Mauvaise nouvelle personnelle mais bonne nouvelle pour la France et l’Europe : le gouvernement américain a donc décidé cette nuit d’interdire l’accès à Fable 5 - le nouveau modèle d’Anthropic sorti il y a deux jours - à tout étranger, y compris sur le territoire Américain.
L’argument avancé étant qu’il est possible de contourner les restrictions mises en place pour empêcher d’utiliser le modèle afin de découvrir des vulnérabilité de cybersecurité critiques.
Anthropic est donc victime de sa propre communication qui a consisté à clamer partout que son modèle était une menace globale, et peut-être aussi de sa mauvaise relation avec le gouvernement américain qui a mal pris leurs réticences à travailler sur les sujets militaires.
Anthropic limitait déjà l’usage à pleine puissance de Fable à ses propre employés, toute la stratégie de l’entreprise reposant sur l’idée que plus leurs outils internes seraient puissants, plus ils pourraient développer de nouveaux outils encore plus puissants, créant ainsi un cercle vertueux et accéléré qui leur ferait gagner une avance irrattrapable.
Plusieurs notes citaient d’ailleurs 2026 comme l’année cruciale où les écarts de performance pourraient devenir si grands que la hiérarchie des gagnants serait ensuite figée.
De façon assez drôle, le gouvernement américain semble appliquer la stratégie Anthropic à l’échelle du pays : réserver aux Américains les outils qui leur donneront l’avance technologique irrattrapable du XXIe siècle.
Mauvaise nouvelle perso donc, puisque je n’aurai peut-être plus accès aux meilleurs outils. Je me suis levé ce matin avec 15 fenêtres Fable stoppées alors qu’elles étaient censées travailler toute la nuit.
Mais d’un point de vue géopolitique, c’est une autre affaire.
La puissance des grands labos d’IA repose sur le fait qu’ils ne sont pas des entreprises nationales mais des entreprises d’empire. Leur valorisation prend en compte que leur marché est représenté par tout le monde non-chinois et que le bassin de talents accessibles pour rester à la frontière technologique inclut tout l’humanité.
Si nous entrons dans un monde de blocs plus restreints, où l’Europe, le Japon, la Corée, voire le Canada et l’Australie ne font plus partie de l’empire numérique américain, alors cela libère mécaniquement capitaux et talents pour que chaque nouveau bloc s’équipe de ses propres solutions.
Jusqu’à présent Mistral, valorisé 20 milliards là où les Américains sont 50 fois au-dessus, avait pour rôle principal de fournir l’IA des industries pour qui la souveraineté et la confidentialité des données était non négociables.
Pour le reste des entreprises européennes, les modèles américains plus avancés restaient un choix qu’elles privilégiaient souvent.
Mais si nous arrivons à un stade où les entreprises européennes n’ont plus accès aux modèles américains les plus puissants, cela crée un nouveau marché immense pour Mistral. Sans compter le fait que 15 à 20% des employés des labos de frontière américains étant européens, et ces derniers n’ayant désormais plus le droit de toucher à Fable, cela rouvre un grand bassin de talents à rapatrier.
Encore une fois, Trump œuvre d’une certaine façon à l’indépendance européenne. Attention cependant, car si l’écart technologique entre les Etats-Unis et l’Europe devient trop grand, les Etats-Unis pourront déployer une stratégie où ils continuent de conserver les meilleurs modèles pour eux-seuls mais diffusent en Europe des modèles légèrement meilleurs que ceux de Mistral pour les saper.
L’accélération technologique fait apparaître un nouveau monde où chaque bloc semble vivre dans une réalité technique différente.
La mondialisation reposait non seulement sur la pax Americana, mais aussi sur l’idée que les nations avaient globalement l’intérêt de commercer librement.
Dans ce nouveau monde où l’industrie chinoise entièrement robotisée peut laminer l’industrie européenne, et où le numérique américain propulsé par des centres de calculs géants peut conférer aux entreprises américaines des atouts imbattables, il devient de plus en plus évident que ce monde finit.
Et comme au XIXe siècle où les pays en retard sur l’industrialisation devaient avoir recours au protectionnisme le temps de s’armer économiquement, la pression pour que l’Europe ferme ses frontières économique sera bientôt irrésistible.
This 2-hour Stanford lecture breaks down how models like ChatGPT and Claude are actually built, clearer than what many people in top AI roles ever get exposed to.
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Lors d'une visite officielle à Londres, Jacques Chirac est dans une calèche avec Élisabeth II lorsque le cheval devant eux lâche brusquement un énorme pet. La reine s'excuse. Réponse de Chirac :
- Ce n'est pas grave, je croyais que c'était le cheval.
Lors d’une soirée officielle, David Lloyd George croise Winston Churchill et lui demande sans même le saluer :
- Où sont les toilettes ?
- Au bout du corridor à droite. Sur une porte, vous verrez un panneau « gentlemen »... et vous entrez quand même !
« Cinquante ans chacun, cent ans pour le lot, cent ans de conneries ! » 😂
Jean Gabin envoyait du très lourd dans la scène du bistrot, extraite du film "La Traversée de Paris" (1956), réalisé par Claude Autant-Lara.
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The “La Marseillaise” scene in Casablanca (1942) still lands with staggering power. Many extras were actual refugees from Nazi-occupied Europe, which is why it feels so painfully genuine.
J’imagine que tout le monde connait la version de Les Nuls, l’emission - avec un Bertignac particulierement en feu.
C’est Comme Ça - Les Rita Mitsouko & Louis Bertignac [ 1992, C+]
Possibly the most incredible Beethoven Ode to Joy flashmob by the Philharmonic Orchestra of Nuremberg and the Hans-Sachs-Choir in front of the St. Lorenz Church in Nuremberg, Germany.
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