@AlexSchaumburg Wenn ungefähr die Hälfte der Bevölkerung ihr Einkommen direkt oder indirekt vom Staat bezieht, ist das auch wenig überraschend.
Umfrageergebnisse deuten sogar darauf hin, dass etwa 80% es nicht verstehen können oder wollen.
"A guy looked at my airplane the other day and said I wonder how many people I could have fed for the price of that airplane...
I replied I am not sure, it fed a lot of families at the Dassault factory where it was built. I’m sure it fed a bunch of families that rolled the aluminum at the Alcoa factory. It surely fed a lot of people at the Honeywell factory where the experts built the turbines. It fed a whole company for a few weeks when I had them build me a new interior. It feeds the families of the linemen that fuel it.
That’s the difference between capitalism and a welfare mentality. When you buy something, you put money in people's pockets, and give them dignity for their skills.
When you give someone something for nothing, you rob them of their dignity and self worth.
Capitalism is freely giving your money in exchange for something of value.
Socialism is taking your money against your will and shoving something down your throat that you never asked for."
Dans le sport, les arts ou la musique, on accepte sans problème l’existence de génies absolus.
Personne ne conteste que Messi ou Ronaldo jouent à un niveau que 99,9999 % des humains ne pourront jamais atteindre. On comprend instinctivement que leur combinaison de talent physique, de vision, de mental et de travail obsessionnel est d’une rareté extrême.
Opérer une entreprise à l’échelle de Tesla, de Amazon ou de SpaceX aujourd’hui demande exactement ce même niveau de rareté… mais dans un jeu infiniment plus complexe.
Un bon footballeur excelle dans un skill verticalisé très précis. L’entrepreneur qui scale une boîte mondiale doit en maîtriser, intégrer et exécuter simultanément des dizaines : produit, technologie, finance, supply chain, régulation mondiale, recrutement de talents exceptionnels, narration, prise de décision sous incertitude radicale… tout en encaissant les coups quand les choses partent en vrille.
C’est un métier profondément sacrificiel. Des années de vie, de santé, de relations personnelles et de tranquillité d’esprit mises en jeu sur quelque chose qui peut s’effondrer à tout moment.
Des profils comme Elon Musk, c’est 1 sur un milliard. On en voit un tous les 50 ans.
Si on avait un peu d’empathie réelle pour ce que ces personnes traversent — au lieu de les réduire à des « capitalistes » ou des « voleurs » — notre société serait bien plus saine. On cesserait de punir l’excellence et on commencerait enfin à la comprendre.
Il existe tout un spectre de créateurs de valeur, du musicien à celui qui éduque sur X. Mais dans cette échelle, une infime minorité produit l’essentiel de l’impact. Accepter cette réalité, c’est arrêter de croire que le collectivisme et l’allocation politique des ressources peuvent remplacer la capacité exceptionnelle à créer de la valeur.
Les entrepreneurs ne sont pas le problème. Ce sont les rares qui acceptent de porter le poids du progrès sur leurs épaules.
Les supporteurs argentins à Paris font la fête avec joie, sans rien casser, puis nettoient après.
Nous nous sentons comme chez nous ici et traitons cette ville merveilleuse comme elle le m��rite.
Avant d'être économiste et président, Milei a commencé comme gardien de but!
Passionné de football comme presque tous les argentins, le jeune Javier Milei jouait dans l'équipe de Chacarita Juniors, à Buenos Aires.
Déjà singulier et indépendant, il prenait place dans les cages, se jetant avec courage dans les pieds des attaquants adverses pour rassurer sa défense.
Il intègre le centre de formation de l'équipe pro avec la réputation d'un gardien taciturne et pensif mais charismatique dans les vestiaires lors des moments difficiles. Ses coéquipiers lui donnent le surnom de El Loco.
Titulaire dans l'une des meilleurs équipes de jeunes du pays, il affronte notamment le jeune Diego Simeone et de nombreux joueurs qui deviendront pros.
À 18 ans, il prend finalement la décision d'abandonner sa carrière. Il avait le choix entre devenir gardien professionnel ou se plonger dans des études d'économie à la fac, il choisit la deuxième voie.
Pour le plus grand bonheur de l'Argentine, qui n'a pas besoin de lui pour rayonner sur les terrains mais devait impérativement trouver un gardien de la liberté pour sortir des affres du socialisme !
Je vois beaucoup de gauchistes proches de la LFI vanter la Chine comme de succès du communisme.
Donc si je comprends bien, vous êtes favorable à:
- une protection des travailleurs quasi inexistante
- une protection sociale très limitée
- un des niveaux d'inégalité de revenu les plus élevés au monde, bien plus élevé que les États-Unis
- l'absence de liberté de domiciliation
- un taux d'imposition deux fois moins élevé qu'en France
- des rejets de Co2 extrêmement élevés en comparaison des porductions de richesses
- des investissements non-stop dans le charbon
- des régularisations environnementales très limitées surtout si on est proche du pouvoir
- Un capitalisme de connivence décomplexé où les membres ou proches du pouvoir ont de très loin les meilleures chances de réussir
- Un système d'éducation à l'ancienne où la compétition à outrance et l'apprentissage par coeur rythment la vie des enfants.
- Un pays classé bon dernier aux classements de liberté de la presse ou de la liberté d'expression
Bref, la Chine ressemble sur beaucoup de points à l'inverse du programme (officiel) de la LFI.
Alors pourquoi tant de gauchistes admirent la Chine?
À cause de la toute puissance de l'Etat.
Le gauchisme est un culte. Un culte mortifère de l'Etat tout puissant contre l'individu libre.
Que ce soit Mao, Staline, Pol Pot, Chavez ou Xi, le gauchiste se rangera toujours derrière l'homme fort qui veut tout contrôler.
Le gauchiste admire les dictatures car il desteste la liberté et l'initiative individuelles
Il veut un monde terne où tout le monde est logé à la même enseigne, soumis à la toute puissance de l'Etat.
Dépendant de tout et libre de rien.
Il soutiendra n'importe quel programme et acceptera n'importe quelle contradiction tant qu'il sera assuré de soutenir des leaders assoiffés d'assouvissement.
Car ce que déteste le plus l'esclave, c'est de voir un de leurs congénères devenir libre.
Prosperitymaxxing 101:
1. Starting a business should take days, not a cousin in the ministry.
2. Taxes should be simple enough that honest people can pay them without hiring three experts.
3. Energy has to be reliable, affordable, and abundant. No factory, clinic, cold room, or school runs on speeches.
4. Hiring should not feel like adopting a legal problem for life.
5. Property has to be protected, especially from people with connections.
6. Courts should enforce legit contracts fast enough that trust can move beyond family.
7. Trade should move. If every border crossing becomes a punishment, local producers stay local and poor.
8. Government should stop picking winners. Customers are better judges than ministers.
Boring? Maybe.
But this is how countries get rich: ordinary people build, compete, hire, and keep going without begging for permission.
L'économie, je te l'ai déjà dit, ce n'est pas une histoire d'argent.
C'est un problème d'allocation.
Des ressources finies, des usages infinis, et une seule question qui compte vraiment : qui décide où va la prochaine unité de ressource ?
Ce graphique répond à la question mieux que dix mille pages de théorie. Vingt-cinq ans d'économie américaine, une seule image, et une frontière d'une netteté brutale.
D'un côté, tout ce que l'État administre.
Services hospitaliers, +281%.
Frais de scolarité universitaire, +197%.
Manuels, +177%.
Garde d'enfants, +159%.
Soins médicaux, +147%.
Tous très au-dessus de l'inflation générale, +93%.
Prix qui explosent, et qualité qui se dégrade en même temps.
De l'autre, tout ce qu'on a laissé à l'entrepreneur.
Téléviseurs, -98%.
Jouets, -74%.
Logiciels, -73%.
Téléphonie, -44%.
Prix qui s'effondrent, et qualité qui explose. Ton smartphone de 2025 humilie ton ordinateur de 2000, et il coûte moins cher.
Deux mondes. Deux logiques. Une seule variable qui change : qui tient les clés.
Et là est tout le problème. On a confié la création des systèmes publics à des gens qui ne savent produire qu'une seule chose : de la friction. Le bureaucrate n'alloue pas, il empile. Des normes, des guichets, des comités, des autorisations, des circulaires. Chaque année il ajoute une couche, jamais il n'en retire. Il ne crée pas de valeur, il crée de la procédure. Et une société qui accumule de la procédure au lieu de la valeur finit par ressembler exactement à la partie rouge du graphique : chère, lente, et qui empire.
C'est précisément la stagnation que Thiel diagnostique depuis vingt ans. On nous avait promis des voitures volantes, on a eu des applications de messagerie. Le monde des bits, celui que la réglementation n'a pas encore réussi à étrangler, a foncé à une vitesse hallucinante. Le monde des atomes — santé, énergie, transport, logement, éducation — là où l'État règne en maître, s'est figé. Le graphique n'est pas une curiosité statistique. C'est la carte de la stagnation. Partout où le bureaucrate a la main, le temps s'arrête et les prix montent.
Elon a administré la preuve, grandeur nature. Prends le domaine que tout le monde jugeait par nature réservé à la puissance publique : l'espace. Des décennies de NASA, des budgets pharaoniques, un coût au kilo en orbite qui ne bougeait plus. Arrive un entrepreneur. Fusées réutilisables, coût divisé par dix, cadence de lancement que plus aucune agence d'État ne sait tenir. La démonstration est close. L'entrepreneur doit être le roi de la création des systèmes. Le politique, jamais. Non pas parce que l'entrepreneur serait plus vertueux, mais parce qu'il prend un risque réel et qu'il paie ses erreurs, quand le bureaucrate ne risque rien et fait payer les autres.
Et pendant que l'Europe théorise, un pays fait l'expérience en vrai. L'Argentine. Milei arrive fin 2023 sur un champ de ruines : 211% d'inflation, la plus élevée du monde, des décennies de déficit sur 113 des 123 dernières années. Il prend la tron��onneuse au sens propre. Il fusionne des ministères, licencie près de 56 000 fonctionnaires, supprime les subventions. La première année saigne, personne ne le nie, la pauvreté grimpe brutalement. Puis la courbe s'inverse. Deux ans après : inflation retombée autour de 31%, au plus bas depuis 2018. Premier excédent budgétaire en 14 ans. Pauvreté redescendue sous son niveau d'héritage, plus basse qu'en 2018. Croissance autour de 4 à 5%, la plus forte d'Amérique latine. Et les Argentins, loin de le punir pour la douleur, lui redonnent une majorité aux législatives d'octobre.
Javier Milei est un héros. Pas un communicant, un allocateur. Il a fait l'inverse exact du bureaucrate : il a rendu les ressources à ceux qui les créent, au lieu de les confisquer pour ceux qui les gèrent. C'est le laboratoire que le monde entier regarde, et c'est la marche à suivre.
La question n'est jamais qui possède combien. C'est qui alloue le mieux la prochaine unité de ressource pour maximiser le futur. Ce graphique est la réponse empirique. L'Argentine en est la démonstration en direct. Et la France, 57% du PIB en dépense publique, record absolu, est le contre-exemple qu'on montrera un jour dans les manuels. On avance quand on laisse créer. On recule quand on laisse gérer. Tout le reste n'est que friction.
Merci à Christophe Clavé pour cet éclairage sur l’appauvrissement de la langue et la ruine de la pensée 🙌
"La disparition progressive des temps (subjonctif, passé simple, imparfait, formes composées du futur, participe passé…) donne lieu à une pensée au présent, limitée à l’instant, incapable de projections dans le temps.
La généralisation du tutoiement, la disparition des majuscules et de la ponctuation sont autant de coups mortels portés à la subtilité de l’expression.
Supprimer le mot «mademoiselle» est non seulement renoncer à l’esthétique d’un mot, mais également promouvoir l’idée qu’entre une petite fille et une femme il n’y a rien.
Moins de mots et moins de verbes conjugués c’est moins de capacités à exprimer les émotions et moins de possibilité d’élaborer une pensée.
Des études ont montré qu’une partie de la violence dans la sphère publique et privée provient directement de l’incapacité à mettre des mots sur les émotions.
Sans mot pour construire un raisonnement, la pensée complexe chère à Edgar Morin est entravée, rendue impossible.
Plus le langage est pauvre, moins la pensée existe.
L’histoire est riche d’exemples et les écrits sont nombreux de Georges Orwell dans « 1984 » à Ray Bradbury dans « Fahrenheit 451 » qui ont relaté comment les dictatures de toutes obédiences entravaient la pensée en réduisant et tordant le nombre et le sens des mots.
Il n’y a pas de pensée critique sans pensée. Et il n’y a pas de pensée sans mots.
Comment construire une pensée hypothético-déductive sans maîtrise du conditionnel ? Comment envisager l’avenir sans conjugaison au futur ? Comment appréhender une temporalité, une succession d’éléments dans le temps, qu’ils soient passés ou à venir, ainsi que leur durée relative, sans une langue qui fait la différence entre ce qui aurait pu être, ce qui a été, ce qui est, ce qui pourrait advenir, et ce qui sera après que ce qui pourrait advenir soit advenu ? Si un cri de ralliement devait se faire entendre aujourd’hui, ce serait celui, adressé aux parents et aux enseignants : faites parler, lire et écrire vos enfants, vos élèves, vos étudiants.
Enseignez et pratiquez la langue dans ses formes les plus variées, même si elle semble compliquée, surtout si elle est compliquée. Parce que dans cet effort se trouve la liberté. Ceux qui expliquent à longueur de temps qu’il faut simplifier l’orthographe, purger la langue de ses «défauts», abolir les genres, les temps, les nuances, tout ce qui crée de la complexité sont les fossoyeurs de l’esprit humain. Il n’est pas de liberté sans exigences. Il n’est pas de beauté sans la pensée de la beauté."
Christophe Clavé
Keynesian stimulus has never worked, and never will, and the record proves it. Every. Single. Time.
Start with the New Deal. Roosevelt tripled federal spending between 1933 and 1940, and unemployment still sat at 14.6 percent in 1940. Seven years of pump-priming bought a decade the economists call the Great Depression.
Japan tried the same trick. Through the 1990s Tokyo ran ten separate stimulus packages, poured trillions of yen into bridges and roads to nowhere, and drove public debt above 130 percent of GDP by 2000. The reward was the Lost Decade, then a second one.
Then came 2009. Obama and his advisers promised the $831 billion stimulus would hold unemployment under 8 percent. It hit 10 percent in October 2009. They spent the money anyway on shovel-ready projects that the president himself later admitted were not shovel-ready.
You see the pattern? Politicians take resources out of the productive economy through taxes and borrowing, hand them to whoever has the best lobbyists, and call the shuffle "growth."
They count the spending. They never count what the money would have built if the private sector had kept it.
Frédéric Bastiat explained this in 1850 with the broken window. The stimulus crowd still hasn't read him.
The government cannot spend you into prosperity. It can only move wealth around and skim off the top.
Wenn man Alkohol und Tabak mit dem Ziel besteuert, dass weniger davon konsumiert wird, was ist das Ziel der Besteuerung von Arbeit, Kapitalbildung und Erwerb von Eigenheimen?
@AlexSchaumburg Das ist nicht ganz richtig, nicht allein durch die Kleidung.
Die damalige Sturmabteilung war pünktlich zur Stelle, wenn der politische Gegner sich versammelte.
Hier sind Teil 1 bis Teil 3 zu:
GEDANKEN ZU IMMANUEL KANTS ERKENNTNISTHEORIE UND ZUR APRIORISCHEN HANDLUNGSLOGIK
TEIL 1, Ep. 297
https://t.co/iJRv8aCMVi
TEIL 2, Ep. 300
https://t.co/bJ70Ewzz8n
TEIL 3, Ep. 301
https://t.co/HQHoDqxr2n
"ils font les travaux que les français ne veulent pas faire"
On entend cette phrase abjecte à gauche comme à droite qui sous-entend qu'il y aurait des sous-métiers.
Dans de nombreux coins de France où il y a peu d'immigration, les français font absolument tous les métiers.
La réalité, c'est que pour attirer la main d'oeuvre, il faut payer correctement.
Si vous payez par exemple un poste de PDG au Smic, vous n'aurez pas beaucoup de candidats par exemple.
Sauf qu'augmenter les salaires coûte extrêmement cher en France.
Chaque euro au dessus du SMIC eat taxé à 70%.
Le patron paie 3 euros et un peu moins d'un euro finit dans la poche de l'employé.
Un employé au SMIC coûte 1945 euros pour un salaire net de 1456 euros.
Un employé à 2000 euros net en coûte 3500 euros.
Pour augmenter un salarié de 500 euros, il faut sortir 1500 euros et c'est sans compter les pertes d'aide liées à la hausse du salaire.
Résultat: les patrons ne peuvent pas se permettre d'augmenter les salaires significativement et ne peuvent donc souvent pas trouver de main d'oeuvre française faute de payer suffisamment.
Le patronnat se tourne alors vers l'Etat en demandant l'arrivée massive de main d'oeuvre sous-qualifiée étrangère car "il y a des métiers que les français ne veulent plus faire".
La source du problème, ce n'est pas la feignantise des français.
La source du problème, c'est un système fiscal totalement délirant.
Wofür Deutschland so Geld ausgibt?
z.B. für Zinsen, pro Jahr:
2021 - 3,94 Milliarden Euro
2022 - 15,34 Milliarden Euro
2026 - 30,26 Milliarden Euro
2029 - 66 Milliarden Euro
☠️✝️
La route du pire est toujours pavée de bonnes intentions
Quand je vois la jeune génération réclamer toujours plus de marxisme, plus de socialisme, plus d'État, plus de « planification » pour réparer un monde qu'on lui a appris à détester — je n'ai pas envie de ricaner. J'ai envie de crier.
Parce que je reconnais le premier chapitre d'une histoire dont je connais, moi, la dernière page.
Cette histoire, un homme l'a écrite en 1944, sous les bombes. Friedrich Hayek. Le livre : La Route de la Servitude. Et il l'a dédié — lisez bien — « aux socialistes de tous les partis ». Pas par mépris. Par affection. Par urgence. Parce qu'il avait vu, de ses propres yeux, une Europe entière basculer.
Retenez ceci, c'est le cœur de tout : le totalitarisme ne commence jamais avec des monstres. Il commence avec des gens bien.
Il commence avec des idéalistes qui veulent le bien commun. Des jeunes gens généreux qui ne supportent plus l'injustice. Des partis mous, consensuels, qui promettent de tout arranger si on leur confie juste un peu plus de pouvoir. Le problème n'est pas leurs intentions. Le problème est le mécanisme qu'ils enclenchent.
Voici ce mécanisme. Suivez-le, il est implacable.
Pour planifier une économie, il faut une décision unique là où il y avait des millions de choix libres. Il faut donc concentrer le pouvoir. Or aucune société n'est jamais d'accord sur un plan unique — chacun a ses fins, ses rêves, ses priorités. Le planificateur se heurte alors à un mur : le désaccord. Et le désaccord devient un obstacle à éliminer. On commence par convaincre. Puis par contraindre. Puis par réduire au silence. Non par sadisme — par nécessité logique. Le plan exige qu'on écrase ce qui lui résiste.
Et arrive alors le chapitre le plus glaçant de Hayek : « Pourquoi les pires accèdent au sommet. » Dans un système qui réclame un pouvoir total, ce ne sont pas les meilleurs qui gagnent. Ce sont ceux qui sont prêts à tout. L'homme scrupuleux hésite ; l'homme sans scrupule agit. La machine collectiviste, quelles que soient ses couleurs, sélectionne mécaniquement les brutes.
Regardez l'Allemagne. On vous a raconté que Hitler tombait du ciel, une anomalie, un accident du mal. C'est faux, et c'est dangereux de le croire. Ce que Hayek a compris, c'est que l'Allemagne avait passé un demi-siècle à abandonner le libéralisme classique — l'individu, le droit, le marché — au profit du culte de l'organisation, du collectif, de l'État qui sait mieux que vous. La gauche et la droite partageaient déjà la même prémisse : l'individu doit se soumettre au plan de la nation. Hitler n'a pas eu à construire cette machine. Il l'a trouvée déjà montée, chauffée, prête. Il n'a eu qu'à saisir le volant.
C'est ça, l'avertissement. Le totalitarisme n'est pas une idéologie. C'est une structure. Vous pouvez la remplir de rouge, de brun, de n'importe quelle couleur généreuse. Une fois que vous avez accepté que l'individu doit plier devant le collectif, que la propriété n'est qu'un privilège révocable, que la liberté d'échanger, de parler, d'entreprendre s'arrête là où commence « le bien commun » décrété d'en haut — vous avez posé les rails. Le train, lui, viendra tout seul.
Et il vient toujours avec les meilleures intentions du monde. Chaque marche vers l'abîme est justifiée, raisonnable, compassionnelle. Un impôt de plus pour les pauvres. Un contrôle de plus contre les méchants. Une liberté de moins, mais « juste celle-là ». Personne ne choisit la servitude. On y glisse, une bonne intention après l'autre.
Alors je lance cette bouteille à la mer. À vous qui avez vingt ans et le cœur en feu. Votre révolte contre l'injustice est belle — gardez-la. Mais par l'amour de Dieu, apprenez l'histoire. Lisez Hayek. Lisez ce que fut réellement le XXᵉ siècle, non pas la caricature qu'on vous en sert. Les dizaines de millions de morts qu'il a laissés derrière lui n'ont pas été tués par des sadiques venus d'ailleurs, mais par des systèmes bâtis, au départ, sur des rêves de justice.
La liberté n'est pas le problème à réparer. Elle est le trésor qu'on est en train de vous convaincre de brader.
Réveillez-vous.