Des centaines de milliers de commerces japonais risquent de ne jamais recevoir l’argent payé par leurs clients par carte bancaire...
La société Zentoshin, spécialisée dans les paiements par carte pour les commerçants, a fait faillite le 6 juillet. Sa dette atteint environ 125,9 milliards de yens, ce qui en fait la plus grosse faillite de l’année au Japon à ce stade.
Ce que faisait l’entreprise :
Zentoshin travaillait surtout avec des restaurants, mais aussi avec d’autres commerces et services. Son rôle était d’avancer rapidement aux commerçants l’argent payé par leurs clients par carte bancaire, avant même que les réseaux de cartes ne versent les fonds. C’était pratique pour les établissements qui avaient besoin de trésorerie rapidement : l’entreprise proposait notamment des versements jusqu’à six fois par mois.
À son apogée, elle comptait plus de 200 000 commerces partenaires et réalisait environ 8 milliards de yens de chiffre d’affaires annuel en 2020.
Pourquoi elle a fait faillite :
La pandémie a durement frappé ses principaux clients, en particulier les restaurants : fermetures, horaires réduits et baisse de fréquentation ont fait chuter les transactions par carte. Même après la reprise, l’entreprise restait lourdement endettée et n’a pas réussi à assainir ses finances.
Des problèmes de confiance ont aussi aggravé la situation : selon les informations rapportées par Reuters via Newsweek Japan, des soupçons liés à des contrats de commerçants auraient compliqué son accès au financement.
Pourquoi cette faillite est particulièrement grave :
Le problème ne concerne pas seulement Zentoshin : les commerces qui utilisaient son service risquent de se retrouver sans moyen d’accepter les cartes, car les terminaux de l’entreprise sont désormais inutilisables.
Surtout, certains restaurants pourraient ne jamais recevoir l’argent de paiements par carte déjà effectués par leurs clients mais que Zentoshin n’avait pas encore reversé. Pour de petites structures, cela peut représenter une perte immédiate et un sérieux problème de trésorerie.
En clair : les clients ont payé, mais l’intermédiaire chargé de transmettre l’argent aux commerces a fait faillite avant de les régler #Japon