Elon Musk martèle depuis des mois que le casting de L'Odyssée relève d'un calcul purement identitaire, déconnecté du récit d'Homère, pensé pour séduire des jurys de récompenses plutôt qu'un vrai public.
Beaucoup ont voulu voir dans cette croisade une lubie personnelle, un milliardaire qui règle ses comptes avec Hollywood.
Puis la bande annonce est sortie. 402 000 dislikes contre 59 000 likes, 87 pourcent d'avis négatifs. Musk n'avait rien inventé. Il avait simplement dit tout haut, des mois à l'avance, ce qu'un public bien plus large que sa propre audience allait finir par confirmer dans les urnes numériques.
C'est exactement ce type d'épisode qui rend Musk aussi gênant pour un État comme le nôtre. Depuis plus d'un an, la justice française déploie des moyens considérables contre lui et son réseau X, perquisition des bureaux parisiens, convocation personnelle de l'homme le plus riche du monde, enquête confiée à une unité spécialisée de la gendarmerie et à Europol. Le point de départ officiel de ce dossier, un signalement de député qui accuse Musk d'organiser l'algorithme en faveur de l'idéologie qu'il défend.
Regardez ce qui vient de se passer avec Nolan et vous comprenez le vrai problème.
Un homme qui exprime une opinion, sur un réseau qu'il possède, se retrouve avoir raison contre le consensus médiatique et culturel dominant, validé ensuite par des centaines de milliers de spectateurs ordinaires.
C'est un baromètre qui fonctionne, et qui dérange précisément parce qu'il fonctionne.
Depuis des décennies, l'État français compte sur une presse largement acquise à sa vision du monde pour façonner l'opinion sans jamais avoir à affronter de contre pouvoir sérieux. X, avec un patron qui dit tout haut ce qu'une partie du pays pense tout bas, casse ce confort.
Un réseau social qui reflète fidèlement l'opinion populaire plutôt que de la corriger devient, pour un gouvernement habitué à l'unanimité médiatique, une anomalie dangereuse.
Le peuple, quand on lui donne un espace libre, ne pense pas toujours ce que ses gouvernants voudraient qu'il pense.
C'est pour ça que la Franc socialiste dépense autant de moyens pour mettre les réseaux sociaux au pas.
Mélenchon bientôt grand remplacé ?
Houria Bouteldja, figure du courant décolonial et porte-parole historique du Parti des Indigènes de la République, vient de tacler LFI sur un terrain inattendu. Elle reproche au mouvement de Mélenchon de se soucier davantage des non blancs que des blancs, et affirme que le prolo blanc reçoit un message destructeur, celui d'une identité locale niée pendant que celle des autres est validée sans réserve.
L'ironie est savoureuse.
Bouteldja n'est pas une adversaire de gauche modérée qui découvrirait le communautarisme de LFI. C'est une militante qui a construit toute sa carrière sur la centralité de l'éthnie en politique, jusqu'à des prises de position qui ont fait scandale jusque dans son propre camp.
Si même elle juge que la France Insoumise en fait trop d'un côté et pas assez de l'autre, cela n'a rien d'un accident de communication.
C'est le signe d'une fracture stratégique bien plus profonde.
Le vrai sujet, c'est la base électorale que LFI a fini par perdre en chemin. Le mouvement a construit son discours sur une addition de minorités, quartiers populaires, non blancs, jeunes urbains diplômés, en abandonnant sans même s'en rendre compte l'électorat populaire blanc des zones rurales et périurbaines.
Bouteldja, avec la franchise brutale qui la caractérise, vient de mettre des mots sur ce que beaucoup d'électeurs de gauche ressentent sans l'exprimer, un parti qui parle à tout le monde sauf à eux.
Mélenchon n'est pas menacé par la droite ni par le centre sur ce dossier. Il est menacé par sa propre stratégie identitaire, poussée à son terme logique par des voix plus radicales que la sienne, qui lui renvoient en pleine figure la facture d'un pari qu'il a lui même construit depuis des années.
Il n'y a pas de "crise de l'immobilier". Il y a un excès d'immigration qui sature les logements d'un pays pourtant passé sous le seuil de renouvellement des générations depuis plusieurs années.
Oui vous avez raison : laissons l’Etat persécuter les militants sans rien dire, ne dénonçons pas l’arnaque de l’Etat de droit ni la toute-puissance des banques et des réglementations européennes !
D’ailleurs la prochaine fois qu’un type part en taule pour avoir usé de sa liberté d’expression, ne disons rien non plus : soyons pudiques.
Les femmes absorbent la propagande culturelle dominante.
C'est l'évolution qui veut ça.
Pour survivre après la défaite de leur tribu, il fallait qu'elles s'adaptent aux coutumes des envahisseurs qui avaient tué leurs hommes, pour pouvoir se reproduire avec eux et accéder à des protéines.
C'est inscrit dans leur ADN.
Le gauchisme culturel est donc l'état par défaut aujourd'hui.
Par essence une femme n'a pas de bord politique, elle absorbe le système de valeurs de la société ou de l'homme qu'elle respecte, son père ou son mec.
Mais pourquoi vouloir absolument une femme qui a un quelconque engagement politique ?
Une femme de droite, c'est une femme au foyer qui a bien compris la séparation des rôles.
L'homme chasse, protège et conceptualise la société. La femme gère la maison, transmet la vie, et apporte de la complémentarité et de la douceur.
Elle tient l'intérieur pendant que tu tiens l'extérieur.
Il n'y a rien de plus contradictoire qu'une femme de droite qui prétend défendre l'ordre traditionnel tout en s'invitant dans l'agora grecque pour débattre des affaires de la cité.
Certains d'entre vous se sont fait laver le cerveau par Frontières qui met des meufs en décolleté qui font de l'ASMR politique dans leur feed.
Du coup vous ne copulez pas avec les meufs "de gauche" qui peuplent votre territoire.
Et vous vous faites supplanter démographiquement par les Africains que vous détestez.
Vous refusez de planter votre graine parce qu'Erik Tegnér vous a fait croire qu'il vous fallait une femme fan de Tommy Robinson.
C'est ça le suicide français.
La mairie RN de Carpentras a supprimé la subvention du festival "Carpentras fait son cinéma", 56 000 euros, dans le cadre d'un plan plus large de coupes touchant une trentaine d'associations pour un total proche de 329 000 euros.
Le maire Hervé de Lépinau invoque un trou de 86 millions d'euros laissé par l'ancienne municipalité de gauche. Sur les réseaux, c'est aussitôt présenté comme une guerre de l'extrême droite contre la culture.
On pourrait retourner la question autrement.
Depuis des décennies, la culture en France ne vit pas d'un public qui paie pour ce qu'il aime. Elle vit de subventions municipales, régionales, nationales, distribuées par des commissions où le personnel est presque toujours issu du même vivier idéologique.
Le résultat est un système où l'argent public finance en circuit fermé des œuvres, des festivals et des associations qui n'ont jamais eu à convaincre un vrai public, seulement une commission d'attribution.
Ce système a un nom plus juste que celui de politique culturelle. C'est une rente. Elle emploie des fonctionnaires déguisés en artistes et des artistes qui ont fini par se comporter en fonctionnaires, garantis dans leur poste par la subvention plutôt que par la fréquentation.
Pendant ce temps le vrai marché de la culture, celui qui devrait répondre à ce que les citoyens veulent réellement voir, lire ou écouter, n'a jamais eu la place de se développer normalement, écrasé par une offre subventionnée qui n'a de comptes à rendre qu'à l'administration.
On a fini par confondre la culture avec la propagande de gauche, au point qu'une simple coupe budgétaire dans une mairie qui doit combler un trou de 86 millions devient un symbole d'obscurantisme.
Le jour où la France acceptera de laisser un vrai marché culturel se développer, un marché qui s'adresse au beau, au grand, au noble, à l'imaginaire des gens plutôt qu'à leur rééducation, on comprendra peut être ce que ce système de subventions a coûté à la créativité du pays. Pas seulement en argent. En occasions manquées.
Le grand bourgeois peut se permettre de dire que la France appartient à tout le monde, parce que sa propre vie n’est déjà plus arrimée à la France ordinaire. Son capital est mobile, ses enfants vivent à l'étranger, ses quartiers au quatres coins du monde sont protégés par les prix de l’immobilier, ses réseaux sont internationaux, ses vacances se passent ailleurs, son avenir professionnel n’est pas suspendu à l’état du pays réel.
Le Français ordinaire, lui, n’a pas cette mobilité. Il n’a pas plusieurs patries de rechange, pas d’entre-soi mondialisé, pas de capital culturel exportable partout, pas de filet patrimonial qui lui permette de se retirer dans un quartier préservé.
Son pays, sa ville, son école, son hôpital, son paysage, son histoire locale, ce sont les seuls héritages concrets qu’il possède.
Le cosmopolitisme est un hold-up. Ceux qui possèdent déjà tout expliquent à ceux qui n’ont presque rien qu’ils doivent encore renoncer à leur dernier bien commun
Les droitards à force de vous prémunir du sentimentalisme gauchiste pour raison de survie, vous oubliez que le but final de la politique c'est de vivre en paix entre-nous dans une société de confiance et d'entre aide qui dépense des sommes astronomiques pour des choses futiles comme la recherche quantique, l'exploration spatiale et le sauvetage de chatons.
🇫🇷 Pour démontrer que le niveau du brevet des collèges est terriblement bas, Nicolas a décidé de présenter Agnès, sa fille de 9 ans, en tant que candidate libre. Elle espère obtenir la mention très bien.
Le père, pour sa part, vise à dénoncer un système éducatif qui s'effondre : « Ce n’est pas normal qu’une enfant de cet âge-là passe le brevet. C’est une démonstration, c’est dire ‘’S’il vous plaît, on se réveille !’’. Agnès n’est pas un génie, elle ne fait pas de mécanique quantique. Émotionnellement, elle a 9 ans, elle joue à fabriquer des bracelets en laine et regarde des dessins animés. »
La même semaine, on a Louis, symbole absolu de l’échec de l’ASE : misère institutionnelle, enfants français parmi les plus en difficulté, mal orientés, mal suivis, mal protégés.
Silence radio et mépris d’une grande partie de la gauche.
Et, dans le même temps, toute la machine compassionnelle se met en route pour une étudiante de Sciences Po, issue de la bourgeoisie péruvienne, privée d’APL pour louer son duplex du centre de Paris