@FatimaNdiathie cette jurisprudence ne concerne que le projet. Pour une proposition, l’approbation relève du PR qui peut soit la renvoyer à l’AN, vote au 3/5, soit choisir référendum. De même pour les incidences financières, pour un projet, aucune justification de ressource n’est exigée
@Bachirsarr C’est surtout un manque d’éthique et de sens des responsabilités. A quoi bon s’empoigner les barbes pour 2029 alors que les urgences sont hic et nunc ?
« Le PR sait que nous savons. Et ceux qui doivent savoir savent que nous savons ». PROS
Ça devient frontal et cela risque d’aller crescendo.
Qui pour épargner au Sénégal les conséquences des batailles politiques fratricides qui se dessinent ? 🤷🏾♂️🧐
@baaynass « Si les batailles politiques permettent aux Sénégalais d’obtenir ce pour quoi ils ont voté, qu’elles commencent dès aujourd’hui ». Tu as parlé de vote, moi je déplore une bataille politique fratricide qui ne va pas épargner le reste de la nation. Tu me lis en diagonale 🤷🏾♂️
@baaynass Tu es un redoutable polémiste ! 😅 la fatwa est tout à fait incongrue. Mais même si j’adopte ta logique électoraliste, la gouvernance par la majorité ne veut nullement dire, faire fi de la minorité. C’est tout le sens de l’éthique et de la responsabilité en République.
@tourelajsn@SheexMustafaa Tout peut se faire mais dans une situation apaisée, une écoute mutuelle. Mais une situation de tension politique nourrit les dissensions.
@baaynass Le vote un devoir 😅, dis plutôt un droit. Il est naturel de se soumettre à l’autorité issue de l’expression des suffrages. C’est au gouvernant élu de prendre en compte toutes les composantes. Tu semble rire du prisonnier ou du mineur, ils sont tout autant citoyens que toi.
De ce que j’ai compris de la prise de parole de Me Sarr, la réforme constitutionnelle sera censurée par le Conseil Constitutionnel. Les incidences financières de la loi et les ressources nouvelles qui doivent y faire face n’ont pas été discutées.
#LambiGolo ku jug daanu 🙃
@tourelajsn@SheexMustafaa Sonko n’a pas tort en évoquant la jurisprudence du CC, mais il n’a pas dit promulgué Sheex bi. Les 3/5 permettent instamment l’adoption et l’approbation. Mais la promulgation est un autre acte
@SheexMustafaa@tourelajsn C’est une méprise certainement de celui qui a écrit ce que vous avez lu. La décision du Conseil en 2024 visait l’application de la Constitution sur l’intangibilité de la durér du mandat.
@baaynass les batailles politiques ne profitent qu’aux politiques. Seul un combat citoyen permet un changement durable. La majorité des sénégalais ne vote pas, je dirai même au bas chiffre les 3/4 ne votent pas. Mais les bagarres des votants peuvent ruiner toute une nation.
La séquence institutionnelle que connaît le Sénégal depuis l'élection présidentielle de 2024 mérite d'être analysée avec sérénité.
Une première réalité est que cette élection a consacré une offre politique portée par le tandem Bassirou Diomaye Faye – Ousmane Sonko. Ousmane Sonko incarnait le leadership politique de cette offre, tandis que Bassirou Diomaye Faye en était le candidat à une élection rendue exceptionnelle par les circonstances.
Une deuxième réalité est qu'une clarification institutionnelle aurait pu intervenir immédiatement après cette élection. Une consultation populaire aurait pu permettre de tirer les conséquences de cette situation exceptionnelle : donner au nouveau pouvoir une majorité parlementaire cohérente avec le choix exprimé, puis engager les adaptations constitutionnelles rendues nécessaires par cette nouvelle configuration politique.
Cette voie n'a pas été empruntée. Lorsque la dissolution de l'Assemblée nationale est devenue juridiquement possible, les Sénégalais ont accordé à Pastef une majorité de 130 députés, confirmant très largement le choix politique exprimé quelques mois plus tôt. C'est à partir de cette séquence qu'il faut comprendre le débat constitutionnel actuel.
À mon sens, deux logiques se superposent.
La première est une logique institutionnelle de long terme : consolidation l’état de droit depuis les travaux de la CNRI. Ces réformes répondent à un besoin objectif de modernisation de nos institutions et bénéficient, pour l'essentiel, d'un large consensus.
La seconde est une logique plus conjoncturelle. Les acteurs politiques cherchent également à répondre à une question que notre Constitution n'avait jamais véritablement envisagée.
En effet, notre régime repose implicitement sur une hypothèse simple : le Président de la République est également le chef politique de la majorité parlementaire. L'expérience de 2024 a démontré qu'une autre configuration est possible. Tant que ces deux légitimités demeurent parfaitement alignées, cette architecture peut fonctionner. Dans un pays où la culture du leadership est forte, il est difficile d'installer durablement une direction politique bicéphale sans créer des ambiguïtés dans l'exercice du pouvoir.
Le véritable débat constitutionnel ne consiste donc pas simplement à rééquilibrer les pouvoirs entre le Président de la République et le Premier ministre. Il consiste à déterminer sur quelle légitimité doit reposer la direction effective de l'Exécutif.
À mon sens, la Constitution devrait reconnaître explicitement la réalité parlementaire. Elle exprime elle aussi la volonté populaire. Lorsque cette majorité est clairement identifiée, elle doit avoir vocation à conduire effectivement l'action gouvernementale.
Pour autant, il serait regrettable que cette question conjoncturelle empêche l'adoption des réformes institutionnelles qui font largement consensus. Une majorité parlementaire de 130 députés représente une légitimité démocratique suffisamment forte pour exercer le pouvoir constituant dérivé.
Il convient également de s'interroger sur l'opportunité politique d'un référendum dans le contexte actuel. Un référendum risquerait de déplacer le débat du contenu des réformes vers un affrontement politique entre les principaux acteurs. Il pourrait devenir un moyen, pour chacun, de mesurer son influence respective dans l'opinion. Les passions et les rapports de force du moment prendraient alors le pas sur l'analyse des dispositions constitutionnelles.
Si une clarification démocratique devait être recherchée, elle gagnerait sans doute à être complète. Un triple scrutin en 2027. (présidentielle, législatives et élections locales). Elle permettrait aux Sénégalais de réaligner les légitimités présidentielle, parlementaire et locale autour d'un mandat politique clair.
Le Sénégal doit rapidement dépasser le débat institutionnel. Les institutions ne sont pas une fin en soi. L'enjeu fondamental demeure la transformation systémique de notre économie.