There was a semi-well known interview of the famed Argentine writer JL Borges where he explains this.
Borges: I have done most of my reading in English. I find English a far finer language than Spanish.
William F Buckley: Why?
Borges: Well, many reasons. Firstly, English is both a Germanic and a Latin language. Those two registers—for any idea you take, you have two words. Those words will not mean exactly the same. For example if I say “regal” that is not exactly the same thing as saying “kingly.” Or if I say “fraternal” that is not the same as saying “brotherly.” Or “dark” and “obscure.” Those words are different. It would make all the difference—speaking for example—the Holy Spirit, it would make all the difference in the world in a poem if I wrote about the Holy Spirit or I wrote the Holy Ghost, since “ghost” is a fine, dark Saxon word, but “spirit” is a light Latin word. Then there is another reason. The reason is that I think that, of all languages, English is the most physical of all languages.
WFB: The most what?
Borges: Physical. You can, for example, say “He loomed over.” You can’t very well say that in Spanish.
WFB: “Asomó?”*
Borges: Well, no, no, they’re not exactly the same. And then you have, in English, you can do almost anything with verbs and prepositions. For example, to “laugh off,” to “dream away.” Those things can’t be said in Spanish. To “live down” something, to “live up to” something—you can’t say those things in Spanish. They can’t be said. Or really in any Romance language.
My god this is such a good speech that every SWE needs to hear. You know what? Every person should hear it
Keep the happy memories, eyes on the reality, be excited about the future. That’s the best that anyone can do
Ce qui est marrant quand je dis que Hitler était un socialiste, c’est que les gens pensent que je troll.
Pas du tout.
Et Milei non plus.
Il vient de le dire sur LCI. Hitler et Mussolini étaient des socialistes. Les commentaires explosent. Comme à chaque fois.
Pas parce que l’affirmation est folle. Parce qu’elle casse un meuble sacré.
Dans beaucoup de têtes, socialisme = le bien commun. La bienveillance. Le partage. Le camp de ceux qui « pensent aux autres ». Un mot moral, pas un mécanisme.
Alors si tu colles ce mot sur le petit moustachu, tu ne fais pas de l’histoire. Tu profanes une identité. La dissonance est violente. Donc tu « trolles ». Donc tu es de mauvaise foi. Donc on sort le Godwin à l’envers.
Le problème, c’est que le socialisme n’est pas une humeur.
C’est une structure.
Qui décide quoi produire, à quel prix, pour qui, avec quelle matière première, à quel salaire. Le marché, ou un comité.
Hitler a choisi le comité.
NSDAP : Parti national-socialiste des travailleurs allemands. Ce n’est pas un surnom inventé en 2026. C’est le nom.
Programme de 1920, déclaré inaltérable : abolition des revenus non gagnés par le travail, brisure de l’esclavage de l’intérêt, nationalisation des trusts, partage forcé des profits, communalisation des grands magasins, expropriation foncière possible. Gemeinnutz vor Eigennutz. L’intérêt commun avant l’intérêt particulier. L’antithèse exacte du libéralisme.
Une fois au pouvoir : fixation des prix, gel des salaires, plans quadriennaux, contrôle des changes, allocation étatique des devises et des matières premières, Reichswerke Göring, travail obligatoire, syndicats indépendants remplacés par un front d’État.
Les industriels étaient encore « propriétaires ». Comme on est propriétaire d’une voiture dont l’État choisit la destination, le carburant, le tarif et le chauffeur. Mises l’a décrit en direct : ils étaient devenus des *Betriebsführer*. Des gestionnaires. La propriété n’était plus qu’un titre.
Ce n’est pas du capitalisme avec un drapeau moche. C’est de l’étatisme. Donc du socialisme de fait.
Hayek a un chapitre entier là-dessus : *The Socialist Roots of Nazism*. Deux espèces du même genre. Le collectivisme. Seul le critère d’exclusion change. La classe d’un côté. La race de l’autre. Même outil : l’État total.
Pourquoi ça trigger autant.
Parce que si Hitler est un socialiste, alors le mot que beaucoup utilisent comme boussole morale n’est plus innocent. Il faut alors admettre une chose insupportable : le slogan le plus généreux du XXe siècle a habillé les pires machines.
Les gens ne défendent pas un tableau Excel. Ils défendent l’idée qu’ils sont du bon côté. Qu’ils aiment le partage. Qu’ils ne sont pas « ceux qui s’en foutent des autres ».
Je n’attaque pas ça.
J’attaque le logiciel.
Toute forme de socialisme / collectivisme finit de la même manière. Pas par malchance. Par design.
La promesse est toujours la même. L’État allouera mieux que le marché. Plus juste. Plus humain. Pour tous.
Sauf qu’aucun comité, aussi brillant soit-il, ne peut avaler l’information que les prix agrègent en temps réel. Le prix du blé, du fer, d’une heure de travail, c’est des millions de décisions compressées. Remplacer ça par un plan, c’est remplacer internet par un mec avec un cahier.
Mises, 1920. Hayek, 1945. Jamais réfuté.
Le plan dérape. Pénuries. Files. Marché noir. À ce moment-là, le pouvoir a deux options. Admettre l’erreur et lâcher. Ou doubler la dose.
Il double.
Plus de contrôle pour combler les trous. Plus de surveillance pour tuer le marché noir. Plus de censure pour taire ceux qui nomment le dysfonctionnement. Puis un bouc émissaire, parce qu’un plan qui échoue ne peut pas être coupable. Il lui faut un saboteur.
Le juif. Le koulak. Le bourgeois. L’ennemi de classe. L’ennemi de race. Le détail change. La mécanique non.
Allemagne nazie. URSS. Chine de Mao. Cambodge. Corée du Nord. Cuba. Venezuela. Éthiopie de Mengistu. Roumanie de Ceaușescu.
Peuples différents. Époques différentes. Drapeaux différents. Même résultat.
Environ 100 millions de morts pour le communisme au XXe siècle. Plus le national-socialisme, qui a utilisé le même levier d’État avec un autre critère d’élimination.
Ce n’est pas « on n’a jamais vraiment essayé ». On a essayé une vingtaine de fois, sur quatre continents, pendant un siècle. Zéro exception propre. Zéro contre-exemple.
La tyrannie n’est pas un dérapage du collectivisme. C’est son équilibre.
Ceux qui y croient encore ne sont pas des monstres. Ils ont hérité d’un slogan magnifique collé sur une erreur de calcul. Les mauvaises idées détruisent d’abord ceux qui les portent. Ensuite les autres.
Le plus gros scam idéologique d’après 1945, c’est d’avoir collé Hitler dans la case « extrême droite » pour laver le mot socialisme. On a brûlé le mot nation. On a recyclé le logiciel.
Résultat : dès que tu parles de limiter l’État, on te sort le peintre.
Milei ne trolle pas. Il remet le diagnostic à l’endroit.
Le vrai clivage n’a jamais été gauche contre droite.
C’est collectivisme contre liberté. Contrôle contre responsabilité.
Le marché n’est pas parfait. Il intègre l’erreur humaine et la corrige en continu. Le plan concentre l’erreur au sommet, puis interdit de la nommer.
La porte existe. Elle a toujours existé. Laisser les gens créer, échanger, entreprendre. Construire un système qui émerge des têtes dispersées, pas d’un comité qui se prend pour une religion.
Le XXIe siècle n’a pas besoin d’un second laboratoire avec un meilleur branding.
Il a besoin de bâtisseurs.
Choisis le logiciel. Puis construis.
This might be the most Canadian poll result I’ve ever seen.
Canadians are massively in favour of being in a trade war.
But massively opposed to there being any financial consequences of being in a trade war.
Due to the overwhelming response to my recent post, I am launching a multi-part deep dive into the hidden architecture of Canada’s economy.
If you have ever wondered why your phone bill is so high, why grocery prices feel insulated from global realities, or how a handful of corporate giants dominate our most essential sectors, this series is for you.
Over the coming days, we are breaking down the protected, concentrated, and heavily regulated industries that form the backbone of Canadian commerce. We’ll examine how these systems were built, who they were designed to safeguard, and what they mean for consumers, workers, and taxpayers today.
Here is what we’ll be covering:
Part 1: The Kitchen Table — Dairy, Chicken & Pork
We’ll unpack the mechanics of Canada’s supply management system. How do production quotas, import tariffs, and marketing boards shield domestic farmers from global volatility, and what is the trade-off at the checkout line?
Part 2: Heavy Metal — Steel & Aluminum
A look at how global trade politics, carbon border adjustments, and domestic industrial strategy intersect to safeguard the critical materials that build our infrastructure and manufacturing base.
Part 3: The Boardroom Cartels — Banking & Telecom
Why does Canada rely on the "Big Banking" and "Big Telecom" models? We’ll analyze how strict foreign ownership limits and high regulatory barriers trade market competition for financial stability and domestic control.
Part 4: Sovereign Control — Defense & Aviation
Lastly, we’ll look at the sky and the frontline. From airline cabotage restrictions to military procurement strategies, we’ll evaluate how national security and economic sovereignty dictate who gets to fly and who gets to supply our armed forces.
Whether you view these frameworks as vital shields for national self-reliance or costly barriers to consumer choice, understanding how they were set up is essential to understanding Canada’s economic future.
Friends in Canada! 🇨🇦 This fall, I shall be journeying across your fine, frostbitten nation, hosting screenings of “Monty Python and the Holy Grail” followed by raucous Q&A sessions! Get your tickets at https://t.co/GbZZue03ct or https://t.co/cMOydyBZqC, before they’re gone and you’re left explaining to your grandchildren why you missed the tall, cranky Englishman. #montypython #comedyshow
Je vais partir du principe que tu es de bonne foi, parce que ton raisonnement est intuitif et que 90% des gens le partagent. Mais il repose sur trois erreurs factuelles, et ça vaut le coup de les regarder calmement.
Erreur 1 : la fortune d'Elon n'est pas un tas d'argent. C'est de la propriété d'usines, de fusées et de satellites. "Prendre la moitié de sa tune", concrètement, ça veut dire forcer la vente de la moitié de SpaceX et Tesla. L'argent ne sort pas d'un coffre, il sort des entreprises elles-mêmes, qui passent sous contrôle de fonds étrangers ou d'��tats. Tu ne redistribues pas du cash, tu démantèles un outil de production. C'est la différence entre récolter des pommes et découper le pommier.
Erreur 2 : "ça résout énormément de problèmes dans le monde". Cette expérience a déjà été tentée, en vrai. En 2021, le directeur du Programme Alimentaire Mondial de l'ONU a affirmé que 6 milliards de Musk pouvaient "résoudre la faim dans le monde". Réponse d'Elon : décrivez-moi exactement comment, comptabilité publique à l'appui, et je vends mes actions Tesla immédiatement. Le PAM a publié son plan. Verdict : ce n'était pas "résoudre la faim", c'était nourrir 42 millions de personnes pendant un an. Un an. Puis il faut re-payer, pour toujours. Le PAM avait d'ailleurs levé 8,4 milliards l'année précédente, et la faim était toujours là. Les ONG traitent les symptômes en boucle, jamais les causes, parce que leur financement dépend de l'existence du problème.
Erreur 3, la plus importante : tu cherches ce qui sort vraiment les gens de la pauvreté. Bonne nouvelle, on a la réponse, et elle est massive. En 1990, 36% de l'humanité vivait dans l'extrême pauvreté. Aujourd'hui, moins de 9%. Plus d'un milliard de personnes sorties de la misère en 30 ans. Par quoi ? Pas par la charité ni par l'aide internationale (plus de 1 000 milliards versés à l'Afrique en 60 ans pour un résultat à peu près nul). Par l'ouverture des marchés, l'industrialisation, le commerce. La Chine seule a sorti 800 millions de personnes de la pauvreté en abandonnant le collectivisme, pas en taxant ses entrepreneurs.
Donc fais le calcul complet. Option A : tu confisques 500 milliards, tu finances quelques années de programmes, l'argent est consommé, et tu as détruit la machine qui produisait les fusées, les voitures électriques et l'internet des zones rurales. Option B : tu laisses le meilleur allocateur de capital de sa génération réinvestir 100% de sa fortune dans des industries qui baissent les coûts pour tout le monde et emploient des centaines de milliers de personnes. L'option A soulage ta morale pendant 18 mois. L'option B sort des populations entières de la pauvreté pour toujours.
La pauvreté ne se redistribue pas. Elle se résout par la création. C'est contre-intuitif, c'est frustrant, mais c'est ce que disent 200 ans de données.
You don’t have to love Elon Musk to recognize what this headline says about us.
A country that spends more time criticizing wealth creation than encouraging it sends a clear message to builders: your success is tolerated, not celebrated.
Canada should be the best place in the world to build ambitious companies. Headlines like this make us look like we’re not quite ready for that.