Happy 90th birthday to Margaret Hamilton, an MIT computer scientist who helped design the flight software for the Apollo missions in the 1960s.
Image v/MIT Museum
Lorsqu'on s'endette, un principe universel de bonne gestion financière veut que les fonds mobilisés soient affectés, autant que possible, aux besoins pour lesquels ils ont été levés, au moment où ces besoins se matérialisent.
C'est pourquoi une entreprise sollicite souvent une ligne de crédit plutôt que de mobiliser immédiatement la totalité d'un financement dont elle n'aura besoin que progressivement.
Pour l'État, lorsqu'il s'agit de financer des investissements structurants, la même logique commande de lisser les émissions de dette en fonction du calendrier d'exécution des projets et des plans prévisionnels de décaissement.
L'objectif est simple : ne pas payer inutilement des intérêts sur de l'argent dont on n'a pas encore besoin.
Revenons maintenant à la RDC.
1. 1,25 milliard USD mobilisé dès avril 2026. Selon le Gouvernement, seuls 650 M$ seront utilisés cette année. Cela signifie que 600 M$ ne le seront pas en 2026, alors qu'ils produisent déjà des intérêts.
Sur neuf mois, le coût brut de portage de ces 600 M$ peut approcher 41 M$. Même placés à 3,5 %, le coût net resterait de l'ordre de 25 M$.
Et ces 600 M$ ne seront évidemment pas tous dépensés le 1er janvier 2027.
Avions-nous réellement besoin de cet argent dès avril 2026 ?
2. Sur les 650 M$ prévus cette année, 138 M$ seulement ont été effectivement payés aux entreprises à ce jour.
Ces 138 M$ ont bien été dépensés. Mais ce chiffre révèle surtout le rythme réel d'absorption des projets.
Les prochaines factures arriveront progressivement, au rythme de l'exécution des travaux. Les 512 M$ restants ne seront donc pas absorbés instantanément.
La thésaurisation risque ainsi de durer. Et chaque jour pendant lequel des ressources empruntées restent inutilisées a un coût.
3. Autre paradoxe : une partie des fonds de l'Eurobond est placée auprès des banques commerciales alors que l'État continue à emprunter sur le marché intérieur à travers les bons et obligations du Trésor.
Il faut donc apprécier le coût consolidé de notre trésorerie et de notre dette, et pas seulement le rendement obtenu sur les dépôts.
4. Cet Eurobond représente environ 317.000 USD d'intérêts par jour, 9,5 M$ par mois et 114,2 M$ par an.
Je ne discute pas ici de la pertinence économique des projets financés. Je suppose que le Gouvernement a correctement établi ses priorités et évalué leur rentabilité.
Mon interrogation porte sur le timing de l'endettement : fallait-il mobiliser l'intégralité des 1,25 milliard USD dès avril alors que les besoins de paiement sont manifestement progressifs ?
Enfin, la gestion de la dette, de la trésorerie et de l'exécution des investissements relève du Gouvernement.
Par respect pour nos institutions, cessons d'associer systématiquement le Président de la République aux débats portant sur des décisions relevant de la responsabilité gouvernementale.
À l'UDPS, la pensée unique n'existe pas. Être de la majorité ne signifie pas renoncer à son esprit critique.
Lorsque l'opposition est faible ou insuffisamment outillée, nous devons aussi être capables d'évaluer et de critiquer nos propres politiques publiques.
La question n'est donc pas de savoir si la RDC doit s'endetter. Elle est de savoir si nous nous endettons au bon montant, au bon coût et, surtout, au bon moment.
📸 Retour en images : Atelier CIREM de ce vendredi 10 juillet 2026, consacré au thème : « Fiscal Consolidation and Development: Evidence from Sub-Saharan Africa »*.
Animé par Nephthali Cibangu, étudiant en Master 2 Économie mathématique et affilié au CIREM, cet atelier a présenté les principaux résultats d’une étude consacrée aux effets de la consolidation budgétaire sur le développement humain en Afrique subsaharienne.
S’appuyant sur une nouvelle base de données narrative couvrant 14 pays de la région, cette recherche analyse l’impact des politiques de consolidation budgétaire sur le développement humain ainsi que sur ses trois principales dimensions : la santé, l’éducation et le revenu. Les résultats mettent en évidence les arbitrages entre discipline budgétaire et développement humain, tout en soulignant que les effets des consolidations budgétaires varient selon leur composition et leur horizon temporel.
L’atelier s’est conclu par des échanges nourris entre les participants autour des implications de ces résultats pour la conduite des politiques budgétaires dans les pays d’Afrique subsaharienne.
*WORKING PAPER:
“Fiscal Consolidation and Human Development: Evidence from Sub-Saharan Africa”, rédigé par Nephthali Cibangu, Manassé Mulunda, Ishara Musimwa et Jean-Paul Tsasa Kimbambu.
Le Secrétaire Général à la Recherche de l’UPC, Professeur Patrick Bakengela Shamba, a le plaisir d’informer l’ensemble des enseignants, chercheurs, doctorants et étudiants que l’UPC dispose désormais d’un accès à la plateforme internationale Research4Life.
Le mercredi 20 mai 2026, le Centre interuniversitaire de recherche en économie mathématique (CIREM) a organisé une conférence scientifique consacrée à la présentation d’une base de données macroéconomiques à haute fréquence pour la République démocratique du Congo (RDC).
Cette contribution s’inscrit dans une démarche visant à renforcer l’évaluation empirique de la politique macroéconomique en RDC, notamment à travers l’amélioration de la transparence statistique et le développement d’outils permettant une analyse conjoncturelle plus fine de la transmission des politiques monétaire et budgétaire dans un environnement marqué par une forte volatilité macroéconomique.
La base de données présentée regroupe de manière structurée un ensemble de séries macroéconomiques issues de plusieurs institutions publiques, notamment la Banque Centrale du Congo (BCC), l’Institut National de la Statistique (INS) ainsi que d’autres institutions et administrations sectorielles. Un important travail d’harmonisation méthodologique, d’intégration des révisions successives et de documentation des sources a été réalisé afin de renforcer la cohérence et l’exploitabilité des données.
Cette activité s’inscrit également dans une dynamique de mise à disposition des chercheurs, des étudiants et des décideurs publics d’une plateforme professionnelle permettant un accès libre, rapide et structuré aux données, dans des formats directement exploitables pour la recherche empirique, l’analyse économique et l’aide à la décision publique.
(1/n) ∑_{i=0}^{n-1} f(T^i x) → ∫_X f dμ
Watching Maryam Mirzakhani command the blackboard like this; unique ergodicity, the convergence of invariant measures, the rhythmic tap of the chalk: it hits different. The absolute fluid motion, the focus, the way she translates the chaotic dance of orbits into a singular, elegant truth.
This is pure dynamical magic: where the statistical history of a single point dictates the behavior of the entire space. It’s the bridge between simple iterations and the deep, complex moduli spaces of Riemann surfaces.
Her work lives in these transitions; showing how the geometry of hyperbolic surfaces and their geodesics isn't just math: it's the blueprint for the symmetry of the universe.
To see the first woman to win the Fields Medal operating in her element is to see a masterclass in human potential and mathematical grace.
Bienvenue à cette première édition récapitulative des activités hebdomadaires du Centre interuniversitaire de recherche en économie mathématique pour l’année académique 2025-2026. ~@CIREMath
ANNONCE.
Réception d’un nouveau lot d’ouvrages (~format: couverture rigide) de Macroéconomie : fondements, microfondements et politiques, co-écrit par les Professeurs Kabuya Kalala et Jean-Paul K. Tsasa.
L’ouvrage est disponible au CIREM (UPC), à l’UNIKIN, ainsi que dans plusieurs librairies de Kinshasa.
Les lecteurs disposant d’un abonnement à la bibliothèque numérique CAIRN INFO peuvent également y accéder en ligne via le lien que voici:
Url: https://t.co/GqwOLdcFcx @k_kabuya@paul_tsasa
Félicitations à Jean-Samuel Bagendabanga pour son admission au doctorat à l’Université du Luxembourg 🇱🇺
2/ Ma satisfaction est de contribuer, avec effet immédiat, à l’émergence d’une génération de jeunes brillants dotée d’un profil de compétences et de discipline que notre pays n’a jamais connu auparavant. @CIREMath
— Arnaud Watusidisi (University of Genoa 🇮🇹)
— Arno Elanga (Université du Québec 🇨🇦)
— Bien-Aime Kiakisolako (University of Cambridge 🇬🇧)
— David Kabeya (Université de Limoges 🇫🇷)
— Eden Mwenz (University of Zambia 🇿🇲)
— Gloire Musimwa (UCL + University of Antwerp 🇧🇪)
— Guy Gisangi (Université catholique de Louvain 🇧🇪)
— Ishara Musimwa (Boston University 🇺🇸)
— Maximilien Dialufuma (Université du Québec 🇨🇦)
— Nathan Twakali (Université catholique de Louvain 🇧🇪)
— Ridi-Michel Biyevanga (Université du Québec 🇨🇦)
— Robby Tshibamba (Université catholique de Louvain 🇧🇪)
Etc.
3/ La prochaine génération de jeunes brillants a pour cahier des charges minimal :
— Restaurer la crédibilité scientifique, notamment par des publications dans les meilleures revues académiques (~Revues classées TOP 500);
— Mettre, avec humilité mais rigueur, le savoir au service de l’intérêt général, en postulant et en occupant des postes stratégiques;
— Élever le débat public par une approche méthodique, objective et factuelle;
— Incarner l’éthique, la discipline et le travail acharné;
— Contribuer au développement des institutions fiables et d’un mécanisme de réseautage fondé sur la compétence et la compétitivité.
*https://t.co/J5xoNNAQdT
Nos universités locales présentent des défaillances profondes sur au 5 cinq points :
1.1/ Nous ne fournissons pas suffisamment d’efforts pour connecter nos départements, facultés et étudiants à la ville, c’est-à-dire aux acteurs économiques, sociaux et institutionnels (réseautage, couloir de collaboration, etc.).
1.2/ Nous sommes très irrespectueux en matière de ponctualité.
1.3/ La productivité scientifique est très très « basse » : nous consacrons l’essentiel de nos efforts à l’enseignement et à d’autres activités professionnelles (environ 95 %), au détriment de la recherche et de la production scientifique (< 5%).
1.4/ Pas de séminaire départementaux. Cela limite les échanges scientifiques et la dynamique de recherche.
1.5/ Faible insertion des départements, facultés et universités dans les réseaux académiques et scientifiques internationaux.
2/ En tant que jeune professeur, il est important d’œuvrer (~avec passion, fermeté et humilité), dans le sens de rompre progressivement avec ces pratiques et de promouvoir une dynamique académique plus exigeante, davantage orientée vers la recherche et la productivité.
3/ Suivant cette perspective, ce fut donc un honneur et une belle opportunité d’accueillir M. Francis Mulangu, économiste senior et statisticien à la Banque mondiale, au CIREM, en présence de quelques étudiants brillants. @CIREMath
4/ Francis a brillamment présenté son article récemment publié, qui analyse les effets de la croissance économique sur la pauvreté multidimensionnelle.
5/ J’ai trouvé ce travail particulièrement intéressant en ce qu’il met en relief, avec une grande rigueur théorique et empirique, les effets hétérogènes des différentes dimensions de la croissance économique sur la dynamique de la pauvreté multidimensionnelle.
*URL Article: https://t.co/lBmmdHXWb1