À ÉCOUTER : Mounir Kaddouri, alias le Maire de Laval, qui évoque, avec beaucoup de subtilité et de délicatesse, l'enjeu de l'intégration et les tensions que cela crée au sein de la société québécoise, tensions qui expliquent son adhésion au projet indépendantiste.
20 228 $ par année pour acheter la résidence permanente canadienne?
C'est le coût d'un programme de DEP en secrétariat de 1800 heures au Collège supérieur de Montréal/Sherbrooke pour les étudiants étrangers, seuls étudiants de ces collèges d'ailleurs, quel étudiant québécois voudrait faire son DEP en secrétariat pour 10 561$, hein?
Saviez-vous que pratiquement n'importe quel DEP de 1 800 heures peut donner accès au PEQ?
Le plus populaire? Le DEP en secrétariat, avec 36 % des inscrits. Oui, oui, à l'heure où l'intelligence artificielle peut pratiquement produire tous les documents imaginables, c'est la façon la plus facile de devenir résident permanent au Canada. Avez-vous vu une pénurie de secrétaires dans votre coin?
Le diplôme ne suffit pas pour être admis au PEQ. Il faut aussi démontrer, à l'aide d'un examen certifié, un niveau 7 en français à l'oral et 5 à l'écrit, selon l'Échelle québécoise.
Vous pouvez aussi avoir obtenu votre diplôme en anglais, sans problème. Si vous réussissez l'examen de français certifié pour être admis au PEQ et que vous avez été au Québec au moins 50 % du temps de votre formation, vous pouvez suivre des cours en ligne le reste du temps, d'où bon vous semble. C'est vrai que, l'hiver, c'est plus confortable de suivre son cours les fesses au chaud, au Maroc, au Brésil ou en Guinée.
Vendre le rêve canadien, c'est le modèle d'affaires de ces « collèges » privés. Ceux-là mêmes que le gouvernement tente de fermer, mais qui ont obtenu le droit de rouvrir... hier, le Tribunal administratif du Québec (TAQ) leur a permis de reprendre leurs activités de vente de la résidence permanente... Oups, que dis-je? Leurs activités d'enseignement.
Vous vous êtes tous levés pour défendre le PEQ? Voici ce que cela donne.
Il est temps qu'un gouvernement mette ses culottes. Ou alors qu'il passe à une solution plus cohérente : chiffrer le prix de la résidence permanente et la vendre, tout simplement. Ce serait plus transparent.
J'en parlerai à @qub vers 15:45 au micro de @monsieurgustave. C'est un RDV!
Ce matin, dans sa chronique, Rima Elkouri écrit que le gouvernement, pendant ses deux mandats, n’a pas démontré qu’il était préoccupé par le manque de places subventionnées dans le réseau. Elle écrit qu’on a préféré s’en prendre aux droits des femmes et des enfants. Rien de moins.
J’ai été ministre de la Famille pendant quatre ans. Pendant mon mandat, j’ai lancé le Grand chantier pour les familles, un plan d’action de près de 6 G$ pour créer de nouvelles places à tarif réduit et augmenter le salaire des éducatrices, qui en avaient bien besoin. On a aussi lancé la conversion de plusieurs garderies privées en garderies subventionnées.
Le plan a d’ailleurs été salué par tout le monde : l’AQCPE, les garderies subventionnées, les syndicats.
Résultat : on a battu des records de création de places subventionnées. C’est du jamais vu depuis la création du réseau.
Dire qu’on aurait pu en faire encore plus, c’est une chose. C’est légitime de défendre cette position-là. On peut toujours en faire plus!
Mais écrire que ça ne nous intéressait pas, c’est au mieux un manque de rigueur journalistique, au pire un mensonge éhonté trempé dans la mauvaise foi militante.
Puis prétendre qu’on a préféré s’en prendre aux femmes et aux enfants, c’est tellement insultant que ça se passe de commentaire.
Sur ce, je vais me faire une tisane 🧘
https://t.co/vkh08nYN8U
Pablo Rodriguez va toujours défendre le français, MAIS pas au détriment de l'anglais.
C'est assez clair?
Aux intérêts supérieurs du Québec, Rodriguez dit NON.
La vacuité intellectuelle et l’aplaventrisme d’une partie substantielle du milieu culturel québécois sont franchement gênants, j’ai honte.
https://t.co/GIs7y3JqzT
Intéressant de noter que le chef conservateur @PierrePoilievre veut conserver dans le Code criminel l'article qui protège le discours haineux lorsqu'il est tenu au nom de croyances religieuses. Les @Adil_Charkaoui de ce monde seront sûrement contents de l'apprendre.
Manon Massé dénonce un « colonialisme qui s'exercerait sur des nouveaux arrivants ».
Je nous invite à prendre une minute pour réfléchir ensemble à l'absurdité d'une telle déclaration.
2/
En septembre, nous avons vu, sidérés, combien de «progressistes» trouvent normal qu'on assassine un Républicain pour des idées qu'au moins 50% des Américains appuient.
Et ici, un candidat à la mairie présente l'auteur de ces tweets comme un «bon jack».
https://t.co/bvq7uTpSNP
Imaginez si les indépendantistes québécois choisissaient la date de la mort de Pierre Laporte pour manifester et commémorer leur cause, leur lutte.
Imaginez.
Quelle est la lutte, quelle est la cause que ces étudiants défendent ?
https://t.co/cecIj2TVMf
En marge de la manifestation qui est prévue demain pour « célébrer » les attentats du 7 octobre 2023, je souhaite offrir une réflexion à ceux qui vont y participer.
Quelles que soient les opinions sur le conflit israélo-palestinien et la situation à Gaza, il est odieux de choisir l’anniversaire d’une attaque terroriste marquée par l’enlèvement, le viol et le meurtre de centaines de civils israéliens pour exprimer un point de vue.
Associer la cause palestinienne à ces crimes décrédibilise la discussion légitime sur l’avenir de ce peuple et normalise la violence à des fins politiques. Or, si nous sommes rendus à normaliser la terreur, nous faisons place à un monde dangereux et instable. Et personne ne souhaite vivre dans un tel environnement.
Aujourd’hui, ce ne sont pas mes mots, ce sont les propres documents internes du gouvernement de Mr Carney qui le disent…
« La croissance démographique rapide du Canada ces dernières années a dépassé celle des autres pays du G7 et aggrave les pressions et les coûts pour les collectivités.»
« Les populations vulnérables et les ménages à faible revenu peinent à répondre à leurs besoins essentiels en matière de logement en raison du manque de logements abordables et convenables », indiquent les documents.
Je le répète depuis des mois : occupons-nous d’abord des gens qui sont déjà ici et qui n’arrivent même plus à se loger, avant de continuer à accueillir de nouvelles personnes.
On vit la pire crise du logement et de l’itinérance de notre histoire. Des familles dorment dans leur voiture, des étudiants couchent dans des refuges, des loyers qui explosaient déjà deviennent inabordables, et l’accès à une première maison est devenu un rêve impossible pour des milliers de jeunes.
Dans ce contexte, parler d’accueil massif sans avoir réglé notre propre crise est irresponsable. Ce n’est pas de la fermeture, ce n’est pas de l’intolérance. C’est du gros bon sens.
Un gouvernement qui laisse sa propre population s’appauvrir et se retrouver à la rue tout en en rajoutant sur la pression du logement démontre une seule chose : un manque total de responsabilité et de vision. #canada
The murder of Charlie Kirk is part of a disturbing rise in political violence that threatens to hollow out our public life.
A free society relies on the premise that people can speak out without fear or humiliation.
No more political violence.
Ça se précise…
Le scénario du pire.
Mais le mal est déjà fait.
Les réseaux sociaux depuis quelques heures sont littéralement transformés en égout à ciel ouvert. [je joins ici quelques captures d’écran de BlueSky… ouf]
Ce qui va nous mener à notre perte, c’est l’extrême gauche qui répond à l’extrême droite. Et l’extrême droite qui répondra à l’extrême gauche et ainsi de suite… on le constate déjà chez les extrémistes de chez nous.
N’oublions jamais que l’écrasante majorité de la population au Québec n’adhère pas aux extrémismes politiques.
Ne l’oublions jamais et qu’il en demeure ainsi.
I hope I'm wrong.
But tonight feels like some sort of invisible line has been crossed that we didn't even know was there. The last time I felt like this was 9/11 when it was clear, without knowing the how and the what, that the world was about to change forever.
Like the rules of the game had been permanently altered and there was simply no going to back to the innocent, peaceful past.
I didn't feel like this when an attempt was made on President Trump's life. If I had to rationalise why I didn't, I guess it's because several US Presidents have been shot at and even assassinated. Somehow it was within the realms of the possible, no matter how awful.
But to murder a young father simply for doing debates and mobilising young people to vote for a party that represents half of America? This is something else.
Charlie's death is a tragedy for his wife, his children and his family. I don't pray often. I am praying for them tonight.
But I fear his murder will be a tragedy for all of us in ways we will only understand as time unfolds.
I hope I'm wrong.
Encore une fois, la première chose que le 🇨🇦 fait, c’est sacrifier le Québec et sa culture : en abandonnant la taxe numérique pour plaire aux USA, Ottawa laisse les géants du web étouffer notre musique, notre cinéma et notre langue. https://t.co/FnC9fU6NOe
Dans le National Post d’aujourd’hui:
La semaine dernière, le maire de la ville de Québec a pris une décision qui devrait inquiéter tous les Canadiens qui croient encore que l’histoire a de l’importance.
Une mosaïque historique, installée à l’hôtel de ville, représentant la rencontre entre Samuel de Champlain et un chef autochtone, est en train d’être retirée. Pourquoi? Parce qu’elle a été jugée, je cite, « offensante ». Voilà. C’est tout. C’était le seul critère. L’un des personnages les plus importants dans la fondation du Québec — et, par extension, du Canada — est désormais considéré comme trop problématique pour être exposé au public.
Soyons honnêtes : la mosaïque illustre une vérité douloureuse. Oui, le chef autochtone y est représenté dans une posture de soumission. Oui, elle reflète le prisme colonial à travers lequel l’histoire a souvent été racontée. Mais le rôle de l’histoire n’est pas de nous réconforter. C’est de nous montrer ce qui s’est réellement passé. Dès l’instant où l’on commence à retoucher le passé pour le rendre plus agréable à regarder, on cesse de dire la vérité — et l’on commence à inventer de la fiction.
En 2008, il y a dix-sept ans, j’ai rédigé le discours que le premier ministre Stephen Harper a prononcé pour le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec. Ce fut l’un des moments les plus fiers de ma vie, car c’était un moment d’unité — entre francophones et anglophones, entre passé et présent, entre notre pays et la ville qui l’a vu naître.
Dans ce discours, le premier ministre Harper a honoré notre mémoire collective : « 1608 est une date historique pour vous, pour le Québec et pour tout le Canada. Car c’est à partir du 3 juillet 1608, exactement 400 ans aujourd’hui, que nous avons réellement commencé à devenir ce que nous sommes. »
Il a décrit la ville de Québec comme « la plus belle ville du Canada, la plus envoûtante, une ville qui respire une joie véritable. »
Et il a dit autre chose, quelque chose de profondément important à retenir aujourd’hui : « Les graines semées ici, il y a 400 ans, ont fleuri en une ville magnifique, une nation québécoise forte et fière, et un grand pays canadien, fort et libre. »
Mais il ne s’est pas arrêté là. Il a aussi souligné le rôle fondateur du français dans l’identité canadienne : « Le 400e anniversaire de la fondation de la ville de Québec nous rappelle que le français est la langue fondatrice du Canada, » a-t-il déclaré. « La fondation de la ville de Québec marque aussi la fondation de l’État canadien. »
Il faut bien le comprendre. La langue, la culture et l’existence politique du Québec moderne — et du Canada — trouvent leur origine dans le moment où Champlain est arrivé et a établi une colonie sur les rives du Saint-Laurent. Et aujourd’hui, ce moment même est en train d’être retiré des murs de la ville qu’il a fondée.
Ce n’est pas de la réconciliation. C’est du révisionnisme. Ce n’est pas du respect. C’est de l’effacement.
Nous avons le devoir d’enseigner toute notre histoire, y compris les injustices. Y compris les déséquilibres de pouvoir. Y compris les vérités douloureuses de la colonisation et ses effets persistants sur les peuples autochtones. Mais nous ne pouvons pas le faire en prétendant que le passé n’a pas existé. Nous ne pouvons pas le faire en détruisant des mosaïques au lieu de bâtir de la compréhension.
Quand on efface l’histoire, que vient ensuite? La langue? L’identité? La mémoire?
Nous sommes un pays fondé sur la tension et l’union de ses nations fondatrices : autochtone, française et anglaise. Nous ne sommes pas parfaits. Mais nous sommes ici. Et être ici, c’est se souvenir de ce qui nous y a conduits.
On ne peut pas enseigner la vérité en cachant les preuves de son existence. On ne peut pas bâtir un pays plus fort en brûlant les pages de son passé. Et on ne peut pas défendre sa culture, sa langue ou ses valeurs en abandonnant son histoire.