Gisèle Journo est devenue la cible d’une campagne de harcèlement d’une violence inouïe, émaillée de centaines de messages antisémites, après l’appel au boycott lancé par l’eurodéputée Rima Hassan.
Dans ce contexte, le comportement de @lenasituations m’interpelle.
Après avoir « liké » la publication appelant au boycott, Lena Situations s’est publiquement désolidarisée de Gisèle Journo, avec laquelle elle entretenait pourtant une relation amicale et professionnelle ancienne : désabonnement de ses comptes et de ceux de son agence, suppression des publications dans lesquelles elles apparaissaient ensemble.
D’autres influenceurs ont adopté des comportements similaires.
Lorsqu’on dispose d’une audience de près de 5 millions de personnes, de tels gestes ne sont pas anodins. L’influence confère une visibilité considérable. Elle implique aussi une responsabilité.
J’ai donc décidé d’écrire aux marques qui collaborent avec Léna Situations, ainsi qu’à celles associées aux influenceurs ayant adopté des comportements comparables, afin de les interpeller sur une question simple : ces attitudes sont-elles compatibles avec les valeurs de respect, d’inclusion et de lutte contre les discriminations qu’elles affirment défendre ?
Il ne s’agit pas de contester la liberté de quiconque de choisir ses relations ou ses collaborations. Il s’agit de refuser qu’une personne prise pour cible parce que juive puisse être publiquement mise à l’écart au moment même où se déchaîne contre elle une campagne de haine antisémite.
On ne peut revendiquer des valeurs d’inclusion et détourner le regard lorsque l’antisémitisme frappe.
Les marques doivent, elles aussi, prendre leurs responsabilités.
@Dior@etam_france@adidas@LOrealGroupe@Danone@Sephora@vinted@Zalando@TommyHilfiger