Hallo liebe Restdemokraten,
ich frage mich manchmal, ob sogenannte Protestwähler eigentlich noch sehen, wohin sie laufen.
Sie fliehen vor den etablierten Parteien, weil sie wütend sind. Weil ihnen jahrelang erzählt wurde, Grüne und SPD seien an allem schuld.
An der Wirtschaft.
An der Migration.
An Energiepreisen.
An Bürokratie.
An jedem Schlagloch und jeder kaputten Heizung.
Diese Erzählung kam nicht nur von der AfD.
Sie kam auch aus der Union und aus ihr wohlgesinnten Medien.
Drei Jahre Dauerfeuer gegen die Ampel.
Drei Jahre „die Grünen sind schuld“.
Drei Jahre „die SPD kann es nicht“.
Drei Jahre politische Brandstiftung im Maschinenraum der Republik.
Und jetzt?
Jetzt steht die CDU selbst vor denselben Problemen.
Rente.
Pflege.
Wohnungsnot.
Fachkräftemangel.
Investitionsstau.
Energiepreise.
Verteidigung.
Kommunen am Limit.
Plötzlich merkt man:
Das waren keine Ampel-Probleme.
Das sind Strukturprobleme dieses Landes.
Und dann laufen die Enttäuschten zur AfD.
Zu einer Partei, die ihnen erzählt, mit EU-Austritt, Euro-Abenteuer, Schulpflicht-Lockerung, Steuergeschenken und völkischem Nationalkitsch werde alles besser.
Nein.
Das ist keine Alternative.
Das ist ein politischer Brandbeschleuniger, der sich als Notausgang verkleidet.
Wut kann ich verstehen.
Aber wer aus Protest zu einer völkischen Partei rennt, protestiert nicht mehr.
Er läuft nicht weg vom Problem.
Er läuft hinein.
Gehabt euch wohl.
Das deutsche Rechtssystem in a nutshell:
Autofahrer rast mit 512 PS Mercedes AMG mit 98km/h durch Berlin, tötet einen Fußgänger, bepöpelt Zeugen und begeht Fahrerflucht.
Urteil: 22 Monate auf Bewährung.
Ein 65 jähriger Klimaaktivist blockiert wiederholt für 30 min. eine Straße, um die Gesellschaft für die Dringlichkeit der Klimakrise aufzurütteln.
Urteil: 22 Monate Knast ohne Bewährung
Autos blockieren wird in 🇩🇪 also härter bestraft als mit Autos Menschen töten. Absicht hin oder her. Niemand kann mir erzählen, egal ob links oder rechts, dass das in irgendeiner Form gerecht ist! Dieses System gehört grundlegend reformiert!
Une société obsédée par la haine ne peut pas être heureuse
J’ai grandi dans un monde où Israël occupait tous nos esprits, bien au-delà de sa réalité géographique. Ce monstre au visage abstrait, si proche et pourtant si lointain.
Dans mon enfance syrienne, puis à travers les récits sociaux, familiaux et officiels, la « cause palestinienne » n’était pas seulement une question politique parmi d’autres. Elle était devenue une religion. Une grille de lecture totale du reste du monde. Une obsession. Un combat permanent. Une raison d’être. Une émotion collective si profondément intégrée qu’elle ne nécessitait même plus d’être pensée. Un honneur collectif bafoué et souillé. La réponse était la haine absolue.
On ne nous demandait pas de réfléchir. Nous étions obligés d’adhérer. Adhérer à une haine collective. Sans comprendre. C’était écrit. C’était décidé. Par Dieu ou par les idéologues.
La haine d’Israël ne demandait aucune compréhension neutre du conflit, de l’histoire ou même des Juifs eux-mêmes. Comment peut-on être neutre quand on est abreuvé par une seule et unique version de l’histoire ? Elle était là avant les mots, avant les nuances, avant le débat politique. Elle structurait les conversations, les cours à l’école, les émissions de radio, les séries télé, les slogans, les silences aussi. La société organisait son quotidien comme son futur réel ou imaginaire autour de la haine.
Et avec le temps, j’ai compris quelque chose de plus dérangeant encore : cette haine ne détruisait jamais l’ennemi désigné. Elle détruisait surtout ceux qui la portaient. Elle les menait à plus de mort et plus de destruction. Elle les enfermait entre ses murs, sombres et hauts. Elle les empêchait de voir le moindre horizon d’espoir.
Elle nous détruisait d’abord, nous, avant notre ennemi.
Pendant des décennies, dans le monde arabe, la question palestinienne a servi de centre de gravité émotionnel et idéologique. Non pas comme sujet humanitaire - puisque les Palestiniens étaient opprimés dans les pays arabes, réduits à vivre dans des bidonvilles et privés de droits civiques minimaux dignes de ce nom - mais comme obsession absolue, écrasant tout le reste. Les dictatures, l’islamisme politique, la corruption, la répression, les prisons politiques, les guerres civiles, l’effondrement éducatif, les fractures confessionnelles, la condition des femmes, le sort des minorités ou la fuite massive des cerveaux passaient souvent au second plan derrière un récit unique : Israël serait la source principale de nos malheurs.
Comme si la disparition d’Israël allait miraculeusement réparer nos sociétés. Foutaise, en réalité, tout le monde savait, sans oser le dire, que personne ne ferait le poids - ni militairement, ni technologiquement, ni économiquement - face à ce “monstre” qui rongeait nos consciences. Des milliards étaient détournés en son nom par les gouvernements successifs, et les peuples se contentaient des miettes, sinon de la machine de haine perpétuelle, convaincus que la cause d’éradiquer Israël était plus noble, plus importante même que leur propre vie.
En réalité, la haine était devenue le seul projet d’avenir. Notre seul rêve : être des martyrs pour cette cause.
Avec les années, cette logique a fini par produire des sociétés prisonnières du ressentiment. Des sociétés qui glorifient la mort et non la vie. Des sociétés qui justifient et célèbrent le terrorisme. Des sociétés incapables de se projeter autrement qu’à travers cette haine. Incapables de regarder leurs propres faillites en face parce qu’un ennemi extérieur permettait d’éviter toute introspection.
Le plus frappant, avec le recul, n’est pas seulement la violence des discours. C’est la place mentale qu’ils occupaient.
On pouvait passer des heures à parler d’Israël, sous la lumière des bougies, dans des pays où l’électricité disparaissait chaque jour, où les services publics s’effondraient, où les jeunes rêvaient seulement de partir, où les prisons débordaient d’opposants, où les milices islamistes proliféraient, où les dictateurs assassinaient leur jeunesse, où la peur gouvernait le quotidien. Pas par peur de l’ennemi : non, tout le monde savait au fond que cet ennemi n’avait pas tué, même en temps de guerre, le cinquième de ce que ces dictateurs et les islamistes ont fait subir à leurs propres peuples.
En réalité, l’obsession collective d’Israël permettait surtout d’éviter de regarder le désastre que nous vivions à l’intérieur.
La haine devenait alors un refuge collectif.
Elle donnait une illusion d’unité. Une illusion de dignité. Une illusion de combat.
Mais elle empêchait toute guérison réelle.
À force de vivre dans l’obsession, on finit par perdre la capacité même d’être heureux, de créer, de penser librement, de respirer hors du conflit.
La haine peut produire de l’excitation. Elle peut exciter des foules. Elle peut inspirer des slogans et des hystéries collectives. Mais elle ne produit pas le bonheur. Elle ne construit pas une civilisation. Elle accable les générations de ses chaînes. Elle les menotte pour les empêcher d’avancer.
Je crois même aujourd’hui que certaines sociétés du Moyen-Orient ont fini par confondre haine et émotions. Comme si être constamment en colère donnait le sentiment d’exister. Comme si la rage collective remplaçait les projets d’avenir.
Hélas, cette logique ne concerne plus seulement le Moyen-Orient. Je l’ai vécue en Syrie, mais je la vois prospérer dans l’Occident qui m’a adopté.
Depuis le 7 octobre, je regarde avec inquiétude une partie de l’Occident reproduire certains mécanismes que j’ai connus dans mon enfance : mêmes slogans répétés par la gauche sans même les comprendre, désignation obsessionnelle d’un seul coupable sans la moindre nuance, récitation d’une seule et unique version de l’histoire, et surtout cette étrange exaltation militante où la haine devient une forme d’identité sociale. Où la haine est justifiée et auréolée du statut noble de la résistance.
Ce sont exactement ces rhétoriques qui ont empoisonné mon enfance en Syrie. Je pensais les avoir fuies. Les islamistes et une partie de la gauche française les ont réimportées dans des sociétés qui pensaient être libres de cette haine.
Je reconnais cette mécanique. Je l’ai vue ailleurs. Je sais où elle mène. On croit souvent que la haine donne de la force. En réalité, elle finit surtout par rétrécir les êtres humains. Elle réduit leur capacité à voir la complexité du réel. Elle enferme les peuples dans des récits répétitifs où tout devient défini par défaut : les coupables, les victimes, les indignations, et surtout les silences tolérés.
Sortir de cette haine ne signifie pas abandonner les causes que l’on considère justes ni ignorer les souffrances humaines. Cela signifie refuser que la haine devienne le centre organisateur de notre existence et de notre jugement.
Refuser que la haine devienne le seul moteur et objectif de votre vie.
En réalité, je pense que le véritable bonheur est la capacité de ne pas laisser la haine coloniser entièrement notre esprit.
Je crois que le début de la liberté commence là : quand un individu ou une société n’a plus besoin d’un ennemi permanent pour donner un sens à son existence.
Mon article : https://t.co/4Cbtuf303E
Zwei Tage nach der antisemitischen Schmiererei in der Ueckermünder Straße in #Berlin haben Kinder heute die ganze Fußgängerzone mit Herzen bemalt – als leiser, aber kraftvoller Gegenruf von Hoffnung, Menschlichkeit und Zusammenhalt.
#B2804
„Sehr geehrte Damen und Herren, geschätzte Überlebende,
wenn ich heute durch das Tor von Buchenwald gehe, dann tue ich das nicht als öffentliche Person, sondern als Enkel eines Überlebenden. Ich gehe den Weg, den mein Großvater, Hermann Kerkeling, ab dem 2. Juli 1942 gehen musste. Er war kein Mann der großen Worte, aber ein Mann der Tat. Ein Zimmermann aus Recklinghausen, der zupacken konnte, der Strukturen schuf, der mit seinen Händen arbeitete. Er war ein Mensch, der schlichtweg nicht bereit war, wegzusehen, als die Dunkelheit über Deutschland hereinbrach.
Doch am 2. Juli 1942 wurde er zur Nummer 6177. Ein sogenannter „politischer Häftling“. In den Augen des faschistischen Apparats war er ein „Hochverräter“. Hier wurde er gefoltert, gedemütigt und wurde Zeuge unzähliger Morde. Dass er diesen Wahnsinn überlebt hat, ist ein Wunder.
Für mich steht sein „Hochverrat“ heute als das höchste Zeugnis von Treue zur Menschlichkeit.
Mein Opa Hermann hatte unmittelbar nach der Machtergreifung im Jahre 1933 Flugblätter gegen Hitler verteilt. Er hat nicht geschossen, er hat nicht sabotiert – er hat lediglich die Wahrheit geschrieben, gedruckt und verteilt. Das kostete ihn zwölf Jahre seines Lebens. Zwölf Jahre! Denken Sie kurz darüber nach: Was haben Sie in den letzten zwölf Jahren getan? Sie haben Kinder großgezogen, Karrieren verfolgt, geliebt, gelebt. Hermann saß in Haft, zunächst in der sogenannten „Hölle von Recklinghausen“, in diversen Zuchthäusern und schließlich hier, auf dem Ettersberg.
Mein Großvater musste hier in der Effektenkammer seine Zwangsarbeit verrichten. Im Maschinenraum der Entmenschlichung. Er musste den Raub an seinen Mitmenschen verwalten. Uhr, Ehering, Brille, Brosche, Gebiss – alles wurde registriert, als handele es sich um bloße Lagerware.
Hier liegt eine der bittersten historischen Lehren: Die Barbarei beginnt nicht mit dem ersten Schuss; sie beginnt dort, wo Menschen nur noch Nummern in einer Statistik sind, wo das Mitgefühl der Buchhaltung weicht und das Gewissen der sinnentleerten Gehorsamspflicht.
Als mein Großvater hier heute vor 81 Jahren, 1945, befreit wurde, war er 44 Jahre alt. Körperlich ein gebrochener Mann, geplagt von Krankheiten, die ihn nie wieder verlassen sollten; von einer tiefen Müdigkeit, die keine Nachtruhe der Welt heilen konnte. Eine echte Wiedergutmachung hat er nie erhalten; man hat ihn nach dem Krieg mit ein paar Mark abgespeist. Und das Bitterste: Die Aufhebung seines Unrechtsurteils wegen „Hochverrats“ hat es zu seinen Lebzeiten nie gegeben. In den Augen der Bürokratie blieb der Verfolgte ein Vorbestrafter.
Aber das Schwerste für uns als Familie war sein bleiernes Schweigen. Dieses dröhnende Schweigen war wie eine Mauer aus Glas, die seine Seele umgab. Wir – seine Familie – konnten ihn sehen, aber wir konnten ihn nur selten erreichen. Vielleicht wollte er uns schützen? Er wollte nicht, dass die grausame Kälte und der blinde Hass dieses Ortes in unsere warme Wohnstube in Recklinghausen kriecht.
Viele der Überlebenden der Nazi-Diktatur haben für sich den Weg des Schweigens gewählt. Das mag uns Erben eine Ahnung vom Horror des Durchlebten geben. Es war und ist unbeschreiblich und unsagbar.
Wir, die Bürger der Bundesrepublik Deutschland, tragen keine Schuld an den Taten von damals. Aber wir tragen die Verantwortung für die Konsequenzen dieser Taten im Hier und Jetzt.
So etwas wie eine „Gnade der späten Geburt“ gibt es nicht, es gibt nur die Pflicht der späten Erkenntnis. Wer heute behauptet, die Geschichte des Faschismus in Deutschland sei ein abgeschlossenes Kapitel, der hat nicht verstanden, dass die bösen Geister von damals nicht in den Ruinen von Buchenwald geblieben sind. Sie warten darauf, in verunglimpfender Sprache, bösartiger Hetze, im dumpfen Ressentiment und in der alltäglichen Gleichgültigkeit wieder geweckt zu werden. Wer….👇
"Wer die Erinnerung an die Opfer als Belastung empfindet, vergisst, dass diese Erinnerung das einzige ist, was uns vor einer Zukunft als Täter schützt."
Hape Kerkeling in seiner Rede zum Gedenktag in Buchenwald.
Heinz habille ses pots de mayonnaise en crochet pour séduire les grands-mères
Au Brésil, la marque détourne le crochet, symbole du quotidien, en habillant ses pots pour les intégrer dans les cuisines des grands-mères. Imaginée par l’agence DAVID São Paulo, la campagne s’appuie sur les petits-enfants et se prolonge en contenus participatifs et installations, comme un arrêt de bus entièrement crocheté.
Plus d’infos : https://t.co/nGYvSVmRxG
Viele behaupten, Sprachwissenschaftler brauche kein Mensch. Germanisten, Anglisten, Linguisten – brotlose Kunst. Was will man mit denen?
Nun ja.
Am Samstag hat der US-Außenminister in München eine Rede gehalten, in der er 500 Jahre Kolonialismus als zivilisatorische Glanzleistung feierte, anti-koloniale Befreiung als Anfang vom Untergang beklagte und das US-Außenministerium anschließend ein Sharepic mit dem Satz veröffentlichte: „We do not want allies to be shackled by guilt and shame.”
Der Saal gab Standing Ovations. Deutschlands Außenminister nannte den Mann danach „a true partner”. Der Verteidigungsminister fand den Ton „beruhigend”.
Ich bin Germanistin. Ich habe die Rede beim ersten Hören verstanden. Nicht weil ich klüger bin als ein Minister. Sondern weil es mein Beruf ist, Sprache zu lesen – nicht nur die Worte, sondern was dahinter steht. Subtext. Konnotation. Framing. Das, was zwischen den Zeilen passiert, während man noch das Wort „Zivilisation” verdaut.
Sprachwissenschaftler werden darauf trainiert, genau das zu hören, was der Sprecher sagen will, ohne es auszusprechen. Wir hören, wenn jemand „Erbe” sagt und „Überlegenheit” meint. Wir hören, wenn jemand „Erneuerung” sagt und „Revision” meint. Wir hören, wenn jemand „Schuld und Scham” sagt und damit die Erinnerungskultur eines ganzen Kontinents zur Disposition stellt.
Es gibt Dolmetscher in diesen Delegationen. Es gibt Redenschreiber. Es gibt sicherheitspolitische Berater, wirtschaftspolitische Berater, militärische Berater.
Aber gibt es jemanden, der im Saal sitzt und in Echtzeit sagt: „Achtung. Der hat gerade den westlichen Kolonialismus als goldenes Zeitalter verkauft. Nicht klatschen”?
Offenbar nicht.
Ich frage mich manchmal, ob nicht der ein oder andere Konflikt in der Geschichte hätte anders verlaufen können, wären Sprachprofis an den richtigen Stellen gesessen. Nicht als Übersetzer. Als Versteher.
Brotlose Kunst, sagen sie.
Am Samstag in München wäre sie unbezahlbar gewesen.
Sie fühlen sich verraten
Deutsche kurdischer Herkunft schauen voller Entsetzen nach Syrien: Warum werden dort jetzt die Kurden getötet? Und warum lässt der Westen das zu?
Von Evelyn Finger
https://t.co/2E8URFTQyo
@DuezenTekkal@toprak_aliE@CansuOezdemir@OthmannRonya
Auschwitz was at the end of a long process. We must remember that it did not start from gas chambers.
This hatred was gradually developed by humans. From ideas, words, stereotypes & prejudice through legal exclusion, dehumanization & escalating violence... to systematic and industrial murder.
Auschwitz took time.