Macron passera à la postérité, une fois le strass et l’enfumage dissipés, comme le premier président coupable de très haute trahison envers sa patrie. Cet homme n’a pas juste une carence empathique envers son peuple, il ne se contente pas de le mépriser. Non, il le déteste.
« Votre truc, là (la démocratie directe selon le PIC), c’est une folie : la France est endettée de 3 000 milliards et déjà en faillite. L’argent, c’est le nerf de la guerre : si vous gagnez la présidentielle, sans argent, vous ne pourrez rien entreprendre ! Les banques ne prêteront plus, l’économie s’écroulera d’un coup, les investisseurs ne viendront plus : ce sera un chaos total, et la France et les Français seront encore plus démunis qu’ils ne le sont maintenant ! »
Entre nous…
Votre interlocuteur a raison de s’inquiéter ; il se trompe seulement de coupable. La dette est réelle, et son chiffre est même en dessous de la vérité : 3 595 milliards, et non 3 000. Le 21 octobre 2026, le rendement des emprunts de l’État à 10 ans a brièvement franchi 5 %, du jamais vu depuis 2002. Ce jour-là, le #PIC ne gouvernait rien. La crise qu’il redoute pour demain a commencé sans nous, et elle a un auteur : un système où ceux qui votent la dépense en renvoient le prix à plus tard, par la dette, sans jamais demander l’avis du peuple.
Ne lui opposez pas de l’optimisme, opposez-lui des chiffres et des règles.
Concédez ce qui est vrai : une rupture se paie d’abord en incertitude, et notre propre plafond de dette mettra le peuple devant un choix difficile dès la première année.
Puis renversez la charge de la preuve : c’est le statu quo qu’il faut chiffrer.
Je répète : C'EST LE STATU QUO QU'IL FAUT CHIFFRER.
Il l’est, par le Gouvernement lui-même, et la pente monte.
Voici un début de réponse du #PIC :
En faillite, non : la France paie ses échéances et emprunte chaque semaine. Mais elle paie de plus en plus cher : 3 595 milliards d’euros de dette, 119 % du PIB, un rendement de 5 % à 10 ans touché le 21 octobre 2026, et des intérêts de l’État qui passent de 52 milliards en 2025 à 73 milliards prévus en 2027.
Ce n’est pas le #PIC qui a fait cela : ce sont 50 ans de comptes publics en déficit, sans que le peuple ait jamais été consulté.
Nous proposons l’inverse : un plafond de dette et un plafond des dépenses de l’État que seul le peuple peut relever, et, au terme d’une transition de 7 ans, l’emprunt réservé à l’investissement et à la charge de la dette.
En Suisse, où le peuple vote les grandes dépenses et a lui-même adopté le frein à l’endettement, la recherche montre des dépenses plus basses, d’environ 12 % selon l’estimation la plus prudente, et une dette plus faible.
Les investisseurs ne fuient pas les règles : ils fuient l’incertitude.
Depuis la fin septembre, l’écart de nos taux avec l’Allemagne s’est creusé jusqu’à près de 160 points, sur fond de doute sur l’adoption d’un budget. Des règles écrites d’avance, et un peuple qui tranche à date fixe, c’est ce qui manque aujourd’hui.
(...)
L’intelligence collective ne consiste pas à tenter de faire quelque chose ensemble en dépit de nos différences, mais parce que nous sommes différents. C’est le processus délibératif promu par le #PIC : vos contradictions sont les bienvenues.
https://t.co/m0AJnyHUor
Source :
Autodéfense du #PIC : un kit de répartie face aux objections et aux soupçons via @picourien
DIRECT PIC dès 18h les amis !
IMMENSE Merci à notre hôte Stéphanie Reynaud car cela se passe sur sa chaîne citoyenne : Tribune Libre - alias @TribuneLibre1.
https://t.co/twZsZQLm0j
🛑 OBJECTION !🛑
« Votre intelligence collective, c’est beau sur le papier. Mais quand on voit le niveau des gens… Si 50 abrutis veulent une bêtise, et que 10 esprits éclairés proposent une mesure bénéfique pour tous, ce sont les 50 abrutis qui gagnent. C’est ça, la démocratie. Jamais le bon sens ne l’emportera. »
Entre nous…
C’est l’objection la plus fréquente, et la plus décourageante, parce qu’elle a l’air du bon sens même. Remarquez d’abord une chose : celui qui la prononce se range toujours parmi les 10. Personne ne se compte parmi les 50. Ne le lui faites pas remarquer méchamment ; faites-le sourire. Puis changez de terrain. La question n’est pas de savoir si « les gens » sont intelligents, un par un. Elle est de savoir si un collectif peut l’être, et à quelles conditions.
Sur ce terrain-là, nous avons pour nous près de 2 siècles et demi de mathématiques et des centaines d’expériences, du concours de foire étudié par Galton en 1907 aux assemblées citoyennes irlandaises. Ne récitez pas tout. Choisissez 1 chiffre, 1 expérience, 1 institution. Et gardez pour la fin la phrase qui désarme : le peuple n’est pas bête, il est anesthésié et mal organisé. Ce sont 2 maladies qui se soignent.
✅ Voici la réponse du #PIC :
Vous avez raison dans un seul cas, et c’est un mathématicien qui l’a démontré en 1785 : quand les 50 se trompent tous dans le même sens. S’ils ne savent pas et votent au hasard, leurs voix s’annulent, et ce sont les 10 qui décident : la bonne option gagne alors 92 fois sur 100.
Mieux : dans un jeu de laboratoire sans partisans, ceux qui savent qu’ils ne savent pas s’abstiennent d’eux-mêmes, 91 fois sur 100.
Le danger n’est donc pas la bêtise. C’est l’erreur organisée : questions pièges, désinformation, moutons qui se copient.
Organisés, les gens ordinaires font mieux que vous ne le croyez, et parfois aussi bien que les experts.
4 groupes de 5 personnes qui ont débattu 1 minute estiment mieux que 1 400 individus isolés.
9 médecins dont on combine les avis passent de 62,5 % à 85,6 % de bons diagnostics. Un problème de logique que 10 % des gens réussissent seuls est résolu par environ 80 % des groupes qui en discutent.
Et quand 526 Américains tirés au sort délibèrent 4 jours, républicains et démocrates se rapprochent sur 22 des 26 sujets les plus clivants.
C’est cela que la Constitution d’urgence du #PIC organise : questions loyales, arguments contradictoires, petits groupes tirés au sort, vote secret. Le peuple n’est pas bête. Il est mal équipé, et cela se répare.
L’intelligence collective ne consiste pas à tenter de faire quelque chose ensemble en dépit de nos différences, mais parce que nous sommes différents. C’est le processus délibératif promu par le #PIC : vos contradictions sont les bienvenues.
https://t.co/13uzrXQenq
Source :
Autodéfense du #PIC : un kit de répartie face aux objections et aux soupçons légitimes
Ce que vous décrivez ressemble bien à un bug dans la matrice, cher @edouardhusson.
Au début la faille semble insignifiante - comme une anomalie passagère.
Et puis un jour on verra que ce n'est pas un bug mais une graine qu'on avait plantée.
Plus tard on essaiera de faire croire que c'est de la mauvaise herbe, sans voir la puissance des racines qui se sont méthodiquement éparpillées - dans la terre.
Ce réseau donnera naissance à des ramifications si solides et variées que nos anciens maîtres, qui auront pourtant tenté d'y mettre le feu, comprendront, mais un peu tard, que le vent aussi, avait décidé de souffler du bon côté.
Deux formes d'efficacité travaillent ensemble : celle de la sève (l'intelligence qui discrètement prend ses marques), et celle du typhon (quand le peuple s'éveille et balaye les pyromanes).
La première, invisible et lente, prépare le retour du second, imprévisible et fulgurant.
La souveraineté nationale pour protéger et perpétuer l'héritage, la grandeur, l'indépendance du pays,
Et la souveraineté populaire : pour protéger les libertés du peuple sans que ce qui précède ne serve jamais de prétexte à les limiter.
Car il est souvent arrivé dans l'Histoire que la souveraineté nationale serve d'excuse pour mettre de côté la souveraineté populaire.
Or on pense les deux ensemble, les deux se renforcent mutuellement. Et même : accomplissent des prodiges.
Pensez-y, pour ma part cette simple grille de lecture a tout éclairé d'un jour nouveau dans ma compréhension des choses.
#PIC
L’endogamie
En 1856, dans L’Ancien Régime et la Révolution, Alexis de Tocqueville compare la noblesse française à celle d’Angleterre. Sa conclusion tient en un mot, la caste, et en un test : « Voulez-vous savoir si la caste, les idées, les habitudes, les barrières qu’elle avait créées chez un peuple y sont définitivement anéanties : considérez-y les mariages. »
En Angleterre, nobles et roturiers suivaient les mêmes affaires, embrassaient les mêmes professions et se mariaient entre eux. En France, constate-t-il en 1856, « après soixante ans de démocratie », les familles anciennes et les nouvelles évitent encore de se mêler par le mariage. D’où sa sentence : « Partout où le système féodal s’est établi sur le continent de l’Europe, il a abouti à la caste ; en Angleterre seulement, il est retourné à l’aristocratie. »
L’endogamie désigne d’abord le mariage à l’intérieur de son propre groupe. L’anthropologue Claude Lévi-Strauss a soutenu en 1949 que les sociétés humaines se fondent sur la règle inverse : l’interdit de l’inceste oblige chaque groupe à s’allier aux autres, donc à échanger. (Pour le mariage entre personnes du même milieu, les sociologues parlent plutôt d’homogamie.) Par extension, le mot décrit un milieu qui se reproduit entre soi : mêmes écoles, mêmes réseaux, mêmes références, mêmes carrières.
La France en offre une mesure. Selon l’Observatoire des inégalités, les enfants de cadres supérieurs formaient 69,8 % des élèves de Polytechnique en 2018 et 68,8 % de ceux de l’ENA en 2015 (remplacée le 1er janvier 2022 par l’Institut national du service public), quand ils représentent à peine un quart des jeunes de leur âge. À l’Assemblée élue en 2022 (dissoute en juin 2024), les cadres et les professions intellectuelles supérieures occupaient environ 70 % des sièges, 3 fois leur part dans la population active ; les ouvriers et les employés, 45 % des actifs, n’en avaient que 34 sur 577.
Le problème démocratique commence plus loin. Emilie, militante du #PIC, l’a situé avec précision en proposant cette entrée : « lorsque cette proximité cesse d’être seulement sociale et devient cognitive ». Le #PIC en fait son hypothèse. Un groupe très homogène peut croire débattre alors qu’il confronte des nuances à l’intérieur d’un même cadre mental : on s’y contredit beaucoup, on y rencontre rarement quelqu’un qui pose le problème autrement.
Il n’y faut ni complot ni intention. Les sociologues Paul Lazarsfeld et Robert K. Merton ont nommé en 1954 la pente la plus ordinaire de la vie sociale, l’homophilie : qui se ressemble s’assemble. Nous fréquentons ceux qui nous ressemblent, nous faisons confiance à ceux dont nous comprenons les codes, nous recrutons dans les réseaux que nous connaissons, et nous jugeons raisonnables ceux qui partagent déjà nos représentations.
Le résultat peut être un aveuglement collectif. En avril 1961, une poignée de conseillers brillants approuvent le débarquement de la baie des Cochons, à Cuba, en écartant les rares objections, que leurs auteurs finissent parfois par taire ; l’opération tourne au désastre en 3 jours. Le psychologue Irving Janis y lira en 1972 la pensée de groupe : l’illusion d’unanimité, l’autocensure, et ces gardiens qui écartent l’information dérangeante. Des personnes compétentes, intelligentes et de bonne foi peuvent devenir, ensemble, aveugles.
Réserve loyale, et c’est elle qui fait la force de l’entrée : l’endogamie n’est pas le vice des autres. Elle guette une administration, une rédaction, une université, un parti, et un mouvement citoyen. Un collectif qui combat l’entre-soi peut bâtir le sien en quelques mois, à force de partager les mêmes lectures, les mêmes adversaires et les mêmes évidences. On ne se guérit pas de l’entre-soi en se réunissant entre gens qui le dénoncent.
La parade que propose le #PIC tient en institutions. Sa Constitution d’urgence propose de remplacer le Sénat par une Chambre citoyenne de 300 citoyens au moins, tirés au sort, et impose à la loi de leur garantir une indemnité qui compense toute perte de revenu et la protection de leur emploi : le hasard ne suffit pas, encore faut-il que les tirés au sort puissent siéger. Elle prévoit aussi que ses Formulateurs, tirés au sort, soient renouvelés à chaque votation, et que nul n’y siège 2 fois de suite. Son Protocole, enfin, s’applique la règle à lui-même : le mouvement « ne recherche pas le consensus, qui est un affaissement, mais le pluralisme, qui est un travail ».
Au citoyen, un réflexe, en une question, celle qu’Emilie propose de poser partout : « Qui manque autour de la table ? » Avant de juger une décision, regardez aussi qui l’a prise : les mêmes écoles, les mêmes métiers, les mêmes quartiers ? Puis posez la même question à votre propre groupe. Montaigne, qui voulait qu’on voyage pour « frotter et limer notre cervelle contre celle d’autrui », n’a pas dit autre chose.
Le versant lumineux de la notion est décrit dans l’Abécédaire, aux entrées « Les deux pluralismes » et « Le tirage au sort ».
https://t.co/C8ny3q4jVj
Source :
Lexique du Pouvoir du #PIC : nommer les procédés qui fabriquent notre consentement, c’est déjà s’en déprendre
Franchement @ThThuillier tu n’as pas honte? Tu laisses @24hPujadas laisser raconter des bobards sur Gaza en permanence et la tu sanctionnes une réaction vive mais sincère .Comment les médias mainstream peuvent encore être crédibles
Communiqué du #PIC, le Pari de l’Intelligence Collective · 17 octobre 2026
« Les gueux, c’était nous. »
Le #PIC retire totalement et définitivement sa confiance à Alexandre Jardin, à son fils Robinson Jardin, au mouvement des Gueux et à l’association Libérez-vous Citoyens, qui exploite l’application Référendum Citoyen. Nous nous étions tus pour ne pas abîmer la cause de la démocratie directe. Nous parlons aujourd’hui pour la même raison.
Ce que le communiqué (en forme de dossier de presse détaillé) établit, pièces à l’appui :
✅ La question mère, confisquée.
Nous l’avions écrite à leur demande, avec @alexis_roussel (qui a proposé et vu aboutir 2 referendums en Suisse, d'où son précieux apport d'expérience) : « Faut-il réécrire notre Constitution via référendums ? » Elle est devenue une formule alambiquée, « selon le plan Marianne ». Celle-ci ne dit pas qu’il faut changer la Constitution, ignore l’article 89 et ne rend pas au peuple le droit de la réécrire. Puis notre nom a disparu.
✅ Une paternité usurpée.
Le cœur de l’application est un logiciel libre écrit par des développeurs ukrainiens et adapté par l’équipe d’Alexis Roussel. Elle est souvent présentée comme étant « à l’initiative de l’écrivain Alexandre Jardin », sans le nom de ceux qui l’ont conçue (qui est précisé ailleurs sur le site, mais généralement tue dans les médias).
✅ Une OPA payée en temps d’antenne.
L’accès aux plateaux a servi de titre de propriété sur l’application et sur le processus référendaire, et d’argument pour nous mettre au travail pour eux.
✅ Les électeurs, protégés de justesse.
En septembre, il a fallu des semaines d’alertes pour écarter une version qui exploitait une partie des éléments d’identité des votants. Ceux qui avaient prévenu ont été insultés en privé. La dernière version n’a fait l’objet d’aucun audit récent.
✅ Le tribun des gueux contre les ZFE a salué la victoire de Raphaël Glucksmann, dont le camp a voté, le 8 octobre, pour faire échouer leur suppression.
Nos décisions :
. retrait de confiance ;
. retrait progressif de nos vidéos avec la famille Jardin ;
. poursuite du vote citoyen décentralisé, avec notre propre instance au code ouvert d'ici la fin de l'année.
Ne croyez personne sur parole, pas davantage le #PIC : exigez les pièces.
Elles sont dans le communiqué.
Lire le communiqué : https://t.co/uJwE5EUzwz
Le PDF : https://t.co/DqEpftdX1K
Ne pouvant répondre à Alexandre Jardin le « démocrate », qui fuyant la mise au point, m’a comme prévu bloqué comme un vulgaire troll du simple fait que je publie des éléments factuels dans un dossier de presse qui a été rédigé avec précision, je lui réponds donc ici.
Et que sa seigneurie me pardonne car je ne suis qu’un vulgaire #gueux, mais voici :
« Tout est dans le communiqué. Pas besoin de faire avec nous la technique du puits empoisonné, celle qui consiste à faire comme si le soutien à un candidat était le sujet : ce n’est pas le sujet. Le sujet est ailleurs et il implique que votre parole est totalement démonétisée, qu’on ne peut malheureusement pas vous faire confiance, et qu’en privé vous insultez jusqu’aux gens qui ont la courtoisie de vous prévenir de vos erreurs techniques, et j’en passe. Il y a probablement une part de sincérité en vous, mais le combat que vous pensez mener vous aveugle et vous n’avez plus d’honneur. Je n’en retiens qu’une entreprise narcissique et confiscatoire. Je suis probablement en ce qui me concerne, de ceux qui tombent le plus haut, si on le mesure à l’intensité du soutien que j’ai apporté ces 18 derniers mois.
Le comble de l’ironie c’est que les membres du PIC se sont sentis traités comme de vulgaire gueux : beaucoup de séduction, de beaux sentiments eg discours vertueux et très peu de cohérence entre ce qui est annoncé et les actes.
La voilà, la fake News.
Le reste est dans le communiqué, merci de ne plus solliciter le #PIC pour tenter de vous forger une image vertueuse à nos dépens. »
PS : Cf notre dossier de presse ci-dessous.
PPS : tout ceci est loin d’être un hors sujet par rapport à la gravité de la crise que nous traversons. C’est même LE sujet profond. La colère des Français tend à être récupérée (dans le but de tenter de de la canaliser, pour mieux la contingenter) par des narcisses et des tartuffe. C’est le moment de révéler les narcisses et les imposteurs.
On nous demande souvent de choisir un camp.
Et si le vrai courage consistait d'abord à choisir de penser ?
Penser avec d'autres. Penser contre soi-même. Penser suffisamment longtemps pour construire plutôt que réagir.
C'est ce pari-là qui m'a donné envie de rejoindre le #PIC.
Et si notre intégrité numérique était protégée au même titre que notre intégrité physique ou psychique ?
C’est l’idée du nouvel article 3-1 de notre proposition constitutionnelle au #PIC, largement nourri par les réflexions d’Alexis Roussel.
Nos données ne seraient plus considérées comme des biens que l’on peut céder ou monnayer, mais comme des éléments de la personne.
Avec des conséquences très concrètes : droit à une vie hors ligne, droit de ne pas subir une décision prise uniquement par une machine, protection contre la surveillance non consentie, responsabilité sur la sécurité de nos données et droit à l’oubli ; sans permettre aux responsables publics d’effacer la trace de leurs actes.
À l’heure où l’IA et la numérisation avancent beaucoup plus vite que nos institutions, je trouve cette réflexion particulièrement nécessaire.
Et comme toujours au PIC : ce texte n’est pas sacré. Il est là pour être lu, discuté, contesté et amélioré.
Merci @alexis_roussel pour l’inspiration et l’exigence apportées à cette réflexion.
Lire et commenter l’article :
Article 3-1 — De l’intégrité numérique
https://t.co/H5REg95MaG
𝗟𝗔 𝗤𝗨𝗘𝗦𝗧𝗜𝗢𝗡 𝗤𝗨𝗜 𝗗𝗘́𝗥𝗔𝗡𝗚𝗘 #𝟭
𝗙𝗮𝘂𝘁-𝗶𝗹 𝘃𝗿𝗮𝗶𝗺𝗲𝗻𝘁 𝗲̂𝘁𝗿𝗲 𝘂𝗻 𝗲𝘅𝗽𝗲𝗿𝘁 𝗽𝗼𝘂𝗿 𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗹𝗲 𝗱𝗿𝗼𝗶𝘁 𝗱𝗲 𝗱𝗲́𝗰𝗶𝗱𝗲𝗿 ?
On entend souvent que les grandes questions politiques, économiques ou sociales sont trop complexes pour être laissées entre les mains des citoyens. Qu'il faudrait des spécialistes, des techniciens, des gens qui savent.
Et bien sûr, l'expertise est indispensable. Personne ne prétend qu'on peut décider intelligemment sans comprendre les enjeux, les contraintes et les conséquences de nos choix.
Mais il y a une différence fondamentale entre 𝗲́𝗰𝗹𝗮𝗶𝗿𝗲𝗿 𝘂𝗻𝗲 𝗱𝗲́𝗰𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻 𝗲𝘁 𝗰𝗼𝗻𝗳𝗶𝘀𝗾𝘂𝗲𝗿 𝗹𝗲 𝗽𝗼𝘂𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗱𝗲 𝗹𝗮 𝗽𝗿𝗲𝗻𝗱𝗿𝗲.
Un expert possède des connaissances que nous n'avons pas nécessairement. Un citoyen possède une expérience du monde, des besoins, des préoccupations et une capacité de jugement qui méritent tout autant d'être entendus.
Et si, plutôt que d'opposer les deux, nous apprenions à les faire travailler ensemble ?
C'est précisément l'une des ambitions du Pari de l'Intelligence Collective : imaginer une démocratie dans laquelle l'expertise nourrit la réflexion citoyenne, sans jamais se substituer à elle.
Mais cette idée mérite elle-même d'être discutée !
𝗔𝗹𝗼𝗿𝘀, 𝗮̀ 𝘃𝗼𝘁𝗿𝗲 𝗮𝘃𝗶𝘀, 𝗾𝘂𝗶 𝗱𝗼𝗶𝘁 𝗮𝘃𝗼𝗶𝗿 𝗹𝗲 𝗱𝗲𝗿𝗻𝗶𝗲𝗿 𝗺𝗼𝘁 : 𝗰𝗲𝘂𝘅 𝗾𝘂𝗶 𝘀𝗮𝘃𝗲𝗻𝘁 𝗼𝘂 𝗰𝗲𝘂𝘅 𝗾𝘂𝗶 𝘃𝗶𝘃𝗲𝗻𝘁 𝗹𝗲𝘀 𝗰𝗼𝗻𝘀𝗲́𝗾𝘂𝗲𝗻𝗰𝗲𝘀 𝗱𝗲𝘀 𝗱𝗲́𝗰𝗶𝘀𝗶𝗼𝗻𝘀 ?
Et surtout, comment faire pour que les uns et les autres puissent réellement décider ensemble ?
#PIC #IntelligenceCollective #DémocratieParticipative
Essayer les citoyens après tous les gouvernants : bonne idée ou fausse bonne idée ? Le #PIC fait ce pari. Qu’est-ce qui cloche, selon vous ? https://t.co/PVMGPwMezT
Les partis veulent gagner les élections pour exercer le pouvoir.
Le #PIC propose de gagner une élection pour rendre le pouvoir aux citoyens.
Pas de programme partisan à imposer, mais une Constitution à soumettre au référendum pour que le peuple décide au moins 4 fois par an.
Ce n’est pas une alternance. C’est un changement de système.
#Présidentielle2027
L’entrisme démocratique
Le 12 mai 1664, à Versailles, Molière fait jouer devant Louis XIV 3 actes d’une comédie nouvelle, Le Tartuffe ou l’Hypocrite. L’archevêque de Paris s’en émeut ; le roi en interdit les représentations publiques. Une version remaniée, intitulée L’Imposteur, n’aura qu’une représentation en 1667 avant d’être interdite à son tour ; la pièce ne s’imposera qu’en 1669, sous le titre qu’on lui connaît : Le Tartuffe ou l’Imposteur.
Tartuffe entre dans la maison d’Orgon par la porte la plus honorable qui soit, la dévotion. Il y obtient la confiance du maître, la promesse de sa fille, la donation de ses biens, et jusqu’à la cassette aux papiers compromettants. Toute la maisonnée voit l’écart entre ce qu’il dit et ce qu’il fait, et le fils le dénonce, en vain : il faut qu’Orgon le constate de ses yeux, caché sous une table.
L’entrisme démocratique en est la version moderne. Le #PIC propose ce nom, à titre d’hypothèse, pour un procédé précis : entrer dans un mouvement de démocratie directe en se réclamant de sa cause, pour en capter le travail, le nom, la question et la colère, et les porter à son propre crédit. Nul ordre de mission n’est requis, ni même un dessein arrêté : il suffit de se servir. C’est pourquoi l’on juge l’effet, jamais l’intention.
Le #PIC ne l’a pas appris dans les livres. Le 17 octobre 2026, il a retiré publiquement sa confiance à l’écrivain Alexandre Jardin, à son fils Robinson et au mouvement des Gueux, dans un communiqué qui en liste les pièces publiques et dit conserver les échanges privés.
Les faits, tels que le communiqué les documente, tiennent en peu de lignes. À la demande d’Alexandre Jardin, le #PIC avait écrit en juillet, avec le juriste Alexis Roussel, la question qui devait ouvrir les votes citoyens de leur plateforme : « Faut-il réécrire notre Constitution via référendums ? ». Elle a été remplacée sans son accord préalable, et le #PIC, par loyauté envers la cause, l’a d’abord acceptée quelques jours. La question en ligne est désormais : « Voulez-vous que 500 000 citoyens déclenchent eux-mêmes un référendum national, hors du contrôle du Conseil constitutionnel, selon le plan Marianne ? » ; elle ne parle plus de réécrire la Constitution. Puis le nom du #PIC a disparu de la page, où ses arguments restent en ligne, « présentés par le porteur de la question ».
L’application, elle, repose sur un logiciel libre conçu par une équipe de développeurs ukrainiens, puis adapté pour la France par celle d’Alexis Roussel. Le jour de son lancement, la presse la présentait comme lancée « à l’initiative de l’écrivain Alexandre Jardin » ; le nom de ceux qui l’avaient conçue n’y figurait pas.
C’est de cette affaire que le #PIC tire le schéma du procédé, sans en faire le portrait de quiconque : cette page décrit un mécanisme, elle ne qualifie personne. Il tient en 5 temps ; le communiqué décrit les 4 premiers, le cinquième n’y est qu’une hypothèse.
La promesse de lumière. Le marché ne s’écrit jamais, il se sous-entend, et le communiqué le résume ainsi : vous avez la méthode, nous avons les caméras. Il se paie en temps d’antenne.
L’apprentissage. « Personne ne se méfie de celui qui pose des questions », note le communiqué : c’est ainsi qu’une méthode s’apprend, avant de changer de mains.
La captation. On garde le travail des autres, leur texte, leur code ; leur nom, lui, disparaît de la page ou du lancement. « On a gardé la plume ; on a jeté la main qui la tenait », résume le communiqué.
La reformulation. Changer la question sans l’accord de ceux qui l’ont écrite, et sans le dire à ceux qui la votent, c’est tromper l’électeur avant même qu’il ait voté. Le Conseil constitutionnel l’a rappelé en 2000, à propos d’une consultation organisée par l’État : la question posée doit satisfaire à « la double exigence constitutionnelle de clarté et de loyauté ». Une plateforme privée n’y est pas tenue en droit ; qui prétend parler au nom du peuple devrait s’y tenir.
Le reversement. Ce dernier temps, le communiqué ne le pose qu’en hypothèse, et cette page ne l’impute à personne : la colère captée finirait déposée, tôt ou tard, au pied du sérail. Si l’hypothèse est juste, chaque faux sauveur qui la recueille puis la remet au système apprend au peuple un peu plus d’impuissance.
Pourquoi ça marche ? Parce que la porte ouverte est à la fois la vertu et la faiblesse d’un mouvement horizontal : il accueille qui frappe, et celui qui a l’antenne y est reçu comme un renfort. Et parce que notre époque fabrique ses imposteurs. Le psychanalyste Roland Gori l’a soutenu en 2013 dans La Fabrique des imposteurs : une société qui juge sur l’apparence, la réputation et l’audience plutôt que sur le travail et la probité offre à l’imposteur un milieu où il vit, selon la présentation du livre, « comme un poisson dans l’eau ».
Réserve loyale, puisque nous la devons. Le #PIC a été, en apparence, le naïf de service : il a accordé sa confiance, et certains de ses soutiens le lui reprochent aujourd’hui. Il l’assume. Sa doctrine est de tendre la main d’abord et d’éprouver ensuite, parce qu’un mouvement qui ferme sa porte à quiconque dit avoir changé devient la secte que ses adversaires espèrent.
Cette page ne prête à personne de dessein caché : elle décrit un procédé et ses effets. Le Protocole du #PIC interdit d’ailleurs de désigner quiconque comme infiltré sans une décision rendue au terme d’une procédure contradictoire. Le soupçon généralisé détruirait un mouvement plus sûrement qu’une imposture.
La parade tient en quelques règles, écrites dans le Protocole du #PIC en septembre 2026. (…)
Lire la suite :
https://t.co/AC0Jtpezh1
Source :
Lexique du Pouvoir du #PIC : nommer les procédés qui fabriquent notre consentement, c’est déjà s’en déprendre
Et bientôt il se passera ce qui s'est passé pendant les Gilets Jaunes : on aura des porte-paroles imposés par les médias (ça a déjà commencé).
Les caméras font les chefs.
La féministe américaine Jo Freeman l’avait vu dès 1970, dans une conférence publiée en 1972 sous le titre La Tyrannie de l’absence de structure. Un mouvement qui refuse de désigner ses porte-parole n’en manque pas pour autant : la presse les choisit à sa place, parmi les visages qu’elle connaît déjà.
Et le mouvement ne peut plus les révoquer : "the press put them there and only the press can choose not to listen" ("c’est la presse qui les a mises là, et seule la presse peut choisir de ne plus les écouter").
Son remède n’était pas de chasser ces porte-parole par défaut, dont elle déplorait qu’on les attaque, mais de se donner des porte-parole choisis et des règles écrites.
Le sociologue Robert K. Merton, à partir des travaux de Harriet Zuckerman, a nommé l’autre moitié du mécanisme : l’effet Matthieu. En 1968, il montre que, dans un travail collectif, le crédit va d’abord au plus connu des participants ; à celui qui a, il sera donné.
Pour qu'un mouvement tienne dans le durée il doit se doter d'un code source.
Quelle honte, pour une fois qu'une journaliste avait une réaction normale, non soumise, sans violence, mais franche, qui dit ce que des millions de gens pensent.
C'est le CQFD de ce qu'elle a dit:
La macronie ne tolère aucune contradiction, ne fait aucune introspection, veut continuer en force.
Soutien à @isabellesaporta .
C'est ce moment que nous étions le plus en droit d'attendre collectivement : ce moment où, ENFIN, les journalistes se remettraient à faire du journalisme, où ils complèteraient l'analyse faite avec la tête, par la réaction qui parle à tout le monde, faite avec le cœur.
« Vous faites quoi à part couler la France? » : Isabelle Saporta mise en retrait de LCI après un vif accrochage avec Prisca Thévenot
➡️ https://t.co/TXB38krYKV
C'est vrai quoi, pour qui ils se prennent ces journalistes, ils se mettent à avoir des réactions humaines, vraiment ?
Cet excès de dignité et d'honneur méritait en effet une mise à pied. Bravo LCI votre courage vous honore.