Vous avez probablement déjà vu cette vidéo absolument incroyable.
Mais ce que vous ne savez peut-être pas, c’est qu’elle est l’œuvre d’une start-up française.
Enfin presque.
Car l’entreprise est désormais installée dans la Silicon Valley.
Pourquoi ?
Parce qu’elle avait besoin de capitaux : elle a levé 105 millions de dollars. Et les États-Unis sont quasiment le seul endroit où il est possible d’accéder à autant de capital-risque.
Yann LeCun vient de le rappeler :
l’IA moderne n’est pas née dans la Silicon Valley, mais à Paris et à Londres.
Sauf que l’innovation seule ne suffit pas.
Il faut du capital pour se développer, puis un accès au commerce mondial pour trouver des débouchés.
Toutes les voix qui, en Europe, s’élèvent pour contraindre davantage le capital affaiblissent encore un peu plus notre capacité à faire émerger de futurs géants.
Et avec elle, la prospérité de demain.
Se soigner en France est devenu une épreuve.
Nous dépensons 12 % du PIB en santé, soit 60 milliards de plus que la moyenne européenne. Et pourtant : 87 % du territoire est en désert médical, 7 millions de Français n'ont pas de médecin traitant, 22 % des urgences publiques n'assurent plus la continuité du soin, deux Français sur trois renoncent à se soigner.
Ce paradoxe a une cause bien identifiée : la suradministration. 34 % des effectifs hospitaliers sont non-soignants, contre 24 % en Allemagne et 20 % au Danemark. Un médecin consacre 20 heures par semaine à des tâches administratives. Les ARS emploient 9 000 agents pour produire des schémas directeurs déconnectés du terrain. Nous les supprimerons, nous rendrons la présidence des conseils d'administration d'hôpitaux aux maires, et nous confierons l'organisation locale aux préfets et aux élus.
Il est grand temps de passer d'une politique de soins à une politique de santé. La prévention ne représente que 2 % de nos dépenses, alors qu'elle est le seul investissement qui rapporte : chaque euro engagé dans le dépistage précoce, l'accompagnement des malades chroniques et la lutte contre les facteurs de risque évite des dépenses curatives bien supérieures.
Nous devons aussi reconquérir notre leadership en innovation - intelligence artificielle diagnostique, robotique, télésurveillance, recherche pharmaceutique - pour soigner mieux et redevenir souverains.
Notre projet repose sur six objectifs : lutter contre les déserts médicaux, redonner de l'attractivité aux métiers de santé, simplifier l'organisation et décentraliser, investir dans la prévention et la santé mentale, moderniser le financement, reconquérir notre souveraineté sanitaire.
Libérer les soignants pour libérer l'accès aux soins pour tous.
Je vous propose de regarder les ordres de grandeurs de temps qu’il faudrait pour arriver à l’étoile la plus proche de nous, Alpha Centauri (4.24 années lumières) :
- à la vitesse de l’ISS
- à la vitesse d’Apollo
- à la vitesse de Voyager 1
- à la vitesse de Parker Solar Probe
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‼️Les maths démolissent les complots : un chercheur calcule pourquoi les conspirations à grande échelle sont mathématiquement impossibles”
Résumé :
Un physicien d’Oxford a développé un modèle mathématique implacable qui prédit l’effondrement inévitable des grandes conspirations.
En analysant des affaires réelles (NSA-PRISM, expérience Tuskegee, scandales FBI), David Grimes estime qu’une fuite intervient statistiquement avec une probabilité de 4 sur 1 million par personne et par an.
Application aux théories du complot anti-science :
🛑 Faux alunissage (411 000 personnes impliquées)
Échec garanti en 3,7 ans
🛑 “Hoax” du climat (405 000 scientifiques conspirateurs)
Échec en 3,7 ans
🛑 Conspiration vaccinale (22 000 personnes CDC/OMS)
Échec en 35 ans (ou 3 ans si Big Pharma impliquée)
🛑 Remède caché du cancer (714 000 employés pharma)
Échec en 3,2 ans
Conclusion assassine : Pour qu’une conspiration reste secrète plus de 10 ans, elle ne peut impliquer que moins de 1000 personnes.
Au-delà de quelques milliers de participants, l’effondrement est statistiquement inévitable en quelques années.
Le modèle montre que les méga-conspirations scientifiques invoquées par les anti-science sont mathématiquement intenables – même dans les conditions les plus favorables aux conspirateurs.
Source : Grimes DR (2016), PLoS ONE 11(1): e0147905. DOI: 10.1371/journal.pone.0147905
https://t.co/7325myo1PY
Reconstruire la puissance économique française : mission banane rouge.
Épisode 3. La stratégie des corridors.
Il y a un concept essentiel qu’il faut intégrer si l’on veut comprendre quoi que ce soit à la puissance au XXIe siècle : si le monde est structuré en états-nations, la géographie de la puissance est structurée en corridors économiques.
On peut être un pays très peuplé, sans corridor on restera un joueur de ligue 2.
Et on peut être un petit pays, mais avec un corridor dense et bien organisé, on peut jouer dans la cour des grands, tel Napoléon roustant des armées 4 fois plus grandes en concentrant ses forces au point décisif.
Un corridor c’est une zone dense qui s’étend sur un millier de km et qui rassemble une énorme densité de gens et d’industries.
C’est l’effet d’aglomération et la densité qui permet de générer un écosystème résilient, extrêmement productif grâce aux effets de réseau, et qui par effet de gravité attire et absorbe talents et capitaux.
Le ticket d’entrée en ligue 1 des corridors, pour avoir une envergure mondiale, c’est au moins un port géant, 40 millions de personnes le long de voies fluviales, côtières ou à la rigueur ferriviaire, et un PIB de 2K milliards.
Il y a aujourd’hui 9 corridors majeurs.
- Les États-Unis ont 3 corridors historiques (BosWash - les Grands Lacs - la côte californienne) et un petit nouveau qui émerge (le triangle texan).
- La Chine a 3 corridors (le delta du Yangtsé, la Grande Baie, Jing-Jin-Ji).
- Le Japon a 1 corridor, la mégalopole du Tokaido.
- La Corée du Sud a 1 corridor, l’axe Seoul-Busan.
- L’Europe a… seulement 1 corridor, la banane bleue.
Ces 9 corridors représentent 1/3 de la production industrielle mondiale, 3/4 de la production industrielle de pointe, et 80% de la R&D mondiale.
Réfléchir ainsi permet de clarifier les choses et nettoyer le bruit.
Aujourd’hui, le jeu de la puissance industrielle se joue essentiellement à 9. Le futur de l’humanité s’écrit essentiellement dans ces 9 zones.
Ce qui frappe lorsque l’on regarde le monde de cette façon, c’est que l’économie européenne ne bénéficie que d’un seul corridor, alors qu’étant donnée sa taille, on s’attendrait à en voir deux ou trois.
Il est donc indispensable de faire émerger un nouveau corridor européen :
- pour assurer que l’Europe ne se retrouve pas reléguée.
- parce que nous vivons la troisième révolution industrielle et qu’il est difficile de restructurer une banane bleue déjà saturée et spécialisée dans les industries du XXe siècle (chimie, automobile, machines-outils)
- parce que la banane bleue souffre des politiques énergétiques suicidaires allemandes
Or, il se trouve qu’il existe en Europe l’endroit idéal pour créer un nouveau corridor. Celui que j’appelle la banane rouge.
Cette banane rouge, c’est l’axe Marseille - Grenoble - Lyon - Paris - Le Havre.
Et j’irais même plus loin. La banane rouge, c’est le plus gros ticket de loto non encaissé de la planète. Aucune autre zone ne part avec autant d’avantages pour intégrer le club des corridors majeurs.
La banane rouge a :
- deux ports de qualité géographique mondiale, Le Havre et Marseille, sur deux façades économiques clé, l’Atlantique et la Méditerranée.
- la taille idéale, environ 900km, structurée le long de deux voies fluviales de qualité mondiale, le Rhône et la Seine.
- la masse critique initiale déjà nécessaire, avant même de commencer sa mise en écosystème (40 millions d’habitants, 2K milliards de PIB)
- la première agglomération urbaine d’Europe, l’île de France
- énormément d’espaces constructibles (notre faible densité anormale en Europe de l’Ouest et issue de notre effondrement démographique fonctionne comme un trésor que nous n’avons encore jamais exploité)
- des infrastructures exitantes de très grande qualité (aéroports majeurs, trains à grande vitesse)
- des centrales nucléaires tout le long du Rhône à même d’alimenter de l’industrie lourde (avantage unique)
- un positionnement dans un seul pays, ce qui facilite coordination et mise en place
Tout les ingrédients sont déjà là. Il faut maintenant les cuisiner.
La seule chose qui manque est donc la recette et le savoir-faire.
Comment réformer des ports qui semblent irréformables ? Comment relancer l’industrie dans un pays qui se désindustrialise ? Comment faire un grand projet massif demandant de multiples coordinations quand on a un millefeuille administratif d’une inefficience connue dans le monde entier ? Comment attirer talents et capitaux dans un pays qui depuis le Moyen Âge a plutôt tendance à les faire fuir ?
Après tout, si le ticket de loto français demeurre inencaissé malgré son incommensurable valeur, c’est que son encaissement est complexe.
Cependant, quand on y réfléchit 5 minutes : sur les 9 corridors existants, 6 se sont formés de façon organique à l’échelle du siècle ou plus, mais 3 sont sortis de terre en 30 ans, par la seule force de la volonté. Ce sont les 3 chinois. Or la Chine avait beaucoup de blocages similaires à ceux de la France. Une mauvaise réputation auprès des capitaux internationaux, une classe marchande attrophiée et peu patriote, une organisation administrative inefficiente et très peu pro-business, un système politique peu amateur de capitalisme.
Et pourtant, la Chine a réussi à devenir la première puissance industrielle mondiale avec ses 3 corridors. Tout n’est pas réplicable en France, mais il y a beaucoup de stratégies extrêmement malines et de petits secrets que nous pouvons reprendre à notre compte et qui fonctionnent dans un cadre démocratique et sous contrainte européenne.
Qu’avons-nous à y gagner ?
De façon ambitieuse mais réaliste, une mission banane rouge menée de main de maître provoquerait d’ici 2050 une augmentation de la population de la zone d’une vingtaine de millions d’habitants, et un triplement de son PIB.
La banane rouge serait proche en taille de la banane bleue, et le 6e corridor mondial.
Cet accomplissement serait un rééquilibrage historique, redonnerait sa juste place à la France en Europe, lui permettant de parler réellement d’égal à égal à l’Allemagne, et serait indispensable à l’existence d’une Europe autonome.
Par ailleurs nous sommes à un point de bascule historique :
- la troisième révolution industrielle est là
- l’effondrement démographique va provoquer des effets de concentration et de mouvements de population
- la nouvelle donne géopolitique force l’autonomie industrielle des blocs
C’est donc maintenant et chez nous que se joue le futur du continent.
Plus qu’une seule question donc, et pas des moindres : comment faire ?
Pour le savoir, ne manquez pas le prochain épisode de notre série "mission banane rouge", épisode 4 : faire pousser la banane.
(Et pour être sûrs de ne rien manquer, suivez ce compte)
🧾 résumé de l’édito de PA Delhommais dans @LePoint
Chiffres clés
👉En 2022, les 0,1 % les plus riches (≈ 40 700 foyers) ont versé 10,7 milliards d’euros d’impôt sur le revenu (IR), soit 13 % du total, alors qu’ils ne perçoivent que 3,1 % des revenus.
👉Les 10 % des foyers les plus aisés paient 74 % de l’impôt sur le revenu, pour 34 % des revenus.
👉Les 10 % les plus modestes ne paient quasiment rien : 48 % d’entre eux n’acquittent aucun impôt, et beaucoup bénéficient de crédits d’impôt.
👉En 2024, les foyers “riches” ont contribué à hauteur de 92 milliards d’euros, soit une hausse de 9,9 % par rapport à 2023.
👉La redistribution monétaire (impôts + prestations sociales) réduit les inégalités de niveau de vie de 32 %.
La France 🇫🇷 figure ainsi parmi les pays les plus redistributifs du monde :
- Son système fiscal et social compresse fortement les écarts de revenus.
- Après redistribution, le rapport entre les 10 % les plus riches et les 10 % les plus pauvres chute de 21 à 6,2.
La croyance selon laquelle “les riches ne paient pas leur part” est donc contredite par les faits.
Le vrai problème ?
Le déséquilibre budgétaire français ne vient pas d’un manque de contribution des plus aisés, mais :
👉d’une incapacité structurelle à maîtriser la dépense publique,
👉et d’un poids croissant supporté par les classes moyennes et actives,
souvent exclues des aides mais pleinement soumises aux hausses d’impôts et aux cotisations.
Taxer davantage les hauts revenus :
➡️ ne résoudrait ni le déficit public,
➡️ ni les problèmes de pouvoir d’achat,
➡️ ni la crise de l’accès à la propriété qui touche les jeunes actifs.
Conclusion
L’injustice réelle n’est pas fiscale, elle est structurelle :
c’est le refus de réformer la dépense publique et d’alléger le fardeau des actifs qui entretient le sentiment d’injustice.
Petite piqûre de rappel pour les libéraux qui apprécient certains propos de Sarah Knafo et ses talents (réels) en termes de rhétorique, de dialectique et de répartie : la fascination zemmourienne pour l’autocrate du Kremlin, qui a provoqué la chute irréversible dans les sondages de l’intéressé après l’invasion de l’Ukraine en février 2022, existe toujours.
Non, la France n’a pas "donné" 21 milliards à l’Ukraine, chiffre au demeurant contesté et qui recouvre des éléments de nature très différente. Par ailleurs, il porte sur 4 ans et n’est donc pas comparable à un budget annuel. La comparaison est ici fallacieuse. L’aide de la France reste en outre faible en relatif en comparaison d’autres pays. Enfin, le soutien à l’Ukraine concerne la défense de l’Europe contre un agresseur brutal et bien menaçant.
Bref, le poutinisme de Reconquête est bien vivace et cette démagogie est regrettable.
Franchement, @BorisVallaud c’est du populisme de bas étage. On attend autre chose d’un ancien secrétaire général adjoint de @Elysee…
Pourquoi mentir aussi grossièrement? Vous n’êtes pas certain de vos arguments sur le fond pour écrire une telle connerie?
Pour mémoire: le 27 janvier de cette année, l’action LVMH valait 754€. Aujourd’hui, elle vaut 598€, soit une baisse de 20,6%! Les fameux « 19 milliards gagnés en une journée » sont donc une remontée de la valeur de l’action après une forte baisse cette année. Plutôt que de vous jeter sur cette « news » pour faire le buzz, à la manière des bandeaux des chaînes d’info, et de coller une cible dans le dos d’un groupe qui emploie des dizaines de milliers de personnes en France, vous devriez vous réjouir de sa meilleure santé sur les marchés.
Que les grandes fortunes participent à l’effort de redressement des comptes publics, cela me paraît normal, en évitant toutefois de frapper le patrimoine professionnel comme le prévoit la si « hors-sol » taxe Zucman.
Qu’un député comme vous, ancien élève de l’ENA (donc sachant pertinemment que ce qu’il écrit est faux), se livre à des chasses à l’homme pour flatter les plus bas instincts pour récolter quelques voix est affligeant.
En espérant que chacun se ressaisira dans le cadre des débats budgétaires qui vont s’ouvrir à @AssembleeNat ces prochaines semaines.
"Sur les 30 dernières années, nous avons discuté des retraites pendant dix-huit ans. Vous vous rendez compte des sujets que nous n'avons pas traité, l'école, le logement, l'écologie. Nous sommes complètement décalés. En Allemagne, la réforme s'est faite en 2007 et en Espagne en 2011."
(D Seux)
Nous sommes à l’aube d’une révolution anthropologique majeure. Voici Figure 03, un robot humanoïde qui préfigure notre quotidien de demain.
Et pendant ce temps, la France, prisonnière d’une faille temporelle la retenant en 1981, débat encore de taxes et de retraites.
Voilà.
Invité ce soir de David Pujadas sur LCI, j’ai voulu remettre les points sur les « i » concernant les soi-disant « cadeaux » faits aux entreprises.
1) Les entreprises françaises paient le record mondial de charges sur les salaires : 48 % en France, contre 25 % en Allemagne et 20 % au Royaume-Uni. Résultat : un coût du travail particulièrement élevé pour un salaire net au rabais. Tout le monde y perd : l’entreprise en compétitivité, et le salarié en pouvoir d’achat.
2) Les impôts de production, sources d’une véritable casse industrielle et sociale, représentent 4,5 % du PIB en France, contre 0,9 % en Allemagne.
3) L’impôt sur les sociétés et la flat tax, sont, eux, à peine dans la moyenne européenne.
Donc non : la France n’est pas un paradis fiscal pour entreprises. Et il n’y a, en France, que très peu d’aides aux entreprises, et encore moins de « cadeaux ». Juste quelques mesures qui allègent notre fardeau, tout en le laissant plus lourd que celui de nos voisins.
Les entrepreneurs ne sont pas des profiteurs : ce sont des héros.
Le débat sur la taxe Zucman n’existe que parce que les entrepreneurs ne se rémunèrent pas suffisamment. S’ils choisissent de verser leurs dividendes à leurs holdings plutôt qu’à eux-mêmes, c’est uniquement à cause de la fiscalité la plus punitive d’Europe
ITW @Le_Figaro