Dans mon dernier post, je vous ai décrit le globalisme.
Aujourd'hui, je vous présente son architecte côté français.
Jacques Attali.
Conseiller spécial de Mitterrand pendant dix ans. Fondateur de la BERD. Auteur de dizaines de livres qui annoncent — et appellent de leurs vœux — une « gouvernance mondiale » au-dessus des nations. Si le globalisme avait un bureau d'études en France, son nom serait sur la porte.
Mais je ne veux pas vous parler de son CV. Je veux vous parler d'une phrase. Une seule. Parce qu'elle contient tout le logiciel.
Interrogé sur le bonheur, Attali répond toujours la même chose, dans ses livres comme face caméra : son propre bonheur ne l'intéresse pas. Ce qu'il cherche, c'est d'être utile. Sa définition d'une vie réussie tient en une formule qu'il répète depuis trente ans : que « le monde soit un peu meilleur après moi, grâce à moi ».
Ça sonne noble. Écoutez une deuxième fois.
Ce n'est pas une confidence. C'est un programme. C'est le credo intégral du planificateur.
Cet homme vous dit, noir sur blanc, qu'il ne prend pas pour boussole le bonheur vécu — ni le sien, ni le vôtre — mais un « monde meilleur » abstrait qu'il se charge, lui, d'en haut, de définir. Le bonheur réel des gens réels, ici, maintenant ? Trop petit. Trop concret. Trop libre. Ce qui compte, c'est le Plan. Le grand dessein. L'humanité comme projet à corriger.
Et c'est là que Hayek se réveille dans sa tombe.
Toute personne qui décide de votre bonheur à votre place, depuis le sommet, finit toujours par décider contre vous. C'est ce que Hayek appelait la présomption fatale : l'illusion qu'un esprit — ou un comité d'esprits brillants — pourrait organiser la société mieux que des millions de gens libres organisant leurs propres vies. Chaque fois qu'on a essayé, ça a fini en file d'attente, en pénurie, en barbelés. Pas par méchanceté. Par architecture.
Et le mot-clé, c'est « utile ».
« Utile » est le mot le plus dangereux du vocabulaire technocratique. Parce qu'il transforme l'humain en moyen. Utile à quoi ? Décidé par qui ? Dès qu'une vie ne vaut que par son utilité au Plan, celui qui n'est pas « utile » devient, par construction, de trop. Tout l'enfer du XXᵉ siècle est né de gens absolument persuadés d'être utiles à un futur meilleur.
On me dira : Attali est sincère. C'est vrai. Il l'est totalement.
C'est même ça qui en fait le cas d'école parfait. Nos ennemis ne sont pas des mauvaises personnes, ce sont des mauvaises idées. Attali n'est pas un méchant de film. C'est un homme brillant, travailleur, dévoué — qui porte une idée mortifère dans sa forme la plus pure : l'idée que le monde se pilote d'en haut, et que votre liberté est une variable d'ajustement du grand dessein.
Et que fait-il, comme toute l'école qu'il incarne, devant l'échec patent du projet ?
Exactement ce que je décrivais dans mon post précédent. Il ne conclut jamais « je me suis trompé ». Il conclut que le plan n'a pas été appliqué assez fort. Plus de gouvernance. Plus d'institutions au-dessus des peuples. Plus de monde « meilleur » décidé sans eux. Réfuté par le réel, le planificateur ne corrige pas : il double la dose.
Alors posons la vraie ligne de fracture de notre époque.
D'un côté, le planificateur. Il veut rendre le monde meilleur en décidant à votre place ce qui est bon pour vous.
De l'autre, le constructeur. Il rend le monde meilleur en vous donnant des outils, de l'énergie, de la liberté — et en vous laissant chercher votre propre bonheur, à votre façon.
Le premier vous trouve « utile ». Le second vous trouve libre.
Choisissez bien. Tout est là.
Au travail.
"The police officers were holding what were called 'cop nights.' Police officers was taking turns to rape the children...they wasn't just beaten and raped, this was about pure humiliation and degrading children."
@officialsammyuk describes the horrifying complicity—and participation—of UK authorities in Pakistani grooming gangs:
I created a website for the Rape Gang Inquiry testimonies with Grok.
You can now read and share the quotes from survivors:
https://t.co/l2FNJ4vd91
250,000 girls were subjected to humanity’s darkest horrors.
We must Restore Britain. 🇬🇧
Yann LeCun va probablement gagner le débat scientifique sur l'IA.
Et ça n'aura aucune importance. 👇
Le résumé tient en deux lignes : l'un des pères de l'IA quitte Meta, lève un milliard de dollars, et part prouver que les LLM, ChatGPT, Claude, Grok, sont une impasse vers l'intelligence réelle.
Sur le fond, il a sans doute raison. Un LLM ne comprend pas le monde, il prédit le mot suivant. Ni mémoire, ni modèle du réel, ni vraie planification. LeCun le dit crûment : c'est moins intelligent qu'un chat. Techniquement, dur de lui donner tort.
Sauf qu'il répond à la mauvaise question.
LeCun demande : « qu'est-ce que l'intelligence réelle ? »
Le marché, lui, demande : « qu'est-ce qui est utile, maintenant ? »
Ce ne sont pas la même question. Et les confondre, c'est l'erreur classique du chercheur.
Le marché n'a jamais payé pour de l'intelligence. Il paie pour de l'utilité.
On n'a jamais appris aux avions à battre des ailes. On se fichait de reproduire le vol « réel » des oiseaux, on voulait juste voler. Résultat : des machines qui ne comprennent rien à l'aérodynamique d'un moineau transportent des millions de gens par jour.
Les LLM, c'est pareil. Ils ne comprennent pas le monde. Et ça ne les empêche pas de réécrire ton code, rédiger ton contrat, avaler des métiers entiers. Un outil n'a pas besoin d'un modèle du monde pour valoir des trillions.
Je build avec ces modèles tous les jours. Ils sont « bêtes » au sens de LeCun. Ça ne m'a jamais empêché de shipper quoi que ce soit.
LeCun construit peut-être ce qui comptera en 2035. Mais pour les dix prochaines années, les utilisateurs, la valeur, l'argent, tout est sur les modèles « stupides ».
On confond toujours avoir raison et gagner.
LeCun aura peut-être raison. Les LLM, eux, ont déjà gagné.
Depuis l'époque PayPal, Peter Thiel bute sur une seule chose chez Elon.
Ses mots : "il sait quelque chose sur le risque que nous on ignore. C'est dur à articuler. Je ne sais même pas s'il peut l'articuler lui-même."
Aujourd'hui je vais essayer de connecter trois trucs : l'expérience des fentes de Young, le multivers, et le rapport au risque d'Elon.
Et pourquoi, lui, il gagne à tous les coups.
Le raisonnement de Thiel est simple.
Années 2000 : Elon lance Tesla ET SpaceX en même temps.
Sagesse de la Silicon Valley → deux paris totalement débiles.
Si UN seul avait marché, on aurait dit "chance".
Les deux ont explosé.
Statistiquement, c'est presque impossible.
Donc soit on est tous trop risk-averse. Soit Elon sait un truc.
Voilà ce truc, à mon avis.
La plupart des gens jouent UNE ligne. Une vie, un plan, une trajectoire.
Et ils optimisent pour ne pas perdre sur cette ligne.
Résultat : ils passent leur existence à se border, à se couvrir.
Elon ne joue pas une ligne. Il joue l'arbre entier.
Il empile les paris convexes — perdre peu, gagner l'infini — en parallèle.
Il sait qu'il suffit qu'UNE branche explose pour que tout le reste devienne du bruit.
C'est l'onde des fentes de Young. Tant que tu n'as pas collapsé, tu es partout à la fois.
Et c'est là que la philosophie devient tout. Parce qu'il y a une bonne et une mauvaise façon de prendre du risque max.
La distinction n'est pas "contrôler ou pas".
Tu peux viser, planifier, halluciner ta branche — ça, c'est contrôler ta PROPRE onde.
À fond.
Le poison, c'est de vouloir contrôler les autres.
Parce que chaque humain est lui-même un observateur.
Une onde.
Une conscience avec son propre libre arbitre, qui collapse sa propre réalité.
Quand tu essaies de contrôler une autre conscience, tu tentes de collapser son onde à sa place, de l'extérieur.
Et c'est la chose la plus coûteuse de l'univers : tu te bats contre des agents libres qui optimisent chacun leur propre arbre. Résistance, friction, décohérence. Overhead pur.
C'est exactement le problème de Hayek et Mises.
Aucun planificateur central ne peut agréger ni diriger le savoir distribué de millions d'esprits libres.
La bureaucratie, c'est littéralement ça : collapser les ondes des autres à leur place.
Elle échoue mécaniquement. (cf hier : la rigidité → débranchée.)
Le modèle d'Elon, c'est l'inverse. Il ne contrôle personne. Il pose une mission, une direction, une dinguerie à atteindre — et il laisse chaque conscience libre collapser sa propre onde vers la branche commune. Des agents max-agency, pas des exécutants bordés.
Tu n'alignes pas les gens en les contraignant. Tu les alignes en leur donnant une branche tellement belle qu'ils choisissent d'y tendre leur propre volonté.
Et là, "pro-human" cesse d'être de la morale.
Reconnaître que les autres sont des consciences libres — donc ne jamais chercher à les piloter — c'est aussi la stratégie la moins coûteuse qui existe.
La liberté n'est pas qu'une valeur.
C'est l'architecture la plus efficiente de l'univers.
Le contrôle des autres, c'est de la dette technique sur le réel.
Mets tout ensemble :
→ Risque max : tu joues tout l'arbre.
→ Zéro contrôle des autres : tu ne collapses pas leurs ondes, donc zéro overhead, optionalité maximale.
→ Pro-human : tes branches sont alignées avec le sens de l'histoire, donc poussées au lieu d'être freinées.
Un mec qui fait ça n'est pas chanceux. Il est structurellement condamné à finir par gagner. Pas à chaque coup.
Mais à l'échelle de l'arbre — toujours.
C'est ça que Thiel sent sans réussir à le nommer.
Elon ne "prend pas de risque". Il a juste arrêté de jouer à un jeu à une seule ligne, dans un univers qui en contient une infinité.
"You should never bet against Elon", dit Thiel.
Évidemment.
On ne parie pas contre quelqu'un qui joue sur toutes les branches en même temps pendant que toi t'en surveilles une seule, les fesses serrées.
La vraie question n'a jamais été de parier sur Elon.
C'est de devenir le type de joueur contre qui on ne parie pas.
Asmongold gives his BASED opinion, says: "You're not being oppressed by the top 2% of society. You're being oppressed by the bottom 2% of society instead 👀
"People ain't gunna like this one: the bottom 2% of society have caused all of the manifest problems in your lives”