Pour une CEDEAO qui protège réellement ses États : instaurer une doctrine anti-putsch claire, assumée et opérationnelle
Les événements de Cotonou ont eu le mérite de nous rappeler une chose simple : un seul groupe armé, déterminé et indiscipliné peut déstabiliser un pays entier si notre architecture régionale reste lente, bavarde et hésitante.
L’Afrique de l’Ouest n’a plus le luxe de la naïveté.
On ne peut plus répondre à la violence par des communiqués. On ne peut plus laisser le destin de millions de citoyens dépendre de l’humeur d’un ou d’un groupe de soldat.
Il est temps que la CEDEAO assume son rôle : protéger la souveraineté des peuples contre ceux qui veulent s’emparer du pouvoir en dehors de la Constitution.
1. La CEDEAO doit réviser ses textes pour mettre fin aux ambiguïtés
Le Protocole additionnel sur la démocratie a été pensé pour une autre époque. Aujourd’hui, il doit être ajusté pour intégrer un principe simple, lisible par tous :
Tout coup d’État doit déclencher automatiquement une réponse militaire régionale.
Pas de débats interminables.
Pas de médiation de façade.
Pas de “mission d’écoute” qui confond fermeté et diplomatie molle.
La démocratie n’est pas un atelier de négociation, c’est un pacte sacré entre un peuple et ses institutions.
2. Une obligation d’intervention militaire : protéger avant de commenter
Il faut que nos États sachent que, dès qu’un groupe armé tente de franchir la ligne rouge :
• la CEDEAO répond immédiatement,
• neutralise les fauteurs de trouble,
• sécurise les institutions,
• et rétablit l’ordre constitutionnel.
Protéger un pays, ce n’est pas attendre de voir comment l’histoire va tourner.
C’est empêcher l’histoire de basculer.
3. Le contrôle de l’espace aérien : la première bataille se gagne dans le ciel
Aucun putsch ne tient s’il perd le contrôle du ciel.
La première mesure, avant même les déclarations politiques, doit être :
• la prise de contrôle totale de l’espace aérien de l’État menacé ;
• la suspension de tout vol militaire non autorisé ;
• l’isolement immédiat des putschistes.
Quand un militaire sait que l’avion qu’il pense utiliser pour fuir, manœuvrer ou se ravitailler ne décollera pas, la moitié de son ambition tombe.
4. Des troupes régionales au sol : agir vite, agir fort, agir juste
En parallèle, des unités régionales doivent se déployer en soutien aux forces loyalistes pour :
• protéger les sites institutionnels,
• verrouiller les points stratégiques,
• empêcher l’enracinement d’une junte,
• sécuriser le pays jusqu’au retour complet à la normale.
Ce n’est pas de l’ingérence.
C’est la défense collective d’un espace politique commun.
5. Créer un État-major spécial anti-putsch : la force qui manque à la CEDEAO
Nous devons sortir de l’improvisation.
La CEDEAO doit créer un État-major spécial anti-putsch, une unité permanente, interarmées, composée de 2 000 à 7 000 hommes sélectionnés, formés et prêts à intervenir en moins de 24 heures.
Sa mission serait claire :
• anticiper,
• planifier,
• intervenir,
• restaurer,
• et repartir une fois l’ordre constitutionnel rétabli.
Une force spécialisée, identifiable et redoutée, change tout.
La dissuasion fonctionne seulement quand l’adversaire sait qu’il n’a aucune chance.
6. Mettre fin à la diplomatie qui récompense les putschistes
Nous devons être honnêtes avec nous-mêmes :
les médiations, les dialogues improvisés, les transitions négociées ont trop souvent offert aux putschistes ce qu’ils n’auraient jamais obtenu dans les urnes.
Cette époque doit cesser.
Un coup d’État n’est pas un point de départ pour discuter.
C’est une agression contre la République, et elle doit recevoir une réponse républicaine.
Conclusion : Une CEDEAO qui dissuade, qui protège et qui rassure
Si la CEDEAO veut être respectée, elle doit être lisible.
Si elle veut être efficace, elle doit être ferme.
Si elle veut être utile, elle doit être capable d’agir.
Appel pour sauver le #Mali : ensemble, sortons du piège
Mali : sortir du piège entre djihadisme, islamisme et autoritarisme militaire dans lequel nous enferme le quintette de généraux.
Maliens d’ici, Maliens de la diaspora, Maliens de partout dans le monde, entendez notre appel.
Nous refusons d’être prisonniers d’un choix impossible entre djihadisme, islamisme et autoritarisme militaire. Aucune de ces voies ne sauvera le Mali ni ne restaurera sa dignité.
Depuis cinq ans, ceux qui se sont arrogé le pouvoir tentent de faire croire que l’insécurité justifie la dictature. C’est faux. Ce pouvoir militaire ne protège pas la Nation : il la confisque et la conduit au chaos.
Le patriotisme n’est pas le monopole des armes ; il est l’engagement de celles et ceux qui défendent la justice, la vérité et la liberté. Cinq années d’errance et de régression ont vidé la transition de son sens. Notre pays est pris en otage entre des armes qui imposent et des dogmes qui enferment. Le Mali n’a pas besoin de sergents de la peur ; il a besoin de serviteurs de la République.
L’avenir de notre Nation ne se construira pas sur la peur, mais sur le courage civil, la liberté et la République. C’est pourquoi nous vous invitons à vous libérer du joug militaire et à unir vos forces pour combattre plus efficacement le terrorisme et l’extrémisme.
Signez et faites signer cette pétition pour que cesse la descente aux enfers du Mali. Ensemble, empêchons notre pays de sombrer dans l’abîme :
https://t.co/B3ZB4f624D
Je n’ai pas pour habitude de répondre aux dames, non par mépris mais par élégance, mais parfois, le silence entretient la confusion.
Ce discours qui érige les militaires en demi-dieux intouchables doit cesser.
Non, les militaires ne se battent pas "pour nous" par pure abnégation. Ils se battent parce qu’ils ont choisi un métier, avec ses risques, ses devoirs et ses avantages.
Personne ne les a forcés à s’engager.
Et ce métier, ils le pratiquent avec des ressources publiques : leurs salaires, leurs uniformes, leurs logements, leurs dotations viennent de nos impôts. C’est le peuple mécaniciens, chauffeurs, enseignants, médecins, commerçants, juges, journalistes, maçons, qui finance leur mission.
Alors non, personne n’a à culpabiliser quand il ose critiquer ce qui dysfonctionne.
Chaque citoyen contribue à sa manière à la survie du pays.
L’électricien qui risque l’électrocution, le chauffeur qui brave les routes dégradées, le pompiste qui manipule le feu, le maçon qui travaille sur un échafaudage : tous eux aussi risquent leur vie.
Leur mort n’est pas moins noble, leur courage pas moins méritoire. Dans une société, chacun a un rôle à jouer et chacun a sa place pour la sécurité et la stabilité d’un pays.
Ceux qui confondent patriotisme et servilité doivent comprendre une chose : respecter l’armée ne signifie pas se taire devant ses échecs.
La critique n’est pas une trahison, c’est une exigence morale.
On critique parce qu’on espère mieux, parce qu’on refuse que ceux qui ont choisi de défendre la patrie se transforment en prédateurs de cette même patrie.
Avant la guerre, les mêmes militaires percevaient leurs salaires sans jamais aller au front. Aujourd’hui, le pays leur demande d’assumer enfin la mission pour laquelle ils sont payés. S’ils ne peuvent pas, qu’ils démissionnent.
Le courage, ce n’est pas de brandir un fusil ; c’est de se montrer digne de la confiance d’un peuple qu’on jure de protéger et non d’occuper des bureaux climatisés.
La patrie, ce n’est pas un uniforme.
C’est une responsabilité partagée, un effort commun.
Et le vrai patriotisme, ce n’est pas de faire taire les citoyens, c’est de se montrer digne de leurs sacrifices.
#Bèki_Takè
Guinée : Quand la Constitution se fait otage d’un homme
Un texte que j’ai écrit et qui est publié par le site #ledakarois accessible à travers ce lien https://t.co/DXGivWzJEr
Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs,
Je veux plaider pour elle.
Elle dont le nom est synonyme de courage, et dont le prénom porte en lui la vaillance.
Je veux plaider pour Maître Ini Benjamine Esther DOLI, avocate libre et debout, que l’on a voulu réduire au silence parce qu’elle n’a fait qu’exercer son droit, son devoir, sa mission : dénoncer la violation des droits et des libertés.
Plaider pour elle, parce qu’elle a osé poser la question que tout citoyen du Faso se pose, et qu’elle a osé la poser à haute voix. Naïvement, dira-t-on, elle a interrogé le président Poutine : est-ce ainsi que les avocats sont traités en Russie, lorsqu’ils rappellent à l’ordre le pouvoir ? Faudrait-il qu’elle demande à Alexeï Navalny, depuis l’outre-tombe, de lui raconter son passage au goulag, pour que l’on comprenne mieux ce qui se joue ici, à Ouagadougou ?
Car oui, Ouaga 2000 a ses palais et ses villas, mais aussi ses mouroirs : ces geôles de luxe où l’on enterre vivants ceux qui osent parler, ceux qui refusent de se taire.
Voilà ce qu’elle a dénoncé.
Voilà ce qu’elle a osé écrire.
Et pour cela, pour avoir osé dire que le viol de la loi ne fonde jamais la loi, on l’a traitée en criminelle, en paria, en ennemie.
Or, ce qu’elle a rappelé n’était pas une insulte : c’était un acte de fidélité. Fidélité au serment d’avocat, fidélité à la justice, fidélité à ce peuple qui croit encore que le droit est un abri contre l’arbitraire.
Consœur courage, Consœur vaillance, tu as dit tout haut ce que d’autres pensent tout bas. Tu as rappelé à un capitaine virevoltant que l’uniforme ne fait pas le mérite, que le pouvoir sans élection n’est que force nue, et qu’aucun homme ne devient dieu par la simple usurpation d’un trône.
Mais la vérité est tenace : on peut bâillonner une voix, jamais éteindre une idée. On peut enfermer une avocate, jamais emprisonner le droit.
Alors oui, je plaide pour elle.
Je plaide pour que sa voix ne reste pas seule.
Je plaide pour que l’écho de sa dénonciation résonne plus fort que le vacarme des armes, plus haut que les murs des casernes, plus puissant que la peur qui rôde.
Car après l’oppression viendra la justice.
Après la nuit se lèvera la lumière.
Et il sera dit qu’à Ouagadougou, en ce temps de dérive, une avocate osa dire non.
Gloire à toi, Ili Benjamine Esther DOLI.
Courage à toi.
Tu n’es pas seule, et tu ne le seras jamais
@AppolinaireJoa Si ton cœur est resté avec le peuple c est que tu as plus de cœur car le peuple n as pas vu ce cœur. Une fois a la table des grands on n a plus reconnu le tambela de BF1
Écoutez svp le Docteur Beral Mbaikoubou non_voyant de son état, guitariste,écrivain,philosophe et journaliste Député â l'Assemblée Tchadienne Décrypte les États de L'AES. Sur la chaine nationale .
Très pertinent cet homme👍@MahickaHerve@MaixSOME
Imaginons un seul instant la réaction de Bassolma , de Ismaël Ouedraogo ….si c était Rock qui, en pleine déroute de notre armée décidait de creer par décret un orchestre à la présidence du Faso.Sauf que c’est IB l’homme de la considération humaine.
À lire les performances des ministres au Burkina tout va bien. Même la sécurité et La Défense ont des performances exceptionnelles.le gouvernement et les citoyens ne doivent pas avoir les mêmes priorités.
Folklore quand tu nous tiens , le ministre de La Défense qui est là depuis le 8 décembre 2024 a enregistré un taux d exécution de 89% de son contrat d’objectifs. Qui est évalué ? Le nouveau ou l ancien ?
Il n’y a pas meilleur moyen de faire retrouver aux Burkinabés leur couilles que la faim et la misère. Avec ce qui se prépare dans les ministères, nous retrouverons nos couilles plus vite qu’on ne l’imagine.
Le feuilleton Alino Faso nous démontre que nous ne sommes pas insensibles à l’injustice. Mais nos couilles sont à Koulouba et quand on peut parler sans avoir besoin de nos couilles on crie haut et fort comme on l’a fait ce weekend .
Honneur vous informer que le caravanier joufflu, le courbeur fraternel m a bloqué. C est rassurant car gage de non mouton et de cerveau non encore débranché
@MaixSOME Les dirigeants de l'AES croient dur comme fer qu'il existe un prix Nobel de la stupidité ! Ils luttent corps et âme pour en être des lauréats.
Ces militaires imposteurs qui gouvernent les pays faibles.
Des militaires renversent les institutions légales et démocratiques, au motif que le pays est sous la menace de terroristes. Ils disent au peuple qu’en quelques mois seulement, ils régleront les comptes des terroristes et redonneront au pays toute sa splendeur.
Des jours, des semaines, des mois et des années plus tard, l’insécurité est toujours présente. Des civils sont abattus. Des femmes sont violées.
Ce qu’il a changé, les putschistes qui se sont cloîtrés dans les palais prestigieux de la République disent désormais que le problème du pays est à rechercher dans la gouvernance des institutions renversées. Ils annoncent des audits. Ils emprisonnent les journalistes. Ils ne veulent plus quitter la scène politique. La Sécurité et la Défense sont l’affaire de mercenaires internationaux blancs payés avec l’argent du peuple affamé.
Vivement la fin de l’imposture des régimes militaires en Afrique de l’Ouest.
Alain LOBOGNON
Offre de services : j’ai été scénariste à 24 h chrono. Face à la piètre qualité des scénarios qui nous sont servis j ai décidé de reprendre du service. Pour les prochaines fois vous constaterez qu’ un vrai professionnel a rejoint l ´équipe . Le suspens va vous tuer .
L hymne de l empire du wassoulou proclame : si tu ne peux pas fabriquer un scénario qui convainc même les plus sceptiques donne la plume aux scénaristes ils t écriront des scénarios à te donner des frissons Oh fama oh IB le peuple te croit trouve nous des boucs émissaires
Franchement les DPC doivent respecter les métiers des gens . On ne s improvise pas scénariste. Franchement c est nul . c est l’autre fois c etait mieux .