RDC | Selon les informations d'Africa Intelligence, de vives tensions traversent la direction politique et militaire du M23. Les coulisses d'un projet déjoué de déstabilisation du pouvoir de Sultani Makenga témoignent des divisions au sein du mouvement.
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Celui qui trahit un jour, trahira TOUJOURS...
Voici l'histoire d'anciens renégats qui, une nouvelle fois, auraient tenté de renverser Sultani Makenga :
Imaginez les collines de l'est de la République Démocratique du Congo, où une tempête silencieuse menace de détruire l'une des rébellions armées les plus connues de la région : le M23. Aujourd'hui, le mouvement serait profondément fracturé par une véritable guerre des chefs, une crise qui secoue violemment sa direction politique et militaire.
Au centre de cette intrigue se trouve le puissant chef militaire Sultani Makenga, dont le pouvoir vient tout juste d'échapper à un vaste complot de déstabilisation interne. Pour comprendre les racines de cette trahison, il faut faire un bond dans le passé, en 2013. À l'époque, une violente scission avait déjà divisé le mouvement. Makenga s'était opposé aux fidèles du célèbre chef rebelle Bosco Ntaganda, sur fond de profonds désaccords concernant la stratégie politique menée par le dirigeant de l'époque, le pasteur Jean-Marie Runiga.
Près de quinze ans plus tard, l'histoire semble se répéter. Le nom de ce même stratège, Jean-Marie Runiga, a mystérieusement ressurgi dans les téléphones confisqués et les aveux des comploteurs actuels. Dans le plus grand secret, ces séditieux avaient dessiné un tout nouvel organigramme pour renverser le système en place : Runiga était pressenti pour prendre le poste de gouverneur du Sud-Kivu. De son côté, Théo Binamungu devait s'emparer de la province du Nord-Kivu. Son objectif était d'évincer l'actuel gouverneur, Joseph Musanga Bahati, dont les relations très difficiles avec les militaires proches de Makenga avaient déjà allumé la mèche d'une guerre de leadership.
Mais comment ce coup d'État interne a-t-il été déjoué ? Tout s'est joué grâce à une taupe et à une brillante opération de contre-espionnage. L'officier François Kazarama, pourtant incarcéré depuis 2025 par la direction du mouvement, a gravité autour de ce complot avant d'en livrer les précieux détails et documents. Dans l'ombre, le redoutable maître-espion du M23, John Imani Nzenze, tirait les ficelles. Utilisant Kazarama comme agent infiltré, Nzenze a réussi à faire tomber les masques et mène désormais en personne les interrogatoires. Les révélations ont éclaboussé plusieurs hauts gradés, dont le lieutenant-colonel Séraphin Mirindi et le colonel Josué Biyoyo Karhanga, ce dernier étant soupçonné d'avoir secrètement rallié des troupes pour la mutinerie.
Aujourd'hui, l'atmosphère au sein de la rébellion est électrique. Gérant cette crise avec une prudence extrême, Sultani Makenga et son maître-espion marchent sur des œufs. Ils procèdent à des arrestations ciblées et au compte-goutte, préférant garder les officiers suspects sous étroite surveillance. Ils évitent les emprisonnements massifs, terrifiés à l'idée de provoquer un soulèvement général dans leurs propres rangs.
Cependant, la blessure est ouverte et la fracture est réelle.
Les lignes bougent, les alliances de circonstance se nouent entre civils et militaires, et la tension atteint un niveau historique.
Pendant que le M23 se déchire de l'intérieur, une peur ultime hante son état-major : voir le gouvernement de Kinshasa profiter de ces failles et instrumentaliser cette guerre intestine pour les détruire une bonne fois pour toutes.
Depuis Gisenyi, ouest du Rwanda, Rodriguez Katsuva.
Ebola en #RDC : placer les communautés au cœur de la gouvernance de la riposte afin de reprendre l’avantage sur le virus, insiste le forum d’ONG humanitaires et de développement https://t.co/23GgfkQXon
Sur les 15 détenus libérés par le régime de Kinshasa, 9 figurent sur la liste des 768 personnes que notre Organisation avait transmise à la médiation. Parmi les 6 autres, l'un est un ressortissant ougandais qui n'entretient aucun lien, de près ou de loin, avec notre Organisation. Les 5 autres détenus, arrêtés notamment au Katanga, en Ituri et à Kinshasa, ne figurent pas sur la liste que nous avions remise à la médiation.
Ces libérations confirment ainsi que la liste des 768 personnes présentée par notre Mouvement ne saurait être considérée comme exhaustive, notamment au regard de la poursuite des arrestations de citoyens congolais injustement et délibérément accusés d'entretenir des liens avec notre Organisation.
L'acte posé ce jour par le régime de Kinshasa est encourageant mais reste insignifiant par rapport à ses engagements pris dans le cadre du protocole sur la libération des prisonniers. Le régime de Kinshasa doit libérer tous les citoyens exigés par notre Mouvement arrêtés au motif de leur liens présumés avec notre organisation ou les membres de notre organisation.⤵️
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●16 janvier 2001 : Assassinat de M'Zee L.-D. Kabila. Dix jours plus tard, Joseph Kabila Kabange est installé au pouvoir dans des circonstances peu connues du public, orchestrées par une poignée de figures du régime dont Mwenze Kongolo, Gaëtan Kakudji, Général Luecha, Général Sikatenda(tous morts dans les conditions non élucidées) et d'autres survivants qui se reconnaissent dans cette tribune.
●17 décembre 2002 – 2003 : Clôture du dialogue de Sun City (Accord global et inclusif) et mise en place du gouvernement de transition.
6). 2004 – 2012 : La métamorphose des chevaux de Troie
●2004 : Attaque ratée de Bukavu par Jules Mutebusi et Laurent Nkunda.
●2006 : Kigali crée une nouvelle faction armée : le Congrès National pour la Défense du Peuple (CNDP) de Laurent Nkunda.
●23 mars 2009 : Signature des accords de Goma. Un « accord-piège » d'intégration qui servira de terreau à la création, en avril 2012, du M23 par le Rwanda.
7). 2019 – 2022 : La rupture politique et la résurrection du M23.
●2019 : Félix-Antoine Tshisekedi succède à Joseph Kabila. En 2020, il déboulonne le système Kabila et crée l'Union Sacrée de la Nation.
●2021 – 2022 : Le M23 est ressuscité par le Rwanda. S'agit-il d'une simple coïncidence face au démantèlement du réseau Kabila ou d'une stratégie de déstabilisation coordonnée ?
8). 2025 – 2026 : Le retour au point de départ
●2025 : La ville de Goma tombe sous le contrôle des forces rwandaises. Joseph Kabila y réapparaît contre toute attente. Par la voix de Kikaya Bin Karubi, il affirme que le combat du M23 rejoint le sien — une déclaration qui choque la Nation qu'il a dirigée pendant 18ans(2001-2019).
●Poursuivi par la justice congolaise après la levée de ses immunités parlementaires, Joseph Kabila défie l'État. De la Présidence à la rébellion, le parcours boucle la boucle : chassez le naturel, il revient au galop.
9). Leçons d'histoire,constats et devoir de mémoire
●Une guerre d'occupation sous fausses bannières :
Depuis 1996, la stratégie régionale n'a pas changé. RCD, CNDP, M23 : les sigles évoluent, mais le donneur d'ordre reste le même. Chaque accord de paix "faussé" a servi à infiltrer les institutions et l'armée congolaise.
●Le GENOCOST n'est pas un vain mot, il résume le coût humain effroyable d'une guerre économique et géopolitique.
Derrière les enjeux miniers et les ambitions territoriales, ce sont des millions de vies congolaises brisées dans l'indifférence internationale.
10). 1996 – 2026 : 30 ans de souffrance, 30 ans de massacres, 30 ans de pillage. Voilà tout le sens du GENOCOST que la jeunesse congolaise a le devoir d'apprendre, de comprendre et de ne plus jamais oublier.
11. On peut tout dire du Président FATSHI, mais l'histoire retiendra qu'il aura été le tout premier Chef d'État de la RDC à instituer cette journée commémorative du GENOCOST. Une décision capitale pour que les générations se souviennent et pour que la jeunesse prenne pleinement conscience que la région des Grands Lacs abrite l'un des plus grands sanguinaires de tous les temps : Paul Kagame. En 30 ans, l'expédition de ses troupes et de ses proxies en sol congolais a occasionné plus de 10 millions de morts et près de 500 000 femmes violées. La gravité de ce bilan tragique ne doit plus seulement susciter des pleurs, mais imposer un changement radical de paradigmes dans la gouvernance et la doctrine de défense de la République.
12. La loi du jetable et la leçon suprême de ces 30 ans :
Chaque fois que Kigali a instrumentalisé des congolais, ceux-ci finissent par être liquidés. La liste des figures citées dans cette tribune en est la preuve irréfutable.
Ceux qui échappent sont soit des marionnettes en sursis ou des complices stratégiques.
Soyons avertis par l'histoire!
La République a le devoir impérieux d'ouvrir les yeux et d'exercer une vigilance absolue. Allons au dialogue avec cette vérité en tête.
[Histoire immédiate, Benoît Verhagen]
Julien PALUKU KAHONGYA, Politologue congolais
LA TRACKLIST OFFICIELLE EST ENFIN LÀ !
Avec une immense joie, nous vous dévoilons les 15 titres qui composent mon tout premier album nouvel album “C’EST MON TEMPS”
Cet album est un témoignage de la fidélité de Dieu, un message d’espérance, de restauration et de victoire. Chaque chanson a été inspirée pour fortifier votre foi et vous conduire dans une profonde adoration.
Tracklist :
1. Amour
2. Échec
3. Emmanuel
4. Il est Vivant (feat. Jonathan Yafu)
5. Jésus est le Chemin
6. Alpha Omega
7. Mbetao
8. Mwana Elaka
9. Ô Mérite
10. Ouvre les Cieux (feat. Faveur Mukoko)
11. Sabaoth
12. Tombwama
13. Victorieux
14. Témoignages Remix (Bonus)
15. Papa Na Lola (feat. Mun Nora)
Préparez-vous à vivre une expérience spirituelle unique à travers ces chants qui glorifient le Seigneur.
“C’EST MON TEMPS” n’est pas seulement un album, c’est une déclaration de foi : quand Dieu décide d’agir, rien ni personne ne peut arrêter Son temps.
Restez connectés, la sortie approche. Que le Seigneur vous bénisse abondamment !
#CestMonTemps #MamanEuniceManyanga #Gospel #NouvelAlbum #JesusChrist #Adoration #Louange
#RDC: Comme révélé par JA, Kinshasa vient d'annoncer que les FDLR ont signé un protocole de désarmement, de démobilisation et de cantonnement par la sensibilisation. Détails ici 👇 avec Floribert anzuluni, Ministre de l'intégration Régionale.
#RDC : la Cour constitutionnelle restreint les matières pouvant faire l'objet d'un référendum
La Cour constitutionnelle a précisé le champ d'application de l'article 4 de la loi sur le référendum, jugeant trop large la notion de « matières d'importance fondamentale pour la vie de la nation ». Pour les juges, ces matières se limitent aux hypothèses expressément prévues par la Constitution : le transfert de la capitale du pays, la cession, l'échange ou la jonction de territoires, ainsi que la révision constitutionnelle.
S'y ajoute le pouvoir souverain reconnu au peuple congolais d'initier, de manière autonome et inconditionnelle, l'adoption d'une nouvelle Constitution. En conséquence, la Cour a ordonné la suppression pure et simple des deux autres alinéas de l'article, jugés redondants au regard de cette clarification. 👇
L’AFC/M23 appelle tous les cadres politiques à remettre les effets militaires à l’ARC
La Coordination politique de l’Alliance Fleuve Congo/Mouvement du 23 Mars (AFC/M23) a reçu, ce jeudi 24 juillet 2026, les autorités militaires de l’Armée révolutionnaire congolaise (ARC), la branche armée du mouvement.
À l’issue de cette rencontre, la Coordination politique a invité l’ensemble des cadres politiques détenant des effets militaires à les remettre à l’Armée révolutionnaire congolaise (ARC), conformément aux directives en vigueur.
Cette mesure s’inscrit dans le cadre du renforcement de la discipline interne. Elle vise également à garantir une utilisation rigoureuse et contrôlée des effets militaires au sein du mouvement.
Tout contrevenant à cette injonction sera passible de sanction.
DIRCAB/Coordination politique de l'AFC/M23
#Ebola : @AfricaCDC demande officiellement aux États-Unis de retirer l’Ouganda 🇺🇬 de la liste des pays frappés par les restrictions d’entrée liées à Ebola. Selon une lettre adressée au secrétaire américain à la Santé, Kampala n’a enregistré aucun nouveau cas confirmé depuis le 21 juin, a achevé le suivi de ses contacts et ne compte plus de patients en traitement. L’institution africaine plaide pour une évaluation fondée sur le risque plutôt qu’une suspension généralisée.
#RDC: Interrogé sur l'inclusivité réelle du dialogue annoncé, Patrick Muyaya a rappelé l'ouverture déjà démontrée par le Président Tshisekedi, citant ses audiences accordées à Martin Fayulu, Adolphe Muzito ou encore le docteur Denis Mukwege. Le porte-parole du gouvernement a toutefois posé une limite claire : selon lui, un dialogue avec des compatriotes jugés « complices » de l'agression rwandaise reste inconcevable.
À l’issue d’une audience accordée aux représentants des principales confessions religieuses du pays, ce vendredi 17 juillet 2026, à la Cité de l’Union africaine, le Président de la République, Félix-Antoine Tshisekedi, a annoncé l’organisation d’un dialogue national inclusif, apaisé et résolument républicain, destiné à consolider la cohésion nationale dans le respect des institutions et de la Constitution.
Au nom de la délégation, le cardinal Fridolin Ambongo a déclaré : « Nous nous réjouissons de cette annonce et exprimons notre gratitude au Chef de l’État. » Selon lui, cette initiative concrétise les efforts engagés par le Président de la République en faveur de la paix, de la cohésion nationale et du renforcement de l’unité du pays.
La rencontre a réuni les principales figures des grandes communautés religieuses de la RDC, notamment Mgr André Bokundoa, de l’Église du Christ au Congo (ECC) ; l’archevêque Ejiba Yamampia, de l’Église de Réveil du Congo (ERC) ; le cheikh Abdallah Mangala, de la Communauté musulmane ; Mgr Donatien Nshole, porte-parole de l’Église catholique ; ainsi que le pasteur Éric Senga, porte-parole de l’ECC.
#RDC: Fortunat Biselele, l'ancien conseiller privé de Félix Tshisekedi a participé à la rencontre entre Felix Tshisekedi et les confessions religieuses
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#RDC: « Les chiffres parlent d'eux-mêmes », poursuit Jean Keba. « Un Directeur Général au FONAREV perçoit 38.000 dollars par mois, soit l'équivalent de 208 mois, plus de 17 ans, de salaire de base d'un professeur d'université. Pendant ce temps, un huissier de l'administration publique touche à peine 240.720 francs congolais. Ce n'est plus une disparité, c'est une rupture du principe constitutionnel d'égalité devant la loi. » #LiveSpaceXIC
Lettre ouverte
Au Président de la République Démocratique du Congo
30 juin 2026
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Monsieur le Président,
Je ne vous écris pas pour vous souhaiter une bonne fête nationale car il n’y a rien à célébrer : la Nation est en crise existentielle et en danger de balkanisation ou d’annexion et la souffrance des citoyens congolais, privés de tout, a franchi le seuil de ce qui est humainement tolérable.
Quand vous êtes arrivé au pouvoir en Janvier 2019, fraîchement débarqué de Bruxelles, j’avais délibérément adopté une certaine réserve en tant que patriote pour vous donner une chance après les sombres années du régime Kabila, car j’estimais qu’il fallait faire primer l’intérêt supérieur de la Nation.
Je n’avais pas insisté sur le fait que vous étiez arrivé à la magistrature suprême à la suite d’un accord secret et que votre entrée en fonction faisait perdurer une crise de légitimité des animateurs des institutions de la République alors qu’à l’instar de nombreux compatriotes, notre peuple aspirait à une alternance démocratique véritable et non à un arrangement politique opaque.
Quand vous avez décidé de mettre fin à l'alliance CACH-FCC, formation qui s’inscrivait dans la suite logique de l’accord secret qui vous a permis de devenir Président, vous avez constitué une nouvelle coalition, l’Union Sacrée de la Nation, largement acquise à votre cause et à votre famille tant biologique et politique plus qu’à une quelconque vision.
Je n’ai pas crié à la dérive autoritaire et suis même venu au Palais de la Nation en novembre 2020, animé par un esprit de dialogue constructif, pour chercher à vous convaincre de mobiliser une volonté politique pour placer la justice transitionnelle au cœur de vos efforts pour sortir le pays de la culture de l’impunité et honorer vos promesses faites à des millions de victimes directes et indirectes, promesses qui depuis lors tardent à être traduites en actions concrètes. Devant la presse, je vous avais exhorté à ne pas faire de l’Union Sacrée une oasis de criminels. Le constat aujourd’hui est amer.
Sur ce même registre de lutte contre l’impunité, je vous avais vivement exhorté plusieurs fois à demander la création d’un Tribunal pénal spécial pour les crimes commis en RDC, y compris ceux répertoriés dans le Rapport Mapping. Malgré vos promesses répétées de saisir le Conseil de Sécurité des Nations Unies, force est de constater que rien n’a été entrepris jusqu’à aujourd’hui. La justice transitionnelle est pourtant un instrument de prévention des conflits et de consolidation de la paix.
Quand vous avez décrété l’état de siège en avril 2021, j’avais alerté sur le fait que cette mesure exceptionnelle qui restreint les droits et les libertés fondamentales n’avait pas vocation à durer dans le temps, pourtant cet état de siège a été renouvelé jusqu’à ce jour, et a paradoxalement contribué à une détérioration de la situation sécuritaire, à une augmentation du nombre de victimes civiles et à une détérioration alarmante de la situation des droits humains. Il faut dire que votre choix de nommer des gouverneurs militaires dont le passé est répertorié dans le Rapport Mapping de l’ONU ne plaçait pas cette mesure sous des auspices prometteurs.
Dans la foulée, et suite à l’échec patent de l’état de siège, vous vous êtes aventuré dans une diplomatie régionale ayant abouti à des accords bilatéraux autorisant respectivement l’armée ougandaise et burundaise à opérer sur le territoire national.
J’avais exprimé en temps utile mon inquiétude que cette politique d’externalisation de la sécurité nationale par les acteurs de la déstabilisation du pays s’apparentait à une stratégie de pyromane-pompier. Cet amateurisme dangereux a largement contribué à l’internationalisation du conflit à la sous-région avec la résurgence du M23 et la énième guerre illégale d’agression et d’occupation de l’armée rwandaise qui perdure jusqu’à ce jour. Consécutivement à cette guerre d’agression, vous avez multiplié à tort des initiatives de résolution des conflits sans aucune coordination ni vision (EAC, SADC, UA, Luanda, Doha, Washington, etc.) créant davantage de confusion que de pacification.
Ainsi, dans la foulée de l’adhésion de la RDC à la Communauté d’Afrique de l’Est (EAC) en 2022, j’avais mis en garde sur le fait que cette organisation est composée en grande partie par des États davantage attirés par leurs intérêts commerciaux et géostratégiques en RDC que par la protection des civils et la réduction de la capacité de nuisance des groupes armés. Pourtant, une nouvelle force régionale de l’EAC a été déployée avec un mandat peu clair et sans autorisation préalable de l’Assemblée Nationale, contribuant à une sur-militarisation inquiétante dans une région où l’on aspire à faire taire les armes. En outre, en acceptant le processus de Nairobi, qui a préfiguré celui de Doha, vous deviez savoir que vous étiez en train de fournir des arguments à nos agresseurs qui ont toujours cherché à faire passer la crise dans l’Est de la RDC comme étant interne alors que son caractère international est patent.
C’est dans ce contexte d’atteinte à l’intégrité territorialeet de sécurité volatile que le régime de Kinshasa avait réclamé le retrait accéléré de la MONUSCO, ayant emboité le pas du Président rwandais Paul Kagame qui avait déjà jugé la mission onusienne complice des FDLR et incapable d’imposer la paix. Cette posture posait la question de savoir pour qui vous travaillez réellement : les intérêts vitaux de la RDC ou du Rwanda ?
Surtout quand on a constaté que vous aviez pris de court tout le monde en signant le 26 juin 2021, contre toute attente et tout bon sens, un accord économique avec le Rwanda pour exploiter et commercialiser formellement les minerais du Kivu. Vous aviez rendu de facto caduque le règlement du Parlement européen sur les minerais de sang. J’avais pourtant plaidé pour le maintien de la présence de la MONUSCO, y compris au Sud-Kivu, car même si je comprends bien le ressenti d’une frange de la population face aux résultats peu probants des Nations Unies, j’avais invité le gouvernement et nos compatriotes à ne pas se tromper d’ennemi en soulignant qu’un retrait précipité de la mission onusienne laisserait un vide propice à favoriser les ennemis de la paix, ce qui s’est confirmé.
Monsieur le Président,
Je suis revenu plusieurs fois sur la nécessité de redynamiser l’Accord-Cadre d’Addis Abeba pour la paix, la coopération et la sécurité dans la région des Grands Lacs que votre prédécesseur avait mis à la poubelle. Pourtant, parmi les recommandations-clés de cet « Accord de l’espoir » qui prévoit des engagements nationaux, régionaux et internationaux, il y avait la réforme du secteur de la sécurité et des institutions. Vous aviez préféré poursuivre le gâchis du Président sortant visant à priver notre pays d’une armée républicaine capable de protéger nos frontières, d’une police expérimentée pour protéger la population et de services de renseignement bien formés pour prévenir toute tentative de déstabilisation. Ces réformes sont pourtant des préconditions essentielles à la sauvegarde de l’intégrité et de la souveraineté nationales.
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