Mes amitiés à l'architecte qui nous avait répondu à nous médecin quand on disait qu'un hôpital sans clim était une idée idiote, qu'on avait chacun son métier.
On sent comme à l’époque du Covid : un péril annoncé mais un gouvernement qui ne fait rien, des services publics affaiblis par lui et le système D pour tout le monde. Et à la fin beaucoup de morts. Et un gouvernement impuni
On revit la canicule d'août 2003, mais AU MOIS DE JUIN, avant même le début de l'été.
On va battre le record de la journée la plus chaude jamais mesurée en France PLUSIEURS JOURS DE SUITE.
C'est normal d'avoir peur : on bascule dans une situation jamais vue dont on ne connaît pas la fin.
La canicule actuelle pourrait durer deux semaines, soit autant qu'en 2003. Et elle pourrait être encore plus sévère.
Ce que l'on vit n'est pas une surprise : on bascule dans ce que les scientifiques et les écologistes annoncent depuis des décennies.
Il y a juste un problème en plus : nous sommes en avance. Ce que le célèbre bulletin météo d'Évelyne Dhéliat imaginait pour 2050, on le vit dès 2026.
Avec "seulement" 1,5 degré de réchauffement au niveau mondial.
Vous imaginez ce qu'on vivra avec 2, 3 ou 4 degrés de réchauffement ?
Personne ne peut le concevoir aujourd'hui.
Cette situation n'a rien de naturel.
Elle est le résultat de décennies d'inaction, de déni climatique et de la fabrique du doute dont sont notamment responsables les multinationales comme Total.
Depuis 1972 au moins, elles savent qu'elles nous conduisent à l'abyme par amour du profit.
Quant à Emmanuel Macron et à Sébastien Lecornu, leur responsabilité est directement engagée dans cette crise, en raison des reculs écologiques qu’ils ont multiplié et de leur impréparation tragique au changement climatique.
Après la canicule déjà historique de la fin du mois de mai, la première décision du gouvernement a été de baisser encore le budget du Fonds vert pour l'adaptation des territoires aux canicules comme celles d'aujourd'hui.
Son budget a été divisé PAR 4 EN 2 ANS.
Résultat, le gouvernement laisse les maires se débrouiller comme ils peuvent en première ligne avec toujours moins de moyens.
Et heureusement qu'il y a des écologistes dans l'exécutif de beaucoup de villes comme Lyon pour prendre les meilleures décisions le plus vite possible.
Pendant ce temps, le gouvernement se gargarise du bilan de son plan national d’adaptation au changement climatique, dont on sait pourtant qu’il est arrivé très en retard et qu’il est très loin d’être financé.
Pendant ce temps aussi, les émissions de CO2 de la France baissent de plus en plus lentement.
Pendant ce temps aussi, les plus pauvres sont les premiers à mourir des canicules, comme le montre le rapport d'Oxfam qui vient de sortir.
Mais heureusement, Emmanuel Macron est là pour nous appeler à une "grande vigilance" face aux "jours difficiles qu'on est en train de vivre".
Si seulement il était président depuis 2017 avec la capacité d'agir pour rendre justement ces épisodes moins difficiles...
Quant à la ministre de la Transition écologique elle est tout simplement portée disparue depuis sa nomination et supplantée par un homme hostile à l'écologie, Mathieu Lefèvre.
Au même titre que le RN et LR, ces personnes sont responsables de ce que nous vivons, puisqu'elles votent depuis des années contre l'écologie, que ce soit en France ou en Europe.
Il n'y a pas d'écologie sans les écologistes.
Nos mesures pour l'atténuation des émissions et l'adaptation au réchauffement climatique sont prêtes, elles sont publiques, et elles sont mises en application depuis des années dans les villes que nous gérons.
C'est normal d'avoir peur de la canicule inédite que nous vivons.
Mais il est encore temps de tout changer.
[5/5] Cette canicule risque de devenir un cas d'étude d'impact du changement climatique sur l'agriculture française et révéler tous mes vulnérabilités accumulées au fil des décennies. J'espère qu'elle permettra d'aller plus loin que le débat sur la climatisation et qu'on parle enfin plus de l'agriculture.
[Thread] [1/5] Avec 40-43+°C sur plusieurs jours, nous ne sommes plus sur un simple évènement météorologique, mais un évènement qui aura des conséquences catastrophiques pour la vie animale et végétale. Je pèse mes mots : ce qu'il va se passer en France est sans précédent.
Parce qu’il y a de moins en moins de médecins de ville.
Leurs patients, il faut bien qu’ils soient vus quelque part.
Et ça va être de pire en pire.
Incitez les médecins à s’installer plutôt que de les en dissuader !
On ne sauvera pas l’hôpital sans la médecine de ville !
On peut le dire clairement maintenant : nous nous dirigeons vers l’un des événements thermiques les plus spectaculaires jamais observés en France tout mois confondus, totalement hors du champ statistique de ce qui a été connu jusqu’à présent en mai. C’est absolument délirant :
➡️Le record national de chaleur pour un mois de mai pourrait être battu, avec plus de 36-37°C attendus en France pendant PLUSIEURS JOURS.
➡️Les 35°C pourraient remonter jusqu’à la moitié nord du pays, tandis que la Bretagne vivrait une situation totalement hors normes (il ne serait pas étonnant d'y approcher les 34°C !!). Nous sommes à +15°C au-dessus des normes sur la façade Atlantique !
➡️Lundi, mardi et mercredi pourraient devenir, de très loin, les journées les plus chaudes jamais observées en France en mai, avec plus de 30°C sur la quasi-totalité du territoire.
➡️Des records mensuels pourraient tomber plusieurs jours de suite, y compris sur des stations centenaires, tant l’épisode s’annonce intense et durable : jusqu’à 10 jours possibles.
➡️On est vraiment à la limite des seuils de canicules et de vague de chaleur : nous sommes en mai, au printemps !
À l’époque, ma grand mère m’aurait elle même fait un pansement sans faire chier une infirmière / médecin gé ou service d’urgence…
Le consumérisme de ce Mr fait qu’il va direct aux urg, s’en plaint sur Twitter, rentre chez lui sans même remettre en question son comportement…
Voici le résultat d'une morsure de chien sur une enfant de 5 ans.
Bien sûr, le chien était gentil.
Bien sûr, c'était le chien bien connu d'un ami.
Toujours la même histoire.
Ne laissez jamais un enfant avec un chien connu ou pas.
Éduquez vos enfants envers les animaux.
Une jeune scientifique hongroise, son mari et leur fille de deux ans montent dans un avion pour l’Amérique. Cachés à l’intérieur de l’ours en peluche de l’enfant se trouvent environ 1 050 €, tout ce qu’ils possèdent — sortis clandestinement de la Hongrie communiste après avoir vendu leur voiture au marché noir.
Elle s’appelle Katalin Karikó. Elle a trente ans. Elle est docteure en biochimie. Et elle croit, presque seule, que l’ARN messager pourrait un jour apprendre aux cellules humaines à combattre les maladies.
Elle n’a aucune idée que quatre décennies de rejets l’attendent. Ni que son travail finira par sauver des millions de vies.
Karikó obtient un poste de recherche à l’université Temple, à Philadelphie. Quatre ans plus tard, elle entre en conflit avec son supérieur. Selon des enquêtes ultérieures, celui-ci la dénonce aux services de l’immigration, affirmant qu’elle se trouve illégalement dans le pays. Elle doit engager un avocat pour éviter l’expulsion. Une offre d’emploi de l’université Johns Hopkins est retirée. Sa carrière frôle la fin avant même d’avoir réellement commencé.
Elle trouve un autre poste à l’université de Pennsylvanie et continue à travailler sur l’ARNm. Personne ne veut financer ces recherches. Subvention après subvention, tout est refusé. En science académique, les financements sont une question de survie. Sans eux, on n’existe pas.
La plupart des chercheurs évitent l’ARN. Il se dégrade facilement. Les expériences échouent. Quand Karikó affirme que le problème vient de la contamination, et non de la molécule elle-même, personne ne l’écoute.
En 1995, Penn lui pose un ultimatum : abandonner l’ARNm ou accepter une rétrogradation hors de la voie menant à la titularisation. Au même moment, on lui diagnostique un cancer. Son mari est bloqué en Hongrie à cause de problèmes de visa. L’avenir pour lequel elle a travaillé toute sa vie lui échappe.
Elle choisit la rétrogradation.
Son salaire devient inférieur à celui de sa propre technicienne. Elle est rétrogradée encore. Puis encore. Quatre fois au total. Elle commence à douter d’elle-même, à se demander si elle n’est tout simplement pas assez compétente. Elle envisage de quitter la science.
Puis, en 1997, elle rencontre Drew Weissman devant une photocopieuse.
Ils discutent. Weissman travaille sur un vaccin contre le VIH. Karikó lui dit qu’elle peut fabriquer n’importe quel ARNm dont il a besoin. Il l’écoute. Rien que cela le distingue des autres.
Pendant des années, ils travaillent presque dans l’anonymat. Pas de financement. Pas de prestige. Aucun intérêt des grandes revues. Ils continuent malgré tout.
En 2005, ils réalisent la percée décisive. Ils découvrent comment modifier l’ARNm pour qu’il ne déclenche pas la destruction par le système immunitaire. Un petit changement. Une intuition déterminante. Soudain, l’ARNm devient exploitable pour les vaccins.
Ils soumettent leur article. Nature le refuse. Science le refuse. Il est finalement publié dans Immunity et largement ignoré.
En 2013, Karikó est écartée de l’université de Pennsylvanie. Elle a cinquante-huit ans. Aucune université américaine ne veut d’elle. Elle accepte un poste dans une petite entreprise de biotechnologie allemande appelée BioNTech. Pendant des années, elle fait la navette entre les pays, continue à mener elle-même ses expériences, continue à y croire.
Puis arrive 2020.
Un nouveau coronavirus se répand dans le monde. Des millions de personnes meurent. Les gouvernements paniquent. Le monde a besoin d’un vaccin plus vite que jamais auparavant.
Et la technologie que tout le monde avait méprisée devient la solution.
Les vaccins contre la COVID-19 de Pfizer-BioNTech et de Moderna reposent sur la plateforme ARNm que Karikó a passée sa vie à perfectionner. Les premiers vaccins à ARNm jamais approuvés pour l’être humain. Ils sauvent des millions de vies.
Quand elle apprend que les essais ont réussi, elle célèbre seule en mangeant une boîte entière de cacahuètes enrobées de chocolat.
Le 2 octobre 2023, Katalin Karikó et Drew Weissman reçoivent le prix Nobel de physiologie ou médecine.
Elle n’est pas professeure. Elle n’a jamais gravi l’échelle qu’on lui disait essentielle. Elle a été rétrogradée, écartée, presque expulsée, et on lui a répété que son travail ne valait rien.
Lorsqu’on lui demande comment elle a tenu, sa réponse est simple : elle ne recherchait pas la reconnaissance. Elle se sentait accomplie parce qu’elle faisait le travail en lequel elle croyait.
Le rejet ne signifiait pas qu’elle avait tort. Cela signifiait qu’elle était en avance.
Elle a continué non pas parce qu’elle espérait un prix Nobel, mais parce que la science comptait. Et lorsque le monde en a eu le plus besoin, elle était prête.
Elle transportait tout ce qu’elle possédait dans un ours en peluche. On lui a dit d’arrêter. Elle ne l’a pas fait.
Et le monde a survécu grâce à cela.
Thread où je vais pas forcément me faire des copains (radiologues ou généralistes ou patients) mais peu importe.
En effet, on fait trop d’imagerie médicale en France.
Parlons de la colonne vertébrale…
« Alors il faudrait que vous me mettiez sur l’ordonnance du doliprane, du smecta, un sirop pour la toux, du spasfon, du sérum physiologique et de l’homéopathie parce que ma mutuelle rembourse. Vas-y chéri dis lui ce qu’il te faut aussi à la petite. »
Moi :
+50% de plus de 85 ans dans les 5 ans.
Il serait peut être temps de construire des ephad, des maisons de retraite, des services de gériatrie.
Ou alors de demander aux français de prendre leurs aînés chez eux.
De rien @Sante_Gouv@AssembleeNat@CaVautrin
Le montant final officiel de ce #ZEVENT2025 s'élève donc à 16 179 096€ au profit des soignants et des patients.
Merci à tous pour votre énergie et votre générosité. 💚
Une très belle étude in-vivo dans les mois / années à venir.
L’humain doit être idiot pour, quelques années après l’enfer du Covid, avoir besoin de provoquer des morts inutiles pour se rappeler combien les vaccins sont un bienfait.
Merci les USA de se sacrifier pour nous 🙏
Historic heatwave unfolding in France.
Bordeaux just observed its hottest day on record with a provisional 41.6°C (107°F) — data since 1920. Red level extreme heat warnings are in force for the south of the country.
Sadly, this heatwave is far from over...
Le truc drôle c’est le moyen de transport pour aller chez le médecin pour le patient : il peut pas conduire, il a pas droit au VSL. Il reste la famille s’il en a, faire iech les voisins ou pour les plus aisés payer un taxi . Tous les 14 jours messieurs dames #hopla