Ça date de 2010. J'étais en couple et en plein doute sur la salubrité d'avoir des enfants. Le Monde était turbo-calibré pour générer de l'inquiétude.
Outrepasser cette injonction a pris plusieurs mois. Mais la queue de comète est sacrément longue...
Parce que je me souviens bien de cette période, on avait atteint un certain niveau de millénarisme écologique, avec des articles quotidiens, y compris dans des journaux type Le Monde sur l'éco-anxiété, qui légitimaient ce trouble psychiatrique en le faisant passer pour une >
@cortisquared Ça date de 2010. J'étais en couple et en plein doute sur la salubrité d'avoir des enfants. Le Monde était turbo-calibré pour générer de l'inquiétude.
Outrepasser cette injonction a pris quelques mois. Mais la queue de comète est sacrément longue...
Je commenterai le rapport du COR lorsqu'il sera officiellement publié mais je pense énormément de mal de cette instance qui n'est pas fichue de faire son travail correctement et est responsable de la situation actuelle.
Concernant l'âge de départ à la retraite, la démographie nous impose de partir plus tard. S'il faut que ce soit 68 ans, dont acte mais je demande trois choses :
- que les retraités actuels fassent également des efforts en acceptant une désindexation ou une réduction de leurs pensions, réduction qui s'appliquera également à ma future pension de répartition
- qu'ils acceptent également une réduction du niveau de solidarité intergénérationnelle et qu'ils contribuent davantage à leur protection sociale avec une hausse de la CSG et la fin des autres priviligès fiscaux liés à l'âge
- qu'ils consomment leur patrimoine si nécessaire au lieu de viser sa transmission sans contraintes
Je refuse catégoriquement de travailler plus longtemps et que les actifs soient les seuls à faire des efforts pour maintenir un modèle fiscalo-social devenu obsolète qui organise une extraction intergénérationnelle.
Si ce modèle n'évolue pas, il continuera à ruiner le pays et je n'ai pas du tout envie d'être là pour y assister et payer les pots cassés.
Le meilleur système judiciaire du monde n'est pas celui qui punit le plus.
C'est celui qui tranche vite, de façon prévisible et avec suffisamment de moyens pour que la règle de droit soit réellement appliquée.
Les pays nordiques excellent rarement par la sévérité de leurs peines. Leur force est ailleurs : davantage de magistrats, davantage de numérisation, des procédures plus fluides et des délais souvent deux à trois fois plus courts que dans une partie de l'Europe.
Une justice lente ne crée pas seulement de la frustration. Elle crée de l'incertitude économique, décourage l'investissement et affaiblit la confiance dans les institutions.
Elle affaiblit aussi l'effet dissuasif de la sanction. Le risque d'être puni compte souvent davantage que la sévérité théorique de la peine.
Une sanction modérée mais quasi certaine est généralement plus dissuasive qu'une sanction lourde appliquée des années plus tard.
La particularité des meilleurs systèmes judiciaires n'est donc pas d'être plus durs.
C'est d'être plus prévisibles.
Pour un citoyen, un entrepreneur ou un justiciable, savoir qu'une décision sera rendue rapidement et effectivement exécutée change profondément les comportements.
La force d'une justice ne réside pas seulement dans les peines qu'elle prononce.
Elle réside dans la certitude qu'elles seront appliquées.
Je ne comprends pas qu'on trouve l'explication de @sc_cath pour dire que Zucman a une méthodologie discutable difficiles à comprendre.
Imaginons Jean: au chômage, pas de revenus autres que son RSA à un peu moins de 600€ par mois. Jean consomme tout ce revenu et paye 20% de TVA
1/ le taux de cadmium dans le sang DIMINUE sur les dernières années
2/ les dosages élevés qu’on a eu au labo ? A 95% des fumeurs
3/ les autres 5% de cadmium élevés ? Des végétariens carencés en fer / zinc
@franceinfo@FranceTV : vous êtes des désinformateurs incapables. Afuera.
Dans un pays normal il y aurait des écrans géants sur les champs et aux champs de Mars, à la pelouse de Reuilly, la Villette.
Mais à Paris c’est l’Etat policier et son préfet de police qui interdissent toute célébration dont le roi n’est pas le centre depuis 10 ans.
Je vais revenir sur cette histoire de Duralex, dont je plains sincèrement les salariés, parce que c'est un véritable scandale.
En 2025, Duralex a levé une souscription d'environ 5 millions d'euros sur une plate-forme, LITA.
Ces 5 millions devaient rapporter du 7%/an, avant d'être remboursables au bout de 7 ans. En pratique, après ce dépôt de bilan, les ~22 000 souscripteurs ne recevront probablement quasiment rien - comme absolument 100% des personnes capables de lire un bilan l'avaient prédit.
Je suis 100 % aligné avec Sylvain Catherine @sc_cath sur ce tweet et je serais même beaucoup plus direct. Il y en a marre des demi-habiles comme @pascalperri qui font de l'intragénérationnel et qui dissèquent en permanence les régimes de retraite pour éviter de regarder le problème global.
C'est toujours la même opposition entre :
- public vs privé
- régime général vs complémentaire
- régimes spéciaux et le reste
- régime excédentaire ou déficitaire
C'est une opposition stérile qui cache la vraie question qui est simple : est-ce que le financement global de notre système de retraite par répartition est soutenable économiquement ?
La réponse est clairement NON :
- les retraités sont très nombreux
- ils vivent plus longtemps à la retraite
- en plus les retraites sont globalement trop généreuses
- il y a proportionnellement moins d’actifs pour les financer par rapport à avant
Ce qui était soutenable économiquement avant ne l'est plus. Le vrai problème de notre système de retraite est un problème de DEPENSES à cause d'une extraction intergénérationnelle massive des seniors qui refusent toujours de faire des efforts pour modérer ce qu'ils demandent comme transferts.
Comme le dit Sylvain, on se moque même de savoir que le système soit déficitaire ou non. Il n'y aucun moyen d'équilibrer le système à l'heure actuelle sans affaiblir l'appareil productif car ça impliquerait un coin fiscalo-social encore plus massif qui détruirait encore plus les incitations des actifs et qui renchérirait le coût du travail. C'est donc un bien un problème global du système et non un problème spécifique d'un régime.
Pour autant, cela ne veut pas dire que les déséquilibres intragénérationnels n’existent pas.
Oui, certains régimes spéciaux ont bénéficié de conditions plus favorables.
Oui, certaines pensions ont été plus généreuses relativement aux cotisations réellement versées.
En revanche, c'est naïf de croire qu'agir sur ces régimes suffirait à rééquilibrer le système. Je serais le premier le proposer si c'était le cas mais il n'y a pas 8 millions de retraités concernés dans ces régimes spéciaux. Leur impact sur la soutenabilité globale reste minoritaire à l'échelle du système.
Cela justifie en revanche des efforts différenciés et probablement plus importants des retraités concernés. C'est d'ailleurs ce que je propose quand je parle de méthodes possibles pour réduire les pensions.
La conclusion logique de tout ce raisonnement est que si c'est un problème de dépenses, il faut trouver le moyen de les réduire. Je suis d'ailleurs plutôt aligné avec l'ordre de grandeur de 100 Md€ que Sylvain évoque que je trouve cohérent même si idéalement, j'irais plus loin.
Pour ce faire, il n'y a pas 36 solutions et comme je le dis régulièrement, les efforts doivent être partagés :
- il faut que les actifs travaillent plus longtemps et partent plus tard à la retraite car l'inactivité coûte au-delà de la retraite et car il faut aussi que la France redevienne un pays de production
- il faut réduire les pensions d'une manière ou d'une autre
Enfin, il faut aussi arrêter avec un autre raisonnement simpliste, typique de la pensée boomer, où il suffit d’avoir plus d’activité et plus d’actifs.
Le problème est précisément que le mode de financement actuel pénalise déjà lui-même l’activité. On ne peut pas augmenter les recettes avec le niveau de financement actuel car l'appareil productif ne suivra pas. Il faut d'abord diminuer ce niveau de financement pour que l'appareil productif se rétablisse.
Bien sûr que ça a du sens.
Ce qu'on appelle la retraite par répartition, c'est en fait l'entrelacement de deux fonctions financières. La première est le roulement d'une dette implicite, la seconde est un système de retraite.
La dette, ce sont les droits sociaux acquis par les personnes âgées au titre des cotisations passées. Le système par répartition consiste à refinancer cette dette en demandant aux actifs de la racheter aux retraités. Comment ? En remboursant ces droits avec leurs cotisations.
Si le rendement de cette créance est fixé au taux de croissance de l'économie, alors le rapport entre la valeur de cette dette implicite et le PIB est constant dans le temps, et donc chaque génération doit consacrer une fraction fixe du PIB à la racheter à la génération précédente et la dette se roule d'une cohorte à la suivante sans que son poids relatif ne croisse.
Dans ce système, il est possible qu'une génération doive cotiser davantage pour sa retraite qu'il n'est nécessaire au refinancement de la dette implicite. Dans ce cas, elle doit placer ses cotisations ailleurs, c'est-à-dire capitaliser.
Dans ce mode de fonctionnement, la répartition est stable. Le taux de cotisation de la répartition est constant dans le temps, tandis que le taux de cotisation consacré à la constitution de réserves capitalisées varie d'une génération à l'autre selon ses propres aspirations sans que cela n'engage les générations suivantes.
Lorsque les baby-boomers étaient jeunes, il y avait un déséquilibre entre les cotisations nécessaires au financement de leurs propres pensions et celles nécessaires au paiement des pensions par répartition de leurs parents et grands-parents.
Le choix qui a été fait est de fixer leurs cotisations à ce qui était nécessaire pour leurs parents et grands-parents, et de reporter le coût de leurs propres pensions sur les actifs d'aujourd'hui. Mais rien n'empêchait ces cohortes de cotiser davantage qu'il n'était nécessaire au paiement des pensions d'alors et de mettre la différence en réserve.
Oui les cotisations retraites doivent s'ajuster à la taille d'une cohorte, mais quelles cotisations? Les siennes ou celle de ses enfants? Les siennes
Les détails intragénérationnels sont pour l’essentiel une diversion. Ils absorbent une part disproportionnée du débat relativement aux déséquilibres intergénérationnels.
Dans le privé, la distinction entre les régimes généraux et complémentaires est une fiction technocratique. Il s’agit de deux blocs d’un même pilier par répartition : vous pourriez très bien transférer des points de cotisation d’un régime à l’autre pour que celui qui dispose de réserves soit celui qui porte les dettes. Les deux sont alimentés par la même assiette contributive.
Quant à la distinction public/privé, elle n’a pas beaucoup de sens non plus, car les déséquilibres démographiques des régimes de la fonction publique sont causés par des pertes de cotisants au profit des régimes du privé, via les changements de périmètre de l’État (privatisation de France Télécom, de La Poste) ou le remplacement de fonctionnaires par des agents publics sous contrat de droit privé. Ce qui creuse en partie le déficit du public contribue ainsi à équilibrer le solde du privé.
Le principal scandale intragénérationnel, ce sont les régimes spéciaux. Mais, à l’échelle de l’ensemble du système, cela ne pèse pas si lourd.
En revanche, le fait que les cohortes retraitées soient globalement parties trois ans plus tôt que dans le reste de l’OCDE, avec des pensions légèrement plus élevées, représente autour de 100 milliards d’euros par an de coût supplémentaire pour les actifs et/ou la dette publique — pour les seules pensions. Davantage encore si l’on prend en compte l’ensemble des implications fiscales de cette inactivité précoce.