@Observateur_X C’est étrange… j’ai appris que la situation est extrêmement grave et qu’elle affecte toute la population. Les gens vivent dans un danger permanent, et il est pourtant triste de constater que notre gouvernement reste silencieux sur ce sujet..
@KimKimuntu Ce n’est pas la déclaration qui est choquante, c’est la réalité qu’elle rappelle. Notre armée fait ce qu’elle peut, mais elle est objectivement faible. Feindre la surprise n’a jamais fait gagner une guerre
On va reprendre calmement, parce que mélanger droit, histoire et indignation morale finit souvent par produire… de la confusion.
D’abord, la “trahison nationale” n’est pas une opinion, c’est une qualification lourde qui suppose des actes précis, intentionnels et juridiquement établis. La brandir sans démonstration, ce n’est pas faire du droit, c’est faire du bruit.
Ensuite, l’article 190 n’est pas une baguette magique. Il affirme l’autorité des décisions constitutionnelles, mais leur non-exécution est un mal structurel de l’État congolais, bien antérieur et bien postérieur à Kabila. Feindre que ce problème commence et s’arrête à un seul homme, c’est mal lire l’histoire institutionnelle du pays.
Concernant l’Est, réduire une guerre ancienne, régionale et multiforme à un “silence complice” individuel est une simplification grossière. Ce conflit traverse plusieurs régimes, plusieurs acteurs et plusieurs équilibres régionaux. Le personnaliser ainsi, c’est montrer qu’on cherche un coupable plus qu’une compréhension.
On peut critiquer un bilan. On peut rejeter un retour politique. Mais transformer une lecture militante en verdict historique définitif, c’est confondre analyse et activisme
@Ludovicmilambo Avec la taille de ta tête, je m’attendais à une pensée plus grande que ça. Mais bon… comme quoi, le volume ne garantit pas la profondeur
Je suis d’accord: 18 ans, c’est un cycle, et un cycle qui n’a pas apporté de solutions structurelles durables doit être évalué sans complaisance.
Mais reconnaître les limites du cycle Kabila ne suffit pas. La vraie question est : le cycle actuel fait-il réellement mieux sur ces mêmes faiblesses ? Or, aujourd’hui encore, l’armée reste fragile, la gouvernance contestée, la corruption persistante, l’économie peu inclusive et la guerre à l’Est non seulement active, mais aggravée.
Changer de cycle sans changer les résultats ne constitue pas une rupture, seulement une alternance narrative.
À mes yeux, le débat utile n’est donc pas “le retour de Kabila”, mais la capacité du présent à produire ce que le passé n’a pas su faire.. ☺️
On peut reconnaître qu’un changement de posture stratégique est en cours sous Félix Tshisekedi, notamment sur le plan diplomatique. Mais en stratégie, ce qui compte, ce n’est pas l’intention ni le récit, c’est la capacité à verrouiller les gains dans la durée. Aujourd’hui, les pressions extérieures persistent, l’Est reste un champ de bataille, et les équilibres internes demeurent fragiles. Donc oui, un mouvement existe.
Mais la lucidité impose de distinguer l’élan stratégique de la victoire consolidée.
C’est justement cette nuance qui évite l’auto-satisfaction prématurée.. ☺️
L’autrefois, l’armée incarnait la loyauté, la discipline, la rigueur, l’honneur, le devoir, le courage, le sacrifice, l’esprit de corps, la hiérarchie, la compétence, la stratégie et l’intelligence au service de la nation.
Aujourd’hui, elle est devenue une force affaiblie, minée de l’intérieur, obéissant davantage aux intérêts des hommes qu’aux principes de l’État
Le régime de la division et de la haine
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Vous enlevez un jeune dont le seul « crime » est d’avoir critiqué le régime de Félix Tshisekedi. Vous le gardez dans un lieu tenu secret pendant des jours. Vous le torturez. Puis, aujourd’hui, vous publiez tranquillement une vidéo où le jeune homme, visiblement affaibli, présente des excuses au président. Vous pensez l’avoir humilié. En réalité, vous venez surtout d’exposer le régime. Une vidéo d’excuses après une disparition, ce n’est pas une victoire. C’est un aveu. L’aveu d’un pouvoir qui ne répond plus par le droit, mais par l’intimidation. L’aveu d’un pouvoir qui transforme la critique en affaire de sécurité, comme si un pays pouvait se gouverner en faisant peur à sa jeunesse. Et après, on s’étonne de voir des Congolais basculer — parfois à contrecœur — vers des soutiens paradoxaux, y compris envers des groupes armés comme le M23. On s’étonne d’entendre certains regretter l’époque de Joseph Kabila que beaucoup n’osaient plus défendre. Mais ce sont ces pratiques et comportements qui fabriquent la colère, la radicalisation et la nostalgie du « c’était peut-être mieux avant ».
Un pouvoir intelligent apaise, convainc, respecte les règles. Un pouvoir fragile intimide, filme, exhibe. Quand il répond à la critique par la peur, il ne réduit pas la contestation, il la radicalise. Humilier un citoyen n’élève pas l’État, ça le rabaisse. Et chaque disparition, chaque « excuse » forcée, chaque mise en scène... c’est une balle de plus dans le pied du régime Tshisekedi. Et le jour où l’alternance surviendra, c’est la stabilité même du pays qui risque d’en payer le prix, tant les frustrations accumulées sont profondes. Il faudra des générations pour neutraliser le poison de la division et de la haine distillé dans les cœurs et les esprits par le régime actuel.
Coucou tonton Patrick 😏
Le peuple attend des comptes, pas des versets. Si vous étiez aussi prompts à dénoncer les traîtres qu’à recadrer l’Église,
on aurait déjà récupéré une partie de l’Est.. Et cite pas la Bible si c’est pour justifier des accords que le peuple n’a jamais validés