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@bill_bouli@BossongDidier@ZeClint Les VPNs sont utilisés même en entreprise pour des raisons de sécurité. Exemple, une connexion entre l'extérieur et l'entreprise. D'ailleurs, tout le monde peut créer son propre VPN avec un serveur qui peut être en France ou partout dans le monde. Et il y aussi le réseau Tor.
@j_bg C'est pas très précis. Les VPNs sont utilisés même en entreprise pour des raisons de sécurité. Par exemple, une connexion entre l'extérieur et l'entreprise. Et d'ailleurs, tout le monde peut créer son propre VPN avec un serveur qui peut être en France ou partout dans le monde.
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🇮🇷🚀 L'Europe à portée des missiles iraniens. Et alors ? 🚀🇪🇺
En attaquant l'île britannique de Diego Garoca dans l'océan indien, Téhéran a démontré sa capacité à atteindre une grande partie du territoire européen. Faut-il s'en inquiéter ?
Tout d'abord je précise ici que je ne cherche pas à nier la menace, mais à la replacer à sa juste place. Ce conflit a été déclenché par d'autres, sous des prétextes largement questionables. Il est donc important de ne pas céder aux appels du pied de ceux qui se sont lancés dans cette aventure sans être capables d'en maîtriser les conséquences.
Ce qui m'amène donc au premier argument :
1. Frapper l'Europe ? Dans quel but ?
Quel intérêt l'Iran aurait-il à s'attaquer au territoire européen,alors que les Etats du continent restent dans une position prudente ?
Certes, de nombreuses bases états-uniennes sur notre continent sont utiles aux opérations en cours. On pense notamment à des bases au Royaume-Uni (Fairford) ou en Allemagne (Ramstein). La base aérienne d'Istres, hébergeant temporairement des ravitailleurs états-uniens, est également concernée.
Toutefois, comme nous en avions discuté hier, la précision des missiles iraniens à portée intermédiaire (IRBM) est probablement très faible. Par ailleurs, pour atteindre une telle portée, la charge utile - la quantité d'explosifs emportée - des missiles a probablement été significativement réduite. Cela signifie donc que l'intérêt militaire d'un tel système est très faible, puisqu'il ne permet pas le ciblage d'infrastructures précises, tout en prenant un risque important de dommages collatéraux non maîtrisés.
--> il s'agit donc d'une arme par nature politique et non militaire, qui ne permettrait que de mener des campagnes de frappes indiscriminées contre les villes européennes. En procédant à de telles frappes, l'Iran ne ferait qu'inciter les Européens à se joindre aux opérations offensives contre l'Iran. A l'heure actuelle, ce n'est donc PAS dans l'intérêt de l'Iran au regard de la position prudente (à juste titre) des États européens. L'attaque sur Diego Garcia peut tout au plus être interprétée comme un signal aux Européens de ne pas s'impliquer davantage dans ce conflit. Enfin, rapplons que l'Iran ne possède probablement qu'un nombre limité de ces vecteurs à très longue portée, dont il a bien plus besoin contre Israël, qui est son adversaire avéré, contrairement à l'Europe.
2. La défense antimissile
Cet arsenal très longue portée de petite taille est par ailleurs vulnérable aux interceptions exoatmosphériques, comme l'a montré la séquence d'hier contre Diego Garcia. Le seul vecteur ayant constitué une réelle menace a été neutralisé par un intercepteur SM-3 tiré par un navire états-unien protégeant l'île (je vous renvoie à mon dessin moche sur la guerre aérospatiale, le SM-3 jouant ici le rôle de l'ARROW 3 en Israël).
Et cela tombe bien, l'Europe est justement défendue par deux sites Aegis Ashore équipés de missiles SM-3,situés en Pologne et en Roumanie. Ces emplacements ont été spécifiquement choisis pour protéger le continent contre la menace balistique iranienne. Chaque site constite en un radar de détection et de poursuite antimissile SPY-1 et 24 cellules de lancement, soit un total de 48 intercepteurs protégeant l'Europe. Un radar TPY-2 basé en Turquie permet par ailleurs une détection précoce tout en fournissant de précieuses donneés pour la traque et la discrimination (différenciation corps de rentrée/ étage propulsif / leurres / etc.). La slide ci-dessous datant de 2007 montre comment deux navires équipés du système Aegis et d'intercepteurs SM-3 dans la version la plus performante (block IIA) couvrent une large partie de l'Europe. La couverture est probablement meilleures avec ces systèmes localisés en Roumanie et en Pologne, déplaçant les bulles vers le Nord-Ouest du continent.
Certes, ces sites sont gérés par les États-Unis. Mais comme dit plus haut, même dans le cas très improbable d'une attaque iranienne visant le sol européen, elle concernerait probablement une base états-unienne, ce qui inciterait fortement les États-Unis à la défendre.
Par ailleurs, l'Allemagne a récemment fait l'acquisition du système antimissile exoatmosphérique ARROW 3, l'équivalent israélien du SM-3, principalement pour se protéger de la menace russe. Si les premiers éléments ont été livrés il y a quelques mois, on ne sait pas si le système est d'ors et déjà opérationnel. En tout cas, on peut saluer une fois de plus l'aspect visionnaire de cet achat allemand, alors que nombres d'analystes - dont je fais partie... - avaient largement critiqué et moqué ce choix à lépoque...
3. La dissuasion nucléaire, l'ultime rideau
Enfin, imaginons que l'Iran lance une attaque balistique contre l'Europe. Hier, sur les deux vecteurs tirés, un a connu une défaillance en vol, et l'autre a été intercepté. Par ailleurs, on l'a dit, Téhéran ne possède probablement qu'un petit nombre d'IRBM, avec une charge utile limitée.
Même si un ou quelques vecteurs parvenaient à atteindre le territoire européen, les dégâts seraient probablement négligeables voire nuls. Le pouvoir dissuasif d'IRBM conventionnels en nombres limités est donc faible.
Seul l'emport d'une charge non conventionnelle, chimique, biologique ou nucléaire, permettrait de compenser ces faiblesses et de disposer d'un réel pouvoir dissuasif.
Or, si l'Iran venait à utiliser une telle arme contre l'Europe, elle s'exposerait à des représailles nucléaires françaises et/ou britanniques.
Comme l'avait déclaré Jacques Chirac en 2007, Téhéran serait rasée dans les minutes suivant l'utilisation d'une arme nucléaire par l'Iran. Que ce soit par la France, le Royaume-Uni, les États-Unis ou Israël.
Et si l'Etat iranien est pugnace, il n'a pas montré d'instinct suicidaire...
En résumé: oui, la menace existe théoriquement, tout en étant parfaitement gérable. Cette guerre n'est pas la nôtre, et l'Iran n'a pas de raison de nous y impliquer d'avantage. Et si c'était le cas, nous ne serions pas démunis.
Restons donc vigilants, mais sans alarmisme mal placé.
@FredGaulois Ce qui me dérange, c'est le fait de nous demander de comparer entre deux femmes. Est-ce ce que la femme blonde sait qu'elle est en compétition avec la femme voilée ? T'aurais pu ajouter un sondage pour qu'on puisse voter ? Perso, j'aime pas les blondes. Je vote pour qui ?
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@jieyilong@mitchliu
@L_ThinkTank Trump s'est piègé lui même, maintenant, il sera obligé de mettre ses menaces à exécution si l'Iran ne rouve pas ce détroit. Et s'il le fait, l'Iran va riposter. En gros plus d'énergie pour tout le monde. On utilisera des chevaux pour nos déplacements.
🚀🇮🇷 Sur le tir de deux IRBM iraniens sur Diego Garcia 🇺🇸🚀
Le tir de deux missiles balistiques de portée intermédiaire (IRBM) iraniens sur Diego Garcia est un fait notable, puisque l' île britannique utilisée par les forces armées états-unienne se trouve à près de 4000 km des côtes iraniennes, soit au-delà de la portée max estimée jusqu'alors des missiles iraniens (~3000 km).
Ceci pourrait s'expliquer par l'utilisation d'une version à charge militaire allégée du Khorramshar-4, qui emporterait habituellement une charge d'une tonne. Plus la charge utile est faible, plus le missile va loin.
Toutefois, cela implique des effets militaires à l'impact significativement moindres, mais surtout une précision très faible à l'arrivée. Il est peu probable que les charges militaires auraient impacté la base si elles avaient survécu à l'interception pour l'une, et à un problème inconnu pour l'autre. Il est plus probable qu'elles aient impactées les eaux environnantes.
En résumé, il s'agit d'une démonstration de force, d'un signal politique montrant que l'Iran a encore des capacités "secrètes" - pour le grand public en tout cas. Mais l'intérêt militaire à proprement parler est assez limité.
Et oui, cela placerait théoriquement la France à portée de ces missiles. Mais :
1. L'Iran a bien d'autres cibles à traiter ;
2. Comme dit ci-dessus, la probable très faible précision ainsi que le faible nombre de vecteurs disponibles font que ces IRBM ne constituent pas une véritable menace autre que psychologique.
Donc pas d'alarmisme inutile 🙏🏽
Selon la radio publique états-unienne NPR, le pilote du F-35 touché par un tir iranien aurait été sérieusement blessé ("état stable") et l'appareil ne serait pas prêt de revoler (probablement un euphémisme pour dire qu'il ne revolera jamais).
Les États-Unis ont eu beaucoup de chance hier.
🚀🇮🇷 Missile IR vs F-35 🇺🇸🔥
Le tir réussi contre un chasseur bombardier furtif F-35 entre probablement dans la même logique que celui qui avait mené à la perte d'un F-117 au Kosovo en 1999 : une action de "guérilla antiaérienne" menée par un commandant audacieux et malin, alors qu'une certaine routine commençait peut-être à s'installer côté US, après la revendication d'une suprématie aérienne totale.
Ce type d'action était attendu et relativement prévisible.
L'événement ne remet PAS en question la l'intérêt des appareils furtifs - aucun analyste sérieux ne prétend que furtivité = invincibilité - ni la suprématie aérienne US et israélienne quasi totale au dessus de l'Iran.
Mais cela rappelle que la routine n'existe pas en temps de guerre et qu'une action hostile est toujours possible. Heureusement pour les États-Unis, le pilote, apparemment blessé, a réussi à retourner en territoire ami.
Outre les conséquences humaines (pilote capturé ou tué), la perte d'un F-35 en territoire adverse aurait pu permettre à l'Iran de récupérer des matériels et matériaux sensibles, qui auraient probablement été monneyés très chers à la Chine et à la Russie, ce qui avait semble t il été le cas en 1999, mais également en 2011 suite à la perte d'un hélicoptère "furtif" US au Pakistan lors du raid contre Ben Laden.
En résumé, cet événement est une excellente piqûre de rappel permettant de démystifier la furtivité, sans la remettre fondamentalement en cause, un appareil n'étant furtif que dans certaines bandes du spectre électromagnétique. Cela va peut-être donner des idées à certains compétiteurs stratégiques.
La furtivité n'est pas une finalité en soi. Elle n'est utile que combinée avec la guerre électronique, mais surtout que si le pilote respecte des procédures et tactiques strictes et maîtrisées.