Gabriel Attal veut faire entrer l’enseignement de l’IA à l’école. Encore une heure grappillée sur les savoirs fondamentaux, à caser entre les cours d’empathie et l’éducation à la sexualité. Plus l’école échoue à enseigner l’essentiel, plus on lui demande d’enseigner le reste.
Or c’est précisément face à la concurrence des robots qu’il faut revenir aux fondamentaux. Lire, écrire : voilà ce qui devrait être la priorité absolue de l’école.
Maîtriser la langue, ce n’est pas seulement éviter les fautes ou briller dans la conversation. La défaite de l’orthographe, l’ appauvrissement du vocabulaire, la mort de la grammaire, prépare l’agonie de la logique, et au final, l’effondrement de la raison.
Madeleine de Jessy nous livre cet avertissement qui devrait résonner en cette année présidentielle: « Une République illettrée est un régime en sursis. »
Nous sommes le 2 septembre 2026
et,
▪️malgré un déficit réel de l'État qui fréquente les 50% depuis 2024,
▪️aucun des 1200 agences et comités Théodules
▪️qui nous coûtent 80 G€/an -soit plus de la moitié du déficit-
▪️n'a été supprimé
L’Argentine de Milei continue d’engranger les succès, au grand dam des collectivistes et pipo-économistes sévissant en France, qui prédisaient son effondrement.
Le FMI prévoit une croissance explosive pour l’Argentine pour les 6 années qui viennent ; 3,5 % en 2026 puis 4.0% en 2027, 3.8% en 2028, 3.5% en 2029, 3.2% en 2030 et 3.0% en 2031.
La baisse de la pauvreté s’explique principalement par la désinflation et la hausse des revenus réels des ménages argentins.
Toutes nos condoléances aux pseudo économistes qui prédisaient l’effondrement complet de l’économie argentine. (Contrepoints @yvesbourdillon)
Le socialisme est une addiction, comme l’alcool ou la cocaïne. Une fois qu’on y a goûté, c’est très dur de décrocher.
Le mécanisme est le même : le plaisir est immédiat, la facture est différée. On vote la tournée générale des 35 heures et on a la gueule de bois 28 ans plus tard. Chaque dose de socialisme devient un acquis, chaque tentative de sevrage une régression sociale. Et comme tout addict, on nie le problème : on trouvera de l’argent (en empruntant bien sûr).
Résultat aujourd’hui : la France ne parvient pas à se désintoxiquer du socialisme. Impossible de toucher au temps de travail, impossible de réformer les retraites sans bloquer le pays, impossible de réduire une dépense publique devenue une des plus élevées des pays de l’OCDE. 3536 milliards d’euros, 177% du PIB : c’est notre ardoise du bar socialiste.
Le premier pas quand on a un problème avec une substance, dit-on, c’est d’admettre qu’on a un problème. La France n’en est même pas encore à ce stade.
Il existe d’autres moyens de protéger les enfants qu’une loi mal faite, hypocrite et liberticide.
En premier lieu, les parents. Ils sont les premiers responsables.
Faire croire que l’Etat pourrait (et devrait) élever leurs enfants, ce n’est pas les considérer comme des adultes responsables, des citoyens, mais comme des enfants.
Il existe d’autres moyens pour « protéger les enfants » que de demander à toute la population de s’identifier.
Avec tous les piratages journaliers et avec toutes les dérives que l’on imagine avec ce pouvoir autoritaire.
Rappelons une nouvelle fois que des lois antiterroristes ont été utilisées pour empêcher des gens de taper sur des casseroles dans la rue en protestation de la politique macroniste.
Ce qui en dit long sur ce pouvoir et sur les dérives possibles avec une telle loi.
Renforçons l’éducation, l’exigence, et l’exemplarité.
Le Président fait lui-même le mariole sur les réseaux, on demande au prof de tolérer des fautes, des comportements anormaux, de laisser passer des comportements inadaptés.
Il faut arrêter avec l’école laxiste et le nivellement par le bas. Être hyper exigeant mettra peut-être les parents dans le déni face à la réalité/médiocrité de leur progéniture.
Les réseaux sociaux sont l’alibi facile pour éviter de voir l’ensemble du problème.
Mais cette pente glissante du flicage généralisé n’est pas le bon chemin.
(NB : si l’Etat macroniste veut réellement protéger les enfants, qu’il ouvre une enquête sérieuse sur l’affaire Epstein en France. Et qu’il s’occupe des scandales que sont les ASE, où les enfants subissent violence, prostitution, etc..
En réalité, les macronistes se fichent des enfants)
Les écologistes qui ont fait interdire l'utilisation de ces grandes réserves d'eau constituées avec les excédents d'eau en hiver, ce qui en période de sécheresse estivale, oblige les agriculteurs à pomper dans les nappes phréatiques pour irriguer, sont des criminels qu'il faudra juger.