Alors que l’accord #Mercosur entre en application provisoire ce 1er mai, un règlement d’exécution de la Commission, adopté par le Conseil de l’UE, modifie en profondeur la gestion des quotas d’importation.
Jusqu’ici, l’Union européenne contrôlait entièrement le système, en délivrant des licences d’importation aux opérateurs européens, qui pouvaient choisir librement leurs fournisseurs. Désormais, l’accès au marché européen dépendra aussi d’une autorisation délivrée par le pays exportateur. Concrètement, les autorités des pays du Mercosur pourront déterminer quelles entreprises accèdent à ces autorisations ainsi que les volumes correspondants. Le risque est réel et identifié : des géants de l'agro-industrie comme JBS, déjà massivement subventionnés par Brasilia, sont en position de capter une part dominante de ces quotas et donc d’influencer les prix.
Face aux inquiétudes, la Commission se justifie en indiquant qu'elle pourra recourir au mécanisme de règlement des différends en cas de concentration excessive des quotas. Mais, à l'instar des clauses de sauvegarde, ce type d'outil intervient une fois les déséquilibres déjà installés.
C’est pourquoi la responsabilité des eurodéputés est déterminante. Ce sont aujourd’hui les seuls en capacité d’empêcher la ratification définitive de cet accord, dont l’application provisoire ne vaut pas validation finale.
Lors de sa visite dans un élevage bovin dans le Tarn, le Commissaire européen à la Santé et au Bien-être animal, @OliverVarhelyi, l’a rappelé : le bien-être animal constitue un pilier du modèle européen, fondé sur l’un des cadres les plus exigeants au monde. Dans ce contexte, la priorité doit porter sur l’application effective et harmonisée des règles existantes, en veillant à ne pas multiplier les contraintes sans bénéfice réel.
Il a notamment évoqué la nécessité d’une approche pragmatique dans la réglementation pour le transport des animaux, tenant compte des réalités de terrain et des contraintes sanitaires. À ce titre, il a fait état de simplifications à venir visant à faciliter certains flux d’animaux vaccinés pour la DNC dans un cadre sanitaire sécurisé.
Les échanges ont aussi porté sur la nécessité de renforcer les contrôles, tant dans les pays exportateurs qu’aux points d’entrée sur le territoire européen. Le Commissaire a souligné qu’il était inconcevable que des produits issus de pratiques interdites en Europe puissent être commercialisés sur notre marché. Le renforcement des contrôles aux frontières et la consolidation des mesures miroirs apparaissent comme des leviers essentiels pour garantir la cohérence de la politique européenne en matière de bien-être animal. Le Commissaire a appelé le Parlement européen à veiller à ce que les évolutions réglementaires ne fragilisent pas cet équilibre.
[Bulletin Hebdo des Filières Ruminants]
Le RDV #Économie INTERBEV : consultez les chiffres-clés de la filière #Élevage et #Viande pour la semaine 14/2026.
➡️ https://t.co/ZXtnzme4YX
🏉 GÉNÉRATION TERRE DE XV : une finale de championnat sous le signe du partage !
Les 1er et 2 avril, le lycée agricole de Fonlabour (Albi) a accueilli la finale du Championnat de France de rugby des lycées agricoles. 24 équipes venues de toute la France, plus de 500 jeunes mobilisés pour défendre les couleurs de leur établissement… et les valeurs communes au #rugby et à l'#agriculture : engagement, respect et solidarité.
En marge des matchs, INTERBEV a proposé des animations pour faire découvrir les métiers de la filière #Élevage et #Viande : stands, dégustations, échanges avec une diététicienne et Nicolas Lassalle, Président d’INTERBEV Occitanie et éleveur venu sur place avec ses animaux.
Gilles Gauthier, Président de la section Veau d’INTERBEV, a également pris la parole pour souligner le rôle de l'élevage dans l'économie des territoires et rappeler l'engagement d'INTERBEV aux côtés du projet, un partenariat renouvelé depuis 4 ans.
🏆 Au terme de deux journées intenses, ce sont les équipes du lycée de Nîmes (garçons) et de Toulouse (filles) qui ont remporté leurs finales respectives, face à Auch et Marmilhat. Bravo à tous les participants !
#TerreDeXV
Monsieur le ministre @jnbarrot, vous affirmez que la Commission "a tenu ses engagements".
Or sans réciprocité des normes ni contrôle réel des conditions de production, des volumes encadrés ne protégeront pas la filière #Élevage, qui encore une fois sera la grande perdante.
[ACCORD UE-AUSTRALIE]
Le ministre @jnbarrot affirme que "la Commission a manifestement tenu ses engagements" sur les volumes de #viande. Mais en signant cet accord sans exclure les filières bovine et ovine de son champ d’application, la France entérine une nouvelle fois un accord au détriment de ses filières, les fragilisant encore davantage. Et au-delà même de la question des volumes, cet accord cautionne l’entrée sur le marché de viandes produites selon des standards qui ne sont pas ceux exigés de nos éleveurs.
En #Australie, l'utilisation d'hormones de croissance ainsi que certaines méthodes d’élevage incompatibles avec nos exigences en matière de bien-être animal (telles que le mulesing ou les feedlots industriels) demeurent autorisées. De plus, aucun audit en #élevage, aucun contrôle aux frontières ne permettra de vérifier que les viandes importées respectent nos standards.
La clause de sauvegarde spéciale et opérationnelle annoncée ne constituera pas une réponse au problème de fond et n’interviendra qu’après les déséquilibres de marché, sans pouvoir ni les anticiper ni les corriger.
Quant à la progressivité des volumes : elle ne change rien au fond. Une concurrence déloyale qui monte en puissance reste une concurrence déloyale.
La France semble ne pas vouloir s'opposer à cet accord. C'est un choix politique qu'INTERBEV conteste, appelant le @gouvernementFR à assumer ses responsabilités vis-à-vis de ses filières d'élevage et de ses consommateurs.
69 % des restaurateurs privilégient les produits d’origine française et la qualité reste le critère numéro un, devant même le prix. ¹
97 % des convives ont une image positive des restaurants proposant de la viande bovine française à leur carte, et 84 % affirment que l’origine française a autant d’importance que la pièce de viande lors du choix d’un plat de viande bovine. ²
Dans ce contexte, INTERBEV et @METRO_FR sont heureux de reconduire leur partenariat pour renforcer la place des viandes de bœuf et de veau durables et de qualité dans les restaurants. Ainsi dans la continuité du programme d’actions 2025, les sessions de formation visant à sensibiliser les équipes commerciales seront renouvelées dans les prochains mois avec des outils dédiés pour montrer tous les atouts de l’élevage français pour la vie des territoires, dont les restaurateurs font partie, et le savoir-faire de toute une filière, au service de notre souveraineté alimentaire. Également une façon concrète de répondre aux attentes des consommateurs qui souhaitent que les restaurateurs proposent davantage de viande Origine France. ²
¹ Enquête APAF x METRO France administrée auprès de clients membres de la communauté « J’aime Cuisiner Français » entre septembre à décembre 2025.
² Étude Audirep sur la restauration commerciale pour INTERBEV - Mai 2024.
Oui, les quotas bovins, ovins et sucriers sont plus faibles que ceux prévus en 2023.
Oui, les gains industriels, les métaux et terres rares sont essentiels.
Oui, chaque concession est présentée comme « limitée » et « maîtrisée ».
Mais l’addition reste salée et elle arrive toujours à la même table : celle de nos agriculteurs, toujours plus fragilisés.
À force de concessions soigneusement calibrées, on les saborde. Méthodiquement.
AVEC LA SIGNATURE DE L'ACCORD UE–AUSTRALIE, LA FILIÈRE ÉLEVAGE ET VIANDE EST UNE NOUVELLE FOIS SACRIFIÉE AU NOM DES POLITIQUES COMMERCIALES.
Après le #Mercosur, c'est désormais l'#Australie qui obtient un accès privilégié au marché européen pour ses viandes bovine et ovine : 30 600 tonnes de bœuf et 25 000 tonnes d'ovin/caprin à droits de douane préférentiels.
L'effet cumulatif de ces accords est une réalité que Bruxelles refuse d'assumer : des contingents qui s'additionnent, des filières déjà sous tension, une application provisoire du Mercosur prévue dès le 1er mai en plus d'accords successifs avec la Nouvelle-Zélande, le Chili, l'Inde...
L'Australie produit à des coûts jusqu'à deux fois inférieurs aux nôtres, avec des pratiques interdites dans nos pays. Ce que l'Europe refuse chez elle (hormones de croissance, antibiotiques activateurs, mulesing, feedlots industriels), elle accepte de l'importer.
Sans contrôle, ni vérification, l'accord ne prévoit aucun mécanisme de contrôle sanitaire sur les produits importés. Sans réciprocité des normes, c'est une concurrence déloyale organisée au détriment de nos éleveurs.
Accord après accord, la filière #Élevage sert de variable d'ajustement et se fragilise. Ce n'est pas ainsi que se construit la souveraineté alimentaire européenne.
CP ➡️ https://t.co/VbQpzIxyWE
@gouvernementFR
Accord de libre-échange 🇪🇺-🇦🇺 : Don Farrell et les filières bovines et ovines australiennes continuent de faire pression pour obtenir des quotas toujours plus élevés sur les exportations de viande vers l’UE.
Et sans vision claire, Madame @vonderleyen se prépare à dire oui et à ouvrir encore davantage le marché européen à la concurrence. Toujours sans garanties solides de réciprocité et comme pour le #Mercosur dans le dos des deux colégislateurs. @antoniocostapm@EP_President
Nouvelle démonstration de la désinvolture avec laquelle la Commission traite les enjeux agricoles.
@EmmanuelMacron@SebLecornu@benjaminhaddad@GabrielAttal@EleveursBovins@EleveursOvins
https://t.co/xFLtWLU5fq
Accord UE-Australie : stop aux sacrifices !
Ursula von der Leyen se rend à Canberra la semaine prochaine avec l’objectif de conclure l’accord de libre-échange entre l’Australie et l’UE.
Les conditions de production australiennes restent largement absentes du débat public : mulesing, hormones et antibiotiques activateurs de croissance, feedlots industriels, durées de transport aux antipodes de nos standards de bien-être animal. Ce que l'Europe interdit chez elle, Bruxelles s'apprête à l'importer, trahissant au passage les engagements pris envers les filières et les consommateurs européens.
@jfguihard et @patrick_soury ont interpellé le chef de l’Etat @EmmanuelMacron pour faire respecter l’exigence de cohérence entre politique commerciale et souveraineté alimentaire européenne qu’il a appelé de ses vœux lors de sa visite au #SIA2026 sur le stand d’INTERBEV.
La position des professionnels de la filière élevage et viande française est claire : sans mesures miroirs, sans réciprocité des normes, les viandes bovine et ovine doivent être exclues des négociations.
👉 Lire la lettre ouverte : https://t.co/qARSGAqepW
🚨 ALERTE - À Lyon, des commerçants ont perdu jusqu’à 50% de leur chiffre d’affaires.
La raison ? Un couvre-voiture, instauré par le maire écologiste de la ville, Grégory Doucet, qui interdit aux automobilistes de circuler dans le centre-ville à partir de 13h.
INTERBEV SALUE UN ACCORD EUROPEEN MAJEUR EN FAVEUR DE LA TRANSPARENCE ET DE LA PROTECTION DES DENOMINATIONS DE LA VIANDE
La filière Elevage et Viande salue l’accord conclu en trilogue sur la révision ciblée du règlement OCM visant à protéger les dénominations propres aux produits carnés.
Cet accord prévoit de réserver plusieurs dénominations traditionnellement associées à la viande, dont le terme « steak », aux produits contenant effectivement de la viande. Une victoire sans précédent alors que ces termes ont été usurpés par les produits issus de protéines végétales ou de cultures cellulaires depuis trop longtemps déjà.
L’accord doit désormais être approuvé formellement par le Parlement européen et le Conseil de l’UE avant son entrée en vigueur. L’interprofession restera attentive à la poursuite des travaux européens visant à renforcer la protection d’autres dénominations traditionnellement associées aux produits carnés.
👉https://t.co/5cSC8LAFGG
@CelineImart
🏉 Sport, jeunesse et agriculture réunis au #SIA2026 pour une journée marquante autour du projet Génération Terre de XV.
Aux côtés de la DGER, la FFR, l'Amicale du Tournoi des 6 Nations, la CNE et l'UNSS, nous avons signé une convention en présence de @Marina_Ferrari, ministre des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative.
Un engagement fort pour la jeunesse et l'esprit collectif.
Temps fort à venir : le Trophée des Lycées agricoles, dont la finale se tiendra à Albi le 1er et 2 avril.
Esprit d'équipe, transmission, inclusion : des valeurs partagées entre rugby et monde agricole.
#Rugby #SportScolaire