Il y aurait bien une réforme celle que personne n’ose formuler à voix haute —, qui ne coûterait pas un sou et qui permettrait, dès cette année, de désengorger Parcoursup et l’ensemble des filières de l’enseignement supérieur. Ce serait de mettre fin à la bienveillance institutionnelle de l’Éducation nationale et d’augmenter le degré d’exigence pour l’obtention du baccalauréat, simplement en notant les copies pour ce qu’elles valent vraiment, sans bonification ni commission d’harmonisation — les enseignants du secondaire comprendront tous ce que je veux dire. On diminuerait ainsi de 40 à 50 % le nombre de candidats étudiants, ce qui réglerait d’un coup le problème.
Le diagnostic, lui, ne souffre guère de contestation sérieuse, même si l’on préfère généralement détourner les yeux. Le taux de réussite au baccalauréat, qui oscillait autour de 65-75 % dans les années 1970-1990, dépasse aujourd’hui les 90 % (et frôle les 96 % en voie générale), tandis que la proportion de bacheliers dans une génération est passée d’environ 20 % à près de 80 %. Cette envolée s’est accompagnée d’une inflation spectaculaire des mentions, alors que les évaluations internationales (PISA, TIMSS) ne confirment aucun progrès équivalent du niveau réel — mais qu’importe, puisque l’essentiel est de célébrer. Les consignes de « bienveillance », les correctifs académiques et les commissions d’harmonisation qui rehaussent les notes sont documentées depuis des années par les correcteurs eux-mêmes, les syndicats et la presse. La dévaluation du diplôme n’est pas une rumeur : c’est une pratique institutionnelle, soigneusement entretenue, et dont tout le monde tire quelque chose — les établissements leur taux de réussite, les parents leur tranquillité, les élèves leur diplôme, et les responsables politiques leur paix sociale.
En revanche, l’estimation d’une réduction de 40 à 50 % des candidats relève davantage de l’intuition que du calcul précis. Une partie de la massification s’explique par l’allongement de la scolarité et des politiques volontaristes, non seulement par le gonflement artificiel des notes. Une notation stricte ferait certainement baisser le taux de réussite, améliorerait la préparation des entrants et réduirait la pression sur Parcoursup (qui a dépassé le million de candidats), mais l’ampleur exacte dépendrait de multiples variables — réaction des élèves, redoublements, adaptation des établissements — que personne n’a modélisées. L’effet sur l’engorgement serait réel, sans pour autant résoudre à lui seul les questions de places, de pédagogie universitaire ou de sélection en amont. On peut toujours rêver, ou plutôt feindre de croire que le problème se réglera de lui-même.
Mais j’ai dans l’idée que cette réforme ne conviendrait pas à nos chers petits révoltés. Ils ont trop besoin que le bac demeure ce qu’il est devenu sous leur règne : un droit automatique, une cérémonie de consolation collective où l’on célèbre l’échec comme une forme de résistance et où la bienveillance sert de dernier refuge à ceux qui ne supportent plus qu’on les juge pour ce qu’ils savent faire. Une réforme qui rétablirait simplement la réalité des notes les priverait de leur matériau de révolte permanent et de leur indignation festive. Ils préfèrent l’Empire du Bien éducatif, où l’on produit des diplômés en masse, même médiocres, afin de pouvoir ensuite dénoncer, avec toute la force de leur pureté, les injustices d’une sélection qu’ils ont eux-mêmes rendue impossible. Ils ont trop besoin que rien ne change, car leur révolte n’est pas contre le système : elle est le système. Et le système, lui, n’a aucune intention de se réformer.
Chipie de C
Nous sommes entraînés dans un cercle vicieux qui nous sera fatal.
Pendant des décennies, nous avons acheté la paix sociale en donnant des diplômes à tous, au prix de l’effondrement de leur niveau. Ça nourrissait certes l’égo mais préparait de sévères déconvenues.
Comme l’économie n’a que faire de ces assignats, beaucoup ne retirent du monde du travail que de l’aigreur contre un système qu’ils estiment forcément injuste, faussé contre eux.
Pour apaiser leur colère, l’Etat ne sait que flatter la rhétorique victimaire, distribuer plus de diplômes et enfin créer toujours plus d’emplois aidés, sous diverses formes (notamment la bureaucratie). Cette dernière solution aggrave notre crise budgétaire, ce qui conduit l’Etat à grever l’économie d’impôts, donc à tuer l’emploi. Re-discours victimaires anti-systèmes, re-diplômes en chocolat pour consoler et re-emplois aidés.
Changer le nom de Parcoursup ne changera rien au problème fondamental, qui est qu’on ne veut tout simplement pas assumer la sélection et dire la vérité aux gens. C’est une fuite en avant qui provoquera demain de nouveaux soulèvements.
Ça va très mal finir.
Je suis favorable à l'anonymisation de l'établissement d'origine dans les dossiers #Parcoursup. Mais celle-ci ne peut avoir de sens et de vertu qu'à la condition que nous puissions recruter nos étudiants en nous appuyant sur des notes de bac réellement significatives, c'est-à-dire issues d'un examen national, suivant des critères standardisés.
Bref, un baccalauréat vraiment républicain.
L'ennui, c'est que ce bac n'existe plus. Rappelons qu’une grande partie des épreuves nationales du baccalauréat ont lieu APRÈS les procédures Parcoursup : les élèves passent donc la plupart de ces épreuves alors que celles-ci ne peuvent plus peser sur leur sélection dans le supérieur...
Par ailleurs, la note finale du bac repose en grande partie sur la moyenne de contrôle continu, dont les critères de notation varient en fonction de chaque enseignant et de chaque établissement : certains lycées d’excellence noteront très durement leurs élèves, même bons, quand des lycées moyens voire médiocres noteront des élèves faibles de façon nettement plus indulgente. Comment, dès lors, départager équitablement leurs dossiers, à moyenne égale ?
La proposition du gouvernement risque ainsi de multiplier les erreurs de recrutement dans les filières sélectives, ce qui précipite, à terme, leur dégringolade. Admettre dans ces parcours un élève qui n'a pas le niveau, faute de critères fiables d'interprétation de son bulletin, c'est le condamner à un échec assuré après avoir privé un autre élève d'un parcours qui était pourtant taillé pour lui. C'est enfin et surtout dévaluer à terme la valeur de ces formations. À moins qu'elles ne mettent en place leur propre concours de recrutement, qui risque de favoriser les établissements d'excellence, qui prépareront toujours mieux leurs élèves à ce type de concours d'entrée. Où est la justice ?
Nous continuons ainsi, par démagogie, à saborder nos filières d'excellence, faute d'avoir le courage de parler en vérité à notre jeunesse, et faute d'avoir su réformer l'école primaire pour redonner à chaque élève la possibilité d'une réelle émancipation par le savoir.
À quand les vraies réformes ? #lycee
Mais quelle ignominie de votre part, @BallyBagayoko ! Comment osez-vous même proférez des insanités pareilles? Que vous ne soyez pas d'accord avec @rglucks1 c'est tout a fait votre droit. Mais dire des conneries pareilles, que Raphaël Glucksmann est d'extrême droite, qu'il se range du côté de l'extrême droite, quelle honte! Tout ce qui critique un tout petit peu le vieillard sénile, méchant, atrabilaire, amer dont vous avez fait votre gourou, est un fasciste pour vous. Du coup, cela ne veut plus rien dire. Vous banalisez cela, donc en aggraver le danger et finalement la pseudo "gauche radicale" est le meilleur allié objectif de l'extrême droite, vous fabriquez la haine, le chaos et la division dont le RN a besoin pour arriver au pouvoir. C'est ce que vous voulez pour accroître le chaos et un grand soir insurrectionnel révolutionnaire dont Mélenchon, LFI et vous fantasmez depuis toujours et qui finira comme toujours dans le drame et le sang. Enfin, l'extrême droite et vous/l'extrême gauche, partagez beaucoup idéologiquement: Haine des Juifs, haine de la république et de la démocratie représentative libérale, haine du capitalisme, obsession racialiste et goût pour le grand remplacement, autoritarisme et népotisme, goût de la violence, haine de l'Union européenne, nationalisme populiste et démagogique, collectivisme et corporatisme, soutien aux dictatures et régimes totalitaires en particulier Russie de Poutine, Iran des Mollahs assassins, Hamas psychopathes sanguinaires, et dans le passé Syrie de Assad. Bref, "la gauche radicale" est autant un danger que l'extrême droite. Et c'est quelqu'un de gauche républicaine, humaniste et universaliste depuis toujours, dont le père sacrifia sa jeunesse dans la Résistance pour combattre les nazis et les collaborateurs, fut torturé et condamné à mort pour cela, qui vous le dit les yeux dans les yeux. Vous et LFI êtes aussi dangereux et néfastes que l'extrême droite et je vous combattrai autant l'un que l'autre. Vous n passerez pas.
À ceux qui disent que « la France ne m’aime pas »
La France n’a pas à vous aimer. Elle n’est pas une personne, ni votre mère, ni votre psy.
C’est une nation construite par des gens qui ont saigné, voté, écrit et combattu pour elle. Vous arrivez dans un pays, ce n’est pas à lui de s’adapter à vous ; c’est à vous de vous adapter à lui, ou de partir.
Le contrat est simple : on vous accueille, avec ses codes, son histoire et ses exigences. En retour, on attend que vous vous attachiez à ce qui fait que ce pays existe encore.
Le drapeau n’est pas un accessoire que l’on brûle quand on est mécontent. Derrière le bleu, le blanc et le rouge, il y a des générations qui ont accepté de mourir pour que ce pays existe encore. Quand vous le piétinez en expliquant que « la France ne nous aime pas », vous insultez précisément ceux qui ont payé de leur vie pour que vous puissiez aujourd’hui crier sur son sol. La reconnaissance n’est pas facultative.
L’histoire de la France c’est la Révolution, la Déclaration des droits de l’homme, les Lumières, les victoires militaires, la langue qui a porté une partie de la pensée occidentale.
On peut critiquer les erreurs elles existent. Mais réduire ce pays à ses fautes tout en vivant de ses droits, de ses hôpitaux, de ses écoles et de ses allocations, c’est de l’ingratitude assumée.
Beaucoup de ceux qui crachent dessus viennent de pays où ni la liberté d’expression, ni l’égalité homme-femme, ni la laïcité n’ont jamais existé. Ils le savent. Ils préfèrent juste l’oublier.
La fierté n’est pas un défaut. Les peuples qui cessent d’être fiers de ce qu’ils sont finissent par disparaître ou se faire absorber. Demander aux Français d’avoir honte de leur histoire, de leur langue et de leur culture tout en exigeant qu’ils continuent à financer et protéger tout le monde, c’est demander leur disparition. Une nation qui ne se défend plus n’existe plus.
La langue n’est pas un détail. Le français est le contrat minimal. Si vous refusez de le maîtriser tout en exigeant que la France s’ajuste à vos habitudes, vous inversez le rapport de force. Ce n’est pas au pays de se plier à chaque nouvel arrivant. C’est à l’arrivant de se plier au pays. Ceux qui vivent ici depuis des années sans parler correctement le français et qui se plaignent ensuite de ne pas être « aimés » ont déjà choisi de rester étrangers.
On peut critiquer la France mais on ne peut pas vivre de ce qu’elle offre tout en la méprisant et en attendant qu’elle vous aime en retour.
Une nation n’aime pas. Elle existe, elle impose des règles, et elle attend un minimum d’attachement ou de respect de ceux qui en profitent.
Si ce contrat ne vous convient pas, d’autres pays existent. La France, elle, n’a pas vocation à vous plaire.
A bon entendeur.
🙄🫵🏻 On ne peut plus rire de rien.
Un montage photo posté sur le ton de la blague, et l’animateur et humoriste Julien Courbet se retrouve contraint de le retirer sous un déluge d’insultes et de haine.
L’animateur, habitué aux faits divers et aux arnaques, découvre une fois de plus que l’humour n’est plus une zone de liberté : c’est devenu un terrain miné. Ce qui hier faisait sourire est aujourd’hui décortiqué, interprété de travers, et puni.
On n’a plus le droit de plaisanter sans risquer d’être traîné dans la boue.
L’ironie, le second degré, le photomontage absurde : tout est désormais susceptible d’être lu au premier degré par des gens qui cherchent à se scandaliser. Le rire, qui a toujours servi de soupape et de miroir, est traité comme une agression. On préfère la pureté morale affichée à la légèreté. Résultat : même ceux qui vivent de la télévision et des réseaux finissent par se censurer par prudence.
Ce n’est pas seulement Julien Courbet qui est visé. C’est une époque entière qui se crispe. Une époque où la moindre blague doit être justifiée, contextualisée, excusée à l’avance. Où l’on préfère le silence prudent au risque d’un éclat de rire. Où des gens qui se disent ouverts passent leur temps à surveiller ce que les autres ont le droit de trouver drôle.
Un montage humoristique n’est pas un crime. Et une société qui ne supporte plus qu’on se moque un peu, même maladroitement, est une société qui a déjà commencé à se fermer. On ne peut plus rire de rien, ou presque. Et c’est précisément ce qui devrait nous inquiéter.
Soutien @courbet_julien ! Vous n’auriez pas dû supprimer mais je vous comprends, malheureusement.
▶️Émeutes : « oui, il y a des ingérences étrangères »
« Il y a trois États qui ne nous veulent pas que du bien et qui ont l'habitude d'utiliser des réseaux mafieux pour pouvoir étendre leur pouvoir de déstabilisation »
@CarolineFourest#24hPujadas#LCI#émeutes#France #violences #propagande⤵️
Il y a une jeunesse née française souvent de 3e ou 4e génération maghrébine et africaine qui ne se contente plus de se sentir mal intégrée. Elle déteste la France, et une partie d’elle est déjà irrécupérable.
Ce n’est plus le discours des parents arrivés pour travailler. C’est celui des petits-enfants, élevés ici, scolarisés ici, qui brûlent des écoles, des bibliothèques, des mairies et des commissariats en agitant le drapeau algérien, marocain ou palestinien et autres.
En 2005 comme en 2023 après Nahel et le 17 octobre 2026, le profil est le même : très majoritairement de jeunes hommes nés en France, issus des quartiers, sans diplôme ou en décrochage, qui s’attaquent aux symboles de l’État français plus qu’à n’importe quelle autre cible. On ne brûle pas les institutions d’un pays qu’on considère comme le sien.
Les chiffres le disent mieux que les larmoiements. Les étrangers (surtout africains et maghrébins) sont déjà massivement surreprésentés dans la délinquance par rapport à leur poids démographique. Mais une grande partie de cette jeunesse est française sur le papier : les stats de nationalité sous-estiment donc le phénomène.
Dans les transports, dans les vols violents, dans les rixes, dans les prisons, l’origine extra-européenne explose. Ce n’est pas uniquement « la pauvreté » : des groupes d’origine asiatique ou européenne, souvent aussi modestes à l’arrivée, ne produisent pas le même niveau de violence ni la même haine déclarée.
Cela coexiste avec un attachement fort au pays d’origine des parents et, surtout, avec un récit de victime permanente : « la France nous colonise encore », « la police est raciste par essence », « on n’est pas vraiment français ».
Ce récit est nourri à l’école, par certains médias, par la gauche (LFI en tête) et par les réseaux. Résultat : une partie de cette jeunesse préfère l’identité musulmane ou « racisée » à l’identité française, et voit la laïcité, l’égalité hommes-femmes ou la critique de l’islam comme des agressions.
Pourquoi 3e et 4e génération plus problématique que la première ? Parce que le modèle d’assimilation a été abandonné. Les parents arrivaient pour bosser. Les enfants et petits-enfants grandissent dans des enclaves qu’ils ont créé, avec une culture de rue, de trafic, de mépris pour l’autorité républicaine, et une transmission familiale du ressentiment.
Quand on leur apprend dès le collège que la France est une puissance coloniale criminelle qui leur doit réparation, on fabrique des ennemis de l’intérieur. L’échec scolaire massif dans certains établissements renforce le tout : sans diplôme ni avenir, il reste la haine comme identité.
Une partie s’en sort, bien sûr. Mais la fraction hostile n’est plus marginale, et elle s’exporte hors des banlieues (émeutes, agressions, antisémitisme, refus de la police).
On ne récupère pas des gens qui considèrent la France comme un pays d’occupation et qui le démontrent en actes. Continuer à nier ça, c’est accélérer la fracture.
@Guigz75116 Le diagnostic est bon, manque la solution et c’est bien ça le problème, car ces jeunes sont français et donc ne partiront pas. Rouvrir le bagne de Cayenne ?
L’extrême gauche, ou la sécession des élites culturelles.
Christophe Guilluy géographe et essayiste français l’a dit mieux que personne : la gauche n’est plus la gauche dès lors qu’elle a rompu avec les classes populaires.
Et l’extrême gauche contemporaine n’est pas le soulèvement des « gens d’en bas ». C’est le sommet de la petite-moyenne bourgeoisie culturelle qui a colonisé le langage de la pauvreté pour en faire un marqueur de distinction.
Le profil type du noyau militant et intellectuel n’est pas l’ouvrier, l’employé de périphérie ou le précaire de banlieue. C’est majoritairement des femmes blanches, diplômées (Bac+3 à grandes écoles ou équivalent en sciences sociales, éducation, culture), urbaines, issues de Métropolia. Elles se veulent « proches du peuple » qu’elles prétendent défendre, mais elles en sont l’exact inverse sociologique et culturel.
Guilluy parle d’une « rupture presque anthropologique » entre ceux qui parlent du peuple et le peuple lui-même. La sociologie des militants et des porte-parole est très CSP+.
• Le mécanisme.
Depuis les années 1980, la gauche dominante a abandonné la question sociale. Elle a remplacé l’alliance des professeurs et des ouvriers par une alliance bobos des métropoles et des électorats issus de l’immigration dans les quartiers.
Résultat : les classes populaires de la France périphérique (petites villes, périurbain, zones rurales) se sont autonomisées culturellement. Elles ne se reconnaissent plus dans le récit produit par les élites intellectuelles, médiatiques et universitaires. Le peuple réel vote ailleurs. L’extrême gauche, elle, reste enfermée dans sa bulle progressiste.
• Colonisation de la pauvreté.
C’est exactement ça. On s’approprie les mots de l’oppression, de la domination et de la « décolonisation » pour y injecter des priorités qui sont celles de la bourgeoisie culturelle : questions identitaires, migratoires, de genre, écologiques radicales. Les classes populaires, elles, ont des diagnostics pragmatiques (emploi, pouvoir d’achat, sécurité, école, régulation migratoire). Guilluy le résume : les bobos sont des « Rougon-Macquart déguisés en hipster ». Ils préservent leur position, leur patrimoine immobilier, la scolarisation de leurs enfants, tout en se drapant dans la vertu. Ils pratiquent l’évitement résidentiel et scolaire tout en exigeant que les autres subissent les conséquences de leurs « croyances de luxe ».
• Le florilège des contraires.
- Ils défendent « le peuple » mais méprisent ceux qui ne partagent pas leurs codes (le « beauf », le « raciste » de périphérie).
- Ils parlent de solidarité et de diversité tout en vivant dans des cercles socialement et culturellement homogènes.
- Ils dénoncent les élites tout en formant la nouvelle élite culturelle qui a capturé l’éducation, la culture, une partie des médias et de la fonction publique.
- Ils prétendent lutter contre le capitalisme tout en étant les produits et les bénéficiaires du système éducatif et des métropoles qui concentrent les ressources.
Guilluy a cartographié le schisme : d’un côté Métropolia (les grandes villes où se concentre la bourgeoisie culturelle progressive et ses alliés électoraux), de l’autre Périphéria (la majorité ordinaire, les gens ordinaires, multiethnique mais culturellement autonome).
L’extrême gauche est le bras armé discursif de la première contre la seconde. Ce n’est pas une révolution.
C’est une sécession des élites qui se fait passer pour la voix des opprimés.
Le peuple n’a pas besoin qu’on le colonise symboliquement. Il a besoin qu’on arrête de le mépriser.
@david_rachline Oui bien le rallongement de l’horaire payant du parking de la base nature à 21 h au lieu de 18 h 30 c’est de votre fait et non de Var matin et montre bien votre mépris des fréjussiens
@david_rachline Vaste concertation des usagers ??? C’est une plaisanterie, depuis le changement je n’ai pas rencontré une personne satisfaite de ce changement ! Pourquoi pas la zone bleue comme à Saint Raphaël permettant de stationner 2 heures le temps d’aller au cinéma ou autre ?