#RDC : Patrick Nkanga quitte le PPRD et renonce à ses fonctions de rapporteur du Bureau politique
Le PPRD perd l'un de ses cadres. Dans un communiqué signé de sa main, Patrick Nkanga Bekonda annonce avoir pris la « lourde et pénible décision » de quitter le parti de Joseph Kabila, où il militait depuis 2006, et de renoncer à l'ensemble de ses responsabilités, notamment celle de rapporteur du Bureau politique, l'instance décisionnelle du parti.
#RDC : plusieurs villages sous tensions à Masisi et à Walikale suite à d’intenses combats entre l’armée et l’AFC/M23, des positions changent de contrôle au gré des offensives https://t.co/dTEZCLTJE7
Fizi: suspension des services, crise humanitaire ... la société civile alerte sur les effets néfastes des affrontements entre AFC/M23 et les FARDC dans les hauts et moyens plateaux. https://t.co/9wk7YVbXjU
#RDC : l'ex-ministre de la Justice Constant Mutamba condamné à dix ans de travaux forcés dans l'affaire FRIVAO*m
La Cour de cassation de Kinshasa a condamné, vendredi 18 septembre, l'ancien ministre d'État à la Justice, Constant Mutamba, à dix ans de travaux forcés dans le procès relatif au détournement présumé de plus de 20 millions de dollars des fonds du FRIVAO (Fonds de réparation et d'indemnisation des victimes des activités illicites de l'Ouganda en RDC). Son coaccusé, Chançard Bolukola, ancien coordonnateur intérimaire du Fonds, a écopé de sept ans de la même peine.
Les deux hommes sont en outre frappés d'une interdiction de cinq ans du droit de vote et d'éligibilité, d'une interdiction d'accès aux fonctions publiques, ainsi que de la privation du droit à la réhabilitation.
#RDC: Urgent 🛑‼️🚨Constant Mutamba condamné à 10 ans de travaux forcés
La Cour de cassation de Kinshasa a condamné ce vendredi 18 septembre l’ancien ministre d’État à la Justice, Constant Mutamba, à 10 ans de travaux forcés dans l’affaire du détournement présumé de plus de 20 millions USD destinés au FRIVAO, le Fonds d’indemnisation des victimes des activités illicites de l’Ouganda en RDC.
Son coaccusé, Chançard Bolukola, ancien coordonnateur intérimaire du FRIVAO, écope de 7 ans de travaux forcés.
J’ai 82 ans.
4 enfants, 11 petits-enfants, 2 arrière-petits-enfants…
Et une chambre de 12 m².
Je n’ai plus ma maison.
Plus mes meubles, ni mes souvenirs autour de moi.
Mais j’ai quelqu’un qui fait mon lit, me prépare à manger,
et prend ma tension chaque matin.
Je n’entends plus les rires d’enfants,
je ne prépare plus mes boulettes, ni mes œufs mimosa.
Je ne tricote presque plus.
Certains passent me voir tous les quinze jours.
D’autres, tous les trois mois.
Et puis… certains ne viennent plus du tout.
Alors je fais mes sudokus.
Je vais en ergothérapie.
Je parle avec ceux qui restent… mais pas trop.
Parce qu’ici, les liens se brisent vite.
Ils partent souvent sans prévenir.
On dit que la vie dure plus longtemps qu’avant.
Mais pourquoi, si c’est pour la finir si seule ?
Il me reste mes photos.
Quelques objets ramenés de “chez moi”.
Et le silence, parfois trop lourd.
Si quelqu’un me lit…
J’espère que les générations futures comprendront une chose :
La famille, ce n’est pas que des débuts.
C’est aussi des retours.
C’est prendre soin de ceux qui nous ont aimés les premiers.
Prendre soin de ceux qui ont pris soin de nous…
C’est peut-être ça, le vrai respect.
— Une maman, une grand-mère…
Ou peut-être toi, un jour
Mandat de comparution lancé contre But na filet, par la Comission de Censure, après les diffusions de ses vidéos compromettantes sur la toile. L’artiste doit répondre à l’invitation ce 14 septembre...
Prétendues suppressions de recettes publiques et modifications de données
La Banque Centrale du Congo rassure !
« Toutes les opérations d’encaissement des recettes de l’État sont effectivement enregistrées dans les systèmes d’information de la Banque et ne subissent aucune manipulation »
Dans un communiqué (photo), la BCC reconnaît l’existence d’écarts entre les données d’ISYS-RÉGIES et celles de NAVISION
Mais, elle assure que ces écarts ne signifient pas que des recettes de l’État ont disparu
Selon la Banque Centrale, une opération validée ne peut être ni modifiée ni supprimée
Parole Écrite ✍️
Est de la #RDC : les attaques attribuées au M23 ainsi qu'à d'autres groupes armés sont inacceptables, déplore la France qui appelle au respect des engagements pris à Doha https://t.co/ryS4762gdT
#RDC: Constant Mutamba invoque deux motifs qui, selon lui, démontrent la partialité des membres de la composition. D’abord l’inimitié contre sa personne. D’après le prévenu, de nombreux magistrats, y compris les juges mis en cause, ont essayé de saboter ses réformes entreprises dans le domaine de la justice, ce qui aurait donné lieu à un conflit où l’on voudrait à tout prix le condamner.
Le second motif concerne plusieurs faits qu’il dénonce dans l’instruction de son affaire : des rejets systématiques de ses exceptions par les juges, plus particulièrement l’exception de saisine de la Cour et celle de l’inconstitutionnalité, que la Cour a rejetées au lieu de surseoir et de saisir la Cour constitutionnelle.
#Genocost: Un survivant du conflit en Ituri en 2021, a partagé un témoignage poignant lors de la commémoration organisée à Kinshasa ce 02 Août par les autorités👇
2 août 1998... On s'en souviendra toujours!!!
=> Le 2 août 1998... C'était un dimanche. Les familles de Goma s'affairent à aller à l'église lorsque, vers 9h30, la station locale de la RTNC-Goma interrompt ses programmes. Le major Sylvain Buki, qui est alors âgé de 27 ans et qui est responsable du Bureau 2 (service de renseignement militaire) au sein de la 10ème Brigade des Forces Armées Congolaises (FAC) stationnée à Goma, s'adresse à la population et aux militaires des FAC. Sylvain Buki annoncera, en Swahili, qu'une partie de l'armée venait de décider de déchoir le Président Laurent-Désiré Kabila, arrivé au pouvoir 1 an auparavant. "Tumeamuwa Kumuondowa madarakani" ("nous avons décidé de le démettre de ses fonctions"), dira-t-il. Sans nous en rendre compte, ces simples mots annonçaient le début d'une des plus meurtrières rébellions de l'Histoire de la RD Congo, une rébellion qui changea, pendant cinq ans (de 1998 à 2003), le paysage sécuritaire et politique de toute la région des Grands-Lacs (RD Congo, Rwanda, Ouganda et Burundi), et qui aboutit à l'entrée en jeu de quelques pays de la SADC (Angola, Namibie et Zimbabwe).
=> Goma, capitale du Nord-Kivu, tombe dès le 2 août 1998, jour même du déclenchement de la rébellion. À Bukavu et à Uvira, les forces restées loyales au Président Laurent-Désiré Kabila opposent une résistance pendant deux jours. Mais le 4 août, elles finissent par céder, et les deux villes tombent à leur tour entre les mains des rebelles.
A Goma, en prélude à son plan de se séparer avec ses alliés rwandais (qui constituaient l'ossature de l'AFDL, la rébellion qui l'avait porté au pouvoir 1 an auparavant), le Président Laurent-Désiré Kabila y avait déployé des milliers de soldats, issus d'une nouvelle unité fraîchement constituée : la célèbre 10ᵉ Brigade. Placée sous le commandement du Lieutenant Jean-Pierre Ondekane, cette brigade deviendra, dans son ensemble, le noyau militaire de cette nouvelle rébellion, avec l'appui du Rwanda, de l'Ouganda et du Burundi.
=> Les rebelles avaient bien ficelé leur plan pour faire tomber le régime de Laurant-Désiré Kabila. Pour eux, une fois les principales villes de l'est du pays occupées (Goma, Bukavu et Uvira), il fallait conduire une opération aéroportée sur Kitona (dans l'ouest du pays), en vue d'occuper également Kinshasa, la capitale. C'est ainsi que le 4 août 1998, un élément précurseur d'environ 800 soldats (y compris des rwandais) débarquera à Kitona, dans la province du Kongo Central. Dès le 5 août 1998, ils prennent le contrôle de Banana et de Moanda sur la côte Atlantique, coupant ainsi Kinshasa de l’océan. Puis, cinq jours après, le 10 août, le port fluvial de Matadi tombe à son tour, avant de s'emparer de l'immense barrage hydroélectrique d'Inga. Le Président Laurent-Désiré Kabila évita de justesse la prise de Kinshasa et la chute de son régime grâce à une colonne motorisée et blindée, composée de 2.500 hommes appartenant aux 5e et 18e régiments angolais, qui pénétrèrent en RD Congo à partir de l'enclave angolaise du Cabinda.
=> L'échec de Kitona fera replier tous les soldats rwandais à Goma et à Kigali... C'est là que naît l'idée de trouver une justification à l'action militaire lancée ce 2 août 1998. Le 12 août 1998, à Goma, 26 personnalités (essentiellement d'anciens collaborateurs de Laurent-Désiré Kabila au sein de l'AFDL et d'ex-Mobutistes) vont faire une déclaration, énumérant un certain nombre de griefs du Président Laurent-Désiré Kabila, avant d'annoncer la naissance d'une rébellion qui portera le nom de "Rassemblement Congolais pour la Démocratie" (RCD). Très vite, Goma, érigée en capitale de la nouvelle rébellion, deviendra le point de ralliement d'un grand nombre d'anciens collaborateurs de Laurent-Désiré Kabila au sein de l'AFDL. Plusieurs ex-mobutistes, évincés du pouvoir un an auparavant, vont également affluer à Goma.
=> Trois mois plus tard, alors que le Président Laurent-Désiré Kabila s'efforce encore de contenir le front ouvert par les rebelles dans l’est du pays, un nouveau foyer de rébellion voit le jour dans le nord-ouest. En novembre 1998, la localité de Buta tombe aux mains d'un tout nouveau mouvement armé : le Mouvement de Libération du Congo (MLC), dirigé par Jean-Pierre Bemba, fils du célèbre homme d'affaires zaïrois Jeannot Bemba Saolona. Originaire de l'ancienne province de l'Équateur, Bemba parvient, avec le soutien de l'Ouganda, à s'emparer rapidement de plusieurs localités de sa région natale, telles que Gemena, Akula, Bumba ou encore Lisala.
=> Pendant 5 ans (août 1998 à avril/mai 2003), le pays sera divisée en 3 grandes zones d'influence : l’une sous le contrôle du gouvernement de Kinshasa, les 2 autres dirigées respectivement par le Mouvement de Libération du Congo (MLC) et le Rassemblement Congolais pour la Démocratie (RCD), dans ses différentes composantes (RCD-Goma, RCD-KML, RCD-National, etc.). Après l’assassinat du Président Laurent-Désiré Kabila en janvier 2001, son fils Joseph Kabila lui succède et annonce la relance du dialogue intercongolais. De nombreuses discussions s'ouvrent alors entre octobre 2001 et décembre 2002, à Addis-Abeba, Sun City et Pretoria. Ce processus aboutira à la signature de ce qu'on appelera "Accord Global et Inclusif", qui marquera la réunification politique du pays et un partage du pouvoir entre le Président Joseph Kabila et les principaux mouvements rebelles.