Le génocide imaginaire
Le Hamas vient de publier les données les plus récentes concernant les morts de la guerre à Gaza dont l’identité a été établie, et ces données ont été mises en forme par un journaliste du quotidien de gauche israélien "Haaretz". Ces chiffres représentent l’écrasante majorité des décès enregistrés depuis le début de ce conflit. Les enseignements qui en ressortent sont éclairants.
L'objet de ce post n'est pas de justifier ou de critiquer la guerre menée par Israël à Gaza, mais de remettre en cause le "narratif" en vogue à gauche et dans le milieux islamistes d'un prétendu "génocide" à Gaza.
1. Un déséquilibre massif entre hommes et femmes
On constate qu’il y a beaucoup plus d’hommes morts que de femmes, notamment dans la tranche d’âge des 18–59 ans : plus de 3 fois plus. Ce déséquilibre se retrouve également aux extrêmes : – 1,45 fois plus chez les mineurs (0 à 18 ans) ; – 1,68 fois plus chez les plus de 60 ans.
Un tel écart n’est pas le fruit d'une bizarrerie statistique.
2. L’écart hommes/femmes et la question des combattants
On ne peut affirmer que cet écart correspond très exactement à la différence entre morts combattants et morts civils. Néanmoins, le différentiel est trop important pour ne pas être signifiant : 47 957 Gazaouis de sexe masculin ont été tués contre 20 863 femmes.
L’écart avoisine 27 000 personnes. Il est probable qu’il corresponde en grande partie à des hommes engagés dans les groupes armés, y compris de jeunes hommes de 16 à 18 ans recrutés par les organisations islamistes, ainsi que des hommes plus âgés.
Ce chiffre de 27 000 n’est pas très éloigné des estimations de l’armée israélienne, qui situe autour de 25 000 le nombre de combattants tués.
3. L’ampleur des pertes civiles
Cela signifie également que plus de 40 000 civils ont trouvé la mort à Gaza, principalement dans des bombardements. Sur le plan humain, un tel chiffre est tragique et doit être interrogé. Il représente environ 2 % de la population civile de Gaza. C'est énorme, mais ce n'est pas fondamentalement différent d'autres conflits de forte intensité.
4. Le ratio combattants / civils dans le contexte d’une guerre urbaine
Si l’on retient l’hypothèse d’environ 25 000 combattants tués, le rapport serait de l’ordre d’un combattant pour environ 1,5 civil.
Dans les guerres urbaines impliquant un usage massif d’armes explosives, les études montrent des ratios très différents. L’International Network on Explosive Weapons (INEW) indique que lorsque des armes explosives sont utilisées dans des zones densément peuplées, ce sont plutôt 9 civils tués pour 1 combattant (https://t.co/hJzcI6Kd5G).
Même en tenant compte du fait que ces études incluent les blessés et non les seuls morts, la comparaison suggère que le ratio observé à Gaza serait inférieur à celui habituellement constaté dans des conflits urbains similaires.
5. Une situation militaire particulièrement complexe
Le cas de Gaza présente une complexité spécifique : les combattants islamistes se dissimulent dans un vaste réseau de tunnels interdits aux civils et ne portent pas d’uniformes distinctifs, leur stratégie étant de se fondre dans la population.
Cette configuration rend extrêmement difficile la distinction opérationnelle entre combattants et civils et complique la conduite d’opérations ciblées.
Dans ce contexte, tous ceux qui parlent de "génocide" à Gaza sont soit des ignorants, soit des salauds. Les jeunes mal informés, sans culture historique ou excités par la propagande sont des ignorants, les politiciens et les "influenceurs" qui emploient ce vocabulaire sont des salauds. Il n'y a eu aucun génocide à Gaza : il a suffit que le Hamas rende les otages israéliens pour que l'intensité de cette guerre s'effondre, se limitant à des escarmouches.
Ces données suggèrent, au contraire, que l’armée israélienne a mis en œuvre des mesures de précaution visant à limiter les pertes civiles, notamment si l’on compare ces chiffres à ceux observés dans d’autres conflits urbains impliquant les forces russes en Tchétchénie ou les forces américaines, britanniques et françaises à Raqqa ou à Mossoul.
Y a-t-il eu des crimes de guerre ? Des dérapages de certains soldats ou officiers ? C'est très possible et même probable, je ne connais pas de guerre dans laquelle ce genre de comportement n'existe pas. Le mythe d'une guerre "propre" reste un mythe. Il faut alors que les coupables soient identifiés et traduits en justice. Je ne sais pas si israël le fera, mais ce pays le devrait.
Cette insistance à parler de génocide lorsque Israël est impliqué n'a qu'une vocation : le rendre coupable du crime suprême dont son peuple a été une victime majeure dans l'Histoire récente, et ainsi positionner le discours ambiant pour justifier une nouvelle annihilation des Juifs.
C’était il y a vingt ans, quand la France croyait encore aux fables des loups solitaires et à l’explication par la psychiatrie. Le 13 février 2006, Ilan Halimi était retrouvé agonisant, après avoir été torturé 24 jours durant. Et l’antisémitisme, on n’y croyait pas. Au tribunal, Youssouf Fofana, le cerveau de l'autoproclamé "gang des barbares" avait beau s’être réclamé de l’islamisme ; il avait beau avoir crié sa volonté de « détruire tous les juifs », peu l’avaient alors noté. Il a fallu des années pour que la signification du calvaire du jeune homme décante. C’est désormais chose faite. Et Ilan Halimi, ses yeux d’enfant aux longs cils qui regardent l’objectif par un soir d’été, reste à jamais la victime-symbole de la nouvelle haine antisémite qui s’est mise à frapper en France. Vingt ans plus tard, il en est toujours un terrible baromètre puisque les stèles et les plaques en sa mémoire sont régulièrement dégradées.
En réaction à ces profanations, un mouvement a vu le jour, poussé, notamment, par l’association des maires de France. Et ces derniers mois, des dizaines d’arbres ont été plantés en la mémoire d’Ilan Halimi. Je n’ai pas trouvé de recensement précis. Mais les articles dans la presse régionale montrent que c’est un mouvement qui concerne toute la France et tous types de communes. A Marly, en Moselle ; à Cholet dans le Maine-et-Loire ; à Sarlat, en Dordogne ; à Cuges-les-Pins dans les Bouches du Rhône ; à Mérignies dans le Nord ; à Hours, dans les Pyrénées Atlantiques ; à Brignais, dans le Rhône ; à Saint-Preuil, en Charentes ; ou à Dun-le-Palestel, dans la Creuse. Voilà quelques exemples piochés au hasard.
Giono écrivait que planter des arbres, c’est comprendre que « les hommes pourraient être aussi efficaces que Dieu dans d’autres domaines que la destruction. » Un pays qui plante des arbres pour son enfant juif assassiné, c’est aussi le pays si singulier dans lequel nous vivons. Celui qui à sa Révolution – c’est-à-dire bien avant tous les autres – fut le premier à inventer la citoyenneté de pleins droits pour les Juifs. Celui qui pendant 10 ans, lors de l’affaire Dreyfus, s’est déchiré pour sauver l’honneur d’un petit officier juif, comme disait le grand-père de Levinas, avec des yeux pleins d’espoirs. Un pays, enfin, où l’on a collaboré et déporté, en masse. Mais aussi, le pays occupé dont la population a sauvé le plus grand nombre de juifs.
Aujourd’hui, alors que l’actualité charrie à flot continu son lot d’agressions et de menaces, alors que l’antisémitisme a flambé ici et partout, existe-t-il toujours une particularité française sur cette question ? Terrible incertitude qui hante beaucoup de Français juifs dans leurs nuits de tourments. Existe-t-elle toujours, cette particularité ? Je crois que oui. Je crois qu’il n’y a pas d’autre pays comme la France. J’y crois comme on croit. C’est-à-dire avec une part de doute. Et de vigilance. Mais avec une conviction intime. Qui fait la beauté d’un amour. L’amour sacré de la patrie.
Pourquoi les juifs ont besoin d’Israël? Pour que leurs morts reposent en paix. C’est ce que raconte Ruth Halimi dans notre livre. 20 ans plus tard, le vandalisme répété des plaques/arbres en la mémoire de son fils lui donne raison.
#ilanhalimi#24jours
Une attaque de plus, une attaque de trop. On cible encore des enfants dans les rues de Paris parce qu’ils sont juifs. Total soutien à cet adolescent et à sa famille.
"Promise me you'll visit sometimes in dreams, because the longing is hard and the void is immense."
Herut Nimrodi spent two years fighting to return her hostage son Tamir. This week she learned that he had been murdered in captivity. This is the eulogy Herut delivered at his funeral:
"How many times did I imagine the moment I would see you again, my child. I imagined what I would say to you, how we would embrace, how I would calm you that Mom is here and we'll recover together.
But a day ago, I received the news that shattered my heart. It crushed every fragment of hope. It drained me of what strength I had left. Your body was identified and returned to Israel.
You are here. You've come back. Today I stand closer to you than I have in two years. But there is no embrace, no recovery, and no comfort. Exhausted from sleeplessness, my eyes burning from crying, and I cannot find the words.
What do I say to you now? How does one eulogize a child? How am I supposed to say goodbye to my firstborn son? To my only son? How do you sum up 18 years together and two more years of longing?
Two years in which we moved between hope and despair. Two years with a heavy fear for your life. Two years of being afraid to discover that you are gone. Only recently did I dare to envision an ending. I asked to remove the bandage from the bleeding wound.
And you, as you are my twin soul, you felt me and you waited. You waited until I would be ready for this stage. And you didn't choose just any day. You are being buried on the day you were killed two years ago. The 24th of Tishrei, 5784.
So today I choose not to eulogize and not to summarize, because our journey has not ended. In the endless conversations I held with you in my imagination, I promised to set you free. This is not the freedom I wanted for you. Not in this way. Not with such cruelty. Not at such an early stage. But I promised you freedom, and I am keeping that promise.
I am saying goodbye to your body today, but not to you. Rest, my child. Your body has been through enough. Your soul is finally free.
But it is here with me, by my side. It will accompany me here on this earth, in every step, in every decision, in every joy that will still come, and it will come in time.
It will be different from what I knew, less innocent, less whole, but there will be joy.
I promise to take care of Mika and Amit. I promise not to sink and to try to take care of myself too. I know that you and I, this is a story that will never end, it only changes form. So just promise me you'll visit sometimes in dreams, because the longing is hard and the void is immense.
We will meet face to face again in the future, me with wrinkles and white hair, and you... you will remain forever my pure child, 18 years old."
📷 Alon Gilboa
Heartbroken but relieved that Eitan Levi was brought home — after 739 days in Hamas captivity. 💔
Eitan, 53, was a taxi driver who was murdered by Hamas terrorists on October 7, near the Gaza perimeter. His body was taken into Gaza, where Palestinians were filmed beating and desecrating it.
On the morning of October 7, Eitan had driven a friend to her home in Kibbutz Be’eri. At 7:30 a.m., he called to report missile fire. Ten minutes later, during the call, he was heard saying “it landed on the roof (of my car)!” — followed by sounds of struggle and Arabic voices. The connection was lost. Sixty-two days later, his family was notified of his murder.
Eitan was a devoted father and a warm, loving man. He and his only son, Shachar, shared a special bond — spending weekends together on road trips and over heavy, joyful meals. He adored his two German Shepherds, Casey and Bell, whom he trained himself.
Eitan loved music, especially the songs of the Revivo Project and Dudu Aharon. He was a hardworking man, always ready to help and always with a smile.
He is finally returning home for a proper burial — a dignity denied to him for far too long.
We stand with the Levi family in their unbearable grief.
May Eitan’s memory be a blessing. 🕯️
Two years. Two years passed since the last moment I saw Avinatan, the love of my life. Two years since the moment terrorists kidnapped us, put me on a motorcycle, and tore me away from Avinatan before the eyes of the entire world.
From that moment, our journey in captivity was separated. I was held captive with children, women, and the elderly, while Avinatan was held alone. I was mostly kept inside houses, while Avinatan was only in the tunnels. Hamas released videos and signs of life from me, while there was no information at all about Avinatan. I was held captive by Hamas for 246 days, while Avinatan was held for 738 days. I came back in a heroic rescue operation, and Avinatan returned in a deal.
But both of us, against all odds, came home and were reunited!
I cannot put into words the range of emotions I felt when I saw him for the first time after so long. Each of us faced death countless times, and yet, after two years apart, we are finally taking our first steps together again in the State of Israel.
At last, we can begin our healing together. The recovery will be long; we still haven’t truly processed what has happened here over these past two years. But we won. We won our personal war, and the war of all those who fought alongside us to reach this moment. And now, the time has come to begin our shared journey together.
I want to say a huge thank you, first and foremost, to the @IDF soldiers and security forces who have been fighting for so long and risk their lives for us every single day. Thank you to our family, friends, and to the people of Israel, Am
Yisrael, who raised their voices when we couldn’t speak. To the people around the world who embraced us, to all the incredible individuals who supported us through the hardest times and never lost hope throughout this long period. To the US government, which opened its doors to me and was always there to listen, especially @SEPeaceMissions Steve Witkoff, @jaredkushner, and the exceptional, President @realDonaldTrump.
To all the people who too stood beside our hostages and understood that light must overcome darkness.
We will never forget the fallen and the murdered, and we will not stop fighting until every fallen soldier and hostage is brought home for a proper burial in Israel.
Thank you, thank you, thank you!
This could never have happened without you.
We are back ❤️
Les derniers otages vont enfin rentrer et cette guerre va enfin pouvoir se terminer pour les civils gazaouis.
Et oui, c’est une réussite pour Trump. Et oui, on peut être dévastateur pour son pays et faire des choses bien à l’international…
Et non, ceux qui manifestent depuis deux ans en chantant des slogans du Hamas n’ont pas aidé.
Ni ceux qui ont pris la mer à bord d’une flottille téléguidée par le Hamas pour défier le blocus naval qui l’empêche de se ravitailler militairement (alors que l’aide humanitaire arrive par la route).
Ni ceux qui ont reconnu la Palestine au lieu d’imposer la libération des otages comme un préalable pour reconnaître la Palestine…
Eux n’ont fait que prolonger le supplice, en donnant confiance aux bourreaux.
Bonne journée à ceux qui savent, depuis le début, que la paix ne vient qu’en mettant la pression sur ceux qui commencent une guerre.
Ps : ceux-là se font insulter depuis deux ans par des pacifistes en carton, idiots utiles des bourreaux.
Conversation téléphonique déchirante, datant du 7 octobre 2023, entre la police et Michaël, 9 ans, caché dans un placard, alors qu'il venait d’assister à l’assassinat de ses parents par des terroristes du Hamas...
L’horreur du 7 octobre, c’était aussi ça.
Ne jamais oublier.
Le 7 octobre, les terroristes du Hamas ont assassiné le père et la sœur d’Agam, avant de l’enlever avec le reste de sa famille et de les emmener à Gaza.
Voici l’histoire d’Agam, celle de sa survie face à la captivité du Hamas.
Le 7 octobre, Libby Cohen-Meguri est sortie s’amuser au festival
Nova. En tentant d’échapper à l’enfer, elle a été assassinée sur la
route de Reïm. Elle n’avait que 22 ans.
Sa mère, Sheli, se souvient de la dernière fois où elle et son compagnon Yariv Yogev ont parlé avec Libby :
« Libby nous a appelés à 8h11 depuis la voiture et a dit :
“Ils ont tiré une balle dans la tête d’Adi (son amie). Elle est étendue,
morte, sur moi. Ils m’ont tirée dans le ventre et dans le bras et je perds du
sang. Yariv, je vais mourir, mon bras se détache de l’articulation.”
J’ai commencé à hurler comme une folle : “Qui tire ? Qui tire ?”
Libby a dit doucement : “Maman, je ne sais pas qui tire, mais il n’y a plus
personne de vivant autour de moi.”
Nous n’avions pas compris l’ampleur de l’événement. Nous n’avions
pas compris que c’était fini. Elle a dit qu’elle ne pouvait plus bouger son
corps. Yariv, qui est médecin de profession, criait qu’il allait lui montrer
sur FaceTime comment faire un garrot. C’est un homme très calme, je
ne l’ai jamais entendu crier.
Libby lui a dit : “Je veux juste que vous m’écoutiez. Je t’aime, Yariv, j’ai
eu la chance de t’avoir. Maman, je t’en prie, arrête de crier. Je veux que
tu saches que je t’aime et que je n’aurais pas pu avoir une meilleure
mère que toi.” Elle a aussi fait ses adieux à Tomer et Maya, son frère et sa sœur.
Yariv lui a demandé de sortir de la voiture et de faire semblant d’être morte.
Libby a réussi à sortir, s’est allongée sur la bande jaune de séparation de la
route et a mis le téléphone sous son oreille. Elle a continué à nous dire
adieu, puis elle s’est tue et a dit : “Maman, ils viennent me tirer dessus à
nouveau.” Le téléphone était sur haut-parleur. Nous avons entendu des cris en
arabe et une rafale interminable de tirs.
Et à partir de ce moment-là, le silence. »
Que la mémoire de Libby soit une bénédiction. 🕯️💔
🎗Alors que l'anniversaire terrible du 7 octobre arrive, Yarden Bibas s'est confié dans une interview au journal Israélien Yedioth Aharonoth.
Extraits : « Si la vie est une course, Shiri et les enfants étaient ma ligne d'arrivée.
Ils étaient ma victoire dans le monde.
Ils étaient l'accomplissement de mon rêve : être mari et père.
Quand je me réveille le matin, la première chose que je ressens, c'est le manque.
J'avais tout, et j'ai tout perdu.
Ce voyage est terminé, et il ne m'en reste que le souvenir.
Je ne vois pas plus loin que demain.
Mais j'ai choisi la vie, et à mon rythme, lentement, peut-être que je verrai aussi après-demain.
Et ça me manque.
Le bruit d'Ariel jouant dans la chambre me manque, le voir courir d'une pièce à l'autre, roux, ressemblant à Chucky, grimper sur le lit pour s'allonger entre Shiri et moi.
Le rire de Kfir, le bruit de son jouet.
Les bruits de Tony quand il se promène dans la maison. Nos conversations avec Shiri, sa voix qui me disait : « Yordan, retourne-toi, espèce de ronfleur. »
La maison était petite par la taille, mais immense par son contenu – les souvenirs n'ont pas de volume, et elle en contenait tellement. »
Crédits Photo : Ziv Koren
Source : Yediotnews