@NathalieLoiseau De quoi avez vous peur ?
Laissez le peuple decider de son destin. Je croyais que nous étions en démocratie.
Les islandais ont pris la bonne décision de rejeter l’adhésion à L’UE, alors acceptons leur choix.
LA FAIM, ULTIME TRAITÉ DE PAIX DES EMPIRES ?
Par @BPartisans
L’Occident a peut-être enfin trouvé l’arme capable de mettre un terme à ses guerres éternelles : son propre estomac.
Pendant trente ans, bombarder était relativement confortable. Irak, Afghanistan, Libye, Syrie… On envoyait les missiles, on imprimait les communiqués sur « l’ordre international » et le citoyen continuait tranquillement à remplir son Caddie. La guerre était formidable tant qu’elle se déroulait à 4 000 kilomètres du rayon des pâtes.
Puis arrive l’Iran.
Et soudain, découverte bouleversante dans les chancelleries : l’économie mondiale repose encore sur des bateaux, des ports, du gaz, du pétrole, des minerais et quelques passages maritimes que l’on peut bloquer.
Il suffit qu’Ormuz tousse pour que les marchés occidentaux attrapent une pneumonie.
Mais le pétrole n’est que l’apéritif.
Le véritable cauchemar s’appelle engrais.
Car Bruxelles peut sanctionner la géographie, mais elle n’a toujours pas réussi à sanctionner la photosynthèse. Pour faire pousser du blé, il faut de l’azote, de la potasse, des phosphates et énormément d’énergie. Pas une résolution du Parlement européen.
L’Europe s’est déjà éloignée du gaz russe bon marché, complique ses relations commerciales avec la Russie et la Biélorussie, tandis que la guerre fragilise les exportations agricoles ukrainiennes. Ajoutez maintenant un Moyen-Orient en crise, des routes maritimes sous tension et des matières premières plus chères.
Vous obtenez cette merveille stratégique : sanctionner ses fournisseurs, financer une guerre, perdre des routes commerciales et découvrir ensuite que les agriculteurs ne fertilisent pas leurs champs avec des discours d’Ursula von der Leyen.
Pendant ce temps, le contribuable est prié de sourire.
Électricité plus chère ? Pour la démocratie.
Carburant plus cher ? Pour nos valeurs.
Engrais plus chers ? Pour la liberté.
Nourriture plus chère ? Probablement encore Poutine.
Mais il existe une limite que même la meilleure propagande ne peut repousser éternellement : le ticket de caisse.
Un peuple peut accepter longtemps une guerre qu’il regarde à la télévision. Beaucoup moins facilement une guerre qui vide son portefeuille. Et encore moins une géopolitique qui finit par vider son assiette.
La question n’est donc peut-être plus : combien de temps dureront ces guerres ?
Mais : combien de repas faudra-t-il sacrifier avant que les populations demandent pourquoi elles doivent s’appauvrir pour entretenir des ambitions impériales qu’elles n’ont jamais votées ?
Les empires se croient immortels parce qu’ils possèdent des porte-avions, des missiles et des banques centrales.
Puis arrive un ennemi beaucoup plus ancien.
Le prix du pain.
Et contrairement aux armées étrangères, lui peut entrer dans toutes les maisons.