Fabrice Arfi : « On est sérieusement en train de discuter des livres que va lire Nicolas Sarkozy en prison ? Alors qu'il a été condamné pour "association de malfaiteurs" et pour avoir négocié un "pacte corruptif" avec un terroriste qui a du sang français sur les mains ? »
Nouveau sketch des films à l’arrache «L’art du montage à France Télé » et si vous voulez soutenir mon prochain. Long métrage c’est ici :
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🇵🇸 En trois minutes, il a résumé le scandale qu'est #Gaza pour le monde, "le plus grand scandale historique". "Les corps sont en morceaux, les cœurs sont en morceaux, les âmes sont en morceaux, les têtes sont en morceaux. Il n'y aucune perspective. Israël créé les conditions d'une réoccupation de Gaza (...) Nous aurons à payer comptant en terme d'effort et de légitimité notre droit à reparler et redonner des conseils en matière internationale."
Dominique de Villepin en colère contre le silence médiatique face à la situation à #Gaza : "Gaza est sans doute le plus grand scandale historique dont plus personne ne parle dans ce pays. C'est le silence, la chape de plomb, les médias n'en parlent plus. Je suis obligé de googliser pour trouver une brève qui me donne des nouvelles du nombre de morts qui se passe à Gaza. C'est un véritable scandale sur le plan de la démocratie."
➡️ A la rhétorique habituelle de Léa Salamé sur "les chiffres du Hamas", il répond qu'il faut arrêter de dire ça pour essayer de minimiser ce qui se passe sur place.
➡️ Que pouvons nous faire ? "Nous avons des leviers en matière d'armement, en matière économique mais nous refusons de le faire."
➡️ "Il faut laisser Israël mener sa guerre jusqu'au bout, c'est quoi le bout ? Israël n'a pas d'objectif politique et quand vous n'avez pas d'objectif politique, le seul moyen, c'est la guerre. Il y a un objectif sécuritaire, il y a un objectif identitaire, il y a une folie messianique et ça explique la catastrophe qui nous est donné à voir."
➡️ "Le monde regarde et en tire les conclusions. Et c'est en cela que nous sommes aujourd'hui pointés du doigt pour un deux poids deux mesures qui ne pourra être sauvé que par le droit international, que par le retour de la justice."
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🇫🇷 FLASH - Action "coup de poing" devant le siège du Comité d’organisation des Jeux Olympiques pour dénoncer la participation des athlètes israéliens aux JO de Paris. (via @enzorabouyy)
L’article que publie aujourd’hui dans @Le_Figaro@EugenieBastie est tout simplement effarant.
Journaliste, elle se présente comme une intellectuelle dans le débat public. Or, elle mélange ici deux situations dissemblables pour en tirer une conclusion fausse et dangereuse.
Le « grand remplacement » est une théorie selon laquelle la somme des migrations individuelles sur le territoire français aboutirait à une mise en minorité du peuple originaire et transformerait à terme la République française en une République islamique. Oser faire un parallèle sur ce thème avec la Nouvelle Calédonie est à la fois incroyable et inacceptable.
Les Kanaks n’ont jamais été confrontés à une migration d’individus. Ils ont été confrontés à des gens armés qui un jour ont planté le drapeau français sur leur sol. Ces gens ont dit : ceci est à nous. Ils ont ainsi volé la terre aux Kanaks afin d’installer des Européens, incités financièrement à le faire. L’Etat Français, dont le projet originel fut de construire une prison sur cette terre lointaine, a ensuite concédé des terres aux bagnards qui avaient purgé tout ou partie de leur peine. L’Etat Français a aussi parqué les Kanaks dans des réserves. Les affronts ont été quotidiens, la domination implacable. Ce qui s’est passé est un fait colonial au sens que nous donnons aujourd’hui à ce mot, c’est à dire l’appropriation par la force d’un territoire sur lequel se trouverait des populations supposées arriérées, alors qu’elles n’étaient que différentes.
Cette idéologie est à l’origine de l’horrible exposition des Kanaks, en 1931, à Paris, pour montrer au peuple français à quelle sauvagerie notre haute civilisation s’imaginait confrontée. Jusqu’en 1957, les Kanaks vivaient sous le statut de l’indigénat, un abaissement institutionnel des femmes et des hommes qui occupaient la terre avant l’arrivée des Français.
Lentement, beaucoup plus lentement que les Algériens par exemple, les Kanaks se sont réappropriés leur culture, sous l’impulsion notamment de Jean-Marie Tjibaou, dans les années soixante-dix. C’est alors que s’est exprimée, de manière organisée, la revendication d’indépendance qui a entraîné les affrontements des années quatre-vingts, puis la paix de trente cinq ans aujourd’hui menacée.
Eugénie Bastié écrit que les Kanaks n’acceptent pas de devenir « culturellement minoritaires » sur leur sol historique. C’est exactement cela. Il n’accepte pas le vol définitif et sans retour du lieu où ils sont nés par un État étranger organisé, militarisé, dominateur. Comparer cela à ce que nous vivons en France n’a strictement aucun sens, quelle que soit les points de comparaisons que l’on examine : les personnes en causes, les États en présence, l’organisation des courants de pensée, les résistances qui se manifestent et les affrontements culturels que l’on constate. Il existe une joie cynique chez certains à raconter n’importe quoi sur la Nouvelle Calédonie, que l’on peut observer chez @PhdeVilliers à l’occasion de sa dernière émission où il s’ébroue librement devant le présentateur toujours ébahi. Ici aussi Eugénie Bastié procède à une confusion XXL en étant certaine de rencontrer l’assentiment d’une partie de l’opinion publique. En procédant ainsi, elle jette au fossé la rigueur intellectuelle qui légitime ses prises de parole dans le débat public. Et j’y reviens : faut-il que la honte de la colonisation soit forte pour la nier aussi obstinément et la travestir sous une analyse foireuse.
Étonnant, non ?
Le métier d'éditeur est étrange, quand même. On est payé pour publier des livres qui en général ne se vendent pas (et vous en veulent), on rend des auteurs malheureux (voire aigris), le caviste est le seul à vous reconnaître, et l'Urssaf ricane dans votre dos.
Un camion publicitaire circulant autour des hôpitaux du Michigan, aux États-Unis, avec le message : « Je ne peux pas me permettre de soins de santé, désolé, je dois donner des milliards à Israël pour bombarder les enfants. »