@Hugues_Serraf "Il n'y a pas de génocide à Gaza" : quels sont vos qualifications et vos arguments pour contredire la position de la quasi-totalité des universitaires spécialistes des génocides, souvent israéliens d'ailleurs ?
@Noahpinion Noah, a sincere question: What are your qualifications, and what arguments do you have for taking a position that runs counter to that of virtually all genocide scholars?
אנחנו עוזבים את הפנטהאוז המפואר שלנו בבית שמש ועוברים לגור בחווה מבודדת ע"י בקעת הירדן, סמוך לכפר פלסטיני עוין.
אני כותב את המשפט הזה ועדיין מתקשה להאמין שהוא אמיתי.
כל חיי קראתי על ציונות, על יישוב הארץ, על מסירות הנפש של המתיישבים ועל 11 הנקודות שעלו על הקרקע בלילה אחד בשנת 1946. על החלוצים של פעם, על אנשים שעזבו הכול ומסרו את עצמם למען חזון, על יישוב ארץ ישראל לא בדיבורים, אלא בידיים וברגליים.
קראתי, התרגשתי, ותמיד קיננה בי התחושה שגם אני רוצה להיות חלק מהדבר המופלא הזה. לא רק לספר על ציונות, לא רק להתרגש מסיפורים של אחרים, אלא לקום ולעשות.
עכשיו החלטנו להפסיק לקרוא את ההיסטוריה, ולהתחיל לכתוב אותה.
אחרי המון מחשבות, לבטים ושיחות אל תוך הלילה, קיבלנו אסתי @esti_rainer ואני החלטה משותפת ואמיצה שתשנה את החיים שלנו.
שנינו הוצאנו רישיונות נשק. אנחנו עוזבים את הפנטהאוז המפואר שלנו בבית שמש, נפרדים מהמשפחה שעטפה אותנו, מהקהילה המדהימה, מהחברים הקרובים אלינו, מוותרים על הנסיעה הקצרה לעבודה שלי בירושלים, ואורזים את החיים שלנו בדרך למקום חדש.
לאן אנחנו עוברים?
לחווה מבודדת, בארץ לא זרועה, סמוך לכפר פלסטיני עוין. אנחנו נהיה המשפחה השנייה בלבד שמגיעה להתגורר שם.
החווה הזאת היא קו בלימה ממשי שעוצר את השתלטות האויב על שטחי ארץ ישראל מסביב לכפר. כשביקרנו בחווה נוכחנו לדעת שבשטח עצמו ישנם מבנים נטושים שנבנו ע"י פלסטינים לפני שבעל החווה הגיע למקום.
אנחנו מגיעים לשם כדי ליישב את הארץ בגופנו. להקים בית, לגדל ילדים, לשמור על האדמה וליצור מציאות שלא תאפשר בעתיד הקמת מדינה פלסטינית בלב ארץ ישראל.
אני לא משלה את עצמי. זה יהיה מסע מורכב. אסתי אולי תצטרך למצוא עבודה חדשה. נצטרך למצוא לאור שלנו בן ה-4 מסגרת איכותית וערכית. נתרחק מהחברים, מהקהילה, מהחנויות, מהכבישים ומהנוחות שהתרגלנו אליה. נחליף את תחושת הביטחון המוכרת בחיים שבהם האחריות הביטחונית היא חלק מהשגרה. כן. נצטרך לחיות על החרב.
אין לנו ספק שיהיו רגעים לא פשוטים. יהיו פחדים. יהיו קשיים. כנראה שיהיו גם ימים שבהם נתגעגע לבית שלנו בבית שמש ולחיים שהיו לנו.
אבל הלב שלנו שלם.
אנחנו מגשימים חלום ענק. חלום לילדים שלנו, יהונתן אור והַלֵּל שָׁלֵם, וחלום אידאולוגי שחשבנו עליו במשך שנים.
אנחנו רוצים שהילדים שלנו יגדלו בידיעה שערכים הם לא רק משפטים יפים שמלמדים בבית הספר. ערכים הם הבחירות שאתה מוכן לעשות, הדברים שאתה מוכן לוותר עליהם והמחיר שאתה מוכן לשלם למען מה שאתה מאמין בו.
אנחנו יוצאים לשליחות משפחתית, ציונית וערכית.
זה יהיה מאתגר. לפעמים אולי גם קשוח. אבל אני יודע שכל בוקר שנקום שם, כל עץ שניטע, כל אור שנדליק וכל צחוק של הילדים בחצר יהיו חלק ממשהו גדול הרבה יותר מאיתנו.
אנחנו לא יודעים בדיוק איך הדרך הזאת תיראה.אנחנו רק יודעים שהגיע הזמן לצאת אליה.
משהו חדש מתחיל.
La conscience brisée : Rabbi Judah Magnes, ou le refus du sionisme d’État.
À l’heure où le Proche-Orient traverse l'une des périodes les plus sombres de son histoire, redécouvrir les voix dissidentes du passé est essentiel. Parmi elles, celle de Judah Magnes.
Portrait 👇
For many years, I took barbs for refusing to call Israel's policy in East Jerusalem "ethnic cleansing". After all, there were 60,000 Palestinians in East Jerusalem in 1967, and 400,000 today. Occupation sucked, and included war crimes, but it wasn't ethnic cleansing.
That has changed now.
There are 3 Palestinian neighborhoods, all of whose residents are being or are about to be displaced: Batan al-Hawa and al-Bustan in Silwan, and Um Haroun in Sheik Jarrah. The latter two are being razed, or will be razed in the near future.
And immediately to the east, the Bedouin hamlet of Khan al-Akmar, adjacent to E-1, is about to be expelled, part of an attempt to "cleanse" Area C between East Jerusalem and the Jordan River valley of its Palestinian residents.
Regrettably, I can think of no other term to use other than "ethnic cleansing".
Mémo sur l’arrêt brutal des opérations de refinancement des crédits de moyen terme par la BEAC.
Les médias peuvent le publier sans solliciter d’autorisation.
La France insensible au malheur d'une grande poétesse palestinienne Alaa Al-Qatrawi . Alors qu'elle a perdu ses 4 enfants dans un bombardement israélien le 13 décembre 2023 Le Canard enchaîné nous rappelle qu'elle attend depuis six mois un visa pour la France, en tant que lauréate, depuis décembre dernier, du programme Pause. Un sésame réservé aux artistes et chercheurs étrangers en danger et placé sous l'égide du Collège de France. Après avoir reçu le soutien du grand poète libanais Adonis, après une première pétition en novembre 2025 signée par 80 intellectuels dans " Le Monde ", puis après une tribune de son collectif de soutien le 8 avril 2026, et après cette dernière pétition dans la Tribune du Dimanche invoquant le principe d'humanité fondateur de nos valeurs, rien n'y a fait, le gouvernement français reste sourd au sort de cette écrivaine et poétesse renommée . Une vingtaine de personnalités prestigieuses françaises ont validé et signé cette dernière pétition de soutien à Alaa Al-Qatrawi parmi elles , le Prix Nobel d'économie Philippe Aghion, , Élisabeth Badinter,Michel Hazanavicius, Nathalie Portman, Fabienne Servan-Schreiber etc. Le Canard enchaîné rappelle qu'en mai dernier le réalisateur gazaoui Mohammed Alshareel, lauréat du même programme Pause s'était vu refuser le visa pour le festival de Cannes , et de rappeler qu'au même moment, l'Italie de Meloni annonçait l'accueil de 72 étudiants palestiniens supplémentaires originaires de Gaza .
La France aurait-elle perdu toute humanité ?
Thomas Sowell, le plus grand intellectuel vivant ?
Beaucoup de jeunes non-Blancs, note Thomas Sowell, sont avant tout victimes non pas des Blancs, mais des dynamiques endogènes à leurs communautés (prévalence des familles monoparentales, dévalorisation de la réussite scolaire, sous-cultures antisociales…). Or en imputant les difficultés des minorités uniquement au racisme de la société, certains progressistes enferment les minorités dans un rôle de victimes passives, impuissantes à agir sur le cours de leur destin, condamnées au ressentiment. Implicitement, ces discours envoient un message aux communautés en difficulté : c’est aux autres de fournir des efforts, pas à vous.
Sowell rappelle que dans la société britannique du début du 18ème siècle, les Écossais occupaient une position relativement périphérique. Plutôt que de cultiver leur rancœur à l’égard de la majorité, David Hume les a enjoints à apprendre l’anglais, à se former à la science et à développer leurs compétences dans les arts. Les Écossais ont alors connu une ascension impressionnante, dépassant les Anglais dans de nombreux domaines et contribuant significativement au débat intellectuel (Adam Smith, James Watt, Walter Scott et Hume lui-même étaient par exemple tous écossais). Si les défenseurs de la justice sociale étaient mus par le désir d’améliorer les conditions de vie des minorités plutôt que par celui de se donner le beau rôle, c’est ce modèle qu’ils privilégieraient.
Tout au long de son œuvre, Sowell revient régulièrement sur le thème des disparités entre groupes humains. Il montre qu’aucune société, à aucune époque, n’a connu une répartition proportionnelle des différents groupes ethniques, culturels ou religieux dans les diverses sphères de la vie sociale. Ces écarts tiennent à une multitude de facteurs : différences d’histoire, de culture, de normes familiales, de capital humain transmis, d’aptitudes linguistiques ou de structures d’incitation. Pourtant, observe-t-il avec ironie, dans le climat intellectuel contemporain, toute déviation par rapport à une représentation strictement égalitaire est perçue comme une preuve définitive du racisme de la société. Cette confusion entre inégalités de résultats et injustice structurelle constitue, selon Sowell, l’un des grands sophismes de notre temps.
Sur le même modèle, Sowell déconstruit l’idée que les asymétries entre hommes et femmes seraient nécessairement le fruit du patriarcat ou de discriminations misogynes sur le marché du travail. En analysant minutieusement les données empiriques, il démontre que les écarts bruts observés sont souvent le résultat de choix féminins (en matière d’orientation professionnelle, de temps de travail ou de priorités de vie), qu’il n’est pas nécessairement souhaitable de déconstruire s’ils relèvent de l’exercice du libre-arbitre. « Beaucoup de ce qu’on l’on désigne comme des “problèmes sociaux” s’amuse-t-il, ne sont souvent que des divergences entre les constructions théoriques des intellectuels et la réalité concrète. Quand la réalité ne concorde pas avec sa théorie, l’intellectuel conclut souvent qu’il faut modifier la réalité plutôt que sa théorie. »
Aujourd’hui, l’une des formes les plus tenaces de cette volonté de réagencement social réside dans les politiques cherchant à imposer une parité parfaite entre hommes et femmes dans différents secteurs de la vie publique. Face à ces projets d’ingénierie sociale, Sowell cite souvent Adam Smith, qui notait que de nombreux intellectuels « épris de la beauté de leur vision de la société idéale » en viennent à considérer leurs concitoyens comme une matière inerte à laquelle ils peuvent imprimer un mouvement « avec autant de facilité que la main dispose les pièces sur un échiquier ». Mais contrairement aux pièces d’échecs, les individus disposent de préférences et d’aspirations, incompatibles avec les grands projets des ingénieurs sociaux. C’est d’ailleurs en raison de cette incompatibilité que l’ingénierie sociale tend inévitablement à verser dans la coercition et l’autoritarisme.
Plus largement, l’œuvre de Sowell est traversée par un scepticisme radical à l’égard de ceux qui, parmi l’élite, se considèrent investis de la mission de régir le destin de leurs concitoyens, persuadés de savoir mieux que l’homme ordinaire ce qui est bon pour lui et de pouvoir préempter ses décisions. Ce scepticisme n’est pas motivé par une quelconque forme de populisme, mais par une analyse rationnelle des mécanismes permettant l’émergence d’un ordre social stable et harmonieux.
Premièrement, en disciple de Hayek, Sowell insiste sur un point fondamental : la connaissance est dispersée dans la société, enracinée dans des situations locales ; les théoriciens, même les plus brillants, ne peuvent y avoir pleinement accès. C’est pourquoi les décisions politiques ou les prescriptions de l’intelligentsia (produites à partir d’un savoir partiel, souvent abstrait) sont fréquemment moins soutenables que les arbitrages spontanés émergeant de l’intelligence collective mobilisée via des millions de décisions individuelles décentralisées. « Puisque personne ne détient ne serait-ce que 1% de toute la connaissance présente dans une société, il est vital que les 99 % restants, dispersés en petites quantités presque négligeables à l’échelle individuelle, puissent être librement mobilisés par les individus au gré de l’échange et des arrangements spontanés. Voilà pourquoi le marché libre, la limitation du pouvoir des juges, et la confiance dans les décisions enracinées dans l’expérience collective sont si précieuses. »
Deuxièmement, Sowell constate (et son intuition est largement confirmée par les dernières décennies de travaux en sciences cognitives) que l’on se trompe bien davantage lorsque on ne subit pas soi-même les conséquences de ses erreurs. Or c’est précisément le cas des tiers (intellectuels, bureaucrates, experts…) qui prétendent décider pour l’individu à sa place (par exemple en imposant des interdictions, en subventionnant avec son argent ce qu’il devraitvouloir consommer, ou en façonnant ses préférences en le rééduquant). Non seulement ces tiers vivent souvent à l’abri des conséquences de ce qu’ils prônent, mais en plus, ils sont jugés non pas selon l’efficacité de leur action mais selon leur degré d’adhésion au conformisme du moment. Peu importe que des politiques éducatives échouent, que des programmes sociaux engendrent dépendance et désintégration familiale, ou que de belles intentions écologiques détruisent des filières économiques, ce qui compte, c’est l’image vertueuse que ces idées renvoient de ceux qui les défendent. À l’inverse, lorsqu’un individu se trompe, il en subit directement les conséquences ; ainsi est-il incité à ne pas se tromper. « Il est difficile d’imaginer manière plus stupide ou plus dangereuse de prendre des décisions que de les confier à des personnes qui ne paient aucun prix lorsqu’elles se trompent », résume Sowell.
Troisièmement, lorsque les décisions sont laissées aux individus plutôt qu’imposées par le haut, l’erreur reste circonscrite à celui qui la commet, et peut être corrigée rapidement et localement avant qu’elle ne contamine l’ensemble de la société, comme le ferait une politique publique mal conçue mais administrée uniformément. Comment expliquer qu’une partie de l’intelligentsia voit d’un mauvaise œil les régimes d’incitations où ceux qui prennent de bonnes décisions sont récompensées ? « Ces systèmes, nous dit Sowell, suscitent des rancunes chez ceux qui sont convaincus que seuls l’aisance oratoire, l’engagement politique et l’ardeur morale devraient valoir distinction. » Piste intéressante pour expliquer l’anticapitalisme de l’élite universitaire…
On ne peut conclure sans évoquer le thème qui irrigue chacun des ouvrages de Sowell et constitue pour lui le fondement implicite de toute réflexion politique, économique ou sociale : la nature humaine. Il distingue deux visions de l’Homme : la vision candide (« il n’y a pas de perversité originelle dans le cœur humain ») et la vision tragique (« la frontière entre le bien et le mal traverse le cœur de chaque homme »).
Ceux qui adoptent la vision tragique (Sowell en fait évidemment partie) cherchent à concevoir des institutions qui fonctionnent malgré les limites humaines, s’attachant à construire des systèmes d’incitations capables de canaliser ses penchants les plus nuisibles et de tirer parti de ses motivations ordinaires pour produire des effets collectifs bénéfiques. Ils savent que la vie en société implique des frictions, des tensions et des limitations (liées à l’imperfection de la nature humaine) et que ce n'est pas parce qu’un système produit des résultats imparfaits que le système en lui-même est imparfait. Le système est bon s’il limite la portée des erreurs et génère l’ordre et l’harmonie relative sans exiger l’infaillibilité de chacun de ses agents.
À l’inverse, ceux qui adhèrent à la vision candide de la nature humaine croient qu’il est possible de construire un système produisant des résultats parfaits (et se montrent donc insatisfaits de tout système ne les produisant pas), ce qui explique leur soif de table-rase. Par exemple, ce qui les frappe n’est pas la rareté relative du mal dans nos sociétés, mais son existence même, perçue non comme une constante anthropologique, mais comme une faillite collective (imputable à une institution ou à une classe sociale). De même, ce qu’ils cherchent à expliquer n’est pas la prospérité (envisagée comme l’état naturel des choses), mais la pauvreté, dont la persistance justifierait la condamnation de de notre système économique. Ces personnes, écrit Sowell, « se demandent rarement pourquoi nos sociétés ne connaissent pas la pauvreté de l’Inde, l’oppression politique de la Corée du Nord, l’anarchie du Libéria, ou les massacres du Rwanda. Il ne leur vient donc pas à l’esprit que cela pourrait être lié aux valeurs, aux traditions, et aux constructions sociales qu’ils s’acharnent à déconstruire. »
L’autre erreur des adeptes d’une vision naïve de la condition humaine, selon Sowell, est de percevoir chaque aspect insatisfaisant de la réalité sociale comme un dysfonctionnement appelant une solution, plutôt que comme le résultat d’un arbitrage entre contraintes inconciliables. Là où il faudrait voir des choix difficiles entre des biens en tension dans un monde aux ressources limitées, certains ne voient que des problèmes à résoudre avec de la volonté politique et un désir de justice sociale. C’est pourquoi ils se demandent : « comment éliminer telle caractéristique déplaisante de la situation actuelle ? » plutôt que : « Que doit-on sacrifier pour atteindre telle amélioration, et cela en vaut-il la peine ? » Pourtant, la bonne question ne devrait pas être de savoir si l’on est dans l’absolu favorable aux biens poursuivis par une politique publique (mettons : l’accès à la culture via le chèque culture, l’accès à la connaissance via la gratuité de l’université, le soutien à la société civile via les subventions aux associations, etc.), mais de savoir si l’on préférerait que les ressources allouées à la poursuite de ces biens soient allouées à la poursuite d’autres biens (mettons : à la justice, à l’hôpital, à l’école, au pouvoir d’achat via des baisses d’impôts, etc.). « La première chose que l’on apprend en économie, écrit Sowell, c’est que les ressources sont limitées. La première chose que l’on apprend en politique, c’est d’ignorer la première leçon de l’économie. »
Malheureusement, le fait de voir des solutions plutôt que des arbitrages engendre un biais d’action. Or, comme le démontre Sowell, la plupart des solutions présumées ont un coût, créent de nouveaux problèmes ailleurs (« la plupart des problèmes d’aujourd’hui sont les solutions d’hier », écrit-il), ou reviennent simplement à déplacer la charge sur des groupes moins visibles ou moins bruyants (admirateur de Bastiat, Sowell ne cesse de rappeler qu’il y a ce que l’on voit, mais aussi ce que l’on ne voit pas). Une fois que le législateur est intervenu, la nouvelle configuration n’est souvent qu’un arbitrage différent – et moins bon puisqu’il n’est pas le fruit de l’expérience ou de la coordination des acteurs concernés, mais d’une décision prise par des tiers peu au fait des réalités du terrain et peu exposés aux conséquences de leur décision.
Ten notable facts from India’s new SRS Statistical Report 2024 published two days ago:
1) India’s total fertility rate (TFR) has dropped to 1.88 (rounded up to 1.9 in the figures) in 2024 from 1.92 in 2023.
2) This drop is roughly the historical speed of the last few decades. India’s TFR was 4.3 in 1985 and it has been falling around 0.06 per year since then.
3) For those who think “smartphones are the reason for the fall of TFR,” there is not much change in India’s TFR after their introduction. Of course, this might only apply to India.
4) India’s sex ratio at birth continues moving toward natural levels. It has grown from 907 girls per 1000 boys in 2018-2020 to 918 in 2022-2024. Without sex selection (e.g., selective abortions), it should be around 952.
5) Nonetheless, this bias still means that India’s replacement rate is around 2.15, not 2.1 as in other advanced economies.
6) Hence, India is already 0.27 children below the replacement rate and the gap continues growing.
7) However, this figure hides large regional differences. Kerala is at 1.3, well below the U.S. and approaching Italian and Spanish levels (Delhi is even lower, at 1.2, but it is a peculiar case), while Bihar remains at 2.9.
8) In terms of the rural/urban divide, rural India is at 2.1 and urban India at 1.5.
9) From everything I can see, India’s TFR will continue to fall, and it should reach 1.57 (the current level of the U.S.) around 2031 unless something significant changes.
10) Having said that, India’s data has a non-trivial margin of error, and a new Census might change our reading of the situation.
In summary, India is following the same path as everyone else. No Indian fertility Sonderweg!
Très bonne nouvelle ! La différence entre les dépenses qui relèvent du fonctionnement du service public et celles qui relèvent en fait des retraites est maximale dans l'éducation nationale...
Encore merci à l'économiste Philippe Askénazy qui a le 1er levé ce lièvre début 2024 !😉
A fundamental lesson from my posts these last two weeks on modernization, industrial policy, and development is that development economics should be about understanding why South Korea got rich but Bolivia did not.
The current field has largely given up on that question. Sharply identified RCTs on small micro programs are a fine way to publish in the AER and get tenure at a fancy university, but a profession that knows everything about microfinance impact evaluations and almost nothing about industrialization has misallocated its own intellectual capital on a pretty heroic scale.
Four images of Seoul:
PENDU. Le manifestant iranien Sasan Azadvar a été exécuté ce jeudi 30 avril 2026 à l’âge de 21 ans dans la prison centrale d’Ispahan, dans le centre de l’#Iran, pour « inimitié envers Dieu ».
Champion de Kyokushin karaté, ce jeune homme, arrêté le 3 janvier 2026 à Ispahan, a été exécuté pour avoir « jeté des pierres, utilisé une matraque pour briser les vitres d'un véhicule de police, tenté d'incendier le minibus et incité le public à l'émeute », a indiqué l’agence de presse Mizan, appartenant au pouvoir judiciaire iranien.
« Alors que l’attention du monde reste focalisée sur la guerre et les négociations de cessez-le-feu, les autorités continuent d’exécuter des manifestants », a réagi Mahmood Amiry-Moghaddam, la directeur de l’ONU @IHRights. « La République islamique considère son propre peuple, en particulier sa jeunesse, comme sa principale menace existentielle et utilise la peine de mort comme un outil pour faire taire la dissidence et se maintenir au pouvoir. »
https://t.co/KpO9z2G3P8
The border police officers who massacred the Bani Odeh family won’t be questioned, as the evidence allegedly shows they shot “out of fear for their lives.” Two parents and their two children were killed, and the two surviving children were beaten. Let’s look at the “evidence” 🧵
In 2022 a team of Czech and Montenegrin anthropologists published the most comprehensive height survey ever conducted in the Western Balkans. They measured 47,158 people across Bosnia, Herzegovina, Croatia, Montenegro, Albania, and Kosovo.
The result overturned an assumption that had stood for fifty years. The tallest 18-year-olds in the world are not Dutch.
They are from Montenegro. The average 18-year-old male in Montenegro is 182.9 cm. In Dalmatia, 183.7 cm. There is a continuous belt running from the Adriatic coast through Herzegovina into central Montenegro where average male height exceeds 184 cm. In some towns it is over 187 cm.
This is the highest mean stature ever documented in any human population.
The strange part is that the Balkans are not rich. GDP per capita in Montenegro is roughly a fifth of the Netherlands. Protein intake is well below Western European levels. By every conventional metric, the Western Balkans should be producing average heights similar to Bulgaria or Romania.
Instead they are producing the tallest men on earth.
The explanation is genetic. Y-chromosome haplogroup I-M170, present in over 70% of men in Herzegovina, correlates with male height across all 55 European and Near Eastern populations the researchers tested. Wherever the haplogroup is common, the men are tall.
The haplogroup is descended from the Gravettian culture of the Upper Palaeolithic. The Gravettians were big-game hunters. They specialised, for roughly 15,000 years, in killing mammoth, bison, reindeer, and aurochs across Europe. They ate, in caloric terms, almost exclusively animal products. The most meat-heavy diet documented in the European archaeological record. Hundreds of generations of selection pressure for converting animal protein into skeletal stature.
When the megafauna disappeared, most Gravettian populations dispersed and intermarried with incoming farmers from the Near East, who carried different haplogroups associated with shorter stature. The Western Balkans, isolated by the Dinaric Alps, retained an unusually high proportion of the original hunter genetics.
The men of Herzegovina are the genetic descendants of mammoth hunters who spent the Ice Age eating fat and meat in quantities no modern population approaches.
They are still tall, on a sub-optimal modern diet, because the genes were selected for height by 15,000 years of animal-based eating.
If their nutrition reaches Northern European levels, the prediction is that average male height in central Herzegovina will reach 190 cm within two generations. Six foot three. As an average.
The Dutch built their height in 150 years on dairy.
The men of the Dinaric Alps built theirs over 15,000 years on mammoth.
And the variable, in both cases, was the animal.
ISRAEL’S DEATH PENALTY SHAME, by Omer Bartov (@bartov_omer)
Late last month, the Knesset passed a law permitting the execution of Palestinians in the West Bank. If that wasn’t stark enough — among other things, it explicitly excludes Israeli Jews — the law’s passage was also accompanied by celebration. Itamar Ben-Gvir, Israel’s security minister, popped champagne, proudly wearing a noose-shaped lapel pin as he went.
I grew up in Israel before the occupation of 1967, and recall listening to recordings from the Eichmann trial on the radio with my family every evening. For someone like me, the transformation of Israel from a country that perceived itself as the clearest answer to persecution and genocide — to one that is engaged in systematic oppression against Palestinians, and is now seeking to legalise their judicial killing, is devastating. These are not only the actions of extremists such as Ben-Gvir and finance minister Itamar Smotrich; more than half of Knesset members voted for the law.
That Zionism, which set out to emancipate the Jews, has now become an ideology geared towards dehumanising Palestinians, is not only tragic. It is sufficient cause to reject the ideology altogether, and call instead for the remaking of the state into a just and equal society for all its inhabitants. For now, it remains to underline that the law is a breathtaking plunge. One is hard put to think of a more stunning turn of events.
Read more below ⬇️
https://t.co/d80fQsXjNi
The Israeli government supports terrorism and should be treated accordingly. It is funding dozens of Jewish settlements in the West Bank that were established in violation of Israeli law. Terrorists from these settlements attack Palestinians. ->>