« Après une étude météorologique très sérieuse, nous @ManonAubryFr avons conclu que janvier était beaucoup trop pluvieux… Nous reportons donc l’anniversaire de Papa à fin juin, période reconnue scientifiquement pour les apéros au soleil et les sorties en voilier ! »De rien.
Témoignage fictif d’un socialiste virtuel appelant à voter Mélenchon, illustré par une fausse photo générée par IA.
Le mélenchonisme vit dans un village Potemkine.
Absolument.
Tout comme le poulet frit de Master Poulet est une forme de gastronomie moderne.
Celle qui est bonne pour les pauvres dont il est essentiel de ne surtout pas nourrir le goût, ni pour la bonne bouffe, ni pour les bons mots, afin de continuer à leur vendre de la merde.
Certes, on peut célébrer une vie sans en gommer les naufrages. Edgar Morin incarne parfaitement cette génération d’intellectuels français : sortie du stalinisme en 1951 avec un sens aigu du timing, puis recyclée illico dans toutes les utopies suivantes – tiers-mondisme, altermondialisme, repentance occidentale à perpétuité.
Sa « pensée complexe » ? Un bel outil, vendu comme antidote au manichéisme, mais qu’il n’a jamais vraiment appliqué à lui-même ni à ses fréquentations douteuses. On complexifie tout, sauf le péché originel occidental.
Le pamphlet a raison de refuser l’hagiographie gluante. Réduire Morin à ses errances serait pourtant encore trop simple. Reste une curiosité insatiable, sincère, traversant un siècle comme un bal costumé.
Le vrai hommage complexe tiendrait en ceci : garder ce qui vaut dans son œuvre (la méthode, l’antidogmatisme) tout en soulignant sans complaisance ses aveuglements. Ni statue, ni bûcher. Juste la lucidité ironique qu’il a si bien théorisée sans jamais vraiment l’incarner.
Chipie de C
L'Abandon, Gilles Lellouche et le silence de nos renoncements
Deux polémiques ont concerné des films projetés à Cannes cette année. Je ne m'étends pas sur la première tant elle devient un classique : certains commentateurs ont accusé le film L’Abandon – qui retrace les derniers jours de Samuel Paty – d’être « problématique » voire « islamophobe ». Parce qu’il n'élude pas la responsabilité centrale de l'islamisme dans la décapitation du professeur, le film jetterait l'opprobre sur tous les musulmans. On connaît la chanson.
La deuxième polémique s'est, elle, abattue sur l’acteur Gilles Lellouche, après qu'il a balayé avec agacement une interpellation du média d'extrême gauche Paroles d'Honneur au sujet du film Moulin, dans lequel l’acteur tient le rôle du grand résistant. « Pensez-vous – s’est-il entendu demander – qu'il est aujourd'hui primordial, pour ne pas trahir la mémoire de Jean Moulin, de combattre le RN ? Et pensez-vous que La France insoumise est aujourd'hui le meilleur rempart à l'extrême droite, son programme étant inspiré du Conseil national de la Résistance ? » Un raisonnement, plus qu’une question, au terme duquel : Jean Moulin, c’est LFI, et LFI c’est Jean Moulin.
Il fait oser. La France libre est un héritage impossible. Trop grand, trop lourd pour qu’un quelconque parti en temps de paix puisse s’en prévaloir. Nous, puceaux de l’Histoire, générations épargnées, qui ne savons pas ce que nous aurions eu dans le ventre à leur place.
Pour avoir répondu avec agacement à cette injonction, Gilles Lellouche a dû essuyer une polémique virulente – au point de se sentir contraint, quelques jours plus tard, de se justifier –, une polémique portée par les réseaux, relayée par certains médias, l'accusant de lâcheté. En miroir, des sites ou des chaînes comme CNews en ont fait beaucoup, contents de donner l’impression que seul leur camp défendait l’acteur. Une fausse impression en vérité, mais une impression rendue possible par le relatif silence du mainstream - précisons que j’emploie ce mot sans connotation négative : le mainstream, j’en fais partie.
Ce silence-là est une somme de renoncements individuels. Par peur que sa position ne génère un malentendu, par peur d'être assimilé soi-même à l'extrême droite, ou tout simplement par lassitude des polémiques, on peut en venir à laisser passer, laisser dire, ne pas déconstruire, par exemple, la mauvaise foi qui entoure ces mauvais buzz. Et ce silence sécrète du désastre. L'histoire récente des Etats-Unis nous l’enseigne : quand elles semblent validées par le mainstream, les outrances d’une minorité radicale déguisée en progressisme tendent les ressorts d'une réaction qui n'a rien d'un rééquilibrage. Arrivé au pouvoir en prétendant mettre fin à l’unanimisme dans l’université ou les médias, le trumpisme montre depuis qu'il n'est en rien une défense de la liberté des opinions mais une pulsion autoritaire qui saque et dégage toute voix discordante. De cela n’avons-nous rien appris ? Les polémiques autour de L’Abandon ou de Gilles Lellouche sont faites, selon moi, de cette matière dont on pave de mauvais chemins.
Il y a quelques jours est sorti le film "L’Abandon", consacré au sort tragique de Samuel Paty.
Je ne sais pas bien comment le dire, car dans ce genre de situation, nous autres enseignants sommes souvent contraints au silence. Pourtant, je me sens obligé de parler. Même si c’est risqué.
Il y a quelques mois, à l’entrée du site où j’enseigne, dans le 5e arrondissement, j’ai découvert des tags : « Mort à Hanouna », « Mort aux Sionistes », « Free Gaza ». La routine, hélas.
Ce jour-là, mon cours portait sur l’écologie appliquée. En entrant en classe, j’ai quand même osé faire une petite introduction. J’ai expliqué que ces slogans mettaient notre école en danger et qu’il valait mieux éviter des propos aussi extrêmes. J’imaginais un consensus rapide, avant de passer au véritable sujet du cours : la mémoire et la résilience des écosystèmes.
À ma grande surprise, une partie des étudiants m’a ouvertement contesté. Certains ont affirmé que « les Juifs avaient mérité leur sort », que Hanouna était d’extrême droite et que les musulmans étaient les véritables victimes, persécutées « par le système ». Je suis resté sans voix, déboussolé.
Je leur ai rappelé qu’il s’agissait de menaces de mort. Plusieurs ont préféré quitter le cours plutôt que d’engager le débat.
Je suis perdu face à cette nouvelle génération.
Quelques jours plus tard, j’ai compris que ma hiérarchie ne me soutenait pas vraiment. Des étudiants « susceptibles » s’étaient plaints de ce que j’avais osé dire. On me l’a fait savoir, on me l’a reproché.
C’est perturbant.
Bien sûr, dans le cadre d’un cours scientifique, j’aurais sans doute dû me taire, baisser la tête et faire comme si je n’avais rien vu en entrant dans l’établissement.
Pourtant, quelque chose en moi me dit que non.
Et le sort de Samuel Paty me parle.
Comment oser se taire ?
Le film que les idiots utiles de l'islamisme ne peuvent que détester: on y voit la démonstration implacable que l'islamophobie ne tue que ceux qui en sont accusés #jesuisCharlie
Ce qui me gêne le plus à propos du film sur Samuel Paty (que j’ai vu), c’est cet article chichiteux et faux-derche du site @LeHuffPost (article courageusement non signé).
L’article souligne à juste titre les qualités irréprochables du film, récit scrupuleux des faits. Mais il chipote sottement et sans aucun argument sur la date de sortie du long métrage “trop rapide” par rapport à la date de l’assassinat du professeur par un islamiste tchétchène radicalisé.
Il s’est écoulé 5 ans et 8 mois. Trop rapide ? Par rapport à quoi ? Il fallait attendre 20 ans ?
Cette réserve est sans aucun fondement. Les assassins islamistes présents sur le territoire français n’attendent pas, comme en témoigne le geste terroriste islamiste qui a coûté la vie à l’enseignant Dominique Bernard dans un collège-lycée d’Arras, trois ans après la décapitation de Samuel Paty.
Les beaux esprits qui se camouflent sous l’anonymat dans @LeHuffPost devraient avoir la décence de reconnaître que la dénonciation du terrorisme islamiste radical en France est une urgence.
Le film “L’Abandon” est absolument nécessaire. Les complices de l’assassinat de Samuel Paty ont été jugés et condamnés. La réalité de cette affaire doit être montrée à tous. Elle l’est de manière exemplaire par ce film qui, je l’espère, sera vu par le plus grand nombre.
Tenez @MPigasse, c’est pour vous, c’est cadeau. Vos fans ont laissé ça sur ma TL.
Apprenez leur le caniveau.
Ce qui arrive quand on ose critiquer les pseudo humoristes @laRadioNova
Mais surtout ne changez rien. Ça marche super votre combat pour les valeurs de gauche. Top 👍🏻
Ne faites pas semblant de ne pas connaître notre règlement : ce n'est pas la présidente de l'Assemblée nationale qui décide de la création des commissions d'enquête. Un groupe peut utiliser son droit de tirage ou une proposition de résolution peut être votée dans l'hémicycle.
Or rappelons-le :
1. La France insoumise a utilisé son droit de tirage sur un autre sujet de commission d'enquête.
2. Votre proposition de résolution demandant la création d'une commission d'enquête sur l'affaire Epstein n'était pas cosignée avec d'autres groupes, ce qui ne vous a pas permis de la proposer au vote de l'Assemblée sur une semaine transpartisane.
Voulez-vous vraiment cette commission d'enquête ou n'est-elle qu'un énième prétexte pour m'attaquer injustement ? Le sujet est trop sérieux pour ces bassesses me semble-t-il... #StopIntoxAN
Les deux ont raté la dernière marche mais les deux avaient le culte de la probité intellectuelle chevillée au corps. Dans un monde politique sans valeurs,les deux avaient été façonnés par leur éducation protestante. Et ce ne fut pas sans incidence sur leur vie politique.
Extrait: «Mélenchon se fout complètement de conquérir des villes. Ce qui lui importe, c’est d’avoir fait coucher la gauche non mélenchoniste»
C’était l’enjeu en effet. En se couchant devant LFI, Faure a commis + qu’1 faute morale: 1 erreur stratégique qui se paiera cash en 2027