“I don’t believe in forcing businesses down to your children”
Ariane de Rothschild, head of Edmond de Rothschild, talks about succession plans, saying she’s in no rush to hand over the private bank
#BBGWomenMoneyPower https://t.co/D71n0UVSBN
➡️ La Medtech Robeauté lève 27 millions d'euros de fonds pour "révolutionner les traitements des maladies du cerveau"
💬 Bertrand Duplat, PDG de Robeauté
Nice to see this launch of a Pro version of DeepPCB, an RL-based system for laying out PCB boards, which runs on @googlecloud. Nice work, @kbeguir and team! 🎉
The use of RL for many kinds of hardware design and layout problems is accelerating. I remember excitedly comparing notes with Karim many years ago about this work and some work we were doing on using RL for ASIC chip floorplanning, which has been having more and more impact on our hardware work at Google.
AI for Good ? Grâce à Google et @instadeepai , l’IA permet de combattre les essaims de criquets pèlerins en Afrique
https://t.co/MiCuZiglnQ
par @Le_Figaro
Comme je l’ai dit hier, il faut condamner toutes les #violencesfaitesauxfemmes.
Y compris les viols de masse comme arme de guerre, en Israël et ailleurs.
Je suis choquée que certains hier n’aient pas voulu que ce message soit entendu.
Il faut lutter contre toutes les violences.
De nombreux influenceurs gonflent leurs chiffres en surfant sur la haine d'Israël. L'anarchie morale dans laquelle ces stars de TikTok entraînent notre jeunesse est dévastatrice.
Je répondrai à chaque mensonge ⬇️
Dans cette tribune, un collectif de 500 entrepreneurs et investisseurs français prennent la parole pour condamner les actes terroristes commis par le Hamas en Israël. https://t.co/KxyZUjuBFF
Opération Epées de fer – journal d’un civil. Jour 3.
L’unité.
Il y a une semaine, nous mangions dans la soukkah d’un couple d’amis francophones. Très vite, la conversation porte sur nos multiples identités et sur les nombreux lieux où nous avons vécu. Et de là, elle glisse, au moment d’attaquer le poisson, sur la politique israélienne. Tout le monde semble plus ou moins d’accord : le pays est très divisé, c’est terrible, la société se fracture.
On était cinq et il n’y avait qu’une opinion : je me sens obligé de soutenir la position inverse. J’avance l’idée que la société israélienne donne l’impression d’une grande division, mais que ce n’est qu’une façade. Derrière, elle est d’une qualité absolument exceptionnelle. Stupeur sous la soukka : on est entre francophones, soyons un peu pessimiste quand même !
Il y a trois jours on lisait encore dans les médias que la société israélienne était désunie, fracturée, fatiguée par un jeu politique qui semblait ne plus embrayer. Pensez : cinq élections en quatre ans, une réforme de la justice qui traîne en longueur avec une opposition vent debout pendant des mois, des psychodrames à la cour suprême, et la liste pourrait continuer.
Il a fallu seulement quelques heures de guerre pour que toute la société israélienne se montre telle qu’elle est vraiment : unie, solidaire, fraternelle, belle et rayonnante dans l’adversité, belle et rayonnante malgré l’adversité.
Un village est attaqué ? Le maire est en première ligne, les armes à la main pour le défendre. Les forces de l’ordre sont débordées ? D’anciens officiers enfilent l’uniforme et viennent chercher les personnes en danger une par une. Le sang manque ? Des queues se forment aussitôt devant les principaux hôpitaux du pays en dépit des alertes aériennes continues.
Et partout dans le pays les réservistes arrivent comme un seul homme, tous, y compris les réservistes qui disaient ne pas vouloir servir à cause de la réforme judiciaire. Ils ont aussitôt publié un communiqué pour appeler au service, sans réserve.
Nos ennemis imaginaient que nos divisions politiques étaient le signe d’une fracture profonde. Il n’en est rien. Quelques heures après le début, l’opposition donne un communiqué sans aucune ambiguïté. Tout le pays est derrière le gouvernement et son armée.
C’est vrai que la société israélienne donnait l’impression, ces derniers mois, d’être divisée. Certains disaient : plus que d’habitude. Mais en réalité, cela n’aurait dû surprendre personne. En tous cas personne ayant passé plus de vingt minutes dans sa vie avec un groupe d’Israéliens : la division est un état naturel ! Ne dit-on pas « deux Juifs, trois opinions » ?
Nos ennemis pensent que c’est une faiblesse, alors que c’est notre force. La première tactique consiste toujours à diviser l’adversaire (« diviser pour mieux régner »), mais dans notre cas c’est impossible. On est immunisé : on est déjà divisé ! Et non seulement on est déjà divisé, mais on a appris à fonctionner comme cela, en dépit de cela, depuis des milliers d’années. C’est notre botte secrète.
Le terme division n’est d’ailleurs pas correct. C’est une manière d’être qui permet de toujours tout remettre en question pour mieux construire. Cette forme d’opposition permet d’explorer toutes les options. Elle permet d’aller dans des recoins où personne n’aurait pensé mettre les pieds, mais où on va quand même, juste pour voir.
Il suffit de lire deux pages du Talmud pour comprendre : des pages et des pages de débats, des débats à n’en plus finir, et même des débats dans le débat sur le débat. Maintenant que le pays existe à nouveau, on comprend que c’est notre mode de fonctionnement normal. Vu de l’extérieur ça paraît fragmenté, mais ces fragments, comme des électrons tournoyants à toute vitesse, forment néanmoins une unité profonde. Elle n’est pas toujours apparente, mais elle est bien là.
Maintenant que la patrie est attaquée, l’unité ressurgit, plus grande, plus forte, plus belle qu’avant. Elle est avec les gens qui attendent des heures pour donner leur sang. Avec les volontaires qui préparent les sacs pour les soldats. Avec les soldats qui demandent qu’on n’y oublie pas les tsitsits. Avec les actes héroïques venus de tous les coins de la société : des gens de droite comme des gens de gauche, des religieux comme des laïques, des Juifs comme des Musulmans.
Cinquante ans après la guerre de Kippour, à un jour près, les terroristes du hamas ont lancé une opération de grande envergure. Mais il y a une grande différence. En 73, nous n’étions pas vraiment prêts et l’attaque nous a pris par surprise, tandis qu’en 2023, nous n’étions pas vraiment prêts et l’attaque nous a pris par surprise. Entre les deux : cinquante ans, cinquante ans pour réapprendre à forger notre unité.
Ce soir, je la vois briller dans la lumière du soleil couchant.
Ce soir, l’espoir est là.
– Fin du troisième jour.