#PSG Les émeutes de samedi sont un phénomène de #géopolitique, un conflit de territoires entre "chez nous" et "chez eux". Elles s'apparentent également aux razzias, décrites par Ibn Khaldoun.
«Par géopolitique, il faut entendre toute rivalité de pouvoirs sur ou pour du territoire», assure le grand géographe Yves Lacoste.
Nous avons pu l'observer samedi soir, 30 mai, à l'occasion des violences urbaines faisant suite à la victoire du PSG. Ces émeutes relèvent en effet d'un conflit de territoires urbains, selon une logique "chez eux" versus "chez nous".
Les images et les récits témoignent que les troubles à l'ordre public ont été provoqué majoritairement par des jeunes hommes, venus des quartiers périphériques, souvent issus de l'immigration.
À Paris, les incidents ont eu lieu essentiellement dans les beaux quartiers : Champs-Elysées, Trocadéro, Porte de Saint-Cloud, Arc de Triomphe... également sur le périphérique, aux Halles ou à la République. Peu ou pas d'incidents sont signalés en banlieue parisienne.
On retrouve la même géographie en province : à Grenoble, Rennes, Strasbourg, Clermont-Ferrand , Bordeaux, Orléans, Pau... au total, une soixantaine de villes, les incidents se sont déroulés au centre-ville. À noter, le calme de Marseille : là encore l'explication peut être "géopolitique" : on est sur une terre de l'OM, pas du PSG détesté...
Samedi soir, nous avons donc vu des groupes de jeunes de la périphérie quitter leur "chez nous" pour aller "chez eux" - dans les quartiers bourgeois du centre, où ils se sentent complètement étrangers. C'est une forme de conquête temporaire d'un territoire ennemi, une prise de gage symbolique (et parfois matérielle), dont on aurait tort de négliger la dimension politique - même si elle n'est pas formulée comme telle par les intéressés.
Si l'on suit le grand historien arabe Ibn Khaldoun (1332-1408), cela peut s'apparenter à une razzia de nomades : « Les Bédouins arabes ne dominent que les plaines, car ils sont, par leur nature sauvage, des gens de pillage et de corruption. Ils pillent tout ce qu’ils peuvent prendre sans combat ni risque, puis fuient vers leur refuge dans le désert. Dès qu’ils rencontrent une difficulté ou un obstacle, ils l’abandonnent et cherchent une proie plus facile. »
De même, Ibn Khaldoun est éclairant avec sa notion d'«asabiyya» l'un des concepts centraux de sa sociologie. C'est une solidarité de groupe, un sentiment d’appartenance collective, un esprit de corps. À l’origine, elle repose sur les liens de sang, mais elle peut naître de la cohabitation, de la religion, d’idéaux communs, d’intérêts partagés. Ibn Khaldoun constate qu'elle est plus forte chez les nomades que chez les sédentaires.
Evidemment, l'analyse du grand penseur arabe du XIVe siècle n'est pas directement applicable à notre situation - mais comme Le Prince de Machiavel, elle peut, très utilement, être transposée dans des termes contemporains.
Ce conflit de territoires, projeté dans les centre-villes, est relativement récent dans notre pays. On l'avait déjà observé, sous une autre forme, lors de la crise des Gilets Jaunes. Contrairement aux manifestations sociales traditionnelles, qui se déroulent dans l'Est parisien (République-Nation-Bastille), les Gilets Jaunes sont d'emblée venus dans les quartiers plus riches de l'Ouest parisien. On constata alors que les "jeunes des cités" s'étaient globalement tenus à l'écart des Gilets Jaunes. Ce n'était pas la même sociologie, pas la même "asabiyua" aurait dit Ibn Khaldoun.
Jusqu'à ces dernières années, la «rivalité de pouvoirs pour un territoire» s'exercait principalement dans le contrôle des cités de banlieue, par des groupes de jeunes et/ou de délinquants liés au trafic de drogue. La police y accède difficilement, de même que les pompiers ou les services de secours. On a appelé cela «les territoires perdus de la République» ou «les zones de non-droit». Même si elle le regrettait, la majorité de la population française, notamment les catégories supérieures, restait globalement indifférente. Pour une raison simple : cela ne se passait pas "chez nous", mais "chez eux". En clair, qu'ils se débrouillent... tant que l'on est tranquille "chez nous".
Cette période semble prendre fin : depuis les sanctuaires de la périphérie, des «raids» spontanés d'appropriation temporaire du territoire sont désormais menés contre les zones centrales. Un récent épisode à La Baule, station balnéaire chic à portée de train des quartiers populaires de Nantes, l'a montré, suscitant une vive émotion.
La géopolitique est une méthode qui permet de décrire des conflits, sans préjuger de la justesse des causes des uns et des autres. Mais, comme le disait Charles Péguy : «Il faut toujours dire ce que l’on voit ; surtout il faut toujours, ce qui est plus difficile, voir ce que l’on voit.»
💭 🎬 L'artiste franco-iranienne Marjane Satrapi, qui s'est fait mondialement connaître avec la bande dessinée et le film "Persepolis", est décédée à l'âge de 56 ans, a annoncé son entourage jeudi à l'AFP.
Est-il souhaitable qu’un enfant soit préparé par ses parents dès l’âge de 2 ans pour le baccalauréat, dans la perspective de le passer en candidat libre avant 10 ans en-dehors de tout cadre scolaire ou contrôle pédagogique ?
Aujourd’hui, des offres privées de ce type existent. Il s’agit de dire qu’il ne faut pas les laisser prospérer sans prendre en compte le bien-être de l’enfant.
L’âge plancher au baccalauréat a pour but de venir limiter ces cas extrêmes, pas d’empêcher des enfants brillants de réussir.
Cette loi ne supprime pas le secret de la confession. Elle place les ministres du culte dans le droit commun en matière de dénonciation de crimes commis sur des mineurs.
Face à des violences sexuelles, à l’inceste ou à des agressions en cours, le silence ne peut jamais l’emporter sur la protection de l’enfant.
#DirectAN #ViolencesScolaires #ProtectionDeLEnfance
🚨⛪ 𝗔𝗟𝗘𝗥𝗧𝗘 — « Je suis pour et sans la moindre hésitation. […] Si pour cela il faut briser un sacrement vieux de 1000 ans, alors on le brisera. », a déclaré Louis Sarkozy, favorable au projet de loi visant à SUPPRIMER le secret de la confession.
Concentration des médias : "Je m'inquiète de voir Bolloré mettre ses troupes éditoriales et médiatiques en ordre de bataille, mais j'éprouve la même inquiétude pour les agissements de Matthieu Pigasse", confie le philosophe Alain Finkielkraut. #LeBanquet
Je comprends que ce malotru de @GabrielAttal ne comprenne pas que j’écrive mes discours sans IA, lui qui n’est qu’un acteur raté récitant des éléments de langage.
S’il pense que la révolution IA consiste à remplacer ce qui lui reste de cerveau, il n’a pas compris grand chose.
Un nouveau mariage a créé du trouble cet après-midi, j'ai annulé sa célébration.
Nous nous attendions ce samedi à un mariage agité à @Chalon_officiel. En effet le marié s'est fait défavorablement connaître de notre Police municipale à de nombreuses reprises dans les années passées.
Nous n'avons donc pas été surpris lorsqu'hier soir, à son domicile, dans le quartier des Clairs Logis, nous avons dû intervenir car il faisait la noce avant la noce et qu'une centaine de véhicules bloquaient totalement sa rue. Les voitures ont été retirées sans incident et l'affaire en est provisoirement restée là.
Le pire était pour aujourd'hui. En route pour l'hôtel de ville, le cortège s'est en effet rendu responsable d'un nombre incalculable d'infractions au code de la route, mettant en danger tout le monde.
Drapeaux tunisiens en tête, les voitures et les quads se sont livrés à de très nombreuses infractions, qui ont été vidéoverbalisées.
Surtout, le marié s'est montré insultant et menaçant vis-à-vis de la Police municipale et il n'a pas oublié de dire à nos policiers, qui lui demandaient de se calmer, tout le mal qu'il pensait de moi. Des propos plus graves encore ont été tenus par d'autres participants au cortège.
Des plaintes seront déposées à cet égard.
La place de Beaune s'est retrouvée bloquée par les véhicules, ce qui a provoqué une juste exaspération des passants, qui n'en peuvent plus de ces comportements imbéciles.
Un tir de mortier a mis le feu à une poubelle, sachant que de dizaines de mortiers ont été repérés dans les véhicules.
C'est donc logiquement que j'ai annulé la célébration de ce jour. Le mariage sera célébré dans quelques jours, quand ces tristes individus seront calmés.
À cet égard, je mets en garde tous les fauteurs de troubles qui pourraient saisir l'occasion de la finale de la Ligue des Champions ce soir pour semer le désordre. Les effectifs de Police ont été renforcés et ils sont pleinement déterminés à faire leur travail.