Le LFI Sébastien Delogu a pété un cable. Prenez le temps de lire ce qu'il a fait. Vraiment.
Le 19 septembre 2024, une délégation syndicale CGT d'environ 100 personnes envahit physiquement les bureaux de Laser Propreté, une société de nettoyage marseillaise.
Lors de cette intrusion, des documents personnels sont volés à Isidore Aragones, avocat au barreau de Marseille et ancien président du Crif Marseille-Provence.
On lui dérobe son passeport, celui de son épouse, des documents financiers personnels, des devis de voyage.
Cinq jours plus tard, Delogu publie ces documents volés sur son compte Instagram suivi par 95 000 personnes.
Il expose publiquement le passeport d'un citoyen privé, ses déplacements, ses finances personnelles, ses projets de voyage. Il ironise sur ses voyages en Israël. Il désigne cet homme à ses 95 000 abonnés comme un ennemi parce qu'il est l'ancien président du Crif et qu'il soutient Israël.
Rappel du contexte : nous sommes en septembre 2024, un an après le 7 octobre. Les menaces contre les personnes identifiées publiquement comme proches de la communauté juive ou d'Israël sont documentées, réelles, fréquentes.
Maintenant posons la question sérieusement : comment un député de la République en arrive à faire une chose pareille ?
Il y a deux explications possibles.
La première : il est stupide au point de ne pas comprendre qu'utiliser des documents volés pour désigner publiquement un citoyen privé à la vindicte de 95 000 personnes est à la fois un crime et une mise en danger réelle d'un être humain.
La seconde, plus probable : il était tellement convaincu d'être du bon côté que la question ne s'est même pas posée. Aragones est lié au Crif, il soutient Israël, donc il est de l'autre camp, donc toutes les règles habituelles de décence et de droit s'évaporent.
Quand on est persuadé que l'ennemi désigné mérite ce qui lui arrive, on ne vole pas des documents, on fait de la justice. On ne met pas en danger un homme, on dénonce un sioniste.
C'est le mécanisme de la haine à l'état pur. Elle ne se perçoit jamais comme de la haine. Elle se perçoit toujours comme de la justice.
Il risque cinq ans de prison, 750 000 euros d'amende et l'inéligibilité.
Et il ne se présentera pas à l'audience. Le climat est trop tendu, dit son avocat.
L'homme qui a exposé la vie privée d'un citoyen à 95 000 personnes trouve le tribunal trop intimidant.
ALERTE🚨
MONTREUIL : Une école maternelle met en scène, lors du spectacle de fin d’année, des enfants vêtus de tenues militaires, portant des bandeaux sur le front et tenant des armes factices. Ils chantent :« Sortez les armes, sortez les armes, chargez ! »
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