Chroniqueur, entrepreneur, 'ecosystem builder'. Auteur de "Le Second Déclin de la Wallonie" (2007) et "Pourquoi la Wallonie ne se redresse pas?" (2019).
La ministre FWB de l'Enseignement Glatigny donne l'impression d'écoper dans tous les sens.
On n'arrive toutefois pas à comprendre quel est l' "état final recherché" par le gvt de la Fédération, comme disent les militaires, en matière d'Enseignement.
Quel est le système scolaire qu'on l'on souhaite voir à terme? Quelle est la vision? Quelle est la place de l'autonomie des établissements scolaires que l'on souhaite? A quelle proportion d'élèves formés en alternance devrait-on arriver? Combien va-t-on garder d'écoles doublons dans des villes et villages, et combien de réseaux scolaires semi-étanches? Comment en finit-on avec les dérives des logiques d'école des fans? Quel degré de souplesse vis-à-vis des programmes est-on prêt à mettre en place?
On ne sait pas et le gvt FWB donne l'impression de ne rien en savoir lui-même, ni même de se poser la question à ce niveau.
https://t.co/BMnX7KyPJT
Nouvel exercice insidieux de fabrique de l'opinion au 13h00 de la RTBF, ce midi, évidemment sur l'affaire Arday (commence à 7'55'').
Ouverture du sujet sur la mort du professeur de Cambridge, avec des images de fleurs et de manifestations de soutien à Jason Arday.
Commentaire: "Il est mort en raison d'une campagne de dénigrement de la part de certains universitaires". L'accusateur principal était un raciste, viré par l'Université de Gand et sa rectrice Petra De Sutter, sous entendu, qui a évidemment bien fait.
Vu comme cela, évidemment, la cause est claire: un gentil qui n'avait rien à se reprocher est encore victime des fachos.
Pourtant, c'est bien le Guardian (pas facho, hein!) qui a listé les innombrables cas de mythomanie avérés du professeur de Cambridge ainsi que les actes d'intimidation longtemps portés contre tous les individus qui osaient mettre en question ses exploits et ses compétences.
L'Université de Cambridge est elle-même très fortement accusée d'avoir privilégié ses scores de DEI plutôt qu'honorer sa responsabilité en tant que garante de l'autorité scientifique. La BBC est également très critiquée.
Bref, Ardnay a subi un flot de critiques importants, mais de beaucoup d'acteurs différents, ce qui a quand même conduit Cambridge à accepter, finalement, d'ouvrir une enquête.
Tout cela endommage aujourd'hui très fortement la crédibilité de l'université britannique, et c'est cela qui est en jeu.
Où le reportage de la @rtbf parle-t-il de cela? Où atténue-t-il ou modère-il un récit par rapport à l'ensemble pour expliquer un sujet beaucoup plus complexe?
Bref, les citoyens qui ne s'informent que via le JT de la RTBF pensent désormais seulement qu'un prof américain, qui defend des thèses qu'on peut bien sûr rejeter, engagé par l'université de Gand, a conduit un pauvre héros de la diversité au suicide.
Une vision binaire du monde.
https://t.co/znAHUhA229
https://t.co/FdDIpcaYZ3
Donald Tusk, le Premier ministre polonais, a lâché un pavé dans la mare : "Ceux qui devraient rougir, ce n’est pas ceux qui ont sabordé Nord Stream 2, mais ceux qui l’ont construit."
Selon lui, Berlin a tout faux. Au lieu de traquer les responsables de l’arrêt du gazoduc, l’Allemagne devrait plutôt s’en prendre à ceux qui l’ont bâti, coupables d’avoir enfermé l’Europe dans la dépendance au gaz russe.
La Pologne, elle, avait vu clair depuis le début. Tous ses gouvernements ont sonné l’alarme et tout fait pour torpiller ce projet, afin de préserver l’indépendance énergétique de l’Europe. Trop tard pour Berlin, dont la politique a alimenté la dépendance du continent envers Moscou.
Ouaip. L'abandon du débat argumenté sur les faits, la pratique de la disqualification personnelle ainsi que l'enfermement dans les logiques de clan.
Plus rien n'avance.
Pour compléter mon article au sujet de l'affaire Arday et de @nathancofnas :
1. La question n'est pas ici de savoir si Cofnas est raciste. Le fait est que ce n'est pas ce qui motive sa suspension par l'UGent, et c'est cela qui est préoccupant.
2. Je suis très choquée par la manière dont certains rappellent à cette occasion la transition de genre/sexe de Petra De Sutter : cela n'a rien à voir avec ce dont il est question ici. Autant il est piquant de rappeler ses propres faits d'armes peu glorieux (son discours de rentrée "inspiré" par l'IA, voir https://t.co/ouNnnjzIg2 ou sa remise d'un prix à Francesca Albanese, avec deux autres universités flamandes), autant le fait qu'elle ait fait une transition ne regarde qu'elle, exactement comme il en serait de l'homosexualité ou de toute autre donnée privée. (https://t.co/gzCtommZc5)
3. Je ne peux m'empêcher de voir dans cette affaire une nouvelle manifestation de ce sur quoi je reviens dans mon dernier livre (L'affaire du Tweet, Gaza ou la défaite de la raison, éditions H&O) : l'effacement de la question de la vérité devant l'idéologie. La question n'est plus du tout de savoir si tel ou tel fait est avéré ou non, mais qui l'énonce et ce qu'il risque de servir, volontairement ou non. C'est très grave, et cela nourrit cette logique des camps qui menace aujourd'hui jusqu'au monde académique.
Cest officiel
@PaulMagnette n’a plus de pouvoir, son titre de président est plus honorifique.
Aucun socialiste, anti-clérical et anti-magouille ne peut approuver ce message du président.
Message telegraphé par @AhmedLaaouej et le @psbruxellois qui semble avoir prit le pvr
Tant que les règles qui encadrent le fonctionnement des cabinets ministériels ne sont pas resserrées considérablement, qu'un réel contrôle externe n'est pas exercé et que des périodes de carences ne sont pas instaurées, le shopping, les arrangements trans-partisans et les recasages avec gros salaires continueront. Dans un cynisme et une impunité totale. Ce ne sont pas quelques haussements de sourcils qui changeront quelque chose. #
https://t.co/jV6iLr7X2z
Cette histoire en dit long sur la manipulation et la montée en neige des revendications identitaires sur les réseaux sociaux afin d'attiser le sentiment d'exclusion et gagner des parts de marché politiques auprès des communautés immigrées de toutes les générations et en particulier des plus jeunes générations.
"«Ma daronne s’fait insulter pour son voile» : quand la streameuse de gauche Emmodem crée un faux compte pour se faire passer pour une musulmane victime d’islamophobie sur les réseaux."
Oui, les attaques ad hominem plutôt que l'argumentation (genre: "non, Quotidien est formidable et important car... Et l'article de La Libre dit autre chose... Et GLB n'est pas plus la cible exclusives des humoristes rtbéens, la preuve... ")... C'est forcément de droite, d'extrême droite, [complète la liste]... Le débat sur l'appartenance aux clans, c'est quand t'as rien à dire.
Toujours très impliqué comme député européen. C’est bien... Mais se souvient-il qu’il est président de @LesEngages_be et que, vu la situation de la Wallonie et de la Belgique, cela demanderait un peu plus d’implication, de leadership et d’engagement de sa part sur des trajectoires lisibles et mesurables dans le temps. Personne ne s’en occupera à sa place.
Un peu plus de décisions sur la fusion des réseaux scolaires et d’actio’s pour la réduction de l’endettement, cela aurait un impact beaucoup plus concret que des commentaires sur Google. Ou, si le Parlement européen est plus rigolo, il faudrait peut-être accepter de laisser les manettes du parti à quelqu'un d’autre, qui ne laissera pas les ministres se dépêtrer seuls en laissant les affaires belges et wallonnes continuer d’être gérées dans l’opacité des cabinets.
« Il faut arrêter les quenelles UE-USA, elles font le jeu de la Chine », explique un think tank américain cette semaine.
Il prend notamment l’exemple de l’amende européenne de 890 millions contre Google décidée en juillet dernier.
Et puis, quand on y regarde de + près, on constate que qui fait partie des soutiens du think tank ? Meta, Amazon et … Google lol.
On va donc continuer à appliquer les règles européennes. Et laisser les géants de la tech défendre leurs intérêts. 😉
https://t.co/1g1mFRYTdT
La @RTBF n'étonne décidément jamais. Plutôt que d'inventer quelque chose de neuf, ils vont copier l'émission française Quotidien.
On aura droit en flux continu à des petites blagues sur fond d'images montées suivies de ricanements en studio contre Georges-Louis Bouchez, à des micro-trottoirs orientés et aux indignations (progressistes) téléphonées.
https://t.co/sMYcmpnqqc
Le gouvernement wallon n'a prévu d'économiser que 270 Mio € cette année, alors que les taux continuent de croître et que la dette régionale frôle les 115% des recettes (à €21 Mia)... On attend le FMI.
Seules les réformes venant du fédéral, notamment sur l'emploi, ont un impact structurel aujourd'hui. Au niveau wallon, on reste sur la transformation à la marge.
On garde les veilles structures. Aucun ménage réel dans les innombrables outils économiques, à part des regroupements de façade.
On continue de nommer les gens sur quota politique. Les procédures restent désespérément cadenassées au niveau de cabinets qui peuvent se permettre tous les marchandages à l'ombre, sans jamais proposer de plan d'ensemble.
Ne parlons même pas de la Fédération Wallonie-Bruxelles, qui ne pose toujours pas le sujet de la fusion de tous les réseaux scolaires, l'inventaire des innombrables doublons dans les enseignements obligatoire ou supérieur, et n'a toujours rien mis en place de substantiel pour donner une place beaucoup plus grande à l'éducation en alternance, sur les modèles suisse ou allemand.
https://t.co/e8Lh20YyYM
Quand Bruxelles s’enfonce encore un peu plus dans le clientélisme, le communautarisme et la corruption, on s’éloigne toujours un peu plus des idéaux qu’on prétend défendre : l’égalité, le droit, la solidarité avec les plus faibles
Le phénomène prend de l’ampleur. Politiques, grands patrons et personnalités publiques choisissent désormais de plus en plus souvent de s’adresser directement à leur audience sur TikTok, X, YouTube ou dans des podcasts. https://t.co/07UOclsd54
Cela me donne des frissons de malaise.
Considérer que les corps sont impropres à être montrés, c'est justement les sexualiser.
C'est le même paradigme que le voilement ou le floutage en Arabie Saoudite.
L'époque est cauchemardesque.
En Wallonie, 90 % des feux en milieu naturel sont liés à l’activité humaine, selon le SPW. Alors, pourquoi ne pas nous inspirer de ce qui semble avoir fonctionné ailleurs ?
Regardons le Portugal. Après les catastrophes de 2017, il n’a pas simplement augmenté les moyens d’intervention :
- débroussaillage et gestion des combustibles beaucoup plus systématiques ;
- obligations sur les propriétaires et les comportements à risque ;
- sanctions renforcées et responsabilité accrue pour les comportements dangereux ou volontaires ;
- réorganisation de la prévention et de la lutte ;
- refonte et sécurisation des télécommunications des services d’urgence ;
- renforcement des pompiers et des moyens de lutte, avec plusieurs centaines de millions d’euros mobilisés ;
- meilleur prépositionnement et coordination des moyens.
Résultat : entre 2001-2017 et 2018-2024, −63 % d’incendies et −59 % de superficie brûlée en moyenne.
Même si chaque pays a son contexte propre, on a peut-être intérêt à s’intéresser à ce qui semble fonctionner. Qu’avons-nous à perdre ?