Devant le Conseil de sécurité des Nations unies réuni mercredi sur la gouvernance des ressources naturelles, la représentante adjointe des États-Unis, Tammy Bruce, a mis en avant les accords de Washington conclus entre la RDC et le #Rwanda comme une « occasion historique » de stabiliser durablement la région des Grands Lacs, tout en soulignant le rôle central de l'accord de partenariat stratégique américano-congolais dans l'exploitation des ressources minières du pays. La diplomate a notamment cité le corridor de Lobito, projet d'infrastructure destiné à relier la RDC au port angolais de Lobito sur l'Atlantique, comme un levier majeur pour sécuriser les chaînes d'approvisionnement en minerais critiques et ouvrir de nouveaux débouchés commerciaux avec les États-Unis et l'Europe. Washington a par ailleurs réaffirmé cibler par des sanctions les individus et réseaux profitant du conflit à l'Est de la #RDC , tout en appelant les parties à une trêve humanitaire immédiate et sans conditions préalables.
#RDC: Selon Jeune Afrique, le ministre de l'Intégration régionale, Floribert Anzuluni, a présenté à ses différents interlocuteurs, au cours de sa récente tournée diplomatique, un protocole prévoyant la démobilisation et le désarmement des FDLR, officiellement paraphé par Victor Byiringiro, président de la branche politique du mouvement. Ce document est présenté côté congolais comme l'aboutissement d'un processus de reddition volontaire des combattants, devant conduire à la dissolution du mouvement au terme d'une phase de sensibilisation. Pour Kinshasa, cette étape serait décisive : elle viserait à priver le Rwanda de ce que les autorités congolaises considèrent comme son principal prétexte pour justifier son soutien à la rébellion à l'Est du pays. https://t.co/Jl86XoeFaG
#RDC: Crise congolaise 🚨🛑‼️ | Les consultations tenues à Bujumbura sont désormais terminées. Les participants ont été installés en vue de la séance plénière, qui devrait marquer la prochaine étape des discussions.
#RDC: « Ils monnayent leurs voix »
« Ce qui s'est passé jeudi à l'Assemblée nationale est révélateur », a déclaré un député de l'opposition sous couvert d'anonymat. « Des élus de la majorité ont bloqué la plénière, imposé un huis clos, qu'ils ont obtenu auprès du président de séance Jean-Claude Tshilumbayi, pour exiger leurs véhicules et arracher des contreparties financières avant de voter la proposition de loi Ngondankoy sur l'organisation du référendum.
"Voilà la réalité de ce prétendu élan populaire pour le changement de la Constitution : on monnaye les voix des députés.", s'exclame notre source.
Un parlementaire de la majorité a confirmé que, ce qui devait être une séance ordinaire portant sur des textes sans caractère sensible a basculé en huis clos imposé puis en suspension pure et simple, après que les députés concernés ont signifié qu'ils exigeaient le respect de la promesse faite par le "Chef".
#RDC: “Monsieur le Président, l’accord de Washington ne vous demande pas de modifier la Constitution. Il vous demande de réformer la loi n° 13/005 du 11 février 2014. Il vous demande d’instaurer le guichet unique. Il vous demande de garantir le remboursement de la TVA dans les 90 jours. Il vous demande de mettre en place une autorité fiscale centralisée pour le secteur minier.
Tout cela peut être conduit par voie législative ordinaire, dans les douze mois prévus par l’accord, par votre majorité parlementaire actuelle. Aucune révision constitutionnelle n’est nécessaire. Aucun référendum n’est nécessaire. Aucune crise n’est nécessaire.
Cette voie est rapide. Elle est légale. Elle préserve l’engagement américain. Elle sécurise les investisseurs. Elle épargne au Congo une crise institutionnelle qu’il n’a pas les moyens d’affronter.
Si cette voie n’est pas empruntée, ce n’est pas faute d’exister. C’est qu’elle ne conduit pas où vous voulez aller” Olivier Kamitatu. https://t.co/4PVAUvDEpY
#Urgent 🚨 : un journaliste criblé de balles à Mukukwe, dans la ville de Bukavu
Le journaliste Daniel Bashige a été touché par balles dans la nuit de ce mercredi 19 mai à Mukukwe, dans la ville de Bukavu, selon plusieurs témoignages recueillis sur place.
La victime a été rapidement évacuée vers un hôpital pour recevoir des soins d’urgence. Des informations préliminaires indiquent qu’il aurait reçu trois balles au niveau de l’abdomen.
Depuis la chute de la ville de Bukavu aux mains des rebelles du M23-RDF, les journalistes font face à une situation de plus en plus inquiétante : plusieurs ont été emprisonnés, d’autres réduits au silence ou contraints de travailler dans un climat de peur permanente.
#Kenya 🇰🇪 : Le président kényan William @WilliamsRuto se moque du président congolais Félix Tshisekedi et le Président Américain Donald Trump, il a critiqué l'accord de Washington, le jugeant inefficace puisque les hostilités en RDC persistent six mois après sa signature.
Il souligne que les pays africains comme le Rwanda, le Kenya, la Tanzanie et le Burundi pourraient jouer un rôle plus crucial que les États-Unis dans le rétablissement de la paix en raison de leur impact économique direct de la crise.
#RDC 🇨🇩 #Rwanda 🇷🇼 : « Nous souffrons, mais dire oui à la mauvaise chose coûterait plus cher », déclare Paul Kagame
Le président rwandais Paul Kagame a reconnu ce jeudi l’impact des sanctions et pressions internationales visant son pays, affirmant toutefois qu’il n’avait « jamais capitulé », même dans des situations plus difficiles.
« Je n’ai jamais capitulé, même dans une pire situation. Ceci n’est pas une mauvaise situation comme telle mais oui ça fait mal, c’est certain », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État rwandais estime que les sanctions imposées à son pays poursuivent un objectif clair : « faire mal ». Il admet que le Rwanda en ressent les effets, tout en défendant la ligne adoptée par Kigali.
« Les sanctions et autres mesures sont faites pour faire mal. Alors, d’une certaine manière, nous souffrons. Mais je pense que nous souffririons davantage si nous ne faisions pas ce que nous faisons », a-t-il soutenu.
Dans un ton offensif, Paul Kagame a également dénoncé ce qu’il considère comme des injustices de la part des grandes puissances internationales.
« Dire oui à la mauvaise chose coûte plus cher (…) Même ceux qui ont le don de nous nuire ne vivront pas assez longtemps pour profiter des avantages tirés de l’exploitation des gens et des injustices qu’ils commettent », a-t-il affirmé.
Le président rwandais a enfin appelé les pays africains à renforcer leur solidarité afin de défendre les intérêts du continent face aux puissances occidentales.
« En unissant nos forces, nous pouvons faire beaucoup pour faire progresser l’Afrique (…) Ne vous souciez pas de ces puissances qui s’imaginent posséder le monde, le ciel et tout le reste », a conclu le dirigeant rwandais.
#RDC 🇨🇩 : enlèvements, détentions et humiliations, le calvaire des journalistes face au M23
Les journalistes opérant dans les zones sous contrôle de la rébellion de l’AFC/M23, soutenue par le Rwanda, continuent de subir des violations graves de leurs droits, marquées par des détentions arbitraires, des humiliations publiques et des contraintes directes sur leur travail. Les faits documentés ces derniers jours confirment une détérioration persistante de la liberté de la presse dans l’est de la République démocratique du Congo.
Selon Reporters sans frontières, au moins deux journalistes ont été détenus au secret dans des conteneurs à Goma. À ces révélations s’ajoute le cas d’Espoir Mbata, directeur de la radio communautaire Top Buzi FM, arrêté le 29 mars à Minova par des individus se réclamant du M23, puis transféré à Goma où il a été détenu pendant plusieurs jours dans des conditions jugées inhumaines.
Le journaliste a été enfermé dans un conteneur métallique situé dans l’enceinte de l’Assemblée provinciale du Nord-Kivu, aux côtés d’une vingtaine d’autres détenus. Il décrit une chaleur étouffante, une absence totale d’aération et de lumière, des repas insuffisants et l’obligation pour les détenus de faire leurs besoins dans cet espace clos. Ces conditions correspondent aux témoignages déjà recueillis par RSF au cours de l’année 2025, confirmant l’existence d’un système de détention informel et dégradant.
Durant sa captivité, Espoir Mbata a été interrogé sur ses publications en ligne avant d’être contraint, à sa libération, de participer à une vidéo tournée avec le porte-parole du M23, Lawrence Kanyuka. Diffusée sur les réseaux sociaux, la séquence montre le journaliste posant des questions dans un format présenté comme une interview. Mais selon RSF, il s’agit d’une mise en scène destinée à masquer une détention arbitraire. Le malaise du journaliste y est visible, entre regard fuyant et attitude contrainte.
L’organisation dénonce une tentative de manipulation visant à nier les faits et à donner une apparence volontaire à une situation imposée. Espoir Mbata lui-même a confirmé que cette prestation n’était pas consentie et qu’elle conditionnait sa libération, intervenue après près de six jours de détention.
Ces pratiques s’inscrivent dans un contexte plus large de répression contre les médias dans la région des Grands Lacs. Dans son dernier rapport, RSF recense près de 500 journalistes arrêtés ou détenus dans six pays de la région, dont plus d’une centaine pendant plusieurs jours. Le rapport cite également des cas de disparitions, de meurtres non élucidés et des pressions structurelles qui fragilisent l’indépendance des médias.
Sur le terrain, la situation reste étroitement liée au conflit armé opposant Kinshasa à la rébellion du M23, appuyée par Kigali. L’occupation de larges zones des provinces du Nord et du Sud-Kivu par ces forces continue de s’accompagner d’exactions documentées contre les civils et les acteurs de l’information. Malgré les engagements diplomatiques pris dans le cadre de l’accord signé à Washington en 2025, les avancées restent limitées et aucune amélioration tangible n’est observée pour les professionnels des médias.
Dans ces territoires, exercer le métier de journaliste se fait désormais sous contrainte permanente, entre arrestations arbitraires, intimidations et instrumentalisation de l’information, réduisant considérablement l’espace d’expression et le droit du public à une information libre et indépendante.
Interrogé sur des informations faisant état d’un projet de son administration visant à transférer 1 100 ressortissants afghans en #RDC, le président américain Donald Trump a indiqué ne pas être au courant, affirmant qu’il lui faudrait vérifier l’exactitude de ces informations.
#Guerre_du_M23_dans_le_Kivu : « Sidressez une liste de 100 acteurs intéressés par les minerais du #Congo. les États-Unis, la #Chine, l’ #Europe, le #Canada et plusieurs pays de la région – le #Rwanda arrive en centième position, tout en bas. Ceux qui sont le moins concernés par les minerais sont paradoxalement ceux qu’on accuse pour l’ensemble du problème », a déclaré @PaulKagame .
Des accusations contre les puissances économiques
Le chef de l’État #rwandais estime que de nombreux acteurs internationaux tireraient profit de la situation en #RDC, tout en influençant le récit médiatique autour du conflit.
« Ceux-là ont le pouvoir des médias, de l’argent, de l’influence, et beaucoup ont même des parts dans des sociétés montées avec le président #FélixTshisekedi. Ils profitent de la mauvaise politique congolaise, mais font du #Rwanda le bouc émissaire », a-t-il ajouté.
Goma : cessez-le-feu, fin des drones offensifs et liberté de mouvement, les garanties exigées par la @MONUSCO
À peine arrivé à Goma, le nouveau chef de la MONUSCO, James Swan, a posé les bases d’une mission recentrée sur la stabilisation de l’Est de la République démocratique du Congo. Mais pour être efficace, cette nouvelle phase d’intervention dépendra de conditions jugées « indispensables » par les Nations unies.
Au cœur de ces exigences figure le respect strict du cessez-le-feu, qui doit s’accompagner de mesures concrètes pour garantir l’opérationnalité du mécanisme conjoint élargi de vérification. La MONUSCO insiste notamment sur la cessation immédiate de l’usage de drones offensifs, considérés comme un facteur d’escalade dans les zones de conflit.
Autre condition clé : la fin du brouillage et de l’usurpation des signaux GPS, des pratiques qui compromettent sérieusement les opérations sur le terrain et mettent en danger les équipes déployées. Pour la mission onusienne, ces interférences technologiques réduisent la crédibilité et l’efficacité du dispositif de surveillance du cessez-le-feu.
La question de la mobilité est également centrale. La MONUSCO exige une liberté totale de mouvement pour son personnel et ses équipements, sans entraves imposées par les différentes parties en conflit. Cette liberté est jugée essentielle pour permettre une présence active et dissuasive dans les zones sensibles.
Dans le même registre, l’organisation souligne la nécessité de garantir un accès sécurisé aux aéroports ainsi qu’à l’espace aérien, condition sine qua non pour le déploiement logistique, les évacuations d’urgence et le suivi des opérations.
Au-delà des aspects techniques et sécuritaires, James Swan a insisté sur un élément déterminant : la coopération de tous les belligérants, y compris les forces de défense et de sécurité. Sans cet engagement collectif, la mise en œuvre du cessez-le-feu risque de rester théorique.
Cette première visite à Goma s’inscrit dans une volonté de relancer la dynamique de désescalade un an après l'occupation de la ville de Goma et Bukavu par les rebelles du M23.
La MONUSCO espère ainsi rétablir un climat de confiance et redonner espoir aux populations locales, premières victimes de l’insécurité.
Pour la monusco, la réussite de son mandat dans l’Est congolais dépendra moins de sa présence que du respect, par les acteurs armés, des règles minimales garantissant un environnement opérationnel sûr et crédible.
Vidéo ⤵️
CE JOUR-LA... 24 avril 1990, le Président Mobutu Sese Seko annone, au cours d'un discours-fleuve dans le Domaine Présidentiel de la N'sele (à Kinshasa), le retour au multipartisme au Zaïre. Il versa les larmes en prononçant la phrase restée célèbre : "comprenez mon émotion!". Après 7 ans de transition, il sera chassé, en mai 1997, par Laurent Désiré Kabila.
Comment en est-on arrivé là?
=> Le 24 novembre 1965, Joseph-Désiré Mobutu (alors Lieutenant-Général) réunit à Léopoldville (Kinshasa) tous les hauts responsables de l'Armée Nationale Congolaise (ANC). Il avait sollicité et obtenu du Président Joseph Kasa Vubu l'arrivée à Léopoldville de tous les responsables militaires, en vue de célébrer le premier anniversaire de la reprise de Stanleyville (Kisangani) par l'ANC (Kisangani a été reprise des mains des rebelles de Simba le 24 novembre 1964). Le Président Joseph Kasa Vubu avait donné son accord, sans s'imaginer que Mobutu et quelques responsables militaires avaient déjà leur plan : un coup d'état. Mobutu décida donc, à la tête de qui était alors appelé "Haut Commandement militaire" de démettre de ses fonctions le tout premier Président du Congo, Joseph Kasa Vubu.
=> Alors que Mobutu avait annoncé prendre le pouvoir pour une durée de 5 ans afin de rétablir l'ordre dans le pays, il s'y installera durablement et dirigera ce qui était devenu le Zaïre pendant 32 ans (de novembre 1965 à mai 1997).
=> La fin des années 80 et le début des années 90 marquent un tournant pour de nombreuses dictatures africaines. L'effondrement de l'URSS, la chute du mur de Berlin et la fin de la guerre froide bouleversent les équilibres politiques. Partout en Afrique, les revendications pour l'ouverture de l'espace politique s'imposent, mettant à mal les régimes de parti unique. Dans ce contexte, le pouvoir de Mobutu ne pouvait plus résister longtemps à cette vague de démocratisation.
=> Le 14 janvier 1990 (Mobutu vient alors de passer 25 ans à la tête du pays), Mobutu reçoit les diplomates accrédités au Zaïre pour le traditionnel échange des voeux du nouvel an. C'est au cours de cette séance qu'il annoncera pompeusement qu'il compte procéder à des consultations populaires pour connaître la "volonté du peuple". Mobutu invita alors la population à un "large débat national sur le fonctionnement des institutions de la 2ème République".
=> Deux semaines plus tard (30 janvier 1990), Mobutu lança officiellement ces Consultations Populaires. Sur l'ensemble du Zaïre, elles furent conduites de 2 manières : d'une part, des rassemblements organisés dans un climat de liberté totale d’expression et auxquels Mobutu lui-même participa en voyageant à travers tout le pays et, d'autre part, la présentation des Mémorandums qui étaient déposés auprès du "Bureau national des Consultations populaires". C'est au citoyen Mokolo wa Mpombo (ancien responsable de la sécurité et chargé de l'organisation du sommet de la francophonie de 1991) que fut confiée la charge d'organiser ces "Consultations Populaires". Toutes les forces vives, publiques et privées, civiles et militaires, laïques et religieuses, participèrent avec cœur à ces consultations populaires qui durèrent du 30 janvier au 2 avril 1990.
=> Et ce 24 avril 1990, Mobutu revint devant le Peuple zaïrois faire part de sa décision, après avoir écouté ce que le Peuple a dit à travers les Consultations Populaires. Les points essentiels qui étaient ressortis des Consultations Populaires étaient notamment : (a) l'absence de séparation des pouvoirs, (b) la concentration de multiples fonctions entre les mains du chef de l'État, (c) le fonctionnement des nombreuses forces de sécurité appelées "Securitate", (d) le comité central du MPR qualifié de "budgétivore", (e) les nominations à caractère ethnique ou le fait que des "personnes de nationalité douteuse" occupent des postes de responsabilités (visant essentiellement les métisses et les citoyens d'origine rwandaise), (f) obligation pour les dignitaires du régime de rapatrier leurs avoirs situés à l'étranger, (g) que le président mette fin à "la politique paternaliste consistant à distribuer l'argent liquide à travers le pays". Mobutu annonça, dans son discours du 24 avril, la fin du parti unique (le Mouvement Populaire de la Révolution) et l'ouverture démocratique du pays.
🛑🚨‼️La République démocratique du Congo #RDC est, pour la énième fois, classée parmi les 20 pays les plus corrompus au monde en 2025 selon l’Indice de perception de la corruption (IPC) publié ce mardi par Transparency International.
Le pays de Tshisekedi a obtenu un score de 20 sur 100 et se situe dans le bas du classement mondial, au sein d’une région (l’Afrique subsaharienne) qui demeure la moins performante de l’indice, avec une moyenne régionale de 32 points
#RDC 🇨🇩 : « Le #Rwanda, avec la complicité de son agent Joseph Kabila, a opté pour une stratégie de congolisation de la rébellion. D’importantes sommes d’argent seraient mises à disposition afin de recruter et d’intégrer des Congolais considérés comme des traîtres au sein de ce mouvement rebelle », l'Alerte du VPM de l'intérieur et sécurité @shabani_lukoo après l’apparition de @cibalanky à Goma aux côtés de @CNangaa, ce samedi 31 janvier.
#RDC: 🛑‼️🚨Dialogue avec Félix Tshisekedi : il faut oublier* [ Diplomate ]
Lors de son adresse aux diplomates accrédités à Kinshasa, ce samedi 31 janvier 2026, Félix Tshisekedi a, sans détour, levé toute ambiguïté sur sa conception du dialogue politique tant réclamé. Loin de tendre la main, il a au contraire refermé la porte, en fixant des conditions si restrictives qu’elles rendent, de fait, toute perspective de dialogue crédible quasi inexistante.
En prenant le contre-pied des forces politiques et sociales qui appellent à un dialogue inclusif, Tshisekedi a clairement signifié son refus de toute médiation extérieure. Qu’il s’agisse de l’ECC-CENCO, de l’Angola ou de l’Union africaine, aucun de ces acteurs n’a désormais grâce à ses yeux. Pour lui, le dialogue, s’il devait avoir lieu, ne peut être qu’une initiative strictement nationale, organisée à Kinshasa, sous son autorité directe, et surtout sans jamais remettre en cause sa légitimité ni celle des institutions issues des élections contestées de décembre 2023.
La ligne rouge est nette, assumée, presque brutale : on adhère à ses conditions ou l’on s’exclut soi-même.
Ceux qui refusent n’ont qu’à rester à l’écart, sans que cela ne semble l’émouvoir. Plus encore, il écarte explicitement de ce processus l’opposition armée et tous ceux qu’il stigmatise comme « traitres », une catégorie aux contours volontairement flous, dans laquelle il range tous ceux qu’il soupçonne, à tort ou à raison, de connivence avec les groupes armés.
Ce discours a le mérite de la clarté. Il met fin aux spéculations, aux faux espoirs et aux débats oiseux autour d’un dialogue national inclusif. En réalité, Tshisekedi n’en veut pas. Et même s’il venait à en organiser un, il s’agirait d’un dialogue soigneusement filtré, débarrassé à l’avance de toutes les voix dissidentes qu’il juge indésirables.
Dès lors, chacun est désormais face à ses responsabilités. Le masque est tombé, les positions sont connues. A l’aune de cette nouvelle donne politique, nul ne pourra prétendre ne pas avoir compris.
#BurkinaFaso | Le Conseil des ministres burkinabè a adopté ce jeudi un décret portant dissolution de tous les partis et formations politiques du pays, ainsi qu’un projet de loi abrogeant les textes encadrant leur fonctionnement.
Cette décision, présentée comme une mesure de refondation de l’État, vise à préserver l’unité nationale face aux dérives du système partisan.