Serre-moi dans tes bras
Embrasse-moi
Embrasse-moi longtemps
Embrasse-moi
Plus tard il sera trop tard
Notre vie c’est maintenant
Embrasse-moi.
Jacques Prévert
La sublime chanson de Serge Reggiani ☕❤️
"Il suffirait de presque rien,
peut-être dix années de moins,
pour que je te dise "Je t'aime ".
Que je te prenne par la main,
pour t'emmener à Saint-Germain,
t'offrir un autre café-crème.
Mais pourquoi faire du cinéma,
fillette allons regarde-moi,
et vois les rides qui nous séparent.
À quoi bon jouer la comédie
du vieil amant qui rajeunit,
toi-même ferait semblant d'y croire.
Vraiment de quoi aurions-nous l'air ?
J'entends déjà les commentaires :
"Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire,
Elle au printemps, lui en hiver ?"
Il suffirait de presque rien,
pourtant personne tu le sais bien,
ne repasse par sa jeunesse.
Ne sois pas stupide et comprends,
si j'avais comme toi vingt ans,
je te couvrirais de promesses.
Allons bon voilà ton sourire,
qui tourne à l'eau et qui chavire,
je ne veux pas que tu sois triste.
Imagine ta vie demain,
tout à côté d'un clown en train
de faire son dernier tour de piste.
Vraiment de quoi aurais-tu l'air ?
J'entends déjà les commentaires :
"Elle est jolie, comment peut-il encore lui plaire,
Elle au printemps, lui en hiver ?"
C'est un autre que moi demain,
qui t'emmènera à St-Germain
prendre le premier café crème.
Il suffisait de presque rien,
peut-être dix années de moins
pour que je te dise ... "Je t'aime".
Paroliers : Gérard Bourgeois/Jean Max Riviere
DANS SA LIBRAIRIE, ON NE VENDAIT AUCUN LIVRE
La fermeture de « Libri Liberi », à Bologne, consécutive au décès d’Anna Hilbe, suscite une vive inquiétude parmi ses habitués. Fondatrice du lieu, cette ancienne enseignante avait conçu une librairie qui ne reposait point sur la vente, mais sur le don. Les livres y circulaient en toute liberté : chacun pouvait en déposer, les consulter ou repartir simplement avec quelques ouvrages. Cette gratuité faisait de l’adresse un espace de confiance, radicalement distinct d’une librairie d’occasion classique.
Issue d’un parcours étroitement lié au féminisme bolonais, cette initiative prolongeait un engagement à la fois culturel et social. Inspirée par des expériences observées à Baltimore et à Madrid, Anna Hilbe avait créé une belle librairie profondément utile. La règle limitant à trois le nombre de livres emportés simultanément suffisait à préserver l’équilibre communautaire.
Sur la devanture désormais close, les messages d’adieu se multiplient, témoignant autant de la gratitude que de la crainte de voir disparaître ce modèle rare. « Libri Liberi » incarnait une idée simple et forte : le livre comme bien commun du quartier.
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