Kabila n’a jamais vraiment quitté le pouvoir dans sa tête.
Ma Réflexion…
À la place de Joseph Kabila, je n’aurais pas fait ce discours. Pas nécessairement pour ce qu’il dit, mais pour ce qu’il révèle politiquement.
Même aux #USA, où Donald Trump bouscule les codes institutionnels et politiques, ni Barack Obama, ni George W. Bush, ni Joe Biden n’ont eu besoin de s’adresser solennellement à la nation pour promettre ce qu’ils auraient pu faire ou ce qu’ils comptent encore faire. Les discours présidentiels répondent à des circonstances précises. Les promesses politiques, elles, s’inscrivent généralement dans une dynamique de campagne ou dans un projet de conquête du pouvoir.
Or, lorsqu’on a dirigé un pays pendant près de deux décennies, qu’on a quitté la magistrature suprême et qu’on est censé avoir tourné la page, la question n’est plus seulement de savoir ce qu’on a à dire, mais aussi depuis quelle position on choisit de le dire.
C’est là que réside, à mes yeux, le problème de cette sortie de Joseph Kabila. Elle donne le sentiment d’un ancien président qui ne se satisfait pas du statut d’ancien président. Comme si le départ du pouvoir avait été acté dans les institutions, mais jamais véritablement intégré dans sa représentation personnelle du pouvoir.
Joseph Kabila a-t-il véritablement accepté son statut d’ancien président ou continue-t-il de se penser comme un acteur appelé à peser directement sur le destin politique du pays ?
On peut évidemment continuer à avoir des ambitions, des convictions et une vision pour son pays après avoir quitté la présidence. C’est parfaitement légitime. Mais il y a une différence entre intervenir dans le débat public en tant qu’ancien chef de l’État et prendre la parole comme si l’on était encore un acteur central de l’exercice du pouvoir.
Le pouvoir ne se quitte pas seulement en cédant son fauteuil. Il se quitte aussi en acceptant de ne plus être celui autour duquel toute la vie politique doit s’organiser.
Et c’est peut-être là que se situe le véritable problème de Joseph Kabila, il a quitté le pouvoir, mais a-t-il réellement accepté de ne plus l’incarner ?
Je reviendrai sur cette prise de parole dans les prochaines heures, les prochains jours, les prochaines semaines… Puisque la formule semble désormais être à la mode, autant m’en servir à mon tour. Avec, je l’espère, un peu moins de suspense et un peu plus de précision sur ce qui nous attend !
Car au-delà du discours lui-même, c’est la question du rapport de Joseph Kabila au pouvoir, à son héritage et à l’avenir politique de la RDC qui mérite d’être examinée.
Le Panier. Ni dupe, ni juge… De passage dans l’époque, témoin de mon temps.
#RDC #JosephKabila #FélixTshisekedi #Démocratie #Gouvernance #ViePolitique
Voici un texte qui m’a été communiqué par une personne vivant en territoire occupé et qui m’a demandé, pour des raisons évidentes, de respecter son anonymat :
"Uvira dévoile la vérité : le M23–AFC/Rwanda ne combat pas sans Kigali
À mesure que le conflit armé s’éloigne des frontières rwandaises et s’enfonce à l’intérieur du territoire congolais, une évidence stratégique s’impose : le M23–AFC/Rwanda n’est pas une force militaire autonome.
Il s’agit d’une extension opérationnelle de Kigali, incapable de se maintenir sans un appui direct, constant et technologiquement sophistiqué en provenance du Rwanda.
La guerre imposée à la République démocratique du Congo n’est ni improvisée ni locale.
Elle est pensée, coordonnée et exécutée depuis le Rwanda, qui en fournit les moyens essentiels : armes lourdes, logistique, troupes, renseignement et technologies de pointe.
Tant que les combats restent à proximité immédiate de la frontière, cette mécanique fonctionne.
Goma en est l’exemple le plus parlant.
Mais dès que la distance augmente, comme à Uvira, le vernis craque.
Privés des réseaux de communication longue portée, des fréquences radio UHF sécurisées et des relais cellulaires nécessaires au pilotage des drones, les combattants du M23–AFC/Rwanda perdent leur avantage.
Ils ne combattent plus : ils subissent.
Uvira agit ainsi comme un test grandeur nature.
À près de deux jours de progression optimale depuis le Rwanda, cette zone met à nu les faiblesses structurelles d’une armée téléguidée, dépendante d’un soutien extérieur qu’elle ne peut remplacer.
Sans Kigali, le M23–AFC/Rwanda cesse d’exister militairement.
Cette réalité impose un choix stratégique clair aux forces loyalistes de la RDC.
Il ne s’agit pas seulement de repousser l’ennemi, mais de neutraliser ses nerfs vitaux : communications, drones, renseignement et coordination transfrontalière.
Le déploiement systématique de brouilleurs de signaux et la rupture des flux technologiques en provenance du Rwanda doivent devenir des priorités opérationnelles.
La leçon est simple et lourde de conséquences : ce qui affaiblit le M23–AFC/Rwanda à Uvira l’anéantira à Goma.
La victoire ne viendra pas d’un miracle militaire, mais d’une stratégie lucide, ciblée et résolue, fondée sur la compréhension profonde de l’ennemi et de sa dépendance structurelle à Kigali.
Uvira n’est pas un hasard.
C’est un avertissement.
Et peut-être, enfin, une opportunité."
Le Ministre d’État Constant Mutamba annonce la mise en vente publique des biens appartenant à Corneille Nangaa. Il s’agit notamment :
• Hôtel Castelo, situé n°07A de l'avenue prince de liège, dans la commune de la Gombe;
• Villa située au n°34 de l'avenue Colonel Tshatshi, dans la commune de la Gombe;
• Villa située au n°34B de l'avenue Macampagne, dans la commune de Ngaliema ;
• Villa située au n°36 de l'avenue Biangala, Q/Salongo-Sud dans la commune de Lemba;
• Villa située au n°66 A2 de la route de Matadi, Q/Delvaux dans la commune de Ngaliema ;
• Deux appartements situés dans limmeuble DIKIN, dans la commune de la Gombe ;
• Maison en construction située au n°150 de l'avenue Lowa, dans la commune de Kinshasa;
• Parcelle vide clôturée située au n°32 de l'avenue des Offr, Q/Ngomba-Kinkusa dans la commune de Ngaliema.
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